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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

policier

Critique éclair #289 - Enola Holmes 3 (2026)

Publié le 11 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Thriller, Policier, Netflix, Jeunesse, Review, USA, UK

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Enola Holmes 3 (2026) :

Alors qu'elle est sur le point d'épouser Tewkesbury (Louis Partridge) à Malte, Enola (Millie Bobby Brown) s'aperçoit que son frère Sherlock (Henry Cavill) a été enlevé. Puis c'est le tour de sa belle-mère : avec l'aide de sa mère (Helena Bonham Carter), du Dr Watson (Himesh Patel), d'un révolutionnaire local (Joe Azzopardi) et de son fiancé, la jeune femme mène alors l'enquête... et va se retrouver confrontée à un(e) ennemi(e) de longue date.

Troisième volet de la saga des Enola Holmes de Netflix, après un premier volet somme toute agréable bien qu'un peu léger et fanficcy, et un deuxième bien plus balourd, avec une Moriarty militante opprimée par une société victorienne raciste et sexiste...

Ici, on se trouve un peu au carrefour des deux approches, avec toujours une mise en scène et un montage ludiques, un rythme assez soutenu, une Millie Bobby Brown qui est nettement plus motivée que dans Stranger Things, une Helena Bonham Carter qui s'amuse, des décors maltais agréables, de l'aventure, mais aussi tout un propos sur la colonisation par l'Empire Britannique, un Louis Partridge toujours aussi falot, un Cavill qui fait globalement de la figuration, une Moriarty qui cabotine toujours autant, et surtout plein d'éléments un peu sous-développés, dont notamment toute la résolution de l'intrigue, assez facile et simpliste.

Globalement, cependant, avec sa durée limitée, ce troisième épisode se regarde tranquillement, même si un certain nombre d'éléments tombent à plat. Rien de très mémorable, malheureusement, mais ça fait ce pour quoi une production de plateforme de streaming est conçue : ça occupe pendant 90 minutes.

3.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Spider-Noir, saison 1 (2026)

Publié le 31 Juillet 2026 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, Action, Marvel, Sony, Critiques éclair, Comédie, Policier, Fantastique, Science Fiction, Amazon

Adaptation libre du personnage de Ben Reilly/Spider-Man Noir, notamment apparu dans les Spider-verse du studio, cette série Sony/Marvel est la première déclinaison du nouvel univers Spider-Man tel que Sony l'entend, une déclinaison en 8 épisodes de 50 minutes, produits à la fois en noir et blanc et en version colorisée, et diffusés sur Amazon Prime.

Spider-Noir, saison 1 (2026) :

Dans les années 30, bien après la mort de sa compagne et après qu'il ait raccroché le costume de l'Araignée, Ben Reilly (Nicolas Cage), détective privé, tombe sous le charme de Cat Hardy (Li Jun Li), sur laquelle il doit enquêter. Rapidement, il découvre qu'elle est impliquée dans les affaires de Silvermane (Brendan Gleeson), un boss de la pègre new-yorkaise, et qu'elle est indirectement liée à plusieurs criminels doués de pouvoirs surhumains, qu'ils ont obtenus dans les mêmes conditions que les capacités de Ben...

Une série qui a reçu un accueil très enthousiaste de la part de la presse et des spectateurs, et j'aurais aimé pouvoir dire que le produit fini m'a tout autant enthousiasmé... mais je dois bien avouer que le tout m'a paru relativement inégal.

Sur le fond, c'est une relecture What If de Spider-man et de ses antagonistes (Tombstone, Sandman, Megawatt, Black Cat...), avec un Ben Reilly ancien soldat durant la Première guerre mondiale (bizarrement, à l'écran, ça fait plus Seconde guerre mondiale, mais bon), qui a libéré des soldats (dont faisaient partie tous les méchants du show) victimes d'expériences scientifiques allemandes, et qui a été mordu par un homme-araignée mutant. 

Outre cette origin story, on a donc le privé désabusé qui cache un secret et qui est toujours meurtri par la mort de sa femme, la femme fatale qui le séduit et le trahit, la pègre (Gleeson semble s'amuser), un intrépide journaliste (Lamorne Morris), une secrétaire effrontée (Karen Rodriguez), etc, le tout pour une série lorgnant délibérément plus sur le pastiche de film noir que sur des aventures superhéroïques.

Une volonté assumée d'Oren Uziel, le showrunner (scénariste de 22 Jump Street, The Cloverfield Paradox, Freaks of Nature et The Lost City), qui cependant ne parvient pas totalement à retranscrire ces intentions à l'écran. La faute à un budget limité (certaines scènes puent le fond vert mal finalisé), à un style visuel qui ne fonctionne qu'à moitié (les cadrages, les éclairages, etc, sont parfois vraiment trop forcés et excentriques pour paraître naturel ou servir d'hommage), à un générique plus proche de Bond que d'un film noir, et à une interprétation inégale (Cage cabotine énormément, ce qui va un temps, et un personnage comme Megawatt est tout simplement horripilant, jamais vraiment convaincant).

Mais passe encore : généralement, le spectateur sait à quoi s'attendre lorsqu'il regarde un film ou une série avec Cage, donc son surjeu, ses excentricités (occasionnellement, il se crispe dans des positions improbables, parce qu'"il est une araignée"), ses imitations... ça peut encore aller.

Le vrai souci de la série est le dosage de tous ses ingrédients : malgré tous les efforts de la production, on ne croit jamais vraiment à la romance de Ben et de Cat, on ne croit jamais vraiment au traumatisme de ce dernier, on ne croit pas vraiment au noir et blanc ou à la colorisation, on ne croit pas vraiment au contraste entre Cage raide et son cascadeur fluide et dynamique en Araignée, bref, il se dégage constamment un sentiment d'artificialité du programme.

Le rythme est parfois trop lent et le budget trop limité pour le bien de la série, et même si l'on parvient ponctuellement à mettre ces éléments parasites de côté, on est rapidement ramené à la réalité par le jeu de Cage, qui au fil de la saison devient de plus en plus caricatural...

Après, ça se regarde, mais très honnêtement, on aurait pu raccourcir le tout à une durée de 90 minutes, et ça aurait été tout aussi pertinent et intéressant, tout en étant plus dynamique. Alors je sais que les critiques ont vraiment apprécié, mais bon... sans détester, je n'ai tout simplement pas totalement adhéré à la proposition, trop approximative à mon goût.

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Critique éclair #279 - QUINZAINE FRANÇAISE - Natacha (presque) hôtesse de l'air (2025)

Publié le 12 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Aventure, France, Review, Policier

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##    

Natacha (presque) hôtesse de l'air (2025) :

Dans les années 60, prête à tout pour devenir hôtesse de l'air, Natacha (Camille Lou) se retrouve embarquée malgré elle dans une sombre histoire de vol de tableau lorsque la Joconde est dérobée devant ses yeux sur le tarmac. Avec Walter (Vincent Dedienne), steward un peu idiot, la voilà traquée à travers l'Europe par les autorités, notamment lancées à ses trousses par André Molrat (Didier Bourdon), ministre français de la Culture ayant mis en scène le vol du tableau pour pouvoir ensuite tirer toute la gloire de sa restitution...

Adaption libre de la bande dessinée francobelge (pas très mémorable) Natacha par la créatrice de Connasse, ce Natacha (presque) hôtesse de l'air opte pour un ton semi-parodique, à mi-chemin entre OSS 117 (la mise en avant du sexisme ambiant, la reconstitution historique générale) et du Chabat (anachronismes, moments méta - Natacha se dispute avec la voix off de Luchini - et autres références, comme le conspirationniste "BFM"). Le tout porté par une bande originale du toujours très efficace Erwann Chandon, et par l'interprétation dynamique de Camille Lou.

Et ça fonctionne mieux que prévu, même si le film accuse un certain coup de mou à mi-parcours. C'est enjoué, tout le monde s'amuse (notamment Elsa Zylberstein et Isabelle Adjani), et le tout s'avère plutôt divertissant, à défaut d'être toujours suffisamment rythmé ou nerveux pour fonctionner jusqu'au bout.

3.25/6 

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Critique éclair #238 - Zootopie 2 (2025)

Publié le 26 Février 2026 par Lurdo dans Animation, Action, Thriller, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Aventure, Comédie, Policier, Jeunesse, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Zootopie 2 (2025) :

Désormais coéquipiers, Nick (Jason Bateman) et Judy (Ginnifer Goodwin) sont en alerte lorsqu'un serpent (Ke Huy Quan), espèce bannie de Zootopie, ressurgit à l'approche de l'anniversaire de la ville, et tente de dérober un livre historique. Mais rapidement, les deux policiers découvrent une conspiration ourdie par la famille Lynxley, dont les membres félins descendent directement du fondateur de la cité...

Je suis bien embêté par ce Zootopie 2 : j'ai revu récemment le premier volet, et mon opinion n'a pas vraiment changé sur celui-ci, c'est une comédie policière sympathique, bien aboutie et réussie techniquement, à défaut d'être ultra-originale ou révolutionnaire.

Alors ça me fait un peu mal au cœur de constater que ce Zootopie 2, qui a explosé tous les records au box-office et a reçu un accueil critique et public dithyrambique... m'a laissé totalement indifférent, voire même m'a un peu ennuyé.

L'équipe créative est pourtant la même, certains doubleurs sont plus qu'efficaces (Warburton et Ke Huy Quan font mouche) et le propos sur les puissants qui écrasent les minorités pour prospérer fait toujours effet, mais je n'ai pas du tout accroché à cette histoire basique de méchants lynx qui ont fait disparaître les serpents de la carte, le tout sur fond de shipping très accru entre les deux personnages principaux (visiblement, les scénaristes/réalisateurs ont décidé de satisfaire les furries qui adorent le premier volet, à en juger par les sous-entendus et la direction globale de la relation Nick/Judy dans cette suite).

L'émotion forcée et les rebondissements m'ont semblé très mécaniques, les personnages alternent courses-poursuites et moments d'analyse psychologique sans que cela ne paraisse réellement naturel, bref, tout m'a semblé très artificiel, en pilotage automatique, au point qu'il m'a fallu plusieurs jours pour en venir à bout.

Étrange, et peut-être que le premier film se suffisait à lui-même.

2.5/6 

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Critique éclair #237 - Team Démolition (2026)

Publié le 24 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Action, Critiques éclair, Thriller, Review, USA, Policier, Amazon

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Team Démolition (The Wrecking Crew - 2026) :

Lorsque Jonny (Jason Momoa), policier rebelle, est attaqué chez lui, dans l'Oklahoma, par des yakuzas qui viennent de tuer son père à Hawaï, il décide de rentrer au pays pour tenter de comprendre le fin mot de cette histoire. Là, il retrouve son frère aîné James (Dave Bautista), ex-Navy Seals avec qui il ne s'entend guère, et bon gré mal gré, les deux hommes vont faire équipe pour semer le chaos sur l'île et mettre un terme aux agissements du malfaisant Marcus Robichaux (Claes Bang)...

Une production Amazon avec le réalisateur de Blue Beetle derrière la caméra, et le scénariste des séries See, Banshee et Warrior (ainsi que de The Adam Project) à l'écriture : sur le papier, rien de forcément exceptionnel, si ce n'est la promesse d'un métrage assez dynamique, à la distribution diverse, à l'action décomplexée mais efficace, et qui ne se prend pas trop au sérieux.

Et c'est exactement ce qu'on a avec ce Team Démolition (un titre français vraiment désastreux) : un buddy cop movie à l'ancienne, dans un cadre exotique, mené par un duo qui fonctionne plutôt bien, au sens de l'humour gentiment impertinent et rigolard, de l'action assez punchy... et tout de même des défauts inhérents au contenu pour plateforme de streaming. À savoir une durée abusive (plus de deux heures), des effets numériques très inégaux (oui, les scènes d'action sont globalement bien menées, mais les doublures numériques convainquent nettement moins et la colorimétrie numérique orange/bleu est parfois maladroite), et une intrigue globale cousue de fil blanc.

Cela dit, globalement, en comparaison de la majorité des sorties direct-to-streaming récentes, souvent médiocres, génériques et fauchées, ici, ça fonctionne beaucoup mieux, porté par une certaine décontraction et bonne humeur à tous les niveaux de la production, et par l'ambiance typiquement hawaïenne.

Une assez agréable surprise, donc, qui ne révolutionne rien, mais qui fait ce qu'on lui demande de faire.

3.75/6 

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Les bilans de Lurdo - Dexter : Resurrection, saison 1 (2025)

Publié le 23 Novembre 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Thriller, USA, Review, Dexter, Policier, Showtime, Critiques éclair, Drame

Honnêtement je ne m'y attendais pas : après de nombreuses saisons ratées, et une tentative de spin-off intéressante, mais aussitôt annulée par la chaîne, voilà (encore) une suite à la série-mère Dexter, à nouveau sous l'égide du showrunner d'origine... et malgré des défauts frustrants, c'est plutôt sympathique !

Dexter : Resurrection, saison 1 (2025) :

Alors qu'il surveille son fils Harrison (Jack Alcott), devenu groom dans un hôtel de New York, Dexter Morgan (Michael C. Hall) découvre que Leon Prater (Peter Dinklage), milliardaire philanthrope, est en réalité un fan de tueurs en série, qui organise régulièrement des réunions regroupant divers tueurs de la ville. Dexter voit alors là une occasion rêvée de rencontrer ses semblables et de les éliminer... sans se douter que Batista (David Zayas), à la retraite, est lui-même sur ses traces.

On avait laissé Dexter Morgan à l'agonie à la fin de Dexter New Blood puis entre deux eaux dans Dexter - Les Origines : le revoici revenu à la vie, mais transplanté à New York, où il surveille son fils Harrison de loin.

Et immédiatement, cela change beaucoup de choses. J'ai en effet toujours été persuadé qu'une grande partie du charme et de l'atmosphère si particulière de Dexter provenait de la ville de Miami, de son ambiance, de sa chaleur, de sa musique latino et cubaine, de la photographie si distincte de la serie, et du climat étouffant de la Floride.

Des éléments pour moi indissociables de l'univers Dexter, et que New Blood (qui avait tout transposé dans la neige et le grand Nord) avait totalement perdus (à contrario de Dexter Origins, grâce à sa structure en flashback). Là, pour cette "résurrection", on s'éloigne encore plus de l'ADN de la série dans sa première incarnation : adieu la Floride, place à New York ; adieu la musique latino et le score envoûtant de feu Daniel Licht, place à énormement de morceaux à la mode, de la musique urbaine, des gros titres qui ont du coûter cher, et qui n'ont pas un tiers de la personnalité des thèmes originaux (qui réapparaissent vaguement, cà et là, sous forme de bribes amputées et presque vaporeuses, quand Dexter tue).

Gros probleme d'atmosphère, donc, qui se combine paradoxalement à une volonté de faire ouvertement dans le fanservice, en multipliant les visions du passé (John Lithgow, Erik King, Jimmy Smits, Christian Camargo et bien sûr James Remar) et les caméos d'anciens (Batista, Masuka, Quinn), ainsi que dans le stunt casting, avec bon nombre d'acteurs connus dans de petits rôles de tueurs/victimes de Dexter (Eric Stonestreet, Krysten Ritter, David Dastmalchian, Neil Patrick Harris...) ou adjacents (Dinklage, Uma Thurman).

Malgré cela, pourtant, et d'autres problèmes dont je parlerai plus bas, progressivement, la mayonnaise prend.

Probablement parce que cette saison renoue avec l'essence même de Dexter : Dexter qui tue, conseillé par l'esprit de son père, et qui tente, en parallèle, de trouver sa place dans la société, et de déterminer s'il est un monstre du mauvais côté de la Loi et de la morale. Les problèmes de paternité de Dexter, sa relation compliquée avec Harrison, son amitié naissante avec Blessing (Ntare Guma Mbaho Mwine), la transmission éventuelle de son Dark Passenger à Harrison... rien de forcément neuf ou inédit pour la série, mais un traitement globalement efficace, qui sait ménager son suspense.

Et puis en face, il y a la tentation. La tentation de Prater, ses contacts, son argent ; la tentation de Krysten Ritter, une tueuse qui flirte avec Dexter ; la tentation de trouver une famille d'adoption auprès de tous ces tueurs en série qui connaissent les mêmes pulsions que Dex ; la tentation d'éliminer Batista, qui menace Dexter à chaque instant... encore une fois, rien de révolutionnaire, mais la saison gère bien ses menaces et ses résolutions, donc ça fonctionne.

Cependant, la série ne serait pas ce qu'elle est sans ses grosses ficelles narratives qui font que Dexter s'en sort toujours comme par magie : personnages secondaires brièvement stupides ; erreurs grossières de Dexter ; enquête de Claudette (Kadia Saraf), policière perspicace mais un peu autiste, qui piétine soudain au moment le plus opportun ; interruptions au moment crucial de certains dialogues ; la batterie du téléphone de Dex, dans le dernier épisode ; la filature risible de Batista, visible comme le nez au milieu du visage ; voire même toute la caractérisation de Batista, cette saison, qui est au mieux discutable, au pire honteuse.

Autant d'éléments forcés, qui ont toujours été présents dans Dexter, qui ne sont pas rédhibitoires, mais qui ne cessent de faire lever les yeux au ciel quand ils surviennent. 

Heureusement, cette saison, les éléments positifs dominent nettement les scories (même si je regrette le manque de générique et d'ambiance musicale, qui auraient pu clairement améliorer le tout). Resurrection est une sorte de retour aux origines, une remise à plat de Dexter qui efface les erreurs du passé, et reprend les bases de la série pour les exploiter au mieux... et faire évoluer son personnage principal, plus à l'aise dans ses baskets.

Reste à voir ce que donnera la saison 2, si tant est qu'elle n'est pas annulée de manière aléatoire dans six mois.

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Critique éclair #190 - Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (2025)

Publié le 18 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, NotZAZ, Action, Policier, Review, Romance, USA, ZAZ

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Y a-t-il un flic pour sauver le monde ? (The Naked Gunn - 2025) :

Après son intervention un peu trop musclée lors un braquage de banque, Frank Drebin Jr. (Liam Neeson), de la police de Los Angeles, est affecté aux accidents de circulation, et croise le chemin de la séduisante Miss Davenport (Pamela Anderson), dont le mari est récemment décédé dans des circonstances mystérieuses. Il ouvre alors une enquête sur Richard Cane (Danny Huston), un génie de la tech et des véhicules électriques...

Longtemps confié à Seth MacFarlane, ce reboot de la franchise Y a-t-il un flic... ? a fini entre les mains de l'un des membres de Lonely Island (le réalisateur de Tic et Tac, les Rangers du Risque), ce qui laissait augurer de quelque chose de plus absurde et décalé que ne l'aurait été la version MacFarlane.

Et effectivement, çà et là, Naked Gun '25 propose des idées amusantes, des gags rappelant l'humour ZAZ (voire même directement repris de l'époque), des séquences absurdes qui fonctionnent (le montage romantique qui vire en Jack Frost bis), des jeux de mots foireux, etc.

Malheureusement, en cours de route (aux deux tiers, environ), le film s'essouffle clairement, il y a un ventre mou et le nombre de gags à la minute ralentit progressivement, tout comme leur qualité (le gag sur le Tivo et Buffy tombe totalement à plat), qui se rapproche de plus en plus des films de Nielsen post-ZAZ, plus que des films originaux (déjà que la trilogie originale avait un coup de mou dans le troisième volet).

Cela dit, ce Naked Gun 2025 se regarde sans problème, notamment parce que Liam Neeson s'amuse vraiment beaucoup (Pam Anderson aussi, d'ailleurs) ; je ne partagerai pas l'enthousiasme critique débridé qui a entouré la sortie du film, par contre, et qui affirmait sans broncher que la cuvée 2025 est aussi bonne que le film original (ou sa suite) : en l'état, c'est sympatoche, sans plus, et ça tente tellement d'appliquer à la lettre la formule ZAZ que le film semble parfois gêné aux entournures.

3.75/6

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Critique éclair #189 - The Killer (2024)

Publié le 15 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Thriller, USA, France, Review, Peacock, Policier

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Killer (2024) :

Tueuse à gages, Zee (Nathalie Emmanuel) est involontairement responsable, lors d'une mission dans un night-club, de l'aveuglement d'une jeune chanteuse, Jenn (Diana Silvers). Sey (Omar Sy), policier parisien, enquête justement sur ce meurtre, et sur ses liens avec un trafic d'héroïne colossal que ses supérieurs veulent enterrer. Les chemins de la tueuse et du policier vont alors se croiser autour de Jenn, dans une alliance improbable...

Remake par John Woo de son film de 1989, après 35 ans de development hell, de nombreux changements de réalisateur, d'acteurs, de scénaristes, etc, pour aboutir à un métrage sorti exclusivement sur la plateforme Peacock aux USA, et qui ne convainc guère.

Je ne vais même pas comparer à l'original, dont je n'ai aucun souvenir depuis son unique visionnage il y a des décennies, mais ici, la mayonnaise ne prend pas, tant le film est à mi-chemin entre clichés assumés et DTV assez plat.

Déjà, en plaçant l'action à Paris, Woo recrute tous les acteurs francophones vaguement connus à l'international, mais pas trop chers : outre Omar Sy, qui fait de son mieux dans un rôle plein d'action, mais ne semble à l'aise que vers la fin du film (quand il peut utiliser sa carrure et sa taille pour balancer ses adversaires à droite et à gauche), on a Tcheky Karyo, Eric Cantona et Said Taghmaoui qui déboulent tous dans le métrage (ne manquait que Lambert Wilson).

Un métrage qui semble gêné aux entournures par le style habituel de Woo, du moins pendant sa première heure, jusqu'à ce que ses deux personnages principaux interagissent enfin : symbolique lourdingue désormais presque périmée, ralentis, colombes, illustration musicale datée et très particulière...

Niveau formel, on peut noter des dialogues pas très naturels, beaucoup de split-screens pour les flashbacks, des décors cheapouilles (le cimetière de pacotille dans lequel se déroule la première partie de l'affrontement final) et une Nathalie Emmanuel (qui remplace Lupita Nyong'o dans le rôle titre) un peu transparente, pas aidée par des personnages sous-développés à tous les niveaux.

Alors ça se regarde, et tout le monde semble investi dans le projet, mais c'est loin (très loin) d'être exceptionnel, et de justifier son existence.

2.5/6

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Critique éclair #185 - Deep Cover (2025)

Publié le 30 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Thriller, UK, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Deep Cover (2025) :

Kat (Bryce Dallas Howard), actrice peinant à trouver le succès, enseigne l'improvisation à Londres, jusqu'à ce qu'elle soit contactée par l'Inspecteur Billings (Sean Bean), de la Police londonienne, qui lui propose une mission : avec deux de ses élèves, se faire passer pour des acheteurs de cigarettes de contrebande, et tenter de prendre sur le fait les responsables d'une petite boutique locale. Kat choisit alors Marlon (Orlando Bloom), acteur aux méthodes immersives et Hugh (Nick Mohammed), un informaticien timide, pour l'accompagner, mais rapidement, le trio doit se faire passer pour des trafiquants de drogue, et est amené à travailler avec des criminels endurcis, à savoir Metcafle (Ian McShane) et ses sbires, Fly (Paddy Considine) et Shosh (Sonoya Mizuno)...

Comédie policière anglaise diffusée sur Amazon courant juin, Deep Cover est apparemment basée sur une idée originale de Colin Trevorrow (les Jurassic World)... et ça fonctionne, dans l'ensemble.

Ce concept de placer des comédiens d'improv' dans une situation dangereuse et improbable n'est pas forcément d'une originalité folle (les Trois Amigos ne sont pas loin), mais l'ambiance anglaise, le ton global du film (qui doit apparemment beaucoup à la plume de The Pin, duo comique anglais qui incarne ici les deux policiers incapables aux trousses du trio principal), et les acteurs qui semblent bien s'amuser (Orlando Bloom en mode actor's studio) font que le tout se regarde très facilement, et s'avère plutôt divertissant.

Ça ne révolutionne rien, mais pour une production de plateforme de streaming, c'est tout à fait honorable.

4/6 

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QUINZAINE FRANÇAISE - Les bilans de Lurdo - Cat's Eyes, saison 1 (2024)

Publié le 20 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Policier, France, Review, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Romance, Comédie, TF1, Amazon

J'avoue : à l'idée d'une adaptation française assez libre de Cat's Eye par TF1 et Amazon en huit épisodes d'une cinquantaine de minutes, je n'avais pas grand espoir. Un peu comme dans le cas de City Hunter, la France a une relation tellement particulière avec certaines séries d'animation que ça aurait pu facilement dégénérer et virer à la mauvaise parodie, surtout avec un budget limité. Mais à ma grande surprise, ce n'est pas sur ce plan-là que la série m'a laissé dubitatif...

Cat's Eyes, saison 1 : 

À Paris, le retour de Tam (Camille Lou), aventurière, amène ses deux sœurs Syl (Constance Labbé), spécialiste en art et Alexia (Claire Romain), adolescente turbulente et fan de parkour, à faire face à la vérité : leur père Michael, mort des années plus tôt dans l'incendie de sa galerie d'art, a été assassiné. Les sœurs Chamade décident alors de mener l'enquête, un enquête qui va les amener à s'improviser cambrioleuses et à visiter le tout-Paris, traquées par Quentin (MB14), l'ex de Tam et policier, et par des criminels violents...

Enfin, je dis que je suis rersté dubitatif, mais ça aurait pu être bien pire, et quand bien même le projet est plein de scories, ça reste honorable. D'ailleurs, ça m'a surpris, dans les premiers épisodes de ce qui est une origin story des Cat's Eyes (de leur équipe, de leur carte de visite, de leur bar, etc) : si je ne voyais alors que les défauts les plus évidents, l'alchimie des trois protagonistes, leurs échanges naturels, et la bonne volonté du tout ont rapidement réussi à m'intéresser.

Après, comme je le disais... c'est loin d'être parfait. Globalement, la série fait un peu Office du tourisme de Paris et des alentours : tour à tour, c'est la Tour Eiffel, le Louvre, Versailles, la Seine, Vaux le Vicomte, la Monnaie de Paris, etc, qui font l'objet de servent de cadre aux cambriolages, de quoi utiliser plein de plans travaillés de la Ville Lumière, des placements produits, etc.

Des cambriolages recourant souvent au gimmick du "on vous montre la réussite de la mission, et on repart ensuite en arrière pour vous expliquer comment elles ont fait", et mis en parallèle d'intrigues sentimentales plus ou moins probantes : Tam et son ex policier (et l'actuelle petite amie de celui-ci, une fliquette insupportable et jalouse), Syl et son mec barman (une relation pas très maîtrisée sur la durée, et qui, vers la fin, n'est là que pour amener les filles à ouvrir leur propre bar), et Alexia et sa copine parkoureuse (alors là, c'est assez désastreux, avec des scènes digne d'une série pour ados, notamment quand le père de sa copine découvre que sa fille est lesbienne).

Et puis il y a les méchants de la série : Gilbert Melki, Guillaume de Tonquédec en fauteuil roulant (qui a droit à une scène où il pête un plomb sur du Rita Mitsouko, qui m'a donné des frissons de honte pour la production tellement c'est WTF et cringe), et Élodie Fontan, peut être la moins bien lotie du lot.

Il faut dire qu'avec son personnage de tueuse pseudo-badass avec long imper en Skaï, flingue de Robocop, perruque approximative (de manière globale, les postiches et couleurs capillaires de la série sont très discutables), et attitude de maychante sarcastique et sadique, elle n'est pas aidée, une sorte de caricature ambulante jamais vraiment crédible, et dont la diction est parfois un peu trop récitative.

Le tout sans oublier Carole Bouquet, qui fait l'objet d'un twist de mi-saison qui ne surprendra absolument personne.

En fait, c'est bien simple : tant que la série reste en mouvement, avec des poursuites, des cambriolages, etc (quand bien même certains de ces éléments manquent un peu de rythme ou de vraisemblance), ça va, l'interprétation est assez naturelle et ça se regarde plutôt bien ; mais dès que l'on retombe dans le mélodrame pur et dur, ou la romance, tout le monde semble se raidir devant et derrière la caméra, la diction se faire plus scolaire et appliquée, l'incompétence de nombreux personnages refait surface, les personnages masculins n'ont aucune épaisseur et ça commence à coincer.

Ce qui ne dérangera clairement pas le public étranger, que la série vise clairement par son côté tourisme et action ; les Français, par contre, risquent de tiquer un peu plus.  

Ah, et j'ai failli oublier le côté musical, que j'ai à peine abordé plus haut : outre l'illustration musicale assez datée (Rita Mitsouko, Girls just wanna have fun, A-Ha, etc), on a droit à une relecture du thème du dessin animé, en deux versions principales différentes - une reprise modernisée (et un peu moins pêchue) qui illustre le générique de début et ses silhouettes en CGI raides  ; et une reprise "dramatique", ralentie et au piano, utilisée vers la fin de la saison. Pas forcément honteux, mais rien de transcendant non plus.

C'est un peu le bilan que je fais du programme : ce n'est pas un désastre, mais ce n'est pas génial non plus. Comme je le disais, ça aurait pu être bien pire, mais en l'état, c'est juste moyen, et probablement un peu trop ambitieux pour son propre bien.

Restera à voir ce que nous apportera la saison 2.

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