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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

romance

Les bilans de Lurdo - The Paper, saison 1 (2025)

Publié le 28 Décembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Peacock, NBC, Télévision, Documentaire, Romance, Sitcom, USA

Spin-off de The Office par le créateur de la série originelle (et par le mari d'Ellie Kemper), pour NBC/Peacock, The Paper a diffusé les 10 épisodes de sa première saison sur la plateforme de streaming début septembre dernier, avec des résultats un peu inégaux...

The Paper, saison 1 (2025) :

Le quotidien du Toledo Truth Teller, journal en pleine décomposition, tel que filmé par l'équipe documentaire qui avait chroniqué la vie des employés de Dunder Mifflin...

Il ne faut pas s'en étonner : après un remake australien récemment diffusé sur Amazon, et d'innombrables workplace comedies ayant repris les gimmicks et les tropes de The Office, NBC a décidé de reprendre en partie en main la franchise, et de produire un spin-off officiel... qui est en réalité uniquement liée à la série d'origine par la présence d'Oscar (Oscar Nunez), ex-comptable de Dunder Mifflin et désormais comptable du journal en perdition.

Du moins, en ce qui concerne le fond. Parce qu'au niveau de la forme, The Paper est dans la directe continuité de la série-mère : musique du générique, réalisation et écriture très similaires, ressorts narratifs familiers, et personnages assez classiques.

On a ainsi Ned (Domnall Gleeson), le nouveau rédac-chef idéaliste qui en pince pour Mare (Chelsea Frei), responsable de la mise en page, et qui, à mi-saison, se flanderise et passe progressivement de clown blanc à Michael Scott-bis, maladroit, caractériel et un peu idiot ; Barry (Duane Shepard), le journaliste vétéran et sénile ; Adelola (Gbemisola Ikumelo), comptable jeune et woke qui s'improvise journaliste ; Detrick (Melvin Gregg), commercial qui en pince pour Nicole Lee (Ramona Young) ; et quelques autres personnages membres de la rédaction (certains interprétés par les scénaristes de la série)...

Sans oublier Ken (Tim Key), l'un des cadres de l'entreprise de vente de papier à qui appartient le journal, un lèche-bottes corporate et incompétent... et last but not least, Esmeralda (Sabrina Impacciatore), l'antagoniste principale de tout ce petit monde, rédactrice en chef de la version numérique du journal, fan d'articles people et creux, de clickbait et de publirédactionnels.

Et c'est au niveau d'Esmeralda que ça passera ou cassera probablement pour de nombreux spectateurs. Parce qu'autant la majeure partie de la série s'avère sympathique, et dans la droite lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre d'une série de ce genre (même si les scénaristes ont fortement tendance à oublier d'apporter des conclusions à leurs intrigues hebdomadaires, laissant certains épisodes en flottement), autant Esmeralda est une caricature sur pattes, un cartoon vivant qui manigance, qui manipule et qui sabote par pur égocentrisme, par vanité et par mesquinerie.

Ce qui peut fonctionner dans une série où tout le monde est au diapason. Ce n'est pas vraiment le cas de The Paper, qui continue de tenter de mettre l'accent sur le shipping, sur l'émotion, et sur les valeurs du vrai journalisme, alors qu'à côté, on a Esmeralda qui complote comme le Coyote dans un Tex Avery. Et même lorsque les scénaristes tentent de rendre le personnage un peu pathétique et sympathique, c'est tellement forcé que ça ne fonctionne pas.

Du moins, sur moi. J'ai bien conscience que d'autres spectateurs adoreront probablement cette méchante italienne de soap qui en fait trois tonnes dans un environnement de travail "normal". En ce qui me concerne, le personnage est too much à mon goût, et ça m'a empêché de pleinement apprécier ce qui est de toute façon, au final, un spin-off honorable mais très loin de réinventer la roue.

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Critique éclair #212 - Good Fortune (2025)

Publié le 23 Décembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Religion, Fantastique, USA, Review, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Good Fortune (2025) :

Ange de bas niveau assigné aux accidents de voiture, Gabriel (Keanu Reeves) aimerait une mission plus importante. Lorsqu'il découvre Arj (Aziz Ansari), travailleur de la gig economy au bout du rouleau, récemment renvoyé par Jeff (Seth Rogen), un tech bro millionnaire, Gabriel intervient, et place Arj dans la peau de Jeff, et vice-versa. Mais lorsque Arj découvre qu'il se plait particulièrement dans cette nouvelle existence aisée, et refuse de l'abandonner, les choses se compliquent...

Premier long métrage avec et de Aziz Ansari, Good Fortune lorgne sur plein de scénarios bien éprouvés : ici La vie est belle de Capra et Un conte de Noël de Dickens, là Un fauteuil pour deux de Landis, une touche des Ailes du Désir et de nombreux autres films où des anges interviennent lorsqu'ils ne le devraient pas, un peu de buddy movie... le tout en mode cynique et corrosif, pour un résultat étrangement mollasson et inerte.

Bizarrement, à trop vouloir aller à contre-courant des clichés habituels de ce genre de films, et de leur morale, Ansari finit en effet par proposer ici un semi-pamphlet anti-capitaliste sans réel mordant, un film qui empile d'autres clichés (le personnage de Kéké Palmer, syndicaliste militante à l'américaine) sur un propos assez convenu façon "la vie est dure, il ne faut jamais baisser les bras et se battre contre le système" et "l'argent ne fait pas le bonheur, mais il y contribue".

Au final, ce n'est pas particulièrement drôle, pas particulièrement rythmé, pas particulièrement original, et ça ne fait pas particulièrement avancer le schmilblick. Bof.

2.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Strange New Worlds, saison 3 - suite et fin (2025)

Publié le 21 Décembre 2025 par Lurdo dans Star Trek, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Science Fiction, Review, USA, Paramount, Critiques éclair, Strange New Worlds, Drame, CBS, Romance

Suite et fin de la saison 3 de Star Trek Strange New Worlds, après une première moitié très inégale s'étant pris de plein fouet deux grèves consécutives dans la tête, et soufflant par conséquent le chaud et le froid, entre épisodes inaboutis, écriture parfois approximative, et romances à gogo.

Star Trek - Strange New Worlds, saison 3 (2025) - suite et fin :

- 3x06 - The Sehlat Who Ate Its Tail : Lorsque le Farragut, où sert James T Kirk, assiste impuissant à la destruction d'une planète par un immense navire pillard, qui réduit le Farragut en miettes, l'Enterprise arrive au secours du vaisseau, mais finit lui-même ingéré par le monstre et ses occupants. Aux commandes d'une épave à peine volante, et entouré de Spock, Uhura, Chapel et Scotty, Kirk doit alors endosser le rôle de capitaine pour la toute première fois...

Enfin un épisode digne de ce nom dans cette saison cahotante : certes, ici, l'objectif est clairement de jouer la carte de la nostalgie, en réunissant tous les futurs personnages de TOS à bord du Farragut, mais l'épisode est suffisamment bien écrit pour souligner que Kirk n'est pas encore le Capitaine assuré que l'on connaît.

Ce Kirk (Paul Wesley reste bon dans son rôle, même si à aucun moment je ne vois le Kirk de Shatner) est encore hésitant, peine à assumer les conséquences de ses décisions et du "pouvoir" de Capitaine, n'écoute pas ses collaborateurs autant qu'il le devrait, et au travers de cet épisode, il apprend. Il évolue. Et ça, c'est suffisamment rafraîchissant pour être noté.

Et puis la morale de l'histoire, avec l'identité (pas forcément surprenante) des occupants du vaisseau pillard, fonctionne plutôt bien. Un épisode efficace, le meilleur de la saison jusqu'à présent.

- 3x07 - What Is Starfleet? : Alors que l'Enterprise se trouve impliqué dans un conflit entre deux populations, Beto, le frère d'Ortegas, réalise un documentaire à charge remettant en question le bien-fondé de l'intervention de la Fédération, et la présence de l'équipage sur place...

Un épisode assez frustrant, puisque jouant la carte du faux documentaire... mais le faisant de manière assez maladroite et pataude, avec un Beto balourd, aux interviews basiquement manipulatrices et aux intentions ouvertement hostiles.

Trop de grosses ficelles, donc, y compris au niveau des méchants aliens cornus, mais heureusement, c'est assez bien interprété, notamment par Celia Rose Gooding.

- 3x08 - Four-and-a-Half Vulcans : Transformés en Vulcains dans le cadre d'une mission, Pike, Uhura, Chapel et La'an se retrouvent coincés avec cette apparence, et avec le changement de perspective qui l'accompagne...

Et on retombe dans de la comédie balourde et très mal dosée, avec quatre membres d'équipage qui jouent les Vulcains avec plus ou moins de bonheur (pourquoi Anson Mount interprète son Vulcain comme un robot, je n'en suis pas sûr), de la musique primesautière forcée, encore une séance de danse, et surtout une Una qui ne parvient pas à se contrôler aux abords de Patton Oswalt, en Vulcain irrésistible et fasciné par les humains.

Mouais. On sent que tout le monde s'est bien amusé à tourner ça, mais que la production semble, encore une fois, totalement incapable de canaliser ses idées et son sens de l'humour sans tomber dans du n'importe quoi agaçant.

- 3x09 - Terrarium : Écrasée sur une planète désolée, Ortegas tente de survivre et de recontacter l'Enterprise... mais elle réalise bien vite qu'elle n'est pas seule, et qu'une Gorn est dans la même situation qu'elle...

Un grand classique : l'épisode recyclant Enemy Mine, déjà fait maintes et maintes fois, et qui, en soi, n'est pas désagréable... mais est bien trop générique et déjà vu pour tenir la distance. C'est longuet, c'est mollasson, et les scénaristes ne peuvent s'empêcher de toutélier le tout à Arena, l'épisode de TOS opposant Kirk à un Gorn, en ramenant les Metrons de manière tout à fait inutile.

Pas nécessairement mauvais, mais rien de vraiment mémorable.

- 3x10 - New Life and New Civilizations : L'équipage réalise que le Vezda rencontré plus tôt dans leurs voyages s'est échappé, et qu'il a jeté son dévolu sur une peuplade reculée. Pike et sa compagne décident alors de passer à l'action...

Pfffff.... un gros gloubiboulga de technoblabla, de pseudo-science et de pseudo-religion (entre les ley lines spatiales, les Vezdas, le double tir synchronisé, et tout le bordel ambiant) qui sombre rapidement dans le grand n'importe quoi, avant de faire un pas de côté et de tenter d'offrir à Pike et Marie un mini-Inner Light.

Ce qui ne fonctionne jamais totalement, le casting étant ce qu'il est. Vraiment pas aimé cette fin de saison, en mode beaucoup de bruit et d'effets spéciaux pour pas grand chose.

- Bilan saisonnier - 

Énorme bof que cette saison 3 de Strange New Worlds, même en faisant preuve d'indulgence compte tenu des conditions particulières de production : c'est bordélique, c'est fréquemment mal dosé, l'équilibre fun/sérieux n'est plus vraiment là (l'alternance est trop systématique, et jamais assez travaillée), et trop souvent, on a l'impression d'une série qui se plaît beaucoup trop à jouer la carte du fanservice référentiel Star Trek, plutôt qu'à être du Star Trek.

Et lorsque les scnaristes s'éloignent enfin un peu de ce fanservice, des références constantes, de leur fascination pour le sex appeal de Spock, des grosses ficelles visant à réunir tous les personnages de TOS de manière forcée et des épisodes voulant à tout prix être comiques, c'est pour nous proposer une intrigue de fond ultra bancale sur le Mal absolu, et sur Marie Batel, l'Élue désignée pour vaincre le Mal avec ses super-pouvoirs.

Mouais. À la limite, si le casting de certains des personnages avait été plus inspiré et charismatique (Batel, Korby), ça aurait pu passer, mais là... non.

En espérant que, maintenant que la série s'est débarrassée de certains personnages encombrants, elle va repartir sur des bases un peu plus saines en saison 4. De toute façon, les heures de la série sont comptées, donc les scénaristes n'ont plus vraiment le choix...

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Strange New Worlds, saison 3 - première partie (2025)

Publié le 14 Décembre 2025 par Lurdo dans Star Trek, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Science Fiction, Review, USA, Paramount, Critiques éclair, Strange New Worlds, Drame, CBS, Romance

Retour de la dernière série Trek encore diffusée sur Paramount (Lower Decks ayant été annulée, Section 31 s'étant lamentablement vautrée), pour une nouvelle saison de 10 épisodes promettant toujours plus d'aventures décalées et légères... peut-être trop, à en juger par le résultat agréable, mais en dents de scie, des saisons précédentes.

Star Trek - Strange New Worlds, saison 3 (2025) - première partie :

- 3x01 - Hegemony, part 2 : L'Enterprise traque le vaisseau gorn ayant enlevé les colons parnassiens et une partie de l'équipage, mais découvre par la même occasion le monde originel de ces aliens, ainsi que leurs plans d'invasion du reste de la galaxie...

Conclusion spectaculaire et dramatique au cliffhanger de la fin de saison 2, avec les mêmes défauts et les mêmes qualités : visuellement, c'est réussi, mais les personnages établis sont dotés d'une plot armor, les Gorns sont des pseudo-Aliens dérivatifs, et tout le quota émotion, porté à bout de bras par la rupture entérinée de Spock et Chapel, mais surtout par l'inquiétude de Pike pour sa compagne (il en vient même à lâcher un début de Notre Père, tant il est désespéré) aurait beaucoup mieux fonctionné si cette dernière n'était pas affreusement transparente.

Pas désagréable, mais rien d'exceptionnel pour autant.

- 3x02 - Wedding Bell Blues : Après avoir passé trois mois à quai pour réparations, l'équipage de l'Entreprise est sur le poin de célébrer le centenaire de la création de la Fédération, alors même que Chapel revient de son stage d'archéologie... accompagné de Korby (Cillian O'Sullivan), son nouveau compagnon. Jaloux, Spock croise alors le chemin d'un étrange individu (Rhys Darby) qui exauce son souhait, et change la réalité autour d'eux, faisant de Spock un futur marié sur le point d'épouser Chapel...

Changement radical de ton après les Gorns, pour un épisode qui essaie très fort d'être à la fois une romance impossible, une comédie en mode "souhait exaucé", et un hommage à TOS (qui rejoue d'assez près Squire of Gothos et toutélie enfin Trelane à Q, via un caméo vocal de John De Lancie).

Malheureusement, si je dois être totalement franc, le tout ne fonctionne que très partiellement, en partie parce que la production essaie trop fort d'exprimer la comédie du tout, avec musique primesautière vraiment appuyée et cabotinage assumé, utilisation de WHAM !, etc, mais aussi parce le rythme du tout est gentiment bordélique et bancal. Et que Korby est assez sous-développé et un peu terne.

Dommage que le résultat final soit aussi moyen/superficiel, et que les quelques pistes secondaires (le frère d'Ortega, le PTSD de celle-ci, La'an) soient presque plus intéressantes que l'intrigue centrale.

- 3x03 - Shuttle to Kenfori : Pour tenter de trouver une plante rarissime pouvant potentiellement sauver sa compagne, Pike et M'Benga partent pour une mission secrète à la frontière de l'Empire klingon... mais les Klingons ne sont pas loin, et le passé de M'Benga refait surface...

Un épisode sérieux, un peu fourre-tout, qui part dans plein de directions (confrontation avec une klingonne qui veut se venger, sauvetage périlleux, rébellion d'Ortegas, urgence médicale, et film de zombies), lesquelles fonctionnent plus ou moins bien, c'est selon. Ce qui fonctionne le mieux, ici, c'est l'interprétation et le mélodrame, avec un Pike bouleversé par le sort de sa compagne, une Ortegas qui n'en fait qu'à sa tête, un M'benga excellent, etc.

Ce qui fonctionne moins bien, ce sont ces zombies qui, en fin de compte, font vraiment pièce rapportée, et auraient aussi bien pu être remplacés par une autre menace sans que cela ne change quoi que ce soit.

Dans l'ensemble, l'épisode est un peu bancal, donc, mais il est néanmoins suffisamment bien produit et mené pour se regarder assez facilement. À l'exception de ces foutus zombies hors-sujet.

- 3x04 - A Space Adventure Hour : Tandis que l'Enterprise étudie une étoile en cours d'effondrement, La'an est envoyée dans l'holodeck fraîchement installé pour en tester l'utilité et la viabilité. Elle endosse donc le rôle d'Amelia Moon, détective privée dans les années 60, qui enquête sur le meurtre d'un mogul d'Hollywood, tué dans sa baignoire alors que le créateur et l'équipe d'une série de science fiction ringarde se trouvaient chez lui...

Mouais. J'ai vraiment du mal avec cette saison, pour l'instant, une saison très déséquilibrée, avec des scripts approximatifs qui tentent de forcer des situations humoristiques ou excentriques, lesquelles sont systématiquement tirées vers le bas par des problèmes de rythme, d'interprétation ou d'écriture. Alors d'accord, la saison 3 a connu beaucoup de problèmes et de retard à cause de grèves des scénaristes et des acteurs, mais tout de même.

Donc, cet épisode : un épisode de dysfonctionnement de l'holodeck, sans surprise, avec une parodie de murder mystery doublée d'une parodie de Star Trek TOS, et les débuts d'une romance entre Spock et La'an.

Le problème étant que tout semble mal dosé (un peu comme dans l'épisode 1x08, tiens) : tout est très générique, les rebondissements sont prévisibles, ça cabotine dans tous les sens (Mount et Wesley, notamment), la parodie de TOS (devant et derrière la caméra) est balourde, le murder mystery est tout sauf palpitant, et la romance de Spock et La'an est assez forcée, en cela que la production ne semble envisager le personnage de Spock que comme un être irrésistible et magnétique.

Très gros bof, donc, pour ce quatrième épisode - ça fait trois épisodes faiblards à la suite, je commence à m'inquiéter.

- 3x05 - Through The Lens of Time : Une expédition archéologique menée par Korby et Chapel, accompagnés par l'infirmier Gamble et le frère d'Ortegas, met à jour un temple mystérieux, qui semble exister hors du temps et de l'espace. Mais rapidement, Gamble est possédé par une entité malveillante enfermée dans le temple...

Un épisode un peu maladroit mais pas désagréable, très inspiré par Indiana Jones, et un peu cousu de fil blanc : on se doute bien qu'en centrant tout sur Gamble, cela en faisait immédiatement un red shirt potentiel, et ça ne rate pas, puisqu'il se retrouve possédé par quelque chose qui évoque fortement les Pah Wraiths de Deep Space Nine (nul doute que ces créatures reviendront).

Par contre, l'épisode confirme que le fil conducteur de la saison est clairement la compagne de Pike, sa contamination, et tout ce qui en découle. Un peu étrange, et dommage que l'actrice soit aussi transparente, mais bon. Rien d'exceptionnel, mais c'était plus intéressant et mieux mené que les précédents.

Bilan de mi-saison :

Une première moitié de saison qui me laisse un peu dubitatif : la série tente d'alterner comédie et sérieux, avec en prime le fil conducteur de la compagne de Pike, mais le dosage n'est vraiment pas maîtrisé, et c'est soit trop laborieux et mélodramatique, soit trop romantique, soit trop balourd dans la parodie.

Je reste indulgent, cependant, compte tenu des conditions difficiles de production, mais j'espère que la seconde moitié de la saison va un peu redresser la barre, parce que pour l'instant, si ça reste tout de même au-dessus du niveau de Star Trek Discovery (ne serait-ce que grâce au capital sympathie de la distribution), c'est un peu faiblard dans l'ensemble.

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Dracula (2025)

Publié le 28 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Romance, Review, France, UK

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Dracula (2025) :

En 1480, dans les Carpathes, le prince Vladimir (Caleb Landry Jones) se détourne de Dieu et de sa religion lorsque son épouse Elisabeta trouve la mort dans un assaut des Ottomans. Désormais maudit, transformé en vampire assoiffé de sang, Vladimir, dit "Dracula", passe des siècles à tenter de retrouver la réincarnation de sa bien-aimée, avant de se replier dans son château. Jusqu'en 1889, lorsque Jonathan Harker (Ewens Abid) lui rend visite. Dracula comprend que Mina (Zoë Bleu), la fiancée de Jonathan, est celle qu'il recherche, et il part aussitôt pour Paris, en pleines célébrations du centenaire de la Révolution française...

On pourra saluer l'audace de ce bon vieux Luc Besson : arriver sur les talons du Nosferatu de Eggers, lui repiquer l'une de ses affiches secondaires (plagiat souligné par la créatrice de l'affiche de Nosferatu) et l'idée de caster une "fille de" dans le rôle de Mina (chez Eggers, la fille Paradis-Depp, ici, la fille de Rosanna Arquette), "s'inspirer" très lourdement du Dracula de Coppola (notamment dans certaines scènes et certains visuels, mais aussi dans le simple concept de base du Dracula romantique qui cherche la réincarnation de sa bien-aîmée, blablabla) sous couvert d'hommage, demander à Danny Elfman (à la musique) de faire de même avec le score de Kilar (et aussi quelques éléments qui fleurent bon le temp-tracking de Christopher Young), ajouter une grosse influence du Parfum de Suskind/Tykwer (Dracula séduit ses victimes grâce à un parfum irrésistible qui met les gens en trance), sans oublier une bonne grosse dose de franchouillardise (tout est retransposé à Paris, probablement pour justifier certains financements ou lieux de tournage) et des gargouilles numériques qui font du catch et semblent sortir du Bossu de Notre-Dame... et espérer faire un carton au box-office et auprès des critiques.

Pas de chance, les grosses ficelles ont été remarquées dès la bande-annonce, et une fois devant ce film de plus de deux heures, ça ne s'améliore pas. Parce qu'outre tous les problèmes ci-dessus, il y a un vrai souci au cœur même du métrage : un peu comme pour Valérian, il n'y a pas la moindre alchimie entre ce Dracula et sa bien-aimée. Ce qui est problématique, vu que le Dracula de Besson est une romance intemporelle et mélodramatique.

Cette absence totale d'alchimie est en partie imputable aux nombreuses ruptures de ton du métrage (qui se permet des écarts goguenards et rigolards, notamment sur Dracula qui fait faire une danse chorégraphiée à tous les humains sous le charme de son parfum, au fil des époques), en partie à l'interprétation terne de Zoe Bleu, mais aussi et surtout à l'écriture des personnages féminins, tout simplement inexistante.

Tout au plus Maria (Matilda De Angelis) parvient-elle à exister de par son jeu et son enthousiasme, mais elle, comme Mina, ne sont écrits qu'au travers du prisme des personnages masculins, que ce soit Dracula (Caleb Landry Jones est habité, mais cabotine occasionnellement), le chasseur de vampires (Christoph Waltz, qui fait du Christoph Waltz en prêtre jamais nommé), Guillaume de Tonquédec en médecin, etc.

On se retrouve donc avec une fresque romantique qui tombe assez à plat, sans le moindre charme, avec quelques scènes WTF (le couvent, le massacre à Versailles) uniquement là pour laisser Besson s'amuser, et un grand final spectaculaire à base d'armée roumaine qui attaque le chateau de Dracula, de gargouilles numériques qui font des huracanranas sur les soldats, de Dracula qui massacre tout le monde sans broncher... avant de se faire convaincre de se laisser tuer par Waltz en mode négociateur.

Dit comme ça, ça pourrait presque donner envie, mais en fait, ça prend l'eau de partout et c'est tellement dérivatif qu'on ne peut que soupirer.

2/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Crow (2024)

Publié le 23 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Drame, Romance, Fantastique, Review, USA, Halloween, Oktorrorfest

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The Crow (2024) :

Drogué enfermé dans une institution, Eric Draven (Bill Skarsgård) y croise Shelly (FKA Twigs), dans la même situation que lui, hantée par de lourds secrets et un sombre passé. C'est le coup de foudre, mais peu de temps après leur évasion de l'établissement, le couple amoureux est retrouvé par les sbires de Vincent Roeg (Danny Huston) et sauvagement assassiné. Dans l'au-delà, Eric apprend alors qu'il peut revenir parmi les vivants, porté par les ailes d'un corbeau et rendu invincible, le temps d'exercer sa vengeance...

Film culte s'il en est, The Crow (1994) n'était pas forcément un grand film ou un chef d'œuvre du Septième Art. Néanmoins, son atmosphère, son style visuel, sa bande originale, sa tragédie IRL et sa sincérité en ont fait une oeuvre à part, qu'Hollywood tente depuis de répliquer encore en encore (la copie la moins honteuse étant paradoxalement la version télévisée, qui développait un peu l'univers et son mysticisme sans se défaire du cœur du projet).

Et donc, après des années de development hell durant lesquelles pléthore de noms improbables ont été associés au projet (de Jason Momoa à Stephen Norrington, en passant par Mark Wahlberg, Bradley Cooper, Luke Evans, et bon nombre d'autres acteurs), avec ou sans James O'Barr à l'écriture... voilà le produit fini.

Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, Ghost in the Shell) à la barre, des scénaristes peu inspirés, une production chaotique et bancale, et un résultat... complètement raté.

En même temps, dès le début, difficile de s'intéresser à cette romance inexistante entre ces deux paumés drogués dépressifs, et notamment ce Eric Draven qui semble tout droit sorti du moule Joker Leto, couvert de tatouages edgy, avec PARIAH tatoué sur les phalanges, constamment torse nu, etc. Les deux personnages n'ont aucune alchimie (malgré le fait que le film consacre 35 minutes à leur relation), la romance est affreusement plate, il n'y a aucune montée en puissance, bref, les personnages sont ratés, à l'image de Danny Huston en grand méchant aux pouvoirs sataniques... qu'il n'utilise jamais vraiment de manière probante.

Ajoutez à cela une bande originale peu pertinente et un film particulièrement mal rythmé : 35 minutes de mise en place, Draven est tué, passe dans l'au-delà, revient à la vie, tente de se venger, est tué, revient dans l'au-delà, fait un pacte avec une force surnaturelle, revient à la vie, se maquille en Crow sur du Enya, et se venge enfin, au bout de 75 minutes, lors d'une scène à l'opéra gratuitement gore et numérique, sorte de violence à la John Wick, mais en plus mou et nettement moins rythmé...

... et puis ensuite, il faut se dépécher de finir le film : en quinze minutes, Draven retrouve le méchant, l'emmène avec lui dans l'au-delà, et paf, générique de fin sur une fin ouverte à la con.

Honnêtement, même sans la moindre comparaison avec l'original, ce Crow 2024 un vrai ratage spectaculaire, tiré vers le fond par une esthétique pub de parfum, des acteurs impassibles, un rythme inexistant, une romance qui l'est tout autant, et une charge émotionnelle négative.

À la limite, on m'aurait dit "c'est un métrage uniquement produit pour garder les droits d'exploitation de la franchise, comme pour Hellraiser, Children of the Corn, Leprechaun ou autres franchises de ce genre", je me serais montré plus indulgent.

1.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Together (2025)

Publié le 22 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Thriller, Fantastique, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Romance, Critiques éclair, Review, USA

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Together (2025) :

Surpris par des intempéries au milieu de la forêt locale, près de leur nouvelle maison, Tim (Dave Franco), musicien, et Millie (Alison Brie), institutrice, passent une nuit dans une grotte étrange. Dès leur réveil, cependant, ils réalisent qu'ils perdent ponctuellement le contrôle de leurs corps, attirés l'un vers l'autre de manière incontrôlable, jusqu'à ce que leurs épidermes fusionnent...

Mélange de comédie romantique, de thriller horrifique et de body horror, Together est le premier long de Michael Shanks (à ne pas confondre avec l'acteur de Stargate SG-1), un long plutôt efficace, avec des effets joyeusement convaincants, un deuxième degré de lecture qui joue avec les notions de relation fusionnelle, de codépendance, de besoin de liberté et d'autonomie, des liens du mariage, etc, et une performance efficace de son couple principal, fiancé à l'écran et marié à la ville.

Ce n'est pas forcément d'une originalité extrème dans son déroulement (quiconque a un peu d'expérience en matière de films de genre - et de métaphores - comprendra immédiatement dans quelle direction le récit avance, et comment tout ça va se terminer), mais c'est globalement bien mené, bien interprété (Dave Franco a une scène ou deux où je l'ai trouvé un peu en-dessous, mais rien de vraiment rédhibitoire), et assez sympatoche dans l'ensemble (même si parfois un peu inégal).

4/6 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (2018)

Publié le 5 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, Netflix, USA, Review, Thriller, Critiques éclair, Romance

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Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (The Chilling Adventures of Sabrina, season 1 - 2018) :

Dans la petite ville de Greendale, Sabrina Spellman (Kiernan Shipka) vit une existence paisible avec ses amies. Sauf que Sabrina est une sorcière qui vit avec ses deux tantes Zelda (Miranda Otto) et Hilda (Lucy Davis), elles aussi sorcières, et qu'elle approche de ses 16 ans : le moment de son baptème maléfique approche, et Sabrina, mi-humaine mi-sorcière, va devoir choisir entre sa vie de mortelle et sa vie au service du Seigneur des ténèbres...

Je mentirais en disant que je ne l'ai pas vu venir : je ne suis pas particulièrement fan du travail de Berlanti, Roberto Aguirre-Sacasa, et de leurs équipes sur les séries du type Riverdale pour la CW, je n'ai jamais vraiment regardé la sitcom Sabrina des années 90-00, je me méfie toujours des séries Netflix des années 2010 (qui confondent fréquemment quantité avec qualité), et je n'ai jamais trouvé Kiernan Shipka particulièrement bonne actrice. Donc forcément, ce reboot Netflix de la série Sabrina, en 36 épisodes d'une heure environ (techniquement diffusés par Netflix en deux saisons découpées en quatre parties, que tout le monde, critiques comme spectateurs, considère comme quatre saisons distinctes), partait avec un handicap certain.

Mais je me suis dit qu'après des années à avoir esquivé ce programme, il fallait bien que je lui donne sa chance à l'occasion de l'Oktorrorfest. Et maintenant que j'ai visionné la première saison de la série (les 10 premiers épisodes + 1 épisode de Noël), on va dire que je ne poursuivrai pas l'expérience plus loin.

Quelque chose ne fonctionne tout simplement pas du tout sur moi, dans ce qu'on nous présente à l'écran.

Est-ce la description de cet univers bizarre, délibérément intemporel et kitsch, où Satan est réel, où ses disciples sont sanguinaires et malfaisants (mais aussi un peu précieux, à remplacer "Dieu" par "Satan" ou "Lucifer" dans toutes les expressions du quotidien comme "Oh mon dieu"), où tous les clichés possibles et imaginables sur le satanisme sont utilisés et considérés comme la réalité (cannibalisme, sacrifices, nécromancie, meurtres d'enfant, orgies) mais qui paradoxalement prend plus de pincettes avec des sujets plus sulfureux (abus sexuels, etc), bref, où tout ce qui est satanique est codé comme l'ennemi à abattre et le Mal (une vision très américaine de la religion, donc)... et qui en même temps voudrait positionner Sabrina et ses proches (des sorcières vénérant Satan et tous ses rites corrompus) comme des personnages positifs et attachants ?

Est-ce la tentative d'aborder des thèmes de société comme le bizutage, la misogynie, le patriarcat, la religion, la justice sociale, le harcèlement, les personnes non-binaires et trans, etc, de manière approximative et maladroite, très CW ?

Est-ce la réalisation immonde, qui noie sa photographie et sa direction artistique (pourtant convaincants) derrière du flou artificiel qui recouvre 50 % de l'image (heureusement, ça se calme un peu dans le dernier tiers de la saison) ?

Est-ce ce générique assez laid, à l'ancienne mais on ne peut plus repoussant ?

Est-ce le groupe de personnages secondaires mortels (tous les amis lycéens de Sabrina), une collection de cases à cocher dans le cahier des charges de la diversité de Netflix, tous plus insipides et génériques les uns que les autres, y compris et surtout le petit-ami de Sabrina (dont la bluette adolescente n'intéresse jamais) ?

Est-ce l'écriture, parfois désastreuse ? Est-ce la prestation excentrique de Michelle Gomez, qui cabotine encore plus qu'en Missy dans Doctor Who, dans le rôle de Lilith ? Est-ce le format Netflix, avec des épisodes trop longs et mal rythmés ? Est-ce l'École des sorciers et sorcières, affreusement dérivative et sans la moindre inspiration ? Est-ce l'épisode 5, une sorte de sous-Buffy maladroit où un démon onirique confronte chaque Spellman à ses pires cauchemars ? Est-ce le Cunning, sorte de sous-Shining du pauvre ?

Ou est-ce plus simplement Sabrina elle-même, une héroïne antipathique, privilégiée, un peu arrogante et persuadée de tout savoir mieux que les autres, jouée par une Shipka raide (certaines scènes d'émotion, vers la fin de la saison, sont assez laborieuses), une Élue exceptionnelle qui n'a jamais à subir les conséquences à ses actes (sauf le temps de quelques scènes, mais c'est vite oublié), qui prend les décisions à la place d'autrui, ignorant systématiquement les avertissements de ses proches pour courir demander leur aide quand ses actions ont des conséquences funestes ? Une héroïne paradoxale, supposément élevée en tant que sorcière et connaissant tout de cet univers, mais semblant pourtant le découvrir un peu plus à chaque épisode (parce qu'il faut bien un référent pour le spectateur) ? Un personnage qui cache, derrière des atours de SJW engagée, un égocentrisme conséquent, et qui ramène toujours tout à elle et à ses désirs ?

On l'aura compris, Sabrina est probablement l'élément que j'apprécie le moins dans la série qui porte son nom. Et c'est dommage, parce que le programme a beaucoup de style, que les deux tantes sont attachantes, que Richard Coyle est excellent en Grand Prêtre de l'Église satanique à laquelle Sabrina appartient, et que malgré tous les problèmes que j'ai avec le show, l'ambiance générale est plutôt agréable.

Mais voilà, il reste encore 25 épisodes à regarder, des épisodes qui, de l'avis même des fans, ne vont qu'en empirant et en renforçant les mauvaises tendances de la saison 1, donc, je ne vais pas m'infliger plus de souffrances, et j'arrête là.

D'autant qu'en fin de saison et dans l'épisode 11 (un épisode spécial Noël bordélique et fourre tout, qui mélange pseudo-Krampus, Yule Lads islandais, Sainte Lucie, une séance de spiritisme, et des sorcières qui écoutent des chants de Noël pourtant clairement chrétiens), la production tente de relooker Sabrina pour la rendre plus vénéneuse et menaçante (elle a enfin accepté son destin de sorcière et ses pleins pouvoirs), et honnêtement, la perruque moche blonde platine et le rouge à lèvres noir, ça n'est vraiment pas ça... 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Companion (2025)

Publié le 26 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Science Fiction, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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Companion (2025) :

Iris (Sophie Thatcher) est la petite-amie idéale et aimante de Josh (Jack Quaid) et ensemble, ils vont passer un week-end dans un manoir isolé appartenant à Sergey (Rupert Friend), le petit-ami de Kat (Megan Suri). Là, ils les retrouvent, ainsi que le flamboyant Eli (Harvey Guillén) et son compagnon, le chef Patrick (Lukas Gage). Mais lorsqu'Iris commet un acte irréparable, c'est le drame, et tout le monde se retourne contre elle... 

Un thriller de science-fiction en mode "l'intelligence artificielle c'est dangereux", mais du point de vue du robot, cette fois-ci, le tout mâtiné de comédie sympatoche, qui a le bon goût de ne pas se prendre trop au sérieux ni de trop attendre avant de dérouler les twists et autres rebondissements de son récit, somme toute assez prévisibles même sans rien savoir du film ou de son affiche.

Plutôt bien interprété, plutôt efficace, ce Companion ne révolutionnera rien sur le fond comme sur la forme, mais se tient bien dans l'ensemble, grâce à sa distribution. On ne peut cependant s'empêcher de se dire que le tout aurait pu pousser les curseurs un peu plus loin.

3.75/6 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - The Last of Us, saison 2 (2025)

Publié le 21 Septembre 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Action, Critiques éclair, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Drame, Thriller, Romance, USA, HBO, Fantastique

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The Last of Us, saison 2 (2025) :

Cinq ans après que Joel (Pedro Pascal) ait libéré Ellie (Bella Ramsey) du laboratoire des Fireflies, le duo est en froid, tiraillés par des non-dits et des secrets problématiques. Ellie, elle, s'affirme en tant qu'adolescente, se rapprochant de sa meilleure amie Dina (Isabela Merced)... sans savoir qu'Abby (Kaitlyn Dever), fille d'un médecin Firefly tué par Joel, est sur la piste de ce dernier, bien décidée à se venger.

Après une saison 1 en demi-teinte, ou du moins qui m'avait laissé assez mitigé et dubitatif, voici la nouvelle fournée d'épisodes de la série, toujours chapeautés par Neil Druckmann et Craig Mazin. Cette fois-ci, seulement 7 épisodes au programme (ce qui, on va le voir, est un problème), et une adaptation partielle du second jeu The Last of Us, un jeu auquel, une fois encore, je n'ai pas joué, et donc pour lequel je n'ai aucun attachement émotionnel particulier (cela dit, j'étais au courant du sort de Joel, et des thématiques principales de cette partie du récit - la vengeance, le cercle vicieux de la violence, la communauté, etc).

Très honnêtement, une fois de plus, ça m'a laissé de marbre, probablement encore plus qu'en saison 1. Ce qui s'explique facilement, en réalité, puisque d'un focus sur le duo Joel/Ellie, assez attachant, le programme bascule cette saison sur un autre duo, Ellie/Dina, une romance adolescente qui a un impact direct sur la caractérisation des personnages.

Parce que l'un des problèmes de cette saison 2, c'est Ellie. Pas au niveau de Bella Ramsey, qui reste une actrice convaincante (quoiqu'en disent bon nombre de boulets en ligne, qui la détestent viscéralement pour son physique), mais de la manière dont elle est écrite.

Un peu comme Harry Potter dans un certain roman de la saga, Ellie fait ici sa crise d'adolescence tardive : elle a 19 ans, elle se croit adulte et invulnérable, elle pense tout savoir, elle ne respecte personne, elle est en colère, elle en veut à Joel de ses mensonges, elle est immature et égocentrique, elle fonce sans réfléchir pour tenter de retrouver Abby et de l'éliminer, quitte à faire preuve d'ultraviolence et de torture pour parvenir à ses fins, avant d'affirmer bien fort qu'elle n'est pas cruelle comme ceux qu'elle tue.

En saison 2, Ellie est ainsi mécontente et bourrée de contradictions, mais tout cet aspect angsty, dark et gritty se trouve confronté, en parallèle, à sa romance avec Dina, une romance très adolescente, et à une écriture qui ne parvient pas à décider si Ellie a été élevée et formée pour être une survivante dans un monde en perpétuel danger, ou si c'est une ado basique, incompétente et impulsive qui fait des erreurs d'ado basique, incompétente et impulsive et oublie totalement tout son entraînement parce qu'elle est amoureuse.

Bref, Ellie est fréquemment agaçante et antipathique (en partie délibérément, en partie non) durant cette saison... ce qui rend le tout assez compliqué, puisqu'elle devient, par défaut, le personnage principal du show. D'autant qu'en parallèle, elle et Dina bénéficient d'une plot armor évidente pendant ces 7 épisodes, ce qui n'aide pas à se passionner pour leur sort.

À côté, les scénaristes tentent d'élargir le monde de TLOF, mais ne convainquent pas vraiment : en envoyant Ellie et Dina à Seattle, un champ de bataille où s'affrontent deux factions (le WLF d'Abby, organisation paramilitaire générique, et les Serafites, religieux extrémistes assez caricaturaux), la production restreint un peu le champ des possibles, préférant insister sur le côté relationnel du programme que sur la pandémie d'infectés, un peu mise de côté : certes, on nous montre d'autres types d'infectés, on nous explique qu'ils deviennent intelligents, qu'ils peuvent se propager via des spores, mais finalement, hormis le siège spectaculaire de Fort Jackson, tôt dans la saison, les infectés finissent par passer en arrière-plan, éclipsés par les différentes factions humaines et par Ellie/Dina.

Il n'est donc guère surprenant que le meilleur épisode de la saison soit, en fin de compte, un épisode totalement en flashbacks, qui revient sur l'évolution de la relation Ellie/Joel pendant l'ellipse de cinq ans entre les deux saisons : c'est touchant, c'est mélancolique, c'est très réussi.

Dommage que juste derrière, la saison touche immédiatement à sa fin, avec un final assez bancal, tout un passage inutile en bateau et chez les Serafites, une mort téléphonée au possible (lorsqu'un personnage secondaire est soudain mis en avant plus que d'habitude au travers de dialogues intenses et émotionnels, c'est qu'il ne va passer l'épisode), une césarienne assez forcée (l'une des sbires d'Abby, enceinte, est frôlée par une balle perdue qui entaille sa gorge sur cinq-dix centimètres... et immédiatement, trois secondes après, elle demande à Ellie de lui ouvrir le ventre au couteau pour sortir le bébé avant qu'elle ne soit vidée de son sang - WTF), des personnages qui se téléportent çà et là, et de manière globale, une fin de saison qui ne résoud rien et qui paraît plus que précipitée.

Tout ça pour permettre une saison 3 retraçant le parcours d'Abby (comme dans le jeu, qui changeait de point de vue à mi-parcours pour mettre le joueur dans la peau de celle-ci) : pas sûr que ça fonctionne vraiment de la même manière dans cette version tv, compte tenu des impératifs et délais de production, de la lassitude du public qui déjà commence à se détourner de la série, et du simple fait que pour l'instant, il est nettement plus facile de se ranger du côté d'Abby que d'Ellie.

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