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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Critique éclair #140 - SEMAINE WALPURGIS - Un week-end en enfer (2025)

Publié le 30 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Cinéma, USA, HBO, Review, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Un week-end en enfer (The Parenting - 2025) :

Rohan (Nik Dodani) et Josh (Brandon Flynn) invitent leurs parents respectifs (Brian Cox, Edie Falco, Lisa Kudrow, Dean Norris), à passer un week-end avec eux dans une maison de campagne louée à l'excentrique Brenda (Parker Posey). Mais ils sont bientôt rejoints par Sarah (Vivian Bang), une amie, et ils découvrent que la bâtisse abrite aussi un esprit maléfique ancestral, qui va transformer ce week-end en enfer...

Une comédie horrifique HBO Max écrite par Kent Sublette (Saturday Night Live), et qui, honnêtement, se pense probablement bien plus drôle, excentrique, rythmée, corrosive et originale qu'elle ne l'est réellement.

Ce n'est pas désastreux, en soi, mais c'est assez inégal, un mélange bancal de Mon beau-père et moi, de Poltergeist, de l'Exorciste et d'Evil Dead, qui s'essouffle sur la durée, avec une esthétique et une écriture très télévisuelle, et un ton qui tente de concilier horreur premier degré, parodie, moments graveleux, sitcom et sincérité, sans réellement y parvenir.

Bof, en somme, même si Parker Posey et les autres acteurs semble bien s'amuser, et que l'atmosphère hivernale n'est pas désagréable.

2.75/5 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #139 - SEMAINE WALPURGIS - Elevation (2024)

Publié le 29 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Action, Horreur, Science Fiction, Critiques éclair, Walpurgis, Review, USA

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Elevation (2024) :

Depuis 3 ans, l'humanité est menacée d'extinction par des formes de vie prédatrices sorties de nulle part. Seule échappatoire possible : se réfugier au dessus de 2500 m d'altitude, où les créatures ne peuvent survivre.  Parce que son fils malade a besoin de soins, Will (Anthony Mackie) part en chercher et quitte alors la zone de sécurité où il survit, accompagné de Katie (Maddie Hasson) et de Nina (Morena Baccarin), une scientifique à la recherche d'un moyen de vaincre l'envahisseur...

Le réalisateur de L'agence et de Spectral décide de nous faire une redite de Sans un bruit, en changeant vaguement un paramètre (à la place du silence, ici, c'est l'altitude), et nous propose donc ce thriller de science fiction/film de monstres assez médiocre, où dominent le gris, le marron, et la boue.

Un film assez terne où ne surnagent que quelques plans sur la nature montagnarde, le reste étant vu, revu et sans réelle inspiration.

Les dialogues, notamment, sont bourrés d'exposition maladroite et de répliques clichées, mais aussi le design de base des monstres (croisements hybrides entre un félin, un scorpion, un poulpe et un ankylosaure), les effets spéciaux (fréquemment approximatifs), le sound design (sans originalité) et la caractérisation des personnages, qui ont des réactions assez stupides (tirer au lance-grenade dans les tunnels d'une mine, voire même tirer tout court, tout le temps, alors qu'on nous répête encore et encore que les armes à feu ne font rien aux monstres) ou font tout pour attirer l'attention des prédateurs (mention spéciale à Mackie, qui passe son temps à se cogner dans tout ce qui bouge, que ce soit à pied ou en voiture).

Ajoutez à cela une dernière ligne droite générique au possible, avec un rebondissement télégraphié, et voilà, un thriller de SF ultra-dérivatif digne d'une production pour plateforme de streaming (à se demander, d'ailleurs, si ce n'était pas le but à l'origine).

2/6 

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Critique éclair #138 - SEMAINE WALPURGIS - Dark Match (2025)

Publié le 28 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Walpurgis, Critiques éclair, Shudder, Action, Comédie, Sport, Catch, USA, Review, Fantastique

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Dark Match (2025) :

À la fin des années 80, la SAW, une petite fédération de catch indépendante, est généreusement payée pour donner un show dans un coin reculé des États-Unis. Il y a Rusty (Jonathan Cherry), le promoteur magouilleur ; Miss Behave (Ayisha Issa), la "méchante" de la promotion ; son ennemie jurée, la douce et gentille Kate the Great (Sara Canning) ; Mean Joe Lean (Steven Ogg), à la carrière sur le déclin ; et de nombreux autres lutteurs, dont Enigma Jones (Mo Adan), un luchador muet... Mais lorsqu'ils arrivent sur place, les catcheurs découvrent qu'ils sont tombés dans le piège tendu par Prophet (Chris Jericho), ancien catcheur reconverti gourou d'une secte satanique, et que cette dernière a pour projet de sacrifier leurs victimes au cours de matchs à l'issue sanguinaire.

Une comédie horrifique produite (et interprétée) par Chris Jericho, écrite/réalisée par le réalisateur de WolfCop, et qui ne fait pas d'étincelles (notamment au niveau du rythme), mais qui reste vaguement sympatoche, parce que personne ne se prend au sérieux.

En plaçant le tout dans les années 80, le réalisateur se laisse par ailleurs la possibilité de nombreux effets VHS assez cache-misère, bien pratiques quand on n'a pas de budget : et ça permet à cette histoire improbable de show de catch/snuff movie/rituel satanique de tenir à peu près la route, aidée par des acteurs impliqués (le grand écart de Sara Canning entre Hallmark et ce film d'horreur est assez amusant... mais pas forcément surprenant).

Jericho n'est pas mauvais, et les cinq dernières minutes sont assez... improbables, je dois dire, d'une manière à la fois amusante et frustrante.

3/6 (ça ne les vaut pas forcément dans l'ensemble, mais bon, je ne me suis pas ennuyé)

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Tales from the Void, saison 1 (2024)

Publié le 27 Avril 2025 par Lurdo dans Anthologie, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Les bilans de Lurdo, Télévision, Canada, Review, Critiques éclair, Walpurgis, Thriller

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Tales from the Void, saison 1 (2024) :

Six épisodes pour cette anthologie canadienne diffusée sur Screambox et adaptée des histoires de redditeurs publiées sur le subreddit r/nosleep (et mises en avant par le podcast du même nom). Au programme, des épisodes à la durée très variable, suivis d'une interview du redditeur à l'origine de l'histoire adaptée (une séquence n'ayant pas un grand intérêt en soi, d'autant que tout le monde est ravi du résultat final ou de l'histoire de base, qui laissent pourtant fréquemment à désirer).

- 1x01 - Into The Unknown : Dans une banlieue isolée, un mystérieux carré noir apparait, flottant au dessus du sol, et attirant la curiosité des habitants du quartier...

Joe Lynch à la réalisation d'un segment pas désagréable visuellement, mais qui peine à bien établir les rapports de force en présence, propose une caractérisation jamais totalement crédible, se concentre étrangement sur le "boss" du coin, et finit par singer un peu Under The Skin dans les visuels de son final en queue de poisson. Bof. Et puis honnêtement, l'interview en post-show est tellement déconnectée du résultat (tant l'auteur que le podcaster parlent de thématiques totalement absentes et de personnages supposément terre-à-terre et réalistes... alors que pas du tout) que ça n'aide pas.

- 1x02 - Fixed Frequency : Des adolescents désœuvrés passent leurs nuits en vélo à pirater les fréquences des moniteurs bébés du quartier, pour faire peur aux jeunes parents. Jusqu'à ce qu'ils tombent sur un tueur en série, qui les traque un à un...

Des jeunes en vélo dans une banlieue typiquement 80s, avec une musique rétro synthwave... ce n'est pas sur le plan de la forme que cet épisode fait preuve d'originalité. Sur le fond, ça fonctionne à peu près, et le concept est efficace (bien que très "histoire qu'on se raconte au coin du feu pour se faire peur" dans sa simplicité et même si ces 20 minutes semblent en durer 30 tant elles sont un peu répétitives). Pas mauvais, mais pas exceptionnel.

- 1x03 - Starlight : Un créateur de contenu raté, égocentrique et obsédé par la célébrité accepte de participer à un quizz télévisé, mais finit par réaliser que sa vie est en danger...

Bof. Un récit pas très original, qui téléphone beaucoup ses effets, un acteur principal qui aurait mérité d'être mieux dirigé, et un tout un peu sous-développé et basique.

- 1x04 - Carry : Un jeune couple de grenouilles de bénitiers attend un enfant, mais lorsque ce dernier s'avère malformé, le problème de l'avortement se pose...

Tout un récit assez balourd sur la religion et l'avortement à l'Américaine, avec une réalisation en plans débullés, et un récit totalement premier degré sans grand chose de fantastique ou d'horrifique, à part deux plans et demi sur un bébé difforme en latex. À nouveau, un énorme bof.

- 1x05 - Plastic Smile : Une fillette en détresse vivant en compagnie de sa mère droguée se persuade qu'un bosquet tout proche est une porte vers le monde féérique...

Encore quelque chose de très moyen, plutôt bien interprété par la fillette, mais inutilement surchargé de moments et d'idées inutiles et forcées, notamment le gimmick de la VHS assez bancal, qui affaiblit le twist de fin.

- 1x06 - Whistle in the Woods : Une collégienne aventureuse et rebelle vient passer une après-midi dans la famille de sa nouvelle meilleure amie, mais rapidement, elle découvre que toutes les nuits, à 3h03 du matin, une créature maléfique tente d'attirer cette famille à l'extérieur, dans la forêt.

Peut-être le seul segment vraiment réussi du lot, une histoire à mi-chemin du conte de fées, avec deux adolescentes sympathiques et qui sont crédibles, une créature intrigante, et une montée en puissance efficace.

- Bilan -

Un bilan assez simple - on ne s'improvise pas auteur de fiction, et être un redditeur assidu qui écrit de nombreux creepypastas ne garantit pas la qualité réelle de son travail littéraire.

Après, j'ignore quel degré d'adaptation ces récits ont subi, et si c'est la raison (en plus du manque de budget évident) de la médiocrité de la majeure partie de ces épisodes, mais... honnêtement, ce n'était vraiment pas terrible, tant dans le concept que dans l'exécution.

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Critique éclair #137 - In The Lost Lands (2025)

Publié le 25 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Fantastique, USA, Review, Allemagne, Critiques éclair, Canada

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

In The Lost Lands (2025) : 

Dans un futur post-apocalyptique, Gray Alys (Milla Jovovich), sorcière exauçant les souhaits de ses clients, est persécutée par l'Église qui sert le gouvernement. Pour exaucer le souhait de la Reine (Amara Okereke), elle recrute alors Boyce (Dave Bautista), chasseur de primes, pour l'aider à trouver et tuer un lycanthrope mystérieux apppelé Sardor. Traqués par l'Église, Alys et Boyce traversent alors les Lost Lands à dos de cheval, à la recherche de leur cible...

Dave Bautista a beau répéter en interview qu'il veut être pris au sérieux en tant qu'acteur et qu'il ne veut plus faire de films d'action ou de blockbuster décérébré... le voilà dans un film produit par Constantin Film (toujours un gage de qualité (!)), du maître es nanards Paul WS Anderson, qui met une fois de plus sa femme Milla Jovovich en vedette dans ce qui est supposé être une adaptation d'une nouvelle de George R.R. Martin.

On se retrouve donc avec un mélange de western post-apocalyptique, de fantasy et d'horreur, et l'on ne va pas y aller par quatre chemins : c'est mauvais.

Visuellement, c'est laid, de l'étalonnage numérique immonde, gris, délavé, cache-misère, avec des ralentis Snyderiens un peu partout ; la musique est tiraillée entre western, nappes de synthétiseur façon Zimmer, techno, etc ; le scénario est bordélique, avec une charge contre la religion, des intrigues de Cour à la Trône de Fer, une quête, des manipulations, des révélations télégraphiées, etc, le tout avec une structure brouillonne et décousue ; le casting des seconds rôles est médiocre, et si Bautista semble s'amuser, Milla est mono-expressive, tout le haut de son visage étant figé (ce qui ne l'empêche pas de botter le cul de tout le monde, comme à la "grande" heure des Resident Evil) ; et puis le montage n'aide pas, avec un rythme ultra-cut dans les scènes d'action et les ralentis que je mentionnais plus haut.

Bref, il n'y a pas grand chose à sauver dans tout ça, ça s'inspire de plein de trucs à droite et à gauche (j'aurais pu citer Mad Max, aussi) et c'est globalement suffisamment mal rythmé pour que les 1h40 du tout en paraissent beaucoup plus (notamment tout ce qui tourne autour de la nature du personnage de Bautista, un rebondissement téléphoné, au suspense éventé par l'intro du film).

1.5/6

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Critique éclair #136 - Seize Them! (2024)

Publié le 23 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Histoire, UK, Review, Aventure, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Seize Them! (2024) :

Dagan (Aimee Lou Wood), jeune reine arrogante, immature et pourrie-gâtée est détrônée au terme d'une rébellion menée par Humble Joan (Nicola Coughlan), en possession de l'arme ultime : la poudre à canon. Trahie par Leofwine (Jessica Hynes), sa conseillère, mais aidée dans sa fuite par Shulmay (Lolly Adefope), une servante, Dagan croise le chemin de Bobik (Nick Frost), un benet ramasseur de déjections, et ensemble, ils tentent de rejoindre la côte, où des rois nordiques attendent la jeune reine...

Une comédie médiévale anglaise (réalisée par un néo-zélandais ayant principalement fait ses armes sur le petit écran et écrite par un scénariste de télévision) qui laisse une impression mitigée, malgré la réunion à l'écran de Hynes et Frost, et malgré une distribution efficace, qui semble bien s'amuser.

Le problème, en fait, c'est que tout est très étriqué, très télévisuel, ça fait vraiment trop téléfilm, avec notamment un rythme et un ton fluctuants : ce n'est jamais particulièrement drôle quand ça veut l'être, pas assez sincère et sérieux quand ça joue sur la fibre émotionnelle, pas assez nerveux, trop téléphoné, bref, le tout ne fonctionne que très ponctuellement, et déçoit globalement sur la durée, à force de se plier en quatre pour que Dagan la tête-à-claques connaisse une évolution et une métamorphose au cours du récit.

Cela dit, j'ai trouvé les deux rois nordiques amusants.

2.5/6

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Critique éclair #135 - Minecraft : le film (2025)

Publié le 21 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeu vidéo, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Minecraft : le film (A Minecraft Movie - 2025) :

Lorsqu'ils s'installent dans la ville de Chuglass, Idaho, au fin fond de l'Idaho, Henry (Sebastian Hansen) et sa sœur aînée Natalie (Emma Myers) ignorent qu'ils vont bientôt découvrir le monde de Minecraft, un monde merveilleux accessible par un portail. Henry finit en effet par découvrir, dans la boutique rétro de Garrett (Jason Momoa), la clef de ce portail, laissée derrière lui par Steve (Jack Black), explorateur disparu dans le monde de Minecraft. En compagnie de Dawn (Danielle Brooks), leur agente immobilière, Henry, Natalie et Garrett vont alors ouvrir la porte de ce monde étrange où tout est cubique.

Quel film bancal au possible.

Ça commence par un Jack Black survolté qui raconte, en voix off, une succession de flashbacks expliquant toutes ses aventures précédentes, comme un gros Précédemment dans... qui résumerait un premier film qui n'a jamais été tourné. Et puis pendant un moment, on se retrouve dans un film typique de son réalisateur, Jared Hess, déjà responsable de Nacho Libre et de Napoléon Dynamite : une comédie sur des losers paumés dans une Amérique profonde, notamment Jason Momoa, en ex-gloire des 80s devenu has been.

Et puis tous ces personnages se retrouvent aspirés dans le monde de Minecraft, où ils vivent des aventures pas très palpitantes, pas très drôles, pas très rythmées, où le script semble galérer à trouver des choses à faire à tout le monde (les personnages féminins disparaissent ainsi du film pendant un bon quart d'heure, sans raison), où l'on devine des coupes fréquentes au montage, et où la production bourre son récit très basique de fanservice à gogo.

Le tout, pendant que Momoa et (surtout) Jack Black cabotinent au possible, poussent la chansonnette (sans raison, encore une fois), sont victimes de slapstick, bref, il y a dans ce film une dissonance étrange, entre Momoa et Black qui forcent le trait, comme dans un film pour les plus petits, les deux actrices qui ne servent à rien, l'ado qui passe presque au second plan, et toutes les créatures et l'univers de Minecraft, plutôt réussis.

En fait, on a constamment l'impression que ce produit fini est le résultat de deux douzaines de scripts différents, tant en tonalité qu'en contenu, qui ont été fusionnés en cours de route, pour un résultat qui tient plus du patchwork que d'un film cohérent et digne de ce nom.

Mouais.

2.5/6

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Harley Quinn, saison 5 (2025)

Publié le 20 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Comédie, Critiques éclair, DC, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Review, Science Fiction, Télévision, USA

Cinquième saison pour la série animée HBO Max, après une saison 4 un peu bordélique, et un changement complet de cadre, puisque l'action se déroule désormais à Métropolis : de quoi donner un léger sentiment de finalité, voire de spin off à cette cuvée 2025 en dix épisodes de 22 minutes, qui se termine d'une manière assez définitive, et qui, si la série continue, implique d'autres bouleversements déjà annoncés.

Harley Quinn, saison 5 (2025) :

Pour lutter contre le malaise qui s'installe dans leur couple, Harley Quinn (Kaley Cuoco) et Poison Ivy (Lake Bell) partent s'installer à Métropolis, où Lena Luthor (Aisha Tyler) les accueille à bras ouverts. Mais rapidement, il apparaît que Lena et Brainiac (Stephen Fry) travaillent de concert, et que Superman (James Wolk) n'est pas là pour les arrêter...

Une nouvelle saison à Métropolis, donc, mais qui n'a de cesse de ramener les figures incontournables de la série, et d'apporter une sorte de conclusion à leurs arcs respectifs (attention spoilers) : Bane est en couple et élève Boucle d'or ; Frank connaît un sort funeste et confie la garde de sa fille, Frankette, à Harley et Ivy ; Clayface passe toute la saison à se faire passer pour Perry White et à forcer le Daily Planet à chanter ses louanges, King Shark est père de famille nombreuse et utilise Harley et Ivy comme ses babysitters...

Et à côté de cela, les scénaristes utilisent un certain nombre de personnages secondaires issus de l'univers Superman : Superman, qui déprime parce que personne n'a besoin de lui et qui part se ressourcer ; Lois, qui lui en veut ; Lena Luthor, qui prend Harley et Ivy sous son aile et règne sur Métropolis ; Bruce Wayne, en couple avec Lena ; Brainiac, qui constitue ici la principale menace de la saison...

Car en effet, après un début de saison centré sur l'arrivée de Harley et Ivy à Métropolis, et leur couple au point mort, tout se concentre sur les manigances de Lena (qui veut en remontrer à son frère) et Brainiac (qui veut rendre Metropolis parfaite avant de la mettre sous verre), ce qui permet de mélanger un peu les personnages, leurs dynamiques, etc... et, paradoxalement, donne un tout un peu plus premier degré et moins trashouille qu'avant.

Harley Quinn (la série), s'assagit, et ça fonctionne : le show passe deux épisodes sur Jason Woodrue et sur l'origin story de Poison Ivy, consacre un épisode "dramatique" à l'origine de Brainiac (ici décrit comme un père de famille ayant perdu pied suite à la mort des siens alors qu'il était en mission, et qui s'imagine désormais parler au fantôme de son animal domestique), passe un épisode à raconter une murder party chez Bruce Wayne, avant d'entamer sa dernière ligne droite, consacrée au combat contre Brainiac et Lena.

Ça reste déjanté, décalé et amusant (la comédie musicale !), mais le fait d'avoir un fil directeur plus sérieux et moins puéril (le grand final est à ce titre très dramatique) et de ne pas rendre les "héros" DC totalement incompétents (Batman/Bruce passe certes une partie de la saison à avoir des problèmes de couple, mais il se reprend in extremis - avec l'aide du Joker (!) - et le sauvetage final de Superman est triomphal) est rafraîchissant. Sans compter que l'émotion n'est pas absente, même si elle est parfois forcée.

Si la série s'arrête sur cette cinquième saison, ce serait une fin plutôt convaincante. Si elle revient radicalement différente, comme les showrunners le laissent entendre... on verra bien.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - The Z-Suite, saison 1 (2024)

Publié le 19 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Les bilans de Lurdo, Télévision, USA, Review, Tubi, Critiques éclair

Sitcom Tubi en 8 épisodes de 25 minutes, The Z-Suite est le grand retour de Lauren Graham dans une série plus légère, à savoir un programme sur l'univers des publicitaires, mâtiné de choc des générations, le tout showrunné par Katie O'Brien, actrice, productrice et scénariste, notamment sur Teachers et Super Noël, la série...

The Z-Suite, saison 1 (2025) :

Légende du monde de la publicité, Monica Marks (Lauren Graham) et son partenaire Doug (Nico Santos) sont remplacés, du jour au lendemain, par un trio de Gen Z, l'ambitieuse Krista (Madison Shamoun), l'apathique Clem (Anna Bezahler) et le flamboyant Elliot (Spencer Stevenson). Les deux publicitaires accusent le coup... mais ne s'avouent pas vaincus.

Une comédie générationnelle qui a clairement pour but de se moquer autant des millenials que des Gen-X et des Gen-Z, avec des visages familiers (Santos et Mark McKiney de Superstore, Rhys Darby en publicitaire rival), pour une poignée d'épisodes qui passent très rapidement... mais qui sont aussi très caricaturaux.

Il faut attendre la deuxième moitié de la courte saison pour qu'un certain équilibre entre comédie moqueuse, workplace comedy et sincérité commence réellement à s'installer, et que le programme trouve son ton : tout le début de saison est assez laborieux, le trait étant tellement forcé sur les Gen-Z qu'ils en deviennent insupportables, et que le spectateur n'a qu'une envie - que leurs scènes se terminent.

La série se conclue alors sur une note plus positive et agréable d'unité transgénérationnelle, même s'il est peu probable qu'il y ait jamais de suite à cette saison d'essai.

En résumé, ça se regarde, mais ça ne révolutionnera rien.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Going Dutch, saison 1 (2025)

Publié le 18 Avril 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Sitcom, Fox, USA, Review

Dix épisodes d'une vingtaine de minutes au programme de cette sitcom Fox créée et showrunnée par Joel Church-Cooper, qui a écrit pour Ryan Hansen... , Future Man, ou encore Minx, et qui a pour vedette Denis Leary (qui s'est fait discret à la tv depuis Sex & Drugs & Rock & Roll, où il jouait déjà un père absent ayant une relation tendue avec sa fille), dans une comédie militaire bourrée de clichés.

Going Dutch, saison 1 (2025) :

Suite à un impair mal accepté par sa hiérarchie, le Colonel Patrick Quinn (Denis Leary) est réaffecté au commandement de la base Stroopsdorf, base de soutien aux Pays-Bas sans le moindre intérêt tactique ou militaire. Là, avec son bras droit Shaw (Danny Pudi), il doit composer avec un personnel incompétent et bien trop décontracté, ainsi qu'avec l'ex-officier supérieur de la base... sa fille Maggie (Taylor Misiak), qu'il n'a pas revue depuis des années. 

L'impression qui me reste de cette première saison, maintenant que je l'ai terminée, c'est un sentiment d'inabouti. On est ici dans une sitcom assez basique, un peu vieillotte (ça ressemble un peu à une sitcom éphémère de mi-saison des années 2000), jamais très inspirée, bourrée de clichés sur l'armée et sur les Pays-Bas (drogue, prostitution, sécurité sociale, sexualité, etc), et qui tente de donner un fond plus sentimental à son programme (la relation tendue entre Quinn et sa fille), mais n'y parvient que très ponctuellement.

C'est bien simple, sur les dix épisodes du programme, seuls un ou deux fonctionnent réellement, ou décrochent au spectateur plus qu'un bref sourire passager. La faute partielle à une diffusion de certains épisodes dans le désordre (encore que, ça ne change pas franchement grand chose à la teneur de ces épisodes), à un rythme jamais vraiment maîtrisé (dans certains épisodes, le montage est tellement nerveux que certaines scènes ne durent que 20 secondes, le temps d'une punchline ou deux), et à un humour manquant de mordant.

Notamment le personnage de Catherine Tate, une tenancière de maison close/gérante d'association féministe surdiplômée polyamoureuse à l'accent prononcé, qui finit par sortir avec le Colonel Quinn : un personnage WTF dont on se demande ce qu'il fout là, et dont la relation avec Quinn n'est jamais suffisamment développée ou présente pour être crédible.

Globalement, c'est dommage, parce que malgré des personnages parfois assez basiques (le Colonel Quinn est assez antipathique et sa rivalité avec son supérieur manque trop caricaturale), la distribution est sympathique (Misiak est attachante, et sa relation naissante avec Danny Pudi fonctionne bien... même si elle est sabotée dans le season finale par le gros cliché de sitcom de l'ex qui réapparaît pile au moment où Maggie va avouer ses sentiments à son collègue), mais à moins qu'une éventuelle saison 2 ne recadre sérieusement tout ça, je vois mal le programme continuer bien plus longtemps.

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