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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

romance

Halloween Oktorrorfest 2026 - Obsession (2026)

Publié le 5 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, USA, Review, Romance

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Obsession (2026) :

Timide et hésitant, Bear (Michael Johnston) n'a jamais avoué à son amie Nikki (Inde Navarrette) qu'il éprouvait des sentiments à son égard. Un jour, alors qu'il vient de perdre son chat, Bear passe par une boutique new age et achète une breloque sensée exaucer un souhait : il souhaite que Nikki l'aime plus que tout au monde, et aussitôt, ce souhait se réalise. Mais rapidement, l'amour de la jeune femme tourne à l'obsession et à la possessivité, et la situation dégénère...

Encore une fois, un peu comme avec Backrooms, voici "le film d'horreur de l'année", encensé par la critique et les spectateurs (le précédent était chez A24, celui-ci a failli l'être aussi, mais a fini distribué par Blumhouse), et encore une fois... j'ai trouvé ça très moyen.

Il faut dire que pour l'essentiel de sa durée, Obsession n'est guère plus qu'un épisode des Contes de la Crypte qui se prendrait un peu trop au sérieux. Parce qu'au final, cette relation toxique entre un mec introverti et pathétique, limite incel, et sa copine bipolaire ultra-jalouse, codépendante et possessive, aurait pu être un thriller tout ce qu'il y a de plus classique, sans l'argument fantastique du souhait façon Patte de singe.

Mais le scénariste/réalisateur a donc ajouté cette touche de fantastique, avec suffisamment de zones d'ombre sur les mécanismes exacts du souhait (la hotline, le côté maléfique/malveillant/inhumain de la Nikki 2.0 à deux doigts de la possession, la boutique où tout le monde semble au courant du produit qui exauce un souhait) pour que Reddit se fasse un plaisir de débattre encore et encore du pourquoi et du comment ("preuve du génie incontestable du métrage"), sans pour autant vraiment bien la doser. 

Dès la première partie du film, dès la première nuit du souhait, Nikki a ainsi des réactions bipolaires et WTF (d'ailleurs, tout ce qui tourne autour du chat est très discutable), s'excuse immédiatement, et ce schéma se répète encore et encore, de manière assez mécanique, pendant le reste du métrage. Là où d'autres parlent de "malaise profond" ressenti en salles, de "terreur", j'ai plutôt ressenti de l'agacement et de la lassitude, d'autant que les quelques moments de vraie tension sont globalement prévisibles.

Après, je reconnais que c'est bien interprété par Navarrette, et que formellement parlant, c'est plutôt maîtrisé pour ce qui est un premier film au budget limité. Mais entre les personnages secondaires fonctions, les éléments superflus, et la forme répétitive du script, je n'ai pas trouvé le tout très probant, à quelques moments près.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - The Bride! (2026)

Publié le 25 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Drame, Musique, USA

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The Bride! (2026) :

Dans les années 30, à Chicago, la créature de Frankenstein (Christian Bale) rend visite au Docteur Euphronius (Annette Bening), afin de lui demander son aide dans la création d'une compagne. Lorsque celle-ci, Ida (Jessie Buckley),  est choisie et revient à la vie, elle s'avère rebelle et incontrôlable, possédée par l'esprit de Mary Shelley, et bien décidée à profiter de cette nouvelle existence aux côtés de Frankie, comme des Bonnie & Clyde revenus d'entre les morts...

Une relecture féministo-iconoclaste-riot-grrrl-me-too de la Fiancée de Frankenstein, écrite et réalisée par Maggie Gyllenhaal, et qui, pendant près de deux heures, s'avère assez... compliquée.

Compliquée à regarder, surtout, puisque j'ai dû m'y reprendre en plusieurs fois, jetant en partie l'éponge au bout de 30 minutes, à chaque fois. Le film est en effet assez bordélique, mélange de genres, s'ouvrant sur Buckley (en Mary Shelley) cabotinant en gros plan et décidant de posséder Ida, afin "d'écrire la suite qu'elle a toujours voulu écrire" : un gimmick d'écriture et de narration totalement inutile, à la limite du prétentieux, et qui transforme un temps Ida en victime d'un syndrome de tourette littéraire (avec option dictionnaire des synonymes).

Malgré l'investissement total de Buckley dans ses personnages, Ida reste une rebelle trashouille et antipathique du début à la fin du film, une femme opprimée et victime d'une société misogyne et violente, une punkette avant l'heure dont les actions et la rebellion vont rapidement inspirer toute un gang de copycats (Joker n'est pas loin), et qui est ainsi suivie dans ses méfaits par la créature de Frankenstein, un monstre transi d'amour prêt à tout et à tous les mensonges pour garder les faveurs d'Ida.

Le film part donc dans tous les sens avec quelques numéros musicaux, une partie polar totalement inutile (avec le mari de Gyllenhaal en flic accompagné de Penelope Cruz en inspectrice contrainte de se faire passer pour son assistante pour obtenir un peu de respect de leurs collègues), des passages dans les bas-fonds de la ville, une fuite en avant du couple poursuivi par les autorités, une obsession de Frankie pour un acteur hollywoodien à la mode (joué par Jake Gyllenhaal), et une fin tragique, mais pas trop.

Le tout écrit sans grande subtilité, avec un message féministe pataud, et une Jessie Buckley qui joue tout à fond, à la limite de la théâtralité abusive.

Je n'ai donc pas vraiment accroché, et c'est le moins que l'on puisse dire. C'est trop éparpillé, trop pataud, trop criard et trop barré pour moi - même si certains me rétorqueront que c'est justement là tout ce qui fait l'essence du film.

1.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 4 (2026)

Publié le 5 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, Télévision, USA

Après une saison 3 qui se concluait en happy end d'apparence définitive, et un Mighty Nein au format discutable, retour de l'équipe Vox Machina pour une saison 4 plus noire, avec un cliffhanger menant directement vers une saison 5 de conclusion. Toujours 12 épisodes d'une vingtaine de minutes, avec cette saison deux guests vocaux notables : Wayne Brady en wannabe aventurier comique, et Andy Serkis dans le rôle du grand méchant...

La légende de Vox Machina, saison 4 (The legend of Vox Machina, season 4 - 2026) : 

Ses membres profitant désormais chacun de leur statut de héros aux quatre coins d'Exandria, Vox Machina est contraint de se reformer lorsqu'une secte malveillante se manifeste, avec pour objectif de permettre au Murmurant (Andy Serkis), une entité autrefois bannie par les Dieux, de connaître son ascension et de revenir parmi les vivants...

Une saison intéressante dans sa construction et dans son déroulement, jusqu'à une conclusion qui, malheureusement pour moi, retombe dans les travers habituels du show. Mais je vais y revenir.

Au début de cette saison, les membres de Vox Machina sont éparpillés, profitant chacun de leur happy end respective : un an après la séparation du groupe, Percy et Vex vivent une vie de noblesse assez terne, le premier passant son temps à faire des expériences sur l'orbe trouvée dans les cryptes de la demeure familiale, et la seconde rêvant d'un peu d'action ; Keyleth et Vax, eux, poursuivent l'initiation de l'Ashari en voyageant autour du monde, cherchant par la même occasion un remède à l'infection qui se propage dans le corps de Vax ; et Pike et Grog s'ennuient, frustrés par la fin du groupe et le manque d'aventure, jusqu'à ce que Taryon Darrington (Wayne Brady) vienne les trouver pour leur proposer une mission..

C'est là le point de départ de la saison, et pendant plusieurs épisodes, le show fait le point sur Vox Machina, avant de lentement, mais sûrement, les confronter à une même menace : la secte qui vénère le Murmurant (aka Vecna dans le lore de D&D, mais pas là, pour des raisons de droits et de Stranger Things) et tente de le ramener dans notre monde.

Alors oui, il y a clairement là un abus de toutéliage, d'autant plus flagrant en fin de saison, quand le Murmurant se lance dans son grand monologue de méchant expliquant tout son plan, ainsi que la manière dont il a manipulé tout et tout le monde depuis le début pour arriver à ses fins : c'est maladroit, ce n'est pas très bien écrit et c'est gentiment capillotracté, mais bon...

Reste que la première moitié de saison, plus légère, reste sympathique, avec de petites chansons rigolotes, un épisode en mode Ocean's Eleven (avec illustration musicale et format qui vont avec) et un Taryon un peu saoûlant au début, mais qui finit par se montrer attachant.

Et puis, à mi-parcours, le show redevient un peu sérieux, quand la menace du Murmurant se précise : on a droit à de l'exposition, à de grosses ficelles mélodramatiques assez prévisibles (le robot, le grand-père, le père, etc) et à nouveau à du toutéliage entre Vox Machina et tous les événements importants de leur monde.

Ensuite, après un épisode d'horreur gothique dans les souterrains du manoir de Percy, et une parenthèse rigolote chez Scanlan (en mode Gros Elvis), la saison attaque sa dernière ligne droite, et là, c'est un festival de moments ultra-larmoyants et dramatiques, comme Vox Machina les adore : Vox Machina qui échafaude un plan assez médiocre, qui se solde par la mort de Grog ; Pike qui rejoue la partition d'Anakin Skywalker, se laisse ronger par la colère, séduire par les promesses de Palpatine du Murmurant de ramener Padmé Grog et les autres à la vie, et fait un heel turn (pas très convaincant) contre ses amis ; la mission de la dernière chance dans l'Upside Down la dimension de Vecna du Murmurant pour aller le tuer et sauver Pike ; énormément d'action spectaculaire ; le monologue final maladroit du Murmurant ; et une fin à la Empire Contre Attaque, tragique, sombre et douce-amère.

Le problème, à mes yeux, étant que formellement, l'écriture n'est pas forcément au niveau : les influences sont évidentes, le trait est assez forcé (Pike devient progressivement de plus en plus agaçante et impulsive, alors qu'une plume plus subtile aurait probablement réussi à rendre son revirement plus "sympathique"), et ça donne lieu à pas mal de remplissage, qui rallonge inutilement la sauce. Et puis je ne m'en suis jamais caché : j'ai toujours eu du mal avec le côté mélodramatique de Vox Machina, qui m'a souvent semblé forcé (ou, au minimum, mal dosé).

Après, la saison semble mieux structurée, et est assez agréable à visionner.  Se pose cependant toujours la question du "qu'est-ce qui est hérité de la campagne de JDR originale de 2017, et qu'est-ce qui est inédit ?". Une question à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse, mais qui explique probablement beaucoup de choses quant aux scories narratives du tout.

Restera à voir comment la série se concluera dans un avenir proche, avec la saison 5, qui devrait amener à la fin de la première campagne du groupe...

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Critique éclair #294 - Shanghai Calling (2012)

Publié le 27 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, USA, Chine, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Shanghai Calling (2012) :

Avocat sino-américain ayant passé toute sa vie à New York, Sam Chao (Daniel Henney) est envoyé passer trois mois à Shanghai pour y représenter son cabinet international. Là, il y rencontre Amanda (Eliza Coupe), Américaine chargée d'aider les employés du cabinet à s'acclimater à leur nouvel environnement, Marcus (Alan Ruck), un gros client qui l'entraîne dans une affaire de conflit contractuel, Donald (Bill Paxton), président de la chambre du commerce américaine, Brad (Sean Gallagher), un enseignant américain fêtard et Fang Fang (Zhu Zhu), son assistante...

Comédie sino-américaine clairement pensée comme un véhicule promotionnel pour Shanghai/la Chine (le nombre de fois où les personnages insèrent dans leurs échanges des phrases clairement sorties tout droit de brochures de l'Office du tousime local...), en mode fish out of water, avec en filigrane une comédie romantique entre Henney et Coupe (alors en plein popularité de Happy Endings), et divers acteurs américains clairement bien payés pour participer à tout ça (ce bon vieux Bill Paxton, qui cachetonne).

Ce n'est pas forcément ultra bien rythmé, il y a des clichés plus ou moins habilement détournés (le vieux "moine" dans un café, uniquement là pour donner des conseils empreints de sagesse asiatique) et c'est parfois maladroit dans sa mise en avant de la Chine, mais bon... ça se regarde. Sans plus.

Un petit 3/6 

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Critique éclair #288 - Summer's Last Resort (2026)

Publié le 6 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Romance, Tubi

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Summer's Last Resort (2026) :

Summer (Violet McGraw), adolescente anxieuse et psychorigide, n'est pas très fan du nouveau compagnon de sa mère Milly (Sophia Bush) : Glenn (Jerry O’Connell), le directeur adjoint du lycée de Summer, plein de bonne volonté mais aussi très maladroit et envahissant. Et lorsque Glenn décide de profiter d'un séjour aux Caraïbes pour demander Milly en mariage, Summer est bien décidée à ne pas le laisser faire...

Une comédie familiale Tubi (écrite par une scénariste/productrice de séries SyFy, dont Wynonna Earp, et réalisée par l'actrice principale de cette même série) qui ressemble beaucoup à une production Happy Madison, sans l'être : même type de personnages et de relations, mêmes enjeux, un cadre très similaire (un resort de vacances sud-africain qui a clairement sponsorisé une partie du tournage), même type de distribution, même style d'humour et d'écriture parfois un peu en dessous de la ceinture, du slapstick, remplacez Jerry O'Connell par Adam Sandler ou Kevin James, et voilà.

Autrement dit, ça se regarde vaguement, c'est divertissant sans plus, et c'est très prévisible. Mais l'ambiance paradisiaque et tropicale est plutôt sympa.

3/6

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Good Omens, saison 3 (2026)

Publié le 2 Août 2026 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Religion, Amazon, UK, Review, Télévision, Romance

Troisième et ultime saison pour cette adaptation libre du roman de Neil Gaiman et de Terry Pratchett, après une première saison agréable et fidèle au roman, mais perfectible, une seconde saison originale sympathique, mais phagocytée par le shipping des deux personnages principaux, et surtout la cancellation de Neil Gaiman, suite à sa vie privée/amoureuse problématique, ce qui lui a valu d'être expulsé des projets qu'il avait en cours (cf aussi Sandman de Netflix).

Et donc, une troisième saison, ou plutôt, un téléfilm de conclusion de 90 minutes pour Amazon, bricolé à partir des idées de Gaiman, qui a quitté le show en cours de production...

Good Omens, saison 3 (2026) :

Désormais à la tête du Paradis, Aziraphale (Michael Sheen) fait de son mieux pour que tout le monde baigne dans la félicité ; mais quelqu'un a dérobé le Livre de la Vie, et éliminé deux archanges. Sur Terre, Rampa (David Tennant) déprime, séparé de son ange préféré. Et puis il y a Jesus (Bilal Hasna), qui a été renvoyé sur Terre et tente de retrouver son chemin à Londres, signe de la Fin imminente des Temps...

On ne va pas y aller par quatre chemins : oui, cette "saison 3" déçoit.

Entre l'intrigue de Jésus (sorte de mélange entre celle de Gabriel en saison 2, et la fin des Temps imminente de la saison 1), qui est constamment sous-développée, et se termine de façon baclée, sans rien avoir apporté à la série d'une manière ou d'une autre ; le whodunit centré sur le Livre de la Vie, qui est résolu à mi-parcours et se conclue, là aussi, de façon catapultée ; le fait qu'un bon tiers du métrage tourne autour de Rampa et d'Aziraphale qui se réconcilient ; et l'écriture assez lourde et maladroite de tout ce qui est dialogues théologiques dans la dernière ligne droite du téléfilm... on sent constamment que tout ça était initialement pensé comme une saison complète, dramatiquement vidée de sa substance lorsque l'affaire Gaiman a éclaté.

Et donc, ce que cette saison 3 nous propose, in fine, est plutôt frustrant : un récit pas forcément désagréable, mais jamais mis en valeur par la mise en scène (jamais le quartier londonien n'aura paru aussi fauché et fait studio à l'écran), un scénario qui semble survoler tous ses passages obligés, tout résoudre de manière précipitée, pour arriver à ce qui intéresse vraiment la production : la happy end des deux protagonistes, réincarnés en humains dans un nouvel univers.

Certes, cette fin fonctionne, les personnages restent attachants, c'est une assez jolie conclusion, et David Arnold continue de fournir une illustration musicale de qualité, mais difficile de ne pas être agacé par les nombreuses scories du projet (notamment ses multiples digressions inutiles), qui ressemble un peu trop à un téléfilm-résumé d'une saison complète qu'à une œuvre bien structurée en tant que telle.

Dommage.

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Critique éclair #276 - QUINZAINE FRANÇAISE - Jamais sans mon psy (2024)

Publié le 6 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, France, Critiques éclair, Review, Romance

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##   

Jamais sans mon psy (2024) :

Lorsqu'il découvre que son patient le plus névrosé et envahissant, Damien (Baptiste Lecaplain), est le nouveau fiancé de sa fille Alice (Claire Chust), le Dr Olivier Béranger (Christian Clavier) va alors rapidement tout faire, à l'occasion de son anniversaire de mariage, pour changer cette situation.

Une comédie française assez générique, avec un Clavier qui fait du Clavier, des éléments forcés et sous-développés (les amis de Clavier), un Lecaplain qui évoque parfois Pierre Richard (pas directement, mais tout le film a un côté comédie française un peu vieillotte, en fait) et un tout qui se résoud bien trop facilement.

Après, le caméo de Rayane Bensetti est amusant, et le cast n'est pas désagréable, mais ça reste globalement trop calibré et prévisible.

2/6

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Les bilans de Lurdo - St. Denis Medical, saison 2 (2025)

Publié le 20 Juin 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Sitcom, Review, USA, NBC, Les bilans de Lurdo, Télévision, Romance

Après sa saison 1 sympatoche, sans plus, et très influencée par ce qui s'était fait dans le genre de la workplace comedy, du mockumentaire télévisuel et des sitcoms médicales, SDM revient pour une nouvelle saison de 18 épisodes, toujours chapeautée par Justin Spitzer, une deuxième saison qui... reste sympathique, sans plus. 

St. Denis Medical, saison 2 (2025) :

L'équipe du St. Denis Regional Medical Center continue de se battre au quotidien pour la santé de ses patients, alors même que Joyce (Wendi McLendon-Covey) poursuit son projet d'ouvrir une maison de naissance au sein de l'hôpital...

Difficile de trouver grand chose à dire sur la série, en fait, tant ses mécaniques sont bien huilées.

Ici, un peu d'absurde, là, une Joyce qui cabotine et fait des conneries en mode Michael Scott, ailleurs du shipping impossible qui finit par se concrétiser entre Serena et Matt, sans oublier des cas médicaux excentriques... il y a un peu d'évolution au niveau des personnages et de leur caractère (Bruce, notamment, qui réalise, à l'occasion d'une offre de recrutement par un hôpital rival, qu'il n'est un médecin-star qu'à St. Denis, et qui, en parallèle, développe une autre facette de sa personnalité, moins arrogante et plus protectrice envers ses collègues), et le tout se déroule tranquillement, jusqu'à une fin de saison plus sérieuse et sincère, lorsque ce bon vieux Ron découvre qu'il a un problème cardiaque nécessitant une opération urgente.

La série joue alors la carte de l'émotion, mais pas de chance pour elle, c'est tombé exactement en même temps que la maladie du Dr Cox dans le revival de Scrubs, sans en avoir forcément la même charge émotionnelle. 

M'enfin bref. La saison 2 de SDM se regarde tranquillement, mais à l'instar de la première année, ça s'arrête là. Enfin, non, ça continue, puisque le programme a été renouvelé pour une saison 3... même si très honnêtement, j'aurais préféré que Stumble ait droit à ce renouvellement plutôt que SDM, qui me laisse souvent indifférent.

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Critique éclair #272 - Ladies First (2026)

Publié le 18 Juin 2026 par Lurdo dans Netflix, Comédie, Critiques éclair, Review, Cinéma, Fantastique, USA, UK, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Ladies First (2026) :

Cadre publicitaire arrogant et machiste, Damien Sachs (Sacha Baron Cohen) est pressenti pour le poste de nouveau PDG de son agence, lorsqu'il fait une mauvaise chute et heurte sa tête. À son réveil, il se retrouve dans un monde où les valeurs sont inversées, et où les femmes sont au pouvoir, tandis que les hommes ne sont que des objets de désir. Rapidement, avec l'aide d'un sdf dans la même situation que lui (Richard E. Grant), il réalise qu'il va devoir prendre la place de PDG ici promise à Alex Fox (Rosamund Pike), une cadre aux dents longues, s'il veut retourner dans son univers...

Une comédie satirique Netflix librement adaptée à la sauce anglo-américaine à partir du film français Je ne suis pas un homme facile, pour un résultat... vieillot, à mi-chemin entre une comédie de Ricky Gervais (sans le mordant), un sketch fatigué du SNL et un Ce que veulent les femmes.

En effet, on comprend très vite (le quart d'heure de mise en place, très caricatural, semble en durer le double, et le film ne fait que 80 minutes environ !) que l'écriture ne va pas être à la hauteur, avec un script qui s'avère laborieux au possible : l'idée de base, à peine digne d'un sketch, est déclinée mécaniquement de la manière la plus basique et simpliste possible (le summum de l'humour, dans ce film, c'est "fatherfucker" au lieu de "motherfucker", et "a-women" au lieu de "amen" dans une prière), le plus gros du budget semble passé dans la bande originale, et le tout tombe à plat dans sa dernière ligne droite, quand la romance s'invite, et que Sachs a droit à son réveil à la Scrooge cousu de fil blanc. 

Après, les acteurs semblent s'amuser, mais bon... ça ne suffit pas à sauver cette comédie générique et sans inspiration.

2/6

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Critique éclair #271 - Driver's Ed (2026)

Publié le 16 Juin 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Cinéma, Review, Romance, USA, Aventure

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Driver's Ed (2026) :

Parce qu'il veut se rassurer sur la solidité de son couple et la fidélité de sa petite amie, étudiante à l'université alors qu'il est encore au lycée, Jeremy (Sam Nivola), cinéphile et apprenti-réalisateur, vole la voiture du cours de conduite de son lycée et embarque ses trois amis passagers (Sophie Telegadis, Mohana Krishnan, Aidan Laprete) dans un road trip à travers l'État. Pendant ce temps, la proviseure (Molly Shannon) et le professeur de l'auto-école (Kumail Nanjiani) tentent de les localiser...

Décidément, les frères Farrelly ont jeté l'éponge, et ne sont plus que des réalisateurs-mercenaires, puisque tandis que Peter Farrelly nous pond un Balls Up calamiteux pour Amazon/MGM, son frère tourne ce Driver's Ed (toujours pour Amazon/MGM), avec à nouveau Molly Shannon dans un petit rôle.

Pas de comédie graveleuse et débile au programme, ici, mais un coming of age movie/teen movie "à l'ancienne" (on a littéralement l'impression que le script a été écrit en 2000 et n'a pas été touché depuis), ultra-prévisible de bout en bout, sans la moindre surprise, avec des personnages génériques, à l'évolution téléphonée, des rebondissements évidents, et un script qui, au bout de 75 minutes, décide de basculer en mode frat party assez soft et quelconque.

C'est du pilotage automatique de bout en bout, ça n'est jamais dynamique ou rythmé, et ça se déroule sans jamais parvenir à emporter l'adhésion ou à décrocher un sourire au spectateur.

2 + 0.25 pour le sauvetage du chat, inutile mais qui est toujours appréciable = 2.25/6

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