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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

les bilans de lurdo

Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Widow's Bay, saison 1 (2026)

Publié le 11 Octobre 2026 par Lurdo dans Apple, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Widow's Bay, saison 1 (2026) :

Sur la petite île de Widow's Bay, en Nouvelle-Angleterre, Tom Loftis (Matthew Rhys), le maire de la bourgade, se démène pour que sa communauté connaisse la prospérité, et devienne une attraction touristique digne de ses voisines plus célèbres. Seul problème : Widow's Bay est l'épicentre d'innombrables phénomènes paranormaux et menaçants, conséquences d'une malédiction qui frappe les lieux depuis l'époque coloniale. Avec sa fidèle assistante Patricia (Kate O'Flynn) et l'aide d'un marin bougon (Stephen Root), Loftis va alors tenter de percer à jour le mystère de cette malédiction ancestrale... quand bien même il n'y croit pas une seconde.

Une production Apple Tv en dix épisodes d'une trentaine de minutes, situés au croisement de Stephen King, de John Carpenter, et de Parks & Recreation (la showrunneuse était l'une des scénaristes de la sitcom de Daniels et Schur), pour un programme présenté comme une comédie horrifique, immédiatement encensée par la presse et les spectateurs, encore un de ces classiques instantanés du genre comme Apple Tv semble les attirer, multi-récompensée aux Emmys comme si c'était un chef d'œuvre télévisuel.

Alors qu'en réalité, si la série est ma foi fort sympathique et constitue un visionnage idéal en ces temps de citrouilles et de feuilles qui tombent, elle est aussi relativement inégale et assez déséquilibrée dans son mélange fantastique et comédie : la série est vendue comme une comédie horrifique, mais très honnêtement, on est plus dans du 30 % comédie, 70 % épouvante/horreur, quoi qu'en disent les ardents défenseurs du programme (qui t'expliquent que si tu n'as pas éclaté de rire à chaque scène, c'est que la série est trop subtile et intelligente pour toi).

Les premiers épisodes de la série posent ainsi les bases du show : des phénomènes sinistres qui se multiplient (une dame blanche, un hôtel hanté), une île qui se réveille, et des responsables municipaux pas très compétents (c'est là que l'on retrouve le côte Parks & Rec), en premier lieu desquels le Maire, couard, sceptique mais dévoué à sa municipalité.

Il faut cependant attendre le quatrième épisode, un quasi-épisode unitaire ressemblant fortement à un récit anthologique, pour percevoir le potentiel du programme : avec un épisode consacré à Patricia, l'assistance paumé et solitaire, embarquée dans l'organisation d'une soirée pour la communauté, Widow's Bay touche quelque chose d'intéressant, à défaut d'être particulièrement surprenant ou inédit.

Et puis, progressivement, après une parenthèse "le maire prend des champignons" pas très drôle, l'intrigue de fond se met en place et reprend le devant de la scène : la malédiction qui touche l'île, les raisons de cette malédiction, avec notamment un épisode flashback très premier degré se déroulant entièrement à l'époque coloniale, et mettant en scène Hamish Linklater en maire effrayant, et Betty Gilpin dans le rôle de sa nouvelle épouse fraîchement arrivée sur l'île.

À partir de là, la série trace sa route jusqu'au final, déroulant des menaces plus ou moins efficaces (la tempête est réussie, la menace posée par Linklater nettement moins), s'autorisant des digressions discutables (tout un épisode à nouveau centré sur Patricia confrontée à un ersatz de Jason Vorhees/Michael Myers, dans ce qui ressemble par moments presque à du Scary Movie), et se concluant de manière assez prévisible, par une fin semi-ouverte directement liée à l'un des éléments les moins probants de la série : la relation compliquée de Tom avec son fils adolescent rebelle.

Dans l'absolu, Widow's Bay est un programme agréable à suivre, et particulièrement approprié, par son atmosphère, à cette période automnale. Mais en tant que série comico-horrifique, elle reste un peu timide, hésitant à pousser plus loin les curseurs de l'épouvante et de l'humour (et quand elle le fait, ça donne un pastiche de slasher pas ultra-inspiré).

C'est probablement une histoire de curseurs à bien positionner, et nul doute qu'une saison 2 devrait être plus frontale et assumée : dans l'intervalle, Widow's Bay, c'est sympathique, sans plus.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - The Boroughs, saison 1 (2026)

Publié le 4 Octobre 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review, USA, Thriller, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Action, Science Fiction, Fantastique

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

The Boroughs : retraite rebelle, saison 1 (The Boroughs, season 1 - 2026) :

Veuf depuis peu, Sam (Alfred Molina), ingénieur à la retraite, s'installe à contrecœur dans une communauté de retraités, The Boroughs, gérée par Blaine (Seth Numrich) et sa compagne (Alice Kremelberg). Là, il rencontre ses nouveaux voisins : le couple composé de Art (Clarke Peters) et Judy (Alfre Woodard) ; l'amant de Judy, Jack (Bill Pullman) ; Wally (Denis O'Hare), ancien médecin malade ; Renee (Geena Davis), ex-manager dans le monde de la musique... Mais lorsque des morts mystérieuses se succèdent et que des événements surnaturels surviennent dans la communauté, Sam et ses compères décident de mener l'enquête.

Après Stranger Things, nouvelle production des frères Duffer pour Netflix, avec cette série qui, à nouveau, fleure bon les années 80, tant sur le plan de la musique (la bande originale lorgne beaucoup sur Silvestri, Williams, etc) que du concept même (le groupe de personnes du troisième âge confronté à des événements surnaturels, c'est assez typique de l'époque, très Amblin et Cocoon), sans même parler du générique lorgnant sur la Quatrième dimension et sur The Outer Limits...

Bref, les intentions sont évidentes, la distribution a fait ses preuves, les thématiques coulent de source (mortalité, vieillesse, maladie, abandon, inutilité, deuil, acceptation, etc), et ces huit épisodes de moins d'une heure se regardent assez facilement, même s'il faut bien le reconnaître, il n'y aura pas d'énorme surprise pour le spectateur aguerri.

De manière assez évidente, les monstres très laids et menaçants ne sont pas aussi méchants qu'il semblent l'être, et les véritables monstres sont forcément des humains refusant de vieillir : les rebondissements du programme restent assez évidents, y compris lorsque Wallie (atteint d'un cancer) se joint à l'ennemi en échange d'une guérison (ce heel turn n'est jamais très prononcé et est rapidement annulé).

Qui plus est, la dernière ligne droite de la série se fait plus cahotante, avec des tunnels d'exposition maladroits et de grosses ficelles narratives un peu trop télégraphiées, histoire de tout simplifier et de tout bien expliquer en temps et en heure à temps pour la fin de saison : un peu plus de subtilité dans l'écriture aurait été une bonne chose, mais bon, on est chez Netflix.

Ce qui frustre un peu plus, c'est ce cliffhanger final, qui arrive après un happy end assez clair et définitif, et n'aura jamais aucune résolution (la série a été annulée au terme de cette saison 1) : ce n'était pas nécessaire de laisser une telle porte ouverte, le récit conclu se suffisait à lui-même.

Bref. Une seule et unique saison sympathique (principalement grâce au capital sympathie des interprètes et à l'atmosphère du tout), sans plus, pas dénuée de défauts d'écriture, mais assez bien produite néanmoins. 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (2026)

Publié le 27 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, USA, Review, Jeunesse

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Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (Tales of '85 - 2026) :

En plein hiver 1985, à Hawkins, la bande de Mike, Dustin et les autres doit se mesurer à une nouvelle menace : des créatures végétales sorties de l'Upside Down s'attaquent aux habitants de la ville, et mutent, devenant toujours plus dangereuses et meurtrières. Pour les aider, Nikki, une nouvelle élève débrouillarde et rebelle, fille de la professeure de sciences remplaçante...

L'équivalent de Jurassic World : Camp Cretaceous/Chaos Theory pour la franchise Stranger Things, Tales of '85 se veut une série d'aventures secondaires produite pour Netflix, à destination de la jeunesse, et se plaçant, chronologiquement, entre la saison 2 et la saison 3 de la série originale.

Au programme, une aventure parallèle dérivée du combat des jeunes de Hawkins contre les créatures de l'Upside Down, avec ici des monstroplantes qui mutent et s'adaptent progressivement à leur nouvel environnement, et un nouveau membre de la bande en la personne de Nikki, une jeune punkette rebelle visuellement codée butch, et qui colle au mandat "plus de personnages féminins doués en science" des plateformes de streaming d'il y a quelques années", et qui repartira clairement de son côté à la fin de la série, histoire de ne pas impacter la continuité de la série-mère.

On se retrouve donc avec une série animée visuellement plutôt réussie (la patte graphique est intéressante, les personnages identifiables et sympathiques, les fumées, flammes et liquides apparemment animées en imitation 2d ajoutent du style) mais qui, in fine, ne parvient jamais vraiment à se défaire de son statut de quête secondaire pour la bande de Stranger Things, aux enjeux contenus et limités, et sans réel impact.

Chroniques de 1985 propose donc 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, qui ne sont pas doublés par les acteurs originaux (ce qui n'est pas bien grave au final) et qui se destinent tellement à la jeunesse que le récit est simplifié au possible, les rebondissements sont assez évidents, et le happy end est sans surprise.

Ça reste néanmoins une extension agréable de l'univers Stranger Things (ici en mode hivernal et dans les tempêtes de neige, ce qui apporte un peu de dépaysement), avec des épisodes divertissants (les citrouilles), des personnages attachants, mais une Eleven qui m'a semblé un peu trop surpuissante pour le bien du programme. 

Rien d'exceptionnel, rien de désastreux, et ça arrive un peu après la bataille, mais ça se regarde.

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things, saison 5 (2025)

Publié le 20 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Science Fiction, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, Jeunesse, Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Thriller, Comédie

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Stranger Things, saison 5 (2025) :

Malgré sa défaite, la menace Vecna est toujours présente, et face aux actions du Dr Kay (Linda Hamilton), qui a établi un laboratoire de recherche militaire dans l'Upside Down et traque Eleven (Millie Bobby Brown), les habitants d'Hawkins se mobilisent, faisant des sorties dans l'Upside Down pour tenter de retrouver Vecna et de l'éliminer pour de bon...

Ce qui est amusant, quand on est totalement déconnecté des tendances et des réseaux sociaux comme je peux l'être à certaines périodes de l'année, c'est qu'on parvient à se détacher totalement des bad buzzs et autres réactions épidermiques autour de telle ou telle œuvre ou personne.

Ce qui permet d'avoir énormément de recul, comme par exemple avec cette ultime saison de Stranger Things, descendue en flammes par le Web et par les critiques comme si c'était la pire production de tous les temps.

Alors qu'en réalité, c'est une fin de série assez appropriée, à l'image de la série dans son ensemble, bien que très imparfaite et handicapée par un format comme toujours très inutile (trois fournées pour un total de 8 épisodes, à la durée oscillant entre une et deux heures). De quoi, en théorie, donner largement le temps aux frères Duffer et à leurs collègues de boucler toutes les intrigues, de développer tout ce qui doit être développé, et d'éviter de bâcler leur conclusion par manque de temps.

En théorie.

Dans les faits, cette saison de Stranger Things laisse beaucoup d'espace à deux personnages, qui deviennent essentiels et éclipsent un peu les autres : Holly (Nell Fisher), la jeune sœur Wheeler, enlevée par Vecna et qui devient un élément essentiel du retour de Max (Sadie Sink) dans le monde réel ; et Will Byers (Noah Schnapp), qui exploite son lien mental avec Vecna, s'assume (il a droit à un moment coming out plutôt réussi) et qui développe, au fur et à mesure de la saison, des dons psychiques dignes d'Eleven.

Et c'est tant mieux, à vrai dire, car Schnapp s'avère un acteur des plus solides, meilleur que certains de ses compères, notamment Millie Bobby Brown (pas aidée par un personnage en rébellion, qui passe son temps à antagoniser Hopper, et qui sous-joue la plupart de ses scènes).

C'est d'ailleurs probablement l'un des points négatifs récurrents de la saison : tout ce qui tourne autour d'Eleven est assez creux, répétitif (elle veut se battre, Hopper refuse, elle lui désobéit, elle réalise à nouveau qu'elle met tout le monde en danger, elle part...) et pas aidé par le retour de Kali (Linnea Berthelsen), la punkette de la saison 2, qui n'est vraiment là que pour permettre à Eleven de disparaître en fin de saison.

Un personnage-fonction sous-développé vraiment pas nécessaire, comme pas mal d'éléments de la saison : plus le temps passe et plus la série souffre, sans surprises, de sa distribution toujours plus conséquente. Il y a trop de personnages secondaires, ils se retrouvent tous plus ou moins associés en sous-groupes ou binômes souvent aléatoires, ils sont rarement développés comme il le faudrait, et surtout, ils sont tous protégés par une plot armor qui fait qu'ils ne sont jamais vraiment en danger.

Résultat, on a droit à des scènes collectives où chaque personnage a une ou deux répliques, où les scénaristes répètent encore et encore les enjeux de la saison histoire de donner quelque chose à dire à tous les acteurs, et ça devient frustrant. D'autant que la série rajoute de nouveaux personnages à chaque saison, avec ici Holly, qui prend plus de place, mais aussi le Dr Kay (Linda Hamilton), en antagoniste creuse et générique, ou encore le petit Derek (Jake Connelly), bully bedonnant qui se trouve embarqué dans toute cette affaire.

Bref, trop de personnages, pas assez de développement, pour une saison qui joue la carte de l'origin story (on découvre les origines de Vecna et de ses pouvoirs, ainsi que tout ce qui en a découlé - Eleven, etc), qui surexpose un peu son bestiaire (les premiers épisodes sont bourrés de démogorgons, qui disparaissent totalement de la fin de saison), culmine par un rapprochement destructeur de deux mondes (les fans de Marvel seront familiers avec le concept), assez spectaculaire, et par près d'une heure d'épilogue pas forcément nécessaire.

Un épisode de conclusion assez frustrant, donc, un peu boursouflé, à l'image de la saison et de la série dans son intégralité, un peu balourd dans son écriture... mais qui parvient tout de même à sonner juste et à être sincère, çà et là, comme avec cette fin de partie de JDR, un passage de flambeau touchant à une nouvelle génération d'aventuriers.

Dans l'ensemble, Stranger Things aura tout de même souffert de son succès et de la carte blanche accordée par Netflix : le programme est devenu bigger, louder, et aussi dumber, privilégiant le spectaculaire à l'efficacité, et peinant parfois à gérer son budget (ce qui se voit clairement à l'écran, tant le produit fini est visuellement inégal). C'est dommage, mais pas forcément surprenant de la part d'un programme Netflix.

En tout cas, cette saison finale est loin d'être le désastre décrié par beaucoup, même si le fait que j'ai toujours trouvé la série inégale, même dans ses meilleures saisons, doit beaucoup m'aider à relativiser et à raison garder. 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Blog Update ! - Août 2026 + première quinzaine de septembre 2026

Publié le 13 Septembre 2026 par Lurdo dans Update, Cinéma, Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo

Et on continue sur la lancée d'un été difficile et étouffant sur le blog du Téléphage Anonyme, avec un retour à un programme plus classique....

#288 - Summer's Last Resort (2026) - 3/6

#289 - Enola Holmes 3 (2026) - 3.5/6

#290 - Vaiana, la légende du bout du monde (2026) - 3/6

#291 - Mockbuster (2026) - 3/6

#292 - Marsupilami (2026) - 3/6

#293 - Dora : À la recherche du Sol Dorado (2025) - 4.25/6

#294 - Shanghai Calling (2012) - 3/6

#295 - Croquette, le chat merveilleux (2024) - 3.5/6

#296 - Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 (2025) - 3/6

#297 - Disclosure Day (2026) - 3/6

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Bilan mensuel :

Je ne sais pas si je me suis montré particulièrement indulgent, ou si c'est le fait du hasard, mais ce mois-ci était un mois à 3/6. Donc pas de film du mois, en août, si ce n'est, à la limite, la deuxième adaptation de Dora l'exploratrice. Et réciproquement, pas de flop prononcé, même si le dernier Spielberg, Disclosure Day, est une déception, et que le Kaamelott 2.1 continue de frustrer.

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# Petit écran :

Ce mois-ci, des nouveautés, avec la saison 1 de The Hawk - du Will Ferrell classique, mais délayé au format TV - et celle de Margo a des problèmes d'argent, une production David E. Kelley joliment interprétée, mais qui ne m'incitera pas à me relever la nuit.

En parallèle, des saisons 2 : celle des Quatre saisons de Netflix, qui continue à allier distribution sympathique et moments d'émotion qui sonnent juste, et celle d'Avatar, le dernier maître de l'air, qui malheureusement est plus statique et moins convaincante que la saison 1.

Et puis de l'animation, avec la saison 4 d'Invincible, toujours aussi bourrine, et celle de Vox Machina : deux saisons mieux structurées qu'à l'habitude, et que j'ai préférées à certaines des saisons précédentes.

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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# À venir :

Dès demain, l'Halloween Oktorrorfest 2026 débute sur le blog du Téléphage Anonyme, avec notre marathon quotidien de séries et de films fantastiques et d'horreur, qui s'étendra comme tous les ans de mi-septembre à début novembre !

 

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue sur ce blog via la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici et ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Les bilans de Lurdo - Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (2026)

Publié le 10 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Animation

La saison 1 d'Avatar, produite pour Netflix en 2024, était honorable : sans atteindre le niveau de l'adaptation de One Piece, cette version en prises de vue réelles de la série animée était tout à fait regardable. Un peu maladroite, globalement inégale à tous les niveaux (écriture, interprétation, effets spéciaux...) mais pleine de bonne volonté, la saison 1 incitait à l'indulgence, en attendant une saison 2 qui corrigerait au moins une partie de ces défauts.

Cette saison 2 est là, en 7 épisodes d'une petite heure... et c'est dans la droite lignée de la précédente.

Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (Avatar : The Last Airbender, season 2 - 2026) :

À la recherche d'un maître de la terre pour le former, Aang (Gordon Cormier) et ses compères (Kiawentiio, Ian Ousley, Miyako) arrivent à Ba Sing Se, la ville du Royaume de la Terre, et tentent d'avertir le Roi de l'attaque imminente des troupes de la Nation du Feu. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Azula (Elizabeth Yu) et ses sbires manigancent de leur côté pour infiltrer la ville, retrouver Zuko (Dallas Liu) et faire tomber la Nation de la Terre...

Il est d'ailleurs assez frustrant, pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune expérience réelle de la série d'animation, d'aborder cette saison 2 et de retrouver, une nouvelle fois, des défauts récurrents, sans savoir s'ils sont hérités du programme original, ou le résultat d'une adaptation très inégale.

Ainsi, cette saison s'articule autour de plusieurs axes au succès plus ou moins discutable : ici, l'apprentissage de Aang auprès de Toph, la petite earthbender cassante et moqueuse ; là, Katara qui joue les héroïnes déguisées à Ba Sing Se ; ailleurs, les manigances distinctes d'Azula et de Long Feng, éminence grise de Ba Sing Se ; sans oublier la rédemption de Zuko, qui renoue avec le bien au contact des habitants de la ville.

Le tout avec des thématiques de choix, de destin, de confiance, de solitude, de poids des responsabilités... et de crise d'adolescence à la Harry Potter 5. Parce que oui, plus la saison avance, et plus Aang devient irascible et colérique, avec une caractérisation de moins en moins nuancée, ce qui aboutit, vers la fin de la saison, à une grosse dispute entre tout le monde, dispute qui apparaît vraiment forcée et artificielle.

C'est assez symptomatique de l'écriture du show, en fait : pleine de sa bonne volonté, la série tente d'intégrer un maximum de personnages et d'intrigues secondaires de la série animée, sans avoir nécessairement le temps nécessaire à leur consacrer. Avatar saison 2 tente d'avoir le beurre et l'argent du beurre, mais dans les faits, cela se traduit par un programme qui manque de tissu connectif, qui donne fréquemment l'impression au spectateur novice d'avoir manqué une scène ou une sous-intrigue, qui se contente de mentionner tel ou tel élément ou de le passer en avance rapide et préfère envoyer ses personnages dans une quête secondaire pas très intéressante (mais populaire auprès des fans), plutôt que de se concentrer sur le cœur de son récit.

On peut par exemple citer le personnage de Jet, sans le moindre intérêt ici, la sous-quête de la bibliothèque, l'enlèvement (jamais motivé) d'Appa, ou encore une grosse partie de la rédemption de Suko, très clichée et rendue inutile par sa résolution (son heel turn final ne fonctionne pas du tout).

Et à force de survoler et de faire des choix d'adaptation improbables, la série affaiblit ses éléments centraux : difficile de prendre le sort d'Aang au sérieux quand ses répliques cassantes et ses atermoiements le rendent antipathiques, que le jeune acteur est toujours assez inégal, et que les décisions du personnage ne sont pas toujours suffisamment justifiées par le récit.

Bref, cette saison se veut plus sombre et sérieuse, mais son écriture reste naïve et simpliste (il arrive un point où les platitudes asiatiques pseudo-spirituelles ne suffisent plus), très "série d'animation pour enfants", et tous ses raccourcis et ses grosses ficelles en sappent l'impact recherché : le show s'éparpille parfois, les rebondissements sont tous télégraphiés, les moments dramatiques ou épiques manquent de poids, et narrativement, le tout ne fonctionne réellement qu'en fonction de l'attachement que l'on a pour les personnages et la franchise dans son ensemble.

Ça reste regardable, certains personnages restent intéressants (Iroh, en quête de pardon et de rédemption, mais aussi Azula, principalement parce que l'actrice s'amuse bien) mais cette saison plus statique m'a nettement moins convaincu que la première année. Et très honnêtement, je ne vois pas trop comment Netflix va bien pouvoir boucler son récit de manière satisfaisante en une ultime et dernière saison à venir...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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Les bilans de Lurdo - Margo a des problèmes d'argent, saison 1 (2026)

Publié le 29 Août 2026 par Lurdo dans A24, Comédie, Drame, Critiques éclair, Catch, Review, USA, Apple, Les bilans de Lurdo, Télévision

Après des années à être le "Mr Série juridique" sur toutes les chaînes américaines (Ally McBeal, The Practice, Boston Legal, The Law Firm, Harry's Law...), David E. Kelley est passé à la prestige tv, sur le cable et maintenant sur les plateformes de streaming.

Big Little Lies, Big Shot, The Lincoln Lawyer, Anatomie d'un scandale, Love & Death... et maintenant, ce Margo's Got Money Troubles, adaptation A24 d'un roman pour Apple Tv.

Margo a des problèmes d'argent, saison 1 (Margo's Got Money Troubles - 2026) :

Parce qu'elle a couché avec son professeur de littérature (Michael Angarano) et que ce dernier l'a plaquée en apprenant qu'elle était enceinte de lui et ne voulait pas avorter, Margo (Elle Fanning) a des problèmes d'argent. Fille de Shyanne (Michelle Pfeiffer), une ancienne serveuse sur le point d'épouser un pasteur (Greg Kinnear), et de Jinx (NIck Offerman), un ex-catcheur toxicomane qui tente de se racheter une conduite, elle cherche une solution, et finit par s'essayer aux photos de charme sur OnlyFans, sous le pseudonyme de Hungry Ghost. Rapidement, avec l'aide de sa colocataire Susie (Thaddea Graham), elle trouve là un moyen de s'exprimer, de s'affirmer, et de subvenir à ses besoins... 

Au programme, huit épisodes de 30-45 minutes, qui retracent le parcours chaotique d'une jeune maman à la famille excentrique, contrainte de se tourner vers OnlyFans pour gagner sa vie et élever son fils. Un portrait d'une certaine Amérique qui aurait pu donner quelque chose de très white trash (la mère est ex-serveuse dans un Hooters, le père ex-catcheur drogué...) mais qui, finalement, parvient à esquiver l'écueil facile du misérabilisme, ou de la sitcom caricaturale à la My Name is Earl.

Kelley, qui n'écrit ici qu'une partie des épisodes mais dont la plume est immédiatement identifiable (notamment lors de la partie tribunal du final, avec ce bon vieux Paul McCrane en juge improbable) est aidé par une distribution impeccable, de Fanning à Kinnear, en passant par Offerman (totalement crédible dans son rôle), Pfeiffer (magistrale), Thaddea Graham, et même Nicole Kidman en avocate ex-catcheuse (même si c'est peut-être là le seul élément de la distribution qui ressemble plus à du stunt casting qu'à autre chose).

Après, si c'est bien interprété et globalement bien mené, c'est aussi un programme qui n'est pas dénué de défauts, et peut même paraître assez safe et prévisible : les mésaventures de Margo suivent des rails narratifs relativement convenus, les réactions des uns et des autres sont assez évidentes (un peu déçu par le rebondissement final sur Greg Kinnear), l'écriture hésite parfois entre mélodrame et comédie un peu forcée (quoique, j'avoue avoir bien aimé la grosse engueulade entre Pfeiffer et Fanning, totalement désamorcée par les serre-têtes portés par les deux actrices, avec bites en plastique qui tremblotent à chaque réplique larmoyante ou énervée), et les prétentions artistiques de Margo, qui pense faire de l'art en montrant ses seins, finissent par lasser.

Mais Kelley est toujours très bon pour rendre ses personnages (et leurs relations) attachants, et Margo (...) ne déroge pas à la règle. Rien que pour Pfeiffer et Offerman, la série mérite le coup d'œil, même si l'on est totalement réfractaire à l'esthétique mise en avant par Margo, qui imprègne toute la série, depuis son générique de début (inexpliqué jusqu'à l'épisode 6) jusqu'à son générique de fin, en passant par son illustration musicale.

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Les bilans de Lurdo - The Hawk, saison 1 (2026)

Publié le 22 Août 2026 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Sport, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Sitcom

Série Netflix en 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, The Hawk est une déclinaison télévisuelle du genre "comédie sportive" que Will Ferrell a déjà bien exploité au cinéma (Talladega Nights, Blades of Glory, Semi-pro), et qui est appliqué ici au milieu du golf professionnel. Rien de neuf sous le soleil, et le visionnage de la série ne parviendra pas à éliminer cette impression de déjà vu...

The Hawk, saison 1 (2026) :

Ancienne gloire du golf professionnel passée à deux doigts de décrocher le Grand Chelem de son sport, Lonnie "The Hawk" Hawkins (Will Ferrell) est désormais un moins que rien criblé de dettes, détesté par son ex Stacy (Molly Shannon), et méprisé par son fils Lance (Jimmy Tatro), lui aussi golfeur pro. Jusqu'à ce que la mort de Old Henry (Keith David), son caddie de toujours, et la rencontre de Lonnie avec Sam (Fortune Feimster), magouilleuse qui devient la remplaçante de Henry, ne redonne au Hawk le goût de la victoire, et ne l'amène à renouer avec sa discipline de prédilection...

Soyons francs : difficile de trouver grand intérêt intrinsèque à The Hawk, qui arrive après d'autres séries sur le même sujet (Stick, avec l'autre frère Wilson, a été diffusé l'année dernière sur Apple Tv), ou encore après Happy Gilmore 2 (lui aussi sur Netflix), et qui se contente de rejouer fidèlement la partition de Will Ferrell en sportif loser qui doit triompher contre toute attente.

Au premier abord, difficile en effet de ne pas avoir l'impression que The Hawk n'est ni plus ni moins qu'un portage télévisuel évident d'un projet de long-métrage qui n'a visiblement pas trouvé preneur : la série est ainsi annoncée en 2023, en chantier depuis cette date (avec un pitch ressemblant alors trait pour trait à celui de Happy Gilmore 2, hmmm), et ce development hell explique probablement pourquoi le résultat final apparaît à ce point... faiblard et inabouti.

Ferrell fait du Ferrell, Feimster fait du Feimster, Luke Wilson joue un méchant transparent éliminé avant la fin, certaines intrigues entourant Tatro sont plus ou moins laissées en plan en cours de route (sa fiancée disparaît totalement de la série après leur rupture, ses dettes sont réglées hors-champ), et si Molly Shannon met de l'énergie dans ses scènes (elle a notamment des rapports amusants avec Radford, joué par David Hornsby, son "compagnon de voyage" très efféminé) au point de voler la vedette au reste du cast, il reste constamment une impression de délayage, comme s'il n'y avait pas assez à raconter pour tenir 10 x 25-30 minutes.

The Hawk est donc bourré de digressions, de personnages secondaires à peine développés (exception : Chris Parnell en Anton, qui voue une haine viscérale à Hawk pour des raisons expliquées tardivement), de sous-intrigues avortées (toute la sous-intrigue de la fédération de golf virtuel, part intégrale du pitch original, est réduite à peau de chagrin ; le braquage à Vegas est bâclé) et de résolutions évidentes, le tout saupoudré de moments qui se veulent plus sincères et émouvants (sur la paternité, etc), mais qui tombent un peu à plat.

Et pourtant, malgré cette critique qui paraît particulièrement négative, ça passe vaguement : pour peu que l'on apprécie le numéro habituel de Ferrell, la série se regarde sans trop de difficultés, même si ça aurait probablement été plus fun et plus nerveux réduit à un format ne dépassant pas les deux heures.

Après, est-ce vraiment une bonne chose que ce programme ne soit guère plus que du contenu pour plateforme de streaming, générique et anecdotique, plutôt qu'un désastre intégral ? Pas sûr.

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Les bilans de Lurdo - Les Quatre saisons, saison 2 (2026)

Publié le 15 Août 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, Télévision, Review, USA, Italie, Critiques éclair

Retour de cette série Netflix en 8 épisodes d'une petite demi-heure, librement adaptée du film du même nom, et qui se terminait, en fin de saison 1, par la mort inattendue de l'un des protagonistes.

Les quatre saisons, saison 2 (The Four Seasons, season 2 - 2026) :

Malgré une année difficile suite à la mort de Nick (Steve Carell), Danny (Colman Domingo), Claude (Marco Calvani), Ginny (Erika Henningsen), Kate (Tina Fey), Jack (Will Forte) et Anne (Kerri Kenney) continuent de se retrouver pour prendre des vacances ensemble... pour le meilleur et pour le pire.

La première saison des Quatre saisons, bien que sympatoche, avait pour défaut de jouer assez fort la carte sitcom, avant de tenter un revirement émotionnel dans son avant-dernier épisode : cette année, le programme semble trouver un meilleur équilibre, et rester plus longtemps dans un espace doux-amer, qui évite la comédie trop outrée.

Ce qui n'empêche pas certains éléments d'être joyeusement absurdes ou amusants. Cette année, donc, comme toujours découpée en quatre saisons, nous propose ainsi un printemps où tout le monde doit faire face aux conséquences de la mort de Nick, alors qu'ils doivent répandre les cendres de ce dernier en montagne. 

Rapidement, les ressentiments refont surface, notamment entre Danny et Claude, qui veulent un enfant, mais sont refroidis par la présence du bébé de Ginny ; cette dernière, qui est en conflit avec Anne pour des histoires d'héritage ; ou encore Kate et Jack, dont la relation est perturbée par le mal-être de ce dernier, suite à la mort de son meilleur ami.

Et puis, après la brève menace d'un tireur fou, tout le monde se dit ses quatre vérités, et l'abcès est enfin crevé, donnant lieu à une fin de printemps assez feel good : tout le monde a passé un cap, et l'été apporte alors un certain renouveau.

Pendant deux épisodes sur la côte Est, le groupe essaie de se détendre, mais les doutes ressurgissent : Anne et Ginny "coparentent" le bébé, mais les deux femmes réalisent qu'elles en oublient leur vie respective de femme et de mère. Danny et Claude décident de ne plus devenir parents. Et Jack, qui a trouvé sur la plage un nouvel ami, en a assez de faire semblant d'être heureux avec Kate. Une fin d'été tendue, qui se répercute directement en automne, pour un Thanksgiving très peuplé chez Annie.

Deux épisodes assez doux amers, qui voient Claude et Danny annoncer qu'ils vont s'installer en Italie, Kate déprimer suite à cette annonce, et Anne et Ginny mettre un terme définitif à leur amitié codépendante. Ce qui aboutit, naturellement, à un épisode 6 qui ramène Steve Carell en Nick, pour un épisode flashback en plein COVID, flashback qui révèle bon nombre des failles des personnages principaux, déjà présentes à l'époque.

Enfin, pour ses deux derniers épisodes, direction l'Italie, pour un Noël à Trente, une conclusion à la fois amusante (Anne que tout le monde prend pour la Befana) et convaincante, proposant une happy end à chacun, assez appropriée aux fêtes de fin d'année.

Encore une fois, Quatre saisons ne sera jamais une sitcom hilarante provoquant des éclats de rire permanents : le programme est pensé comme une comédie dramatique sur l'évolution de ses personnages et de leurs rapports, avec tout de même une pointe d'excentricité et de mordant, inhérente à la plume de Tina Fey et de ses compères. 

Et en cela, cette saison 2 convainc : plus sincère, comme je le mentionnais en introduction, la saison place ses personnages face à des choix et à des décisions pas toujours faciles, les confronte aux conséquences psychologiques du deuil, et réaffirme, de manière encourageante et positive, qu'il est possible de se réinventer à la cinquantaine, et de trouver le bonheur.

Tour à tour amusante, émouvante ou tout simplement pertinente, la saison 2 de The Four Saisons s'avère très agréable, en attendant une troisième fournée d'épisodes.

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Les bilans de Lurdo - Invincible, saison 4 (2026)

Publié le 8 Août 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Review, USA, Amazon, Critiques éclair, Télévision, Science Fiction, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Animation, Drame

Après une saison 3 qui avait fini par me lasser (symptôme d'une industrie qui n'a de cesse de ressasser toujours les mêmes thèmes et les mêmes problématiques depuis les années 80, persuadée de sa maturité et de sa profondeur), place à la saison 4 de l'adaptation des comics de Kirkman, avec l'un des arcs majeurs d'Invincible : la guerre contre les Viltrumites. 

Invincible, saison 4 (2026) :

Encore traumatisé par son affrontement contre Conquest et les événements entourant la Guerre des Invincibles, Mark déprime en silence, mais doit se remettre en selle au plus vite : en effet, une nouvelle guerre se profile à l'horizon, alors que la Coalition des Planètes se prépare à attaquer frontalement l'Empire viltrumite...

Invincible peut dire merci aux Viltrumites : l'arc narratif de la guerre contre l'Empire permet à la série de s'extirper de l'environnement terrien, de partir dans l'espace, d'explorer de nouveaux mondes étranges, de revenir sur le passé des Viltrumites, de Nolan, sur l'épidémie ayant tué son peuple, etc... au point de laisser aux héros terriens un rôle de figuration.

Certes, ils apparaissent principalement en début de saison, lorsque les Flaxans reviennent, et que les poulpes martiens ressurgissent... mais dans l'ensemble, toute la saison repose vraiment sur les Viltrumites et sur Thragg (Lee Pace), le Grand Régent de la race extraterrestre.

Et ce n'est pas plus mal, car le PTSD de Mark et sa perte de contrôle ne sont pas forcément très intéressants. La grossesse de Eve et son avortement décidé unilatéralement (beaucoup plus controversé dans le comic book), idem. Et il faut donc attendre que la Viltrumite War se déclenche réellement, à mi saison, pour que les choses démarrent réellement et prennent de l'ampleur.

Certes, ça reste alors de la baston DBZ sanguinolente, encore et encore, avec toujours un manque d'enjeux réels (puisque tous les héros survivent à tout et revient toujours plus fort ensuite), mais le show s'avère alors réellement spectaculaire et épique (malgré quelques défaillances au niveau de l'animation et du mixage sonore).

Avant cela, cependant, il faut subir l'épisode 4 de la saison, un récit original signé Kirkman lui-même, et qui envoie Invincible en "Enfer" pour aider Damien (le Hellboy/Rorschach du pauvre de l'univers Invincible) et son patron Satan (Bruce Campbell) à se battre contre Volcanikka (Indira Varma). Un épisode parenthèse bourré de heavy metal, mais aussi totalement inutile, voire inintéressant, si ce n'est pour voir Kirkman faire mumuse avec ses jouets.

Un peu comme avec Tech Jacket, en fait : un personnage inutile, uniquement là pour remplir un quota et parce que Kirkman essayait de lancer un spinoff Tech Jacket à l'époque du comic-book. Résultat : Tech Jacket est genderswapped dans la série, et reste partie prenante du conflit contre les Viltrumites, alors que bon, dans l'ensemble, cette parodie de Blue Beetle n'a pas grand intérêt.

Tout ça jusqu'à une trêve imposée dans le dernier épisode, épisode un peu bordélique et décousu, mais qui conclut la saison en laissant une porte ouverte pas inintéressante, et des sous-intrigues en suspens.

Dans l'ensemble, la saison 4 d'Invincible ne m'a pas paru exceptionnelle, mais le fait qu'elle ait un fil conducteur plus dynamique que précédemment l'a rendue plus sympathique et intéressante à mes yeux. Pas sûr que la suite sera du même niveau, cela dit.

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