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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

aventure

Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (2026)

Publié le 27 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, USA, Review, Jeunesse

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (Tales of '85 - 2026) :

En plein hiver 1985, à Hawkins, la bande de Mike, Dustin et les autres doit se mesurer à une nouvelle menace : des créatures végétales sorties de l'Upside Down s'attaquent aux habitants de la ville, et mutent, devenant toujours plus dangereuses et meurtrières. Pour les aider, Nikki, une nouvelle élève débrouillarde et rebelle, fille de la professeure de sciences remplaçante...

L'équivalent de Jurassic World : Camp Cretaceous/Chaos Theory pour la franchise Stranger Things, Tales of '85 se veut une série d'aventures secondaires produite pour Netflix, à destination de la jeunesse, et se plaçant, chronologiquement, entre la saison 2 et la saison 3 de la série originale.

Au programme, une aventure parallèle dérivée du combat des jeunes de Hawkins contre les créatures de l'Upside Down, avec ici des monstroplantes qui mutent et s'adaptent progressivement à leur nouvel environnement, et un nouveau membre de la bande en la personne de Nikki, une jeune punkette rebelle visuellement codée butch, et qui colle au mandat "plus de personnages féminins doués en science" des plateformes de streaming d'il y a quelques années", et qui repartira clairement de son côté à la fin de la série, histoire de ne pas impacter la continuité de la série-mère.

On se retrouve donc avec une série animée visuellement plutôt réussie (la patte graphique est intéressante, les personnages identifiables et sympathiques, les fumées, flammes et liquides apparemment animées en imitation 2d ajoutent du style) mais qui, in fine, ne parvient jamais vraiment à se défaire de son statut de quête secondaire pour la bande de Stranger Things, aux enjeux contenus et limités, et sans réel impact.

Chroniques de 1985 propose donc 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, qui ne sont pas doublés par les acteurs originaux (ce qui n'est pas bien grave au final) et qui se destinent tellement à la jeunesse que le récit est simplifié au possible, les rebondissements sont assez évidents, et le happy end est sans surprise.

Ça reste néanmoins une extension agréable de l'univers Stranger Things (ici en mode hivernal et dans les tempêtes de neige, ce qui apporte un peu de dépaysement), avec des épisodes divertissants (les citrouilles), des personnages attachants, mais une Eleven qui m'a semblé un peu trop surpuissante pour le bien du programme. 

Rien d'exceptionnel, rien de désastreux, et ça arrive un peu après la bataille, mais ça se regarde.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things, saison 5 (2025)

Publié le 20 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Science Fiction, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, Jeunesse, Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Thriller, Comédie

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Stranger Things, saison 5 (2025) :

Malgré sa défaite, la menace Vecna est toujours présente, et face aux actions du Dr Kay (Linda Hamilton), qui a établi un laboratoire de recherche militaire dans l'Upside Down et traque Eleven (Millie Bobby Brown), les habitants d'Hawkins se mobilisent, faisant des sorties dans l'Upside Down pour tenter de retrouver Vecna et de l'éliminer pour de bon...

Ce qui est amusant, quand on est totalement déconnecté des tendances et des réseaux sociaux comme je peux l'être à certaines périodes de l'année, c'est qu'on parvient à se détacher totalement des bad buzzs et autres réactions épidermiques autour de telle ou telle œuvre ou personne.

Ce qui permet d'avoir énormément de recul, comme par exemple avec cette ultime saison de Stranger Things, descendue en flammes par le Web et par les critiques comme si c'était la pire production de tous les temps.

Alors qu'en réalité, c'est une fin de série assez appropriée, à l'image de la série dans son ensemble, bien que très imparfaite et handicapée par un format comme toujours très inutile (trois fournées pour un total de 8 épisodes, à la durée oscillant entre une et deux heures). De quoi, en théorie, donner largement le temps aux frères Duffer et à leurs collègues de boucler toutes les intrigues, de développer tout ce qui doit être développé, et d'éviter de bâcler leur conclusion par manque de temps.

En théorie.

Dans les faits, cette saison de Stranger Things laisse beaucoup d'espace à deux personnages, qui deviennent essentiels et éclipsent un peu les autres : Holly (Nell Fisher), la jeune sœur Wheeler, enlevée par Vecna et qui devient un élément essentiel du retour de Max (Sadie Sink) dans le monde réel ; et Will Byers (Noah Schnapp), qui exploite son lien mental avec Vecna, s'assume (il a droit à un moment coming out plutôt réussi) et qui développe, au fur et à mesure de la saison, des dons psychiques dignes d'Eleven.

Et c'est tant mieux, à vrai dire, car Schnapp s'avère un acteur des plus solides, meilleur que certains de ses compères, notamment Millie Bobby Brown (pas aidée par un personnage en rébellion, qui passe son temps à antagoniser Hopper, et qui sous-joue la plupart de ses scènes).

C'est d'ailleurs probablement l'un des points négatifs récurrents de la saison : tout ce qui tourne autour d'Eleven est assez creux, répétitif (elle veut se battre, Hopper refuse, elle lui désobéit, elle réalise à nouveau qu'elle met tout le monde en danger, elle part...) et pas aidé par le retour de Kali (Linnea Berthelsen), la punkette de la saison 2, qui n'est vraiment là que pour permettre à Eleven de disparaître en fin de saison.

Un personnage-fonction sous-développé vraiment pas nécessaire, comme pas mal d'éléments de la saison : plus le temps passe et plus la série souffre, sans surprises, de sa distribution toujours plus conséquente. Il y a trop de personnages secondaires, ils se retrouvent tous plus ou moins associés en sous-groupes ou binômes souvent aléatoires, ils sont rarement développés comme il le faudrait, et surtout, ils sont tous protégés par une plot armor qui fait qu'ils ne sont jamais vraiment en danger.

Résultat, on a droit à des scènes collectives où chaque personnage a une ou deux répliques, où les scénaristes répètent encore et encore les enjeux de la saison histoire de donner quelque chose à dire à tous les acteurs, et ça devient frustrant. D'autant que la série rajoute de nouveaux personnages à chaque saison, avec ici Holly, qui prend plus de place, mais aussi le Dr Kay (Linda Hamilton), en antagoniste creuse et générique, ou encore le petit Derek (Jake Connelly), bully bedonnant qui se trouve embarqué dans toute cette affaire.

Bref, trop de personnages, pas assez de développement, pour une saison qui joue la carte de l'origin story (on découvre les origines de Vecna et de ses pouvoirs, ainsi que tout ce qui en a découlé - Eleven, etc), qui surexpose un peu son bestiaire (les premiers épisodes sont bourrés de démogorgons, qui disparaissent totalement de la fin de saison), culmine par un rapprochement destructeur de deux mondes (les fans de Marvel seront familiers avec le concept), assez spectaculaire, et par près d'une heure d'épilogue pas forcément nécessaire.

Un épisode de conclusion assez frustrant, donc, un peu boursouflé, à l'image de la saison et de la série dans son intégralité, un peu balourd dans son écriture... mais qui parvient tout de même à sonner juste et à être sincère, çà et là, comme avec cette fin de partie de JDR, un passage de flambeau touchant à une nouvelle génération d'aventuriers.

Dans l'ensemble, Stranger Things aura tout de même souffert de son succès et de la carte blanche accordée par Netflix : le programme est devenu bigger, louder, et aussi dumber, privilégiant le spectaculaire à l'efficacité, et peinant parfois à gérer son budget (ce qui se voit clairement à l'écran, tant le produit fini est visuellement inégal). C'est dommage, mais pas forcément surprenant de la part d'un programme Netflix.

En tout cas, cette saison finale est loin d'être le désastre décrié par beaucoup, même si le fait que j'ai toujours trouvé la série inégale, même dans ses meilleures saisons, doit beaucoup m'aider à relativiser et à raison garder. 

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Les bilans de Lurdo - Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (2026)

Publié le 10 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Animation

La saison 1 d'Avatar, produite pour Netflix en 2024, était honorable : sans atteindre le niveau de l'adaptation de One Piece, cette version en prises de vue réelles de la série animée était tout à fait regardable. Un peu maladroite, globalement inégale à tous les niveaux (écriture, interprétation, effets spéciaux...) mais pleine de bonne volonté, la saison 1 incitait à l'indulgence, en attendant une saison 2 qui corrigerait au moins une partie de ces défauts.

Cette saison 2 est là, en 7 épisodes d'une petite heure... et c'est dans la droite lignée de la précédente.

Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (Avatar : The Last Airbender, season 2 - 2026) :

À la recherche d'un maître de la terre pour le former, Aang (Gordon Cormier) et ses compères (Kiawentiio, Ian Ousley, Miyako) arrivent à Ba Sing Se, la ville du Royaume de la Terre, et tentent d'avertir le Roi de l'attaque imminente des troupes de la Nation du Feu. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Azula (Elizabeth Yu) et ses sbires manigancent de leur côté pour infiltrer la ville, retrouver Zuko (Dallas Liu) et faire tomber la Nation de la Terre...

Il est d'ailleurs assez frustrant, pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune expérience réelle de la série d'animation, d'aborder cette saison 2 et de retrouver, une nouvelle fois, des défauts récurrents, sans savoir s'ils sont hérités du programme original, ou le résultat d'une adaptation très inégale.

Ainsi, cette saison s'articule autour de plusieurs axes au succès plus ou moins discutable : ici, l'apprentissage de Aang auprès de Toph, la petite earthbender cassante et moqueuse ; là, Katara qui joue les héroïnes déguisées à Ba Sing Se ; ailleurs, les manigances distinctes d'Azula et de Long Feng, éminence grise de Ba Sing Se ; sans oublier la rédemption de Zuko, qui renoue avec le bien au contact des habitants de la ville.

Le tout avec des thématiques de choix, de destin, de confiance, de solitude, de poids des responsabilités... et de crise d'adolescence à la Harry Potter 5. Parce que oui, plus la saison avance, et plus Aang devient irascible et colérique, avec une caractérisation de moins en moins nuancée, ce qui aboutit, vers la fin de la saison, à une grosse dispute entre tout le monde, dispute qui apparaît vraiment forcée et artificielle.

C'est assez symptomatique de l'écriture du show, en fait : pleine de sa bonne volonté, la série tente d'intégrer un maximum de personnages et d'intrigues secondaires de la série animée, sans avoir nécessairement le temps nécessaire à leur consacrer. Avatar saison 2 tente d'avoir le beurre et l'argent du beurre, mais dans les faits, cela se traduit par un programme qui manque de tissu connectif, qui donne fréquemment l'impression au spectateur novice d'avoir manqué une scène ou une sous-intrigue, qui se contente de mentionner tel ou tel élément ou de le passer en avance rapide et préfère envoyer ses personnages dans une quête secondaire pas très intéressante (mais populaire auprès des fans), plutôt que de se concentrer sur le cœur de son récit.

On peut par exemple citer le personnage de Jet, sans le moindre intérêt ici, la sous-quête de la bibliothèque, l'enlèvement (jamais motivé) d'Appa, ou encore une grosse partie de la rédemption de Suko, très clichée et rendue inutile par sa résolution (son heel turn final ne fonctionne pas du tout).

Et à force de survoler et de faire des choix d'adaptation improbables, la série affaiblit ses éléments centraux : difficile de prendre le sort d'Aang au sérieux quand ses répliques cassantes et ses atermoiements le rendent antipathiques, que le jeune acteur est toujours assez inégal, et que les décisions du personnage ne sont pas toujours suffisamment justifiées par le récit.

Bref, cette saison se veut plus sombre et sérieuse, mais son écriture reste naïve et simpliste (il arrive un point où les platitudes asiatiques pseudo-spirituelles ne suffisent plus), très "série d'animation pour enfants", et tous ses raccourcis et ses grosses ficelles en sappent l'impact recherché : le show s'éparpille parfois, les rebondissements sont tous télégraphiés, les moments dramatiques ou épiques manquent de poids, et narrativement, le tout ne fonctionne réellement qu'en fonction de l'attachement que l'on a pour les personnages et la franchise dans son ensemble.

Ça reste regardable, certains personnages restent intéressants (Iroh, en quête de pardon et de rédemption, mais aussi Azula, principalement parce que l'actrice s'amuse bien) mais cette saison plus statique m'a nettement moins convaincu que la première année. Et très honnêtement, je ne vois pas trop comment Netflix va bien pouvoir boucler son récit de manière satisfaisante en une ultime et dernière saison à venir...

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Critique éclair #297 - Disclosure Day (2026)

Publié le 8 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Critiques éclair, Aventure, Science Fiction, Review, USA, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Disclosure Day (2026) :

Présentatrice météo à Kansas City, Margaret (Emily Blunt) est saisie d'une crise inexplicable en direct à la télévision, crise qui lui fait soudain parler dans une langue inconnue. Rapidement, elle comprend alors qu'elle est désormais dotée de pouvoirs de télépathie, et qu'elle n'est pas seule dans cette siruation : elle est contactée par Hugo (Colman Domingo), qui tente d'organiser la fuite de Kellner (Josh O'Connor), informaticien en possession d'archives improbables sur l'existence d'une vie extraterrestre sur Terre...

Le Spielberg le plus récent, et un retour à l'ufologie pour le réalisateur, avec malheureusement un scénario de David Koepp, qui se montre de plus en plus inégal, surtout sur ce sujet (cf le Crâne de Crystal). Au programme, une structure alternée montrant le parcours parallèle de Margaret (une Emily Blunt un peu trop botoxée/collagénée, mais toujours efficace), poursuivie par les autorités, et celui de Kellner (Josh O'Connor, pas très marquant), qui tente de fuir avec ce qu'il a volé.

Le tout pour un thriller qui fait un peu daté, très années 90 et X-files, en fait, un peu longuet pour ce que ça raconte, et paradoxalement un peu mou dans certaines péripéties, alors que le film n'est qu'une grosse course-poursuite. Tout aussi daté, le moment de la révélation internationale de l'existence des aliens : daté sur un plan technique (on sent le film embêté par l'absence de modernité de son écriture, et qui est obligé de rajouter des répliques à droite et à gauche pour tenter de contrer les nouvelles technologies comme le Web, l'IA, etc), et au niveau de ses conséquences et des réactions du grand public.

C'est un film de believer, et ça se sent : Spielberg semble persuadé que la diffusion de telles vidéos sur des chaînes d'info aurait un impact transcendental et immédiat, et que toutes les religions en seraient instantanément bouleversées (quand le personnage de l'ex-nonne t'explique que "nous avons tous été élevés dans la croyance d'un être suprême", blablabla, on sent que le film est très américain à ce niveau). Je suis probablement trop cynique pour adhérer à ce point de vue un peu naïf, pas aidé par le fait que tout ça a, in fine, déjà été traité ailleurs, et qu'en adhérant à ce point aux clichés de l'ufologie (avec des Petits Gris très clichés), le film peine à imposer son identité.

Après, ça reste du Spielberg, donc c'est bien filmé, et certaines séquences ont de l'idée (j'aime bien la notion de l'abduction alien filmée comme un conte de fées enneigé avec des animaux magiques), mais dans l'ensemble, ça reste très moyen, et thématiquement assez vieillot.

3/6

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Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 4 (2026)

Publié le 5 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, Télévision, USA

Après une saison 3 qui se concluait en happy end d'apparence définitive, et un Mighty Nein au format discutable, retour de l'équipe Vox Machina pour une saison 4 plus noire, avec un cliffhanger menant directement vers une saison 5 de conclusion. Toujours 12 épisodes d'une vingtaine de minutes, avec cette saison deux guests vocaux notables : Wayne Brady en wannabe aventurier comique, et Andy Serkis dans le rôle du grand méchant...

La légende de Vox Machina, saison 4 (The legend of Vox Machina, season 4 - 2026) : 

Ses membres profitant désormais chacun de leur statut de héros aux quatre coins d'Exandria, Vox Machina est contraint de se reformer lorsqu'une secte malveillante se manifeste, avec pour objectif de permettre au Murmurant (Andy Serkis), une entité autrefois bannie par les Dieux, de connaître son ascension et de revenir parmi les vivants...

Une saison intéressante dans sa construction et dans son déroulement, jusqu'à une conclusion qui, malheureusement pour moi, retombe dans les travers habituels du show. Mais je vais y revenir.

Au début de cette saison, les membres de Vox Machina sont éparpillés, profitant chacun de leur happy end respective : un an après la séparation du groupe, Percy et Vex vivent une vie de noblesse assez terne, le premier passant son temps à faire des expériences sur l'orbe trouvée dans les cryptes de la demeure familiale, et la seconde rêvant d'un peu d'action ; Keyleth et Vax, eux, poursuivent l'initiation de l'Ashari en voyageant autour du monde, cherchant par la même occasion un remède à l'infection qui se propage dans le corps de Vax ; et Pike et Grog s'ennuient, frustrés par la fin du groupe et le manque d'aventure, jusqu'à ce que Taryon Darrington (Wayne Brady) vienne les trouver pour leur proposer une mission..

C'est là le point de départ de la saison, et pendant plusieurs épisodes, le show fait le point sur Vox Machina, avant de lentement, mais sûrement, les confronter à une même menace : la secte qui vénère le Murmurant (aka Vecna dans le lore de D&D, mais pas là, pour des raisons de droits et de Stranger Things) et tente de le ramener dans notre monde.

Alors oui, il y a clairement là un abus de toutéliage, d'autant plus flagrant en fin de saison, quand le Murmurant se lance dans son grand monologue de méchant expliquant tout son plan, ainsi que la manière dont il a manipulé tout et tout le monde depuis le début pour arriver à ses fins : c'est maladroit, ce n'est pas très bien écrit et c'est gentiment capillotracté, mais bon...

Reste que la première moitié de saison, plus légère, reste sympathique, avec de petites chansons rigolotes, un épisode en mode Ocean's Eleven (avec illustration musicale et format qui vont avec) et un Taryon un peu saoûlant au début, mais qui finit par se montrer attachant.

Et puis, à mi-parcours, le show redevient un peu sérieux, quand la menace du Murmurant se précise : on a droit à de l'exposition, à de grosses ficelles mélodramatiques assez prévisibles (le robot, le grand-père, le père, etc) et à nouveau à du toutéliage entre Vox Machina et tous les événements importants de leur monde.

Ensuite, après un épisode d'horreur gothique dans les souterrains du manoir de Percy, et une parenthèse rigolote chez Scanlan (en mode Gros Elvis), la saison attaque sa dernière ligne droite, et là, c'est un festival de moments ultra-larmoyants et dramatiques, comme Vox Machina les adore : Vox Machina qui échafaude un plan assez médiocre, qui se solde par la mort de Grog ; Pike qui rejoue la partition d'Anakin Skywalker, se laisse ronger par la colère, séduire par les promesses de Palpatine du Murmurant de ramener Padmé Grog et les autres à la vie, et fait un heel turn (pas très convaincant) contre ses amis ; la mission de la dernière chance dans l'Upside Down la dimension de Vecna du Murmurant pour aller le tuer et sauver Pike ; énormément d'action spectaculaire ; le monologue final maladroit du Murmurant ; et une fin à la Empire Contre Attaque, tragique, sombre et douce-amère.

Le problème, à mes yeux, étant que formellement, l'écriture n'est pas forcément au niveau : les influences sont évidentes, le trait est assez forcé (Pike devient progressivement de plus en plus agaçante et impulsive, alors qu'une plume plus subtile aurait probablement réussi à rendre son revirement plus "sympathique"), et ça donne lieu à pas mal de remplissage, qui rallonge inutilement la sauce. Et puis je ne m'en suis jamais caché : j'ai toujours eu du mal avec le côté mélodramatique de Vox Machina, qui m'a souvent semblé forcé (ou, au minimum, mal dosé).

Après, la saison semble mieux structurée, et est assez agréable à visionner.  Se pose cependant toujours la question du "qu'est-ce qui est hérité de la campagne de JDR originale de 2017, et qu'est-ce qui est inédit ?". Une question à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse, mais qui explique probablement beaucoup de choses quant aux scories narratives du tout.

Restera à voir comment la série se concluera dans un avenir proche, avec la saison 5, qui devrait amener à la fin de la première campagne du groupe...

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Critique éclair #296 - Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 (2025)

Publié le 3 Septembre 2026 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, France, Review, Fantastique, Comédie, Histoire, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 (2025) :

Alors que Lancelot (Thomas Cousseau) a été vaincu, et qu'il tente de maîtriser la magie noire et de se remettre de cette défaite, Arthur (Alexandre Astier), lui, végète dans sa chambre en Carmélide, démoralisé. Et même si la Table Ronde est reformée, il refuse de prendre part à cette mascarade, songeant même à se débarrasser d'Excalibur...

Je ne sais pas trop quoi penser de cette première partie du deuxième volet des films Kaamelott, après un premier métrage très inégal, au rythme, au format et à la narration un peu bancals.

Principalement parce que cette suite est dans la droite lignée, proposant une suite de vignettes, à nouveau, qui ressemblent à des épisodes courts de Kaamelott mis bout à bout, et vaguement liés par la notion de reformation de la Table Ronde, et des nouvelles quêtes de chacun.

Ici, Merlin et ses homologues vont explorer les souterrains des ruines de Kaamelott pour y découvrir un laboratoire de nécromancie ; ailleurs, les jeunes chevaliers partent pour le grand nord à la recherche d'un dragon ; d'autres décident d'aller achever Lancelot ; Arthur envoie des mercenaires en Orcanie ; Karadoc et quelques autres partent en Méditerranée suivre une prémonition de la Dame du Lac, etc.

Ça s'éparpille un peu, notamment à partir de la moitié du film (quand tout le monde part de son côté à l'aventure), il y a quelques belles images, mais il faut bien reconnaître que niveau structure, le film peine un peu à conserver son énergie, notamment dans la dernière ligne droite qui, après l'apparition d'un démon, retombe et se conclut faiblardement.

Ce n'est pas forcément plus mauvais ou meilleur que le précédent, et je reste persuadé que le découpage initial en longs-métrages n'aura vraiment pas été bénéfique aux films, mais bon. on verra la suite.

3/6 

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Critique éclair #295 - Croquette, le chat merveilleux (2024)

Publié le 1 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, UK, Review, Canada, France, USA, Fantastique

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Croquette, le chat merveilleux (Ten Lives - 2024) :

Croquette (Mo Gilligan), chat doté d'un caractère aussi conséquent que son appétit, n'apprécie guère le retour de Larry (Dylan Llewellyn), scientifique excentrique, dans la vie de sa maîtresse Rose (Simone Ashley), elle aussi chercheuse spécialisée dans la survie des abeilles. D'autant que Rose et Larry travaillent pour le sinistre Richard Craven (Bill Nighy), qui manigance quelque chose dans l'ombre. Mais lorsqu'un mauvais tour de Croquette sur Larry coûte sa 9e vie au félin, le voilà envoyé dans l'au-delà des chats pour y être jugé... et renvoyé sur Terre dans la peau d'autant d'animaux différents qu'il a de vies, pour tenter d'aider Rose.

Coproduction animée internationale à budget limité, ce Ten Lives (au titre vf calamiteux), réalisé par un ancien de chez Disney, Sony, Blue Sky et Dreamworks, assume clairement sa nature de production mid-tier, ne tentant jamais de prétendre être un gros film d'animation à la Pixar, mais simplement un film mignon, qui a bon fond, et parcouru d'un humour anglais assez bien répercuté par le doublage original.

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais ça fonctionne pour ce que c'est, et c'est même plutôt agréable pour qui aime les animaux.

3.5/6 

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Critique éclair #293 - Dora : À la recherche du Sol Dorado (2025)

Publié le 25 Août 2026 par Lurdo dans Aventure, Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Nickelodeon, Review, USA, Television

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Dora : À la recherche du Sol Dorado (Dora and the Search for Sol Dorado - 2025) :

Après avoir passé toute son enfance à rechercher le mythique Sol Dorado, Dora l'exploratrice (Samantha Lorraine) se résoud à travailler avec son cousin Diego (Jacob Rodriguez) dans le parc d'attraction Jungle World, dirigé par la mythique aventurière Camilla the Crusader (Daniella Pineda). Mais rapidement, elle découvre que Camilla cherche aussi Sol Dorado, afin de redonner de l'éclat à sa carrière, et qu'elle utilie le parc comme une façade pour y faire des fouilles illégales. S'engage alors une course au trésor entre Camilla et ses mercenaires, et Dora, accompagnée de Diego, de leur amie Naiya (Mariana Garzón Toro) et du petit frère de celle-ci, Sonny (Acston Luca Porto)...

Nouvelle adaptation du personnage de Dora l'exploratrice, après le film de 2019 (assez sympathique), et un budget revu à la baisse, coproduction Nickelodeon et Paramount + oblige : dans les faits, cela se traduit par quelques effets numériques un peu cheaps, et quelques décors un peu factices (l'éclairage, dans les temples incas, est un peu trop artificiel), mais rien de bien méchant, et à nouveau, ce métrage s'avère une surprise assez agréable à suivre.

Samantha Lorraine compose une Dora toujours ultra positive et enthousiaste, le reste de la bande est sympatoche, Daniella Pineda évoque une Sydney Fox aventurière qui aurait mal tourné, et l'ensemble du métrage adopte un rythme efficace qui permet de ne pas s'ennuyer, enchaînant les découvertes et explorations de temples façon Indiana Jones, sans jamais trop se prendre au sérieux.

Le métrage fini assume sa nature d'adaptation, les nombreuses influences qui en font un film d'aventures, la Colombie apporte une toile de fonds convaincante, bref, une bonne surprise dans le genre, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre.

4.25/6 (j'ai peut-être même préféré au premier opus) 

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Critique éclair #292 - Marsupilami (2026)

Publié le 20 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Aventure, Critiques éclair, Review, France, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Marsupilami (2026) :

Contraint par son patron véreux, Malone (Jean Reno), de ramener en secret un mystérieux colis d'Amérique du Sud, David (Philippe Lacheau) embarque à bord d'un paquebot avec son ex-femme (Élodie Fontan), leur fils Léo (Corentin Guillot) et son collègue Stéphane (Julien Arruti), un peu stupide, ainsi que Ricky Salsa (Tarek Boudali), un chanteur ringard, et Pablito (Djamel Debbouze), passager clandestin traquant le colis. Mais en route, le colis s'ouvre et un bébé Marsupilami en sort... et pour ne rien arranger, les mercenaires de Malone et les douanes s'en mêlent.

Un reste de la Quinzaine Française de juillet dernier, ce Marsupilami signé Philippe Lacheau se trouve le postérieur entre plusieurs chaises, à la fois une nouvelle adaptation du personnage, une suite du film de Chabat, une comédie familiale avec un Marsu mimi tout plein (clairement pensé comme Grogu, mi-animatronique, mi-numérique), et une comédie façon Bande à Fifi, avec tous les habitués du groupe insérés de force dans le récit, des références qui ne parleront qu'à une certaine tranche démographique (Dragon Ball Z, ET, Le Grand Bleu) et de l'humour pas forcément tout public (soit au niveau de la violence cartoonesque envers les enfants et les animaux, soit au niveau des vannes en dessous de la ceinture, comme le Marsu qui a la queue toute dure après avoir pris une pilule bleue, ou la selle du vélo qui s'envole en plein saut, etc).

Donc le produit fini semble constamment tenter un numéro d'équilibriste périlleux, passant de la lourdeur aux bons sentiments familiaux puis à l'humour absurde avant de revenir au lourd en passant par la case référence cinématographique... et honnêtement, le métrage se casse autant la gueule qu'il parvient à éviter le plantage.

Bilan mitigé, donc, même si je m'attendais à quelque chose de plus formaté et calibré. Ça aurait pu être bien pire.

3/6 

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Critique éclair #290 - Vaiana, la légende du bout du monde (2026)

Publié le 13 Août 2026 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Disney, Fantastique, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Vaiana, la légende du bout du monde (Moana - 2026) :

Seule fille du chef de son village polynésien, Moana (Catherine Laga'aia) est l'héritière d'une longue lignée d'explorateurs et de navigateurs. Mais depuis que le demi-dieu Maui (Dwayne Johnson) a volé le cœur de la déesse Te Fiti, les ténèbres menacent l'océan, et obligent Moana à prendre la mer, à la recherche de Maui, et du cœur de Te Fiti...

Je m'attendais très honnêtement à pire, dans le genre remake en prises de vue réelles d'un succès Disney. Là, l'objet du remake est Moana, un film vieux d'à peine dix ans, et que j'avais apprécié (tout en étant semi-réticent aux chansons de Lin Manuel)... autant dire que je partais avec de sérieux à-prioris dubitatifs, notamment en ce qui concernait The Rock, sa perruque et son costume de muscles en caoutchouc (je suppose que c'était pour lui éviter de devoir passer des heures dans la chaise de maquillage pour lui effacer ses tatouages/lui appliquer ceux de Maui).

Et puis finalement, ça passe. Principalement parce que c'est une photocopie de l'original, ce qui a ses avantages (tous les points positifs du film original sont tels quels) que ses inconvénients (ce remake est vraiment tout sauf indispensable tant il n'apporte rien au récit).

Moana ? La jeune actrice s'en sort très bien, malgré quelques répliques un peu raides, et ce qui ressemble à un peu d'auto-tuning çà et là. The Rock ? Ses muscles artificiels se font rapidement oublier, la perruque nettement moins, et elle est d'autant plus incompréhensible que dans plusieurs scènes, lorsque Maui a les cheveux mouillés ou attachés, cela fait immédiatement plus naturel et crédible. Le film en lui-même ? Un peu trop de colorimétrie numérique, d'utilisation inutile du Volume avec éclairages artificiels, pas assez de décors naturels. Le reste ? Fidèle à son modèle. En moins énergique et en plus statique, absence d'animation oblige (même si, techniquement, une grosse partie de ce Moana est en effets spéciaux numériques).

Pas le désastre annoncé par le Web et les critiques trop ravis de se payer un Disney, pas non plus un bon film en soi, mais un produit forcément totalement inutile. *haussement d'épaules*

3/6 

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