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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Halloween Oktorrorfest 2026 - Quitte ou Double (2026)

Publié le 14 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Thriller, Review, USA, Fantastique, Religion, Horreur, Halloween, Oktorrorfest

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Quitte ou Double (The Highest Stakes - 2026) :

Cinq joueurs de poker se retrouvent dans un grand hôtel, pour y prendre part à un tournoi de poker télévisé, sous l'œil attentif de Samuel Nicholas (Seth Green), maître du jeu et présentateur de l'émission : il y a là Michael Quinn (Kevin Dillon), un inspecteur aux méthodes brutales, Tom Cartright (Dylan Walsh), un politicien potentiellement présidentiable, le Dr Stevens (Dan Bucatinsky), un chirurgien névrosé, Billy Gray (Charlie Weber), représentant de commerce aux nombreux bons plans, et Aurora (Eloise Lovell Anderson), une escort girl à l'aplomb certain. Mais rapidement, la véritable nature du tournoi se révèle, et ses enjeux deviennent de plus en plus conséquents...

Et l'on ouvre cette Oktorrorfest 2026 avec un métrage un peu décalé : un film indépendant écrit par des producteurs, réalisé par un ancien de chez Hallmark et qui, très rapidement, dévoile sa nature de thriller fantastique.

Oui, comme l'indiquent les nombreux personnages aux noms évoquant l'Enfer, le personnage de Seth Green est bien le Diable, les joueurs sont tous condamnés à l'Enfer, et la partie de poker a pour enjeux l'âme des uns et des autres : malgré le fait que le scénario utilise ceci comme un twist surprenant, pas de grande surprise, on le comprend très vite, et le métrage, assez maladroit dans l'ensemble, n'est pas assez maîtrisé pour dissimuler suffisamment ses intentions.

Après, ça se regarde, malgré ces maladresses, donc, et un certain côté racoleur dans le personnage d'Aurora : d'ailleurs, l'aspect diable/âmes aurait pu donner quelque chose de bondieusard et de moralisateur, mais là aussi, le film évite cet écueil en conservant un certain ton sarcastique et décalé qui rapproche un peu le tout d'un Conte de la Crypte, toutes proprotions gardées.

Bref, pas désagréable bien qu'assez approximatif. Seth Green semble bien s'amuser, en tout cas.

2.75/6 en étant gentil

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Blog Update ! - Août 2026 + première quinzaine de septembre 2026

Publié le 13 Septembre 2026 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo

Et on continue sur la lancée d'un été difficile et étouffant sur le blog du Téléphage Anonyme, avec un retour à un programme plus classique....

#288 - Summer's Last Resort (2026) - 3/6

#289 - Enola Holmes 3 (2026) - 3.5/6

#290 - Vaiana, la légende du bout du monde (2026) - 3/6

#291 - Mockbuster (2026) - 3/6

#292 - Marsupilami (2026) - 3/6

#293 - Dora : À la recherche du Sol Dorado (2025) - 4.25/6

#294 - Shanghai Calling (2012) - 3/6

#295 - Croquette, le chat merveilleux (2024) - 3.5/6

#296 - Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 (2025) - 3/6

#297 - Disclosure Day (2026) - 3/6

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Bilan mensuel :

Je ne sais pas si je me suis montré particulièrement indulgent, ou si c'est le fait du hasard, mais ce mois-ci était un mois à 3/6. Donc pas de film du mois, en août, si ce n'est, à la limite, la deuxième adaptation de Dora l'exploratrice. Et réciproquement, pas de flop prononcé, même si le dernier Spielberg, Disclosure Day, est une déception, et que le Kaamelott 2.1 continue de frustrer.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, des nouveautés, avec la saison 1 de The Hawk - du Will Ferrell classique, mais délayé au format TV - et celle de Margo a des problèmes d'argent, une production David E. Kelley joliment interprétée, mais qui ne m'incitera pas à me relever la nuit.

En parallèle, des saisons 2 : celle des Quatre saisons de Netflix, qui continue à allier distribution sympathique et moments d'émotion qui sonnent juste, et celle d'Avatar, le dernier maître de l'air, qui malheureusement est plus statique et moins convaincante que la saison 1.

Et puis de l'animation, avec la saison 4 d'Invincible, toujours aussi bourrine, et celle de Vox Machina : deux saisons mieux structurées qu'à l'habitude, et que j'ai préférées à certaines des saisons précédentes.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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# À venir :

Dès demain, l'Halloween Oktorrorfest 2026 débute sur le blog du Téléphage Anonyme, avec notre marathon quotidien de séries et de films fantastiques et d'horreur, qui s'étendra comme tous les ans de mi-septembre à début novembre !

 

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue sur ce blog via la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici et ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Les bilans de Lurdo - Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (2026)

Publié le 10 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Animation

La saison 1 d'Avatar, produite pour Netflix en 2024, était honorable : sans atteindre le niveau de l'adaptation de One Piece, cette version en prises de vue réelles de la série animée était tout à fait regardable. Un peu maladroite, globalement inégale à tous les niveaux (écriture, interprétation, effets spéciaux...) mais pleine de bonne volonté, la saison 1 incitait à l'indulgence, en attendant une saison 2 qui corrigerait au moins une partie de ces défauts.

Cette saison 2 est là, en 7 épisodes d'une petite heure... et c'est dans la droite lignée de la précédente.

Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (Avatar : The Last Airbender, season 2 - 2026) :

À la recherche d'un maître de la terre pour le former, Aang (Gordon Cormier) et ses compères (Kiawentiio, Ian Ousley, Miyako) arrivent à Ba Sing Se, la ville du Royaume de la Terre, et tentent d'avertir le Roi de l'attaque imminente des troupes de la Nation du Feu. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Azula (Elizabeth Yu) et ses sbires manigancent de leur côté pour infiltrer la ville, retrouver Zuko (Dallas Liu) et faire tomber la Nation de la Terre...

Il est d'ailleurs assez frustrant, pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune expérience réelle de la série d'animation, d'aborder cette saison 2 et de retrouver, une nouvelle fois, des défauts récurrents, sans savoir s'ils sont hérités du programme original, ou le résultat d'une adaptation très inégale.

Ainsi, cette saison s'articule autour de plusieurs axes au succès plus ou moins discutable : ici, l'apprentissage de Aang auprès de Toph, la petite earthbender cassante et moqueuse ; là, Katara qui joue les héroïnes déguisées à Ba Sing Se ; ailleurs, les manigances distinctes d'Azula et de Long Feng, éminence grise de Ba Sing Se ; sans oublier la rédemption de Zuko, qui renoue avec le bien au contact des habitants de la ville.

Le tout avec des thématiques de choix, de destin, de confiance, de solitude, de poids des responsabilités... et de crise d'adolescence à la Harry Potter 5. Parce que oui, plus la saison avance, et plus Aang devient irascible et colérique, avec une caractérisation de moins en moins nuancée, ce qui aboutit, vers la fin de la saison, à une grosse dispute entre tout le monde, dispute qui apparaît vraiment forcée et artificielle.

C'est assez symptomatique de l'écriture du show, en fait : pleine de sa bonne volonté, la série tente d'intégrer un maximum de personnages et d'intrigues secondaires de la série animée, sans avoir nécessairement le temps nécessaire à leur consacrer. Avatar saison 2 tente d'avoir le beurre et l'argent du beurre, mais dans les faits, cela se traduit par un programme qui manque de tissu connectif, qui donne fréquemment l'impression au spectateur novice d'avoir manqué une scène ou une sous-intrigue, qui se contente de mentionner tel ou tel élément ou de le passer en avance rapide et préfère envoyer ses personnages dans une quête secondaire pas très intéressante (mais populaire auprès des fans), plutôt que de se concentrer sur le cœur de son récit.

On peut par exemple citer le personnage de Jet, sans le moindre intérêt ici, la sous-quête de la bibliothèque, l'enlèvement (jamais motivé) d'Appa, ou encore une grosse partie de la rédemption de Suko, très clichée et rendue inutile par sa résolution (son heel turn final ne fonctionne pas du tout).

Et à force de survoler et de faire des choix d'adaptation improbables, la série affaiblit ses éléments centraux : difficile de prendre le sort d'Aang au sérieux quand ses répliques cassantes et ses atermoiements le rendent antipathiques, que le jeune acteur est toujours assez inégal, et que les décisions du personnage ne sont pas toujours suffisamment justifiées par le récit.

Bref, cette saison se veut plus sombre et sérieuse, mais son écriture reste naïve et simpliste (il arrive un point où les platitudes asiatiques pseudo-spirituelles ne suffisent plus), très "série d'animation pour enfants", et tous ses raccourcis et ses grosses ficelles en sappent l'impact recherché : le show s'éparpille parfois, les rebondissements sont tous télégraphiés, les moments dramatiques ou épiques manquent de poids, et narrativement, le tout ne fonctionne réellement qu'en fonction de l'attachement que l'on a pour les personnages et la franchise dans son ensemble.

Ça reste regardable, certains personnages restent intéressants (Iroh, en quête de pardon et de rédemption, mais aussi Azula, principalement parce que l'actrice s'amuse bien) mais cette saison plus statique m'a nettement moins convaincu que la première année. Et très honnêtement, je ne vois pas trop comment Netflix va bien pouvoir boucler son récit de manière satisfaisante en une ultime et dernière saison à venir...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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Critique éclair #297 - Disclosure Day (2026)

Publié le 8 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Critiques éclair, Aventure, Science Fiction, Review, USA, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Disclosure Day (2026) :

Présentatrice météo à Kansas City, Margaret (Emily Blunt) est saisie d'une crise inexplicable en direct à la télévision, crise qui lui fait soudain parler dans une langue inconnue. Rapidement, elle comprend alors qu'elle est désormais dotée de pouvoirs de télépathie, et qu'elle n'est pas seule dans cette siruation : elle est contactée par Hugo (Colman Domingo), qui tente d'organiser la fuite de Kellner (Josh O'Connor), informaticien en possession d'archives improbables sur l'existence d'une vie extraterrestre sur Terre...

Le Spielberg le plus récent, et un retour à l'ufologie pour le réalisateur, avec malheureusement un scénario de David Koepp, qui se montre de plus en plus inégal, surtout sur ce sujet (cf le Crâne de Crystal). Au programme, une structure alternée montrant le parcours parallèle de Margaret (une Emily Blunt un peu trop botoxée/collagénée, mais toujours efficace), poursuivie par les autorités, et celui de Kellner (Josh O'Connor, pas très marquant), qui tente de fuir avec ce qu'il a volé.

Le tout pour un thriller qui fait un peu daté, très années 90 et X-files, en fait, un peu longuet pour ce que ça raconte, et paradoxalement un peu mou dans certaines péripéties, alors que le film n'est qu'une grosse course-poursuite. Tout aussi daté, le moment de la révélation internationale de l'existence des aliens : daté sur un plan technique (on sent le film embêté par l'absence de modernité de son écriture, et qui est obligé de rajouter des répliques à droite et à gauche pour tenter de contrer les nouvelles technologies comme le Web, l'IA, etc), et au niveau de ses conséquences et des réactions du grand public.

C'est un film de believer, et ça se sent : Spielberg semble persuadé que la diffusion de telles vidéos sur des chaînes d'info aurait un impact transcendental et immédiat, et que toutes les religions en seraient instantanément bouleversées (quand le personnage de l'ex-nonne t'explique que "nous avons tous été élevés dans la croyance d'un être suprême", blablabla, on sent que le film est très américain à ce niveau). Je suis probablement trop cynique pour adhérer à ce point de vue un peu naïf, pas aidé par le fait que tout ça a, in fine, déjà été traité ailleurs, et qu'en adhérant à ce point aux clichés de l'ufologie (avec des Petits Gris très clichés), le film peine à imposer son identité.

Après, ça reste du Spielberg, donc c'est bien filmé, et certaines séquences ont de l'idée (j'aime bien la notion de l'abduction alien filmée comme un conte de fées enneigé avec des animaux magiques), mais dans l'ensemble, ça reste très moyen, et thématiquement assez vieillot.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 4 (2026)

Publié le 5 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, Télévision, USA

Après une saison 3 qui se concluait en happy end d'apparence définitive, et un Mighty Nein au format discutable, retour de l'équipe Vox Machina pour une saison 4 plus noire, avec un cliffhanger menant directement vers une saison 5 de conclusion. Toujours 12 épisodes d'une vingtaine de minutes, avec cette saison deux guests vocaux notables : Wayne Brady en wannabe aventurier comique, et Andy Serkis dans le rôle du grand méchant...

La légende de Vox Machina, saison 4 (The legend of Vox Machina, season 4 - 2026) : 

Ses membres profitant désormais chacun de leur statut de héros aux quatre coins d'Exandria, Vox Machina est contraint de se reformer lorsqu'une secte malveillante se manifeste, avec pour objectif de permettre au Murmurant (Andy Serkis), une entité autrefois bannie par les Dieux, de connaître son ascension et de revenir parmi les vivants...

Une saison intéressante dans sa construction et dans son déroulement, jusqu'à une conclusion qui, malheureusement pour moi, retombe dans les travers habituels du show. Mais je vais y revenir.

Au début de cette saison, les membres de Vox Machina sont éparpillés, profitant chacun de leur happy end respective : un an après la séparation du groupe, Percy et Vex vivent une vie de noblesse assez terne, le premier passant son temps à faire des expériences sur l'orbe trouvée dans les cryptes de la demeure familiale, et la seconde rêvant d'un peu d'action ; Keyleth et Vax, eux, poursuivent l'initiation de l'Ashari en voyageant autour du monde, cherchant par la même occasion un remède à l'infection qui se propage dans le corps de Vax ; et Pike et Grog s'ennuient, frustrés par la fin du groupe et le manque d'aventure, jusqu'à ce que Taryon Darrington (Wayne Brady) vienne les trouver pour leur proposer une mission..

C'est là le point de départ de la saison, et pendant plusieurs épisodes, le show fait le point sur Vox Machina, avant de lentement, mais sûrement, les confronter à une même menace : la secte qui vénère le Murmurant (aka Vecna dans le lore de D&D, mais pas là, pour des raisons de droits et de Stranger Things) et tente de le ramener dans notre monde.

Alors oui, il y a clairement là un abus de toutéliage, d'autant plus flagrant en fin de saison, quand le Murmurant se lance dans son grand monologue de méchant expliquant tout son plan, ainsi que la manière dont il a manipulé tout et tout le monde depuis le début pour arriver à ses fins : c'est maladroit, ce n'est pas très bien écrit et c'est gentiment capillotracté, mais bon...

Reste que la première moitié de saison, plus légère, reste sympathique, avec de petites chansons rigolotes, un épisode en mode Ocean's Eleven (avec illustration musicale et format qui vont avec) et un Taryon un peu saoûlant au début, mais qui finit par se montrer attachant.

Et puis, à mi-parcours, le show redevient un peu sérieux, quand la menace du Murmurant se précise : on a droit à de l'exposition, à de grosses ficelles mélodramatiques assez prévisibles (le robot, le grand-père, le père, etc) et à nouveau à du toutéliage entre Vox Machina et tous les événements importants de leur monde.

Ensuite, après un épisode d'horreur gothique dans les souterrains du manoir de Percy, et une parenthèse rigolote chez Scanlan (en mode Gros Elvis), la saison attaque sa dernière ligne droite, et là, c'est un festival de moments ultra-larmoyants et dramatiques, comme Vox Machina les adore : Vox Machina qui échafaude un plan assez médiocre, qui se solde par la mort de Grog ; Pike qui rejoue la partition d'Anakin Skywalker, se laisse ronger par la colère, séduire par les promesses de Palpatine du Murmurant de ramener Padmé Grog et les autres à la vie, et fait un heel turn (pas très convaincant) contre ses amis ; la mission de la dernière chance dans l'Upside Down la dimension de Vecna du Murmurant pour aller le tuer et sauver Pike ; énormément d'action spectaculaire ; le monologue final maladroit du Murmurant ; et une fin à la Empire Contre Attaque, tragique, sombre et douce-amère.

Le problème, à mes yeux, étant que formellement, l'écriture n'est pas forcément au niveau : les influences sont évidentes, le trait est assez forcé (Pike devient progressivement de plus en plus agaçante et impulsive, alors qu'une plume plus subtile aurait probablement réussi à rendre son revirement plus "sympathique"), et ça donne lieu à pas mal de remplissage, qui rallonge inutilement la sauce. Et puis je ne m'en suis jamais caché : j'ai toujours eu du mal avec le côté mélodramatique de Vox Machina, qui m'a souvent semblé forcé (ou, au minimum, mal dosé).

Après, la saison semble mieux structurée, et est assez agréable à visionner.  Se pose cependant toujours la question du "qu'est-ce qui est hérité de la campagne de JDR originale de 2017, et qu'est-ce qui est inédit ?". Une question à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse, mais qui explique probablement beaucoup de choses quant aux scories narratives du tout.

Restera à voir comment la série se concluera dans un avenir proche, avec la saison 5, qui devrait amener à la fin de la première campagne du groupe...

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Critique éclair #296 - Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 (2025)

Publié le 3 Septembre 2026 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, France, Review, Fantastique, Comédie, Histoire, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 (2025) :

Alors que Lancelot (Thomas Cousseau) a été vaincu, et qu'il tente de maîtriser la magie noire et de se remettre de cette défaite, Arthur (Alexandre Astier), lui, végète dans sa chambre en Carmélide, démoralisé. Et même si la Table Ronde est reformée, il refuse de prendre part à cette mascarade, songeant même à se débarrasser d'Excalibur...

Je ne sais pas trop quoi penser de cette première partie du deuxième volet des films Kaamelott, après un premier métrage très inégal, au rythme, au format et à la narration un peu bancals.

Principalement parce que cette suite est dans la droite lignée, proposant une suite de vignettes, à nouveau, qui ressemblent à des épisodes courts de Kaamelott mis bout à bout, et vaguement liés par la notion de reformation de la Table Ronde, et des nouvelles quêtes de chacun.

Ici, Merlin et ses homologues vont explorer les souterrains des ruines de Kaamelott pour y découvrir un laboratoire de nécromancie ; ailleurs, les jeunes chevaliers partent pour le grand nord à la recherche d'un dragon ; d'autres décident d'aller achever Lancelot ; Arthur envoie des mercenaires en Orcanie ; Karadoc et quelques autres partent en Méditerranée suivre une prémonition de la Dame du Lac, etc.

Ça s'éparpille un peu, notamment à partir de la moitié du film (quand tout le monde part de son côté à l'aventure), il y a quelques belles images, mais il faut bien reconnaître que niveau structure, le film peine un peu à conserver son énergie, notamment dans la dernière ligne droite qui, après l'apparition d'un démon, retombe et se conclut faiblardement.

Ce n'est pas forcément plus mauvais ou meilleur que le précédent, et je reste persuadé que le découpage initial en longs-métrages n'aura vraiment pas été bénéfique aux films, mais bon. on verra la suite.

3/6 

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Critique éclair #295 - Croquette, le chat merveilleux (2024)

Publié le 1 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, UK, Review, Canada, France, USA, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Croquette, le chat merveilleux (Ten Lives - 2024) :

Croquette (Mo Gilligan), chat doté d'un caractère aussi conséquent que son appétit, n'apprécie guère le retour de Larry (Dylan Llewellyn), scientifique excentrique, dans la vie de sa maîtresse Rose (Simone Ashley), elle aussi chercheuse spécialisée dans la survie des abeilles. D'autant que Rose et Larry travaillent pour le sinistre Richard Craven (Bill Nighy), qui manigance quelque chose dans l'ombre. Mais lorsqu'un mauvais tour de Croquette sur Larry coûte sa 9e vie au félin, le voilà envoyé dans l'au-delà des chats pour y être jugé... et renvoyé sur Terre dans la peau d'autant d'animaux différents qu'il a de vies, pour tenter d'aider Rose.

Coproduction animée internationale à budget limité, ce Ten Lives (au titre vf calamiteux), réalisé par un ancien de chez Disney, Sony, Blue Sky et Dreamworks, assume clairement sa nature de production mid-tier, ne tentant jamais de prétendre être un gros film d'animation à la Pixar, mais simplement un film mignon, qui a bon fond, et parcouru d'un humour anglais assez bien répercuté par le doublage original.

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais ça fonctionne pour ce que c'est, et c'est même plutôt agréable pour qui aime les animaux.

3.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Margo a des problèmes d'argent, saison 1 (2026)

Publié le 29 Août 2026 par Lurdo dans A24, Comédie, Drame, Critiques éclair, Catch, Review, USA, Apple, Les bilans de Lurdo, Télévision

Après des années à être le "Mr Série juridique" sur toutes les chaînes américaines (Ally McBeal, The Practice, Boston Legal, The Law Firm, Harry's Law...), David E. Kelley est passé à la prestige tv, sur le cable et maintenant sur les plateformes de streaming.

Big Little Lies, Big Shot, The Lincoln Lawyer, Anatomie d'un scandale, Love & Death... et maintenant, ce Margo's Got Money Troubles, adaptation A24 d'un roman pour Apple Tv.

Margo a des problèmes d'argent, saison 1 (Margo's Got Money Troubles - 2026) :

Parce qu'elle a couché avec son professeur de littérature (Michael Angarano) et que ce dernier l'a plaquée en apprenant qu'elle était enceinte de lui et ne voulait pas avorter, Margo (Elle Fanning) a des problèmes d'argent. Fille de Shyanne (Michelle Pfeiffer), une ancienne serveuse sur le point d'épouser un pasteur (Greg Kinnear), et de Jinx (NIck Offerman), un ex-catcheur toxicomane qui tente de se racheter une conduite, elle cherche une solution, et finit par s'essayer aux photos de charme sur OnlyFans, sous le pseudonyme de Hungry Ghost. Rapidement, avec l'aide de sa colocataire Susie (Thaddea Graham), elle trouve là un moyen de s'exprimer, de s'affirmer, et de subvenir à ses besoins... 

Au programme, huit épisodes de 30-45 minutes, qui retracent le parcours chaotique d'une jeune maman à la famille excentrique, contrainte de se tourner vers OnlyFans pour gagner sa vie et élever son fils. Un portrait d'une certaine Amérique qui aurait pu donner quelque chose de très white trash (la mère est ex-serveuse dans un Hooters, le père ex-catcheur drogué...) mais qui, finalement, parvient à esquiver l'écueil facile du misérabilisme, ou de la sitcom caricaturale à la My Name is Earl.

Kelley, qui n'écrit ici qu'une partie des épisodes mais dont la plume est immédiatement identifiable (notamment lors de la partie tribunal du final, avec ce bon vieux Paul McCrane en juge improbable) est aidé par une distribution impeccable, de Fanning à Kinnear, en passant par Offerman (totalement crédible dans son rôle), Pfeiffer (magistrale), Thaddea Graham, et même Nicole Kidman en avocate ex-catcheuse (même si c'est peut-être là le seul élément de la distribution qui ressemble plus à du stunt casting qu'à autre chose).

Après, si c'est bien interprété et globalement bien mené, c'est aussi un programme qui n'est pas dénué de défauts, et peut même paraître assez safe et prévisible : les mésaventures de Margo suivent des rails narratifs relativement convenus, les réactions des uns et des autres sont assez évidentes (un peu déçu par le rebondissement final sur Greg Kinnear), l'écriture hésite parfois entre mélodrame et comédie un peu forcée (quoique, j'avoue avoir bien aimé la grosse engueulade entre Pfeiffer et Fanning, totalement désamorcée par les serre-têtes portés par les deux actrices, avec bites en plastique qui tremblotent à chaque réplique larmoyante ou énervée), et les prétentions artistiques de Margo, qui pense faire de l'art en montrant ses seins, finissent par lasser.

Mais Kelley est toujours très bon pour rendre ses personnages (et leurs relations) attachants, et Margo (...) ne déroge pas à la règle. Rien que pour Pfeiffer et Offerman, la série mérite le coup d'œil, même si l'on est totalement réfractaire à l'esthétique mise en avant par Margo, qui imprègne toute la série, depuis son générique de début (inexpliqué jusqu'à l'épisode 6) jusqu'à son générique de fin, en passant par son illustration musicale.

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Critique éclair #294 - Shanghai Calling (2012)

Publié le 27 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, USA, Chine, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Shanghai Calling (2012) :

Avocat sino-américain ayant passé toute sa vie à New York, Sam Chao (Daniel Henney) est envoyé passer trois mois à Shanghai pour y représenter son cabinet international. Là, il y rencontre Amanda (Eliza Coupe), Américaine chargée d'aider les employés du cabinet à s'acclimater à leur nouvel environnement, Marcus (Alan Ruck), un gros client qui l'entraîne dans une affaire de conflit contractuel, Donald (Bill Paxton), président de la chambre du commerce américaine, Brad (Sean Gallagher), un enseignant américain fêtard et Fang Fang (Zhu Zhu), son assistante...

Comédie sino-américaine clairement pensée comme un véhicule promotionnel pour Shanghai/la Chine (le nombre de fois où les personnages insèrent dans leurs échanges des phrases clairement sorties tout droit de brochures de l'Office du tousime local...), en mode fish out of water, avec en filigrane une comédie romantique entre Henney et Coupe (alors en plein popularité de Happy Endings), et divers acteurs américains clairement bien payés pour participer à tout ça (ce bon vieux Bill Paxton, qui cachetonne).

Ce n'est pas forcément ultra bien rythmé, il y a des clichés plus ou moins habilement détournés (le vieux "moine" dans un café, uniquement là pour donner des conseils empreints de sagesse asiatique) et c'est parfois maladroit dans sa mise en avant de la Chine, mais bon... ça se regarde. Sans plus.

Un petit 3/6 

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Critique éclair #293 - Dora : À la recherche du Sol Dorado (2025)

Publié le 25 Août 2026 par Lurdo dans Aventure, Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Nickelodeon, Review, USA, Television

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Dora : À la recherche du Sol Dorado (Dora and the Search for Sol Dorado - 2025) :

Après avoir passé toute son enfance à rechercher le mythique Sol Dorado, Dora l'exploratrice (Samantha Lorraine) se résoud à travailler avec son cousin Diego (Jacob Rodriguez) dans le parc d'attraction Jungle World, dirigé par la mythique aventurière Camilla the Crusader (Daniella Pineda). Mais rapidement, elle découvre que Camilla cherche aussi Sol Dorado, afin de redonner de l'éclat à sa carrière, et qu'elle utilie le parc comme une façade pour y faire des fouilles illégales. S'engage alors une course au trésor entre Camilla et ses mercenaires, et Dora, accompagnée de Diego, de leur amie Naiya (Mariana Garzón Toro) et du petit frère de celle-ci, Sonny (Acston Luca Porto)...

Nouvelle adaptation du personnage de Dora l'exploratrice, après le film de 2019 (assez sympathique), et un budget revu à la baisse, coproduction Nickelodeon et Paramount + oblige : dans les faits, cela se traduit par quelques effets numériques un peu cheaps, et quelques décors un peu factices (l'éclairage, dans les temples incas, est un peu trop artificiel), mais rien de bien méchant, et à nouveau, ce métrage s'avère une surprise assez agréable à suivre.

Samantha Lorraine compose une Dora toujours ultra positive et enthousiaste, le reste de la bande est sympatoche, Daniella Pineda évoque une Sydney Fox aventurière qui aurait mal tourné, et l'ensemble du métrage adopte un rythme efficace qui permet de ne pas s'ennuyer, enchaînant les découvertes et explorations de temples façon Indiana Jones, sans jamais trop se prendre au sérieux.

Le métrage fini assume sa nature d'adaptation, les nombreuses influences qui en font un film d'aventures, la Colombie apporte une toile de fonds convaincante, bref, une bonne surprise dans le genre, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre.

4.25/6 (j'ai peut-être même préféré au premier opus) 

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