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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

catch

Les bilans de Lurdo - Margo a des problèmes d'argent, saison 1 (2026)

Publié le 29 Août 2026 par Lurdo dans A24, Comédie, Drame, Critiques éclair, Catch, Review, USA, Apple, Les bilans de Lurdo, Télévision

Après des années à être le "Mr Série juridique" sur toutes les chaînes américaines (Ally McBeal, The Practice, Boston Legal, The Law Firm, Harry's Law...), David E. Kelley est passé à la prestige tv, sur le cable et maintenant sur les plateformes de streaming.

Big Little Lies, Big Shot, The Lincoln Lawyer, Anatomie d'un scandale, Love & Death... et maintenant, ce Margo's Got Money Troubles, adaptation A24 d'un roman pour Apple Tv.

Margo a des problèmes d'argent, saison 1 (Margo's Got Money Troubles - 2026) :

Parce qu'elle a couché avec son professeur de littérature (Michael Angarano) et que ce dernier l'a plaquée en apprenant qu'elle était enceinte de lui et ne voulait pas avorter, Margo (Elle Fanning) a des problèmes d'argent. Fille de Shyanne (Michelle Pfeiffer), une ancienne serveuse sur le point d'épouser un pasteur (Greg Kinnear), et de Jinx (NIck Offerman), un ex-catcheur toxicomane qui tente de se racheter une conduite, elle cherche une solution, et finit par s'essayer aux photos de charme sur OnlyFans, sous le pseudonyme de Hungry Ghost. Rapidement, avec l'aide de sa colocataire Susie (Thaddea Graham), elle trouve là un moyen de s'exprimer, de s'affirmer, et de subvenir à ses besoins... 

Au programme, huit épisodes de 30-45 minutes, qui retracent le parcours chaotique d'une jeune maman à la famille excentrique, contrainte de se tourner vers OnlyFans pour gagner sa vie et élever son fils. Un portrait d'une certaine Amérique qui aurait pu donner quelque chose de très white trash (la mère est ex-serveuse dans un Hooters, le père ex-catcheur drogué...) mais qui, finalement, parvient à esquiver l'écueil facile du misérabilisme, ou de la sitcom caricaturale à la My Name is Earl.

Kelley, qui n'écrit ici qu'une partie des épisodes mais dont la plume est immédiatement identifiable (notamment lors de la partie tribunal du final, avec ce bon vieux Paul McCrane en juge improbable) est aidé par une distribution impeccable, de Fanning à Kinnear, en passant par Offerman (totalement crédible dans son rôle), Pfeiffer (magistrale), Thaddea Graham, et même Nicole Kidman en avocate ex-catcheuse (même si c'est peut-être là le seul élément de la distribution qui ressemble plus à du stunt casting qu'à autre chose).

Après, si c'est bien interprété et globalement bien mené, c'est aussi un programme qui n'est pas dénué de défauts, et peut même paraître assez safe et prévisible : les mésaventures de Margo suivent des rails narratifs relativement convenus, les réactions des uns et des autres sont assez évidentes (un peu déçu par le rebondissement final sur Greg Kinnear), l'écriture hésite parfois entre mélodrame et comédie un peu forcée (quoique, j'avoue avoir bien aimé la grosse engueulade entre Pfeiffer et Fanning, totalement désamorcée par les serre-têtes portés par les deux actrices, avec bites en plastique qui tremblotent à chaque réplique larmoyante ou énervée), et les prétentions artistiques de Margo, qui pense faire de l'art en montrant ses seins, finissent par lasser.

Mais Kelley est toujours très bon pour rendre ses personnages (et leurs relations) attachants, et Margo (...) ne déroge pas à la règle. Rien que pour Pfeiffer et Offerman, la série mérite le coup d'œil, même si l'on est totalement réfractaire à l'esthétique mise en avant par Margo, qui imprègne toute la série, depuis son générique de début (inexpliqué jusqu'à l'épisode 6) jusqu'à son générique de fin, en passant par son illustration musicale.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #269 - Wrestling with Trump (2026)

Publié le 9 Juin 2026 par Lurdo dans Documentaire, Télévision, Critiques éclair, Catch, Sport, UK, Channel 4, Comédie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Wrestling with Trump (2026) :

Un documentaire d'une heure produit pour Channel 4 par Munya Chawawa, comédien/satiriste anglais fan de catch américain (il a grandi avec la WWE, et ça se sent), et qui se donne pour postulat de décrypter les liens entre le monde du catch et l'ascension politique de Trump.

Ce qui est peu ou prou une évidence pour quiconque a des yeux, un cerveau et est familier avec la discipline du catch US...

C'est probablement pour ça que cette heure de métrage m'a paru un peu creuse et superficielle, un peu comme une relecture du Weird Weekend (1999) de Louis Theroux consacré au monde du catch (la seule différence, c'est que Chawawa est en bien meilleure forme physique que Theroux, à croire qu'il s'est spécialement préparé pour monter sur le ring), et que le documentariste interroge ponctuellement des catcheurs (Brutus Beefcake m'a fait pitié, Muhammad Hassan est totalement lucide) et des MAGAs sur Donald Trump et son sens du baratin et du spectacle.

Pas de grandes révélations à trouver ici, donc (les MAGAs sont lobotomisés et projettent systématiquement tous leurs mensonges, leurs peurs et leurs défauts sur les autres, Trump est un baratineur saltimbanque et homme de télévision avant tout et c'est pour ça qu'il a été élu), dans ce documentaire télévisuel de fanboy  qui survole un peu son sujet, et qui aurait pu se passer des mini-interludes parodiques où Chawawa se déguise en catcheur et fait des promos exagérées.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #161 - Queen of the Ring (2025)

Publié le 20 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Biographie, Histoire, Review, USA, Sport, Catch

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Queen of the Ring (2025) :

L'histoire « vraie » de Millie Burke (Emily Bett Rickards), serveuse et jeune mère célibataire dans les années 30, et qui, après avoir croisé le chemin du catcheur et promoteur Billy Wolfe (Josh Lucas), décide de tout plaquer pour devenir la meilleure femme catcheuse de l'histoire de la discipline. Un succès qui lui prendra plusieurs décennies, et qui mettra en péril sa vie privée...

Un biopic romancé adapté d'un livre et pas désagréable, mais très académique et basique, avec des personnages secondaires sous-développés, une chronologie bricolée et occasionnellement passée en avance rapide (surtout dans la dernière partie du film, avec de fréquents fondus au noir), et une forme très académique : on sent que le réalisateur/scénariste (par ailleurs patron de maison de disque, ce qui explique sans nul doute l'illustration musicale ici anachronique) a fait de son mieux pour résumer la carrière et la vie de Millie Burke, mais n'a pas forcément réussi à tout gérer de manière optimale en 2h15 (supposément, une heure de film a été coupée, et le projet était pensé comme une mini-série de streaming, mais bon).

Après, si l'on peut regretter le manque de subtilité dans tout ce qui est propos sur le féminisme, la violence conjugale, etc, les quelques private jokes sur Vince McMahon et sur le monde du catch, les faux raccords çà et là (notamment dans la dernière ligne droite), le côté mélo très appuyé et toute une fin en mode shoot match qui ne fonctionne pas réellement, reste l'interprétation, notamment de Rickards.

Une Rickards athlétique (on le savait déjà) qui tient très bien son rôle et s'y donne corps et âme, entourée de multiples visages familiers, de Walton Goggins à Deborah Woll, en passant par de nombreuses catcheuses (créditées ou non), et bien sûr Josh Lucas, plutôt bon lui aussi dans un rôle difficile.

La distribution est excellente, elle joue bien (y compris Kamille en antagoniste), le rendu visuel est crédible et de bonne facture, et cette histoire est loin d'être désagréable à suivre... mais voilà, ça ne dépasse jamais le fond, la forme et le budget (la perruque de Gorgeous George !!) d'un biopic tv, et donc ça reste assez moyen in fine.

3.25/6 (après, c'est amusant de voir Rickards s'essayer au monde du catch après que son compère d'Arrow, Stephen Amell, soit tombé dedans lui aussi, et de retrouver ici Kelli Berglund, qui était dans Heels)

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Critique éclair #138 - SEMAINE WALPURGIS - Dark Match (2025)

Publié le 28 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Walpurgis, Critiques éclair, Shudder, Action, Comédie, Sport, Catch, USA, Review, Fantastique

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Dark Match (2025) :

À la fin des années 80, la SAW, une petite fédération de catch indépendante, est généreusement payée pour donner un show dans un coin reculé des États-Unis. Il y a Rusty (Jonathan Cherry), le promoteur magouilleur ; Miss Behave (Ayisha Issa), la "méchante" de la promotion ; son ennemie jurée, la douce et gentille Kate the Great (Sara Canning) ; Mean Joe Lean (Steven Ogg), à la carrière sur le déclin ; et de nombreux autres lutteurs, dont Enigma Jones (Mo Adan), un luchador muet... Mais lorsqu'ils arrivent sur place, les catcheurs découvrent qu'ils sont tombés dans le piège tendu par Prophet (Chris Jericho), ancien catcheur reconverti gourou d'une secte satanique, et que cette dernière a pour projet de sacrifier leurs victimes au cours de matchs à l'issue sanguinaire.

Une comédie horrifique produite (et interprétée) par Chris Jericho, écrite/réalisée par le réalisateur de WolfCop, et qui ne fait pas d'étincelles (notamment au niveau du rythme), mais qui reste vaguement sympatoche, parce que personne ne se prend au sérieux.

En plaçant le tout dans les années 80, le réalisateur se laisse par ailleurs la possibilité de nombreux effets VHS assez cache-misère, bien pratiques quand on n'a pas de budget : et ça permet à cette histoire improbable de show de catch/snuff movie/rituel satanique de tenir à peu près la route, aidée par des acteurs impliqués (le grand écart de Sara Canning entre Hallmark et ce film d'horreur est assez amusant... mais pas forcément surprenant).

Jericho n'est pas mauvais, et les cinq dernières minutes sont assez... improbables, je dois dire, d'une manière à la fois amusante et frustrante.

3/6 (ça ne les vaut pas forcément dans l'ensemble, mais bon, je ne me suis pas ennuyé)

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Critique éclair #128 - The Killer's Game (2024)

Publié le 28 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Catch, Romance, Comédie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Killer's Game (2024) :

Tueur à gages renommé, Joe Flood (Dave Bautista) est amoureux de Maize (Sofia Boutella), une danseuse à qui il cache sa véritable profession. Un jour, cependant, Flood apprend qu'il est atteint de la maladie de Creutzfeldt-Jakob : il n'a plus que quelques mois à vivre, et il décide alors de mettre un contrat sur sa propre tête, afin que sa compagne hérite de son assurance-vie. Antoinette (Pom Klementieff), son ennemie jurée, déchaîne alors tous ses mercenaires (Terry Crews, Scott Adkins, Marko Zaror, Drew Galloway, Daniel Bernhardt, Lee Hoon, etc) sur lui... jusqu'à ce que Flood apprenne que son médecin s'est trompé : il n'est pas mourant, et il va devoir survivre à tous ses collègues s'il veut parvenir à protégrer Maize, prise entre deux feux...

Que se passe-t-il lorsqu'un script de film d'action assez classique (apparemment adapté d'un roman) passe près de 30 ans en development hell, avec pléthore de réalisateurs et d'acteurs attachés au projet (Wesley Snipes, Michael Keaton, Jason Statham, etc), avant d'aboutir chez Lionsgate, dans les mains d'un Dave Bautista à la recherche d'un film un peu différent ? Et bien ça bénéficie d'un budget un peu plus important, ça attire une distribution un peu plus prestigieuse, ça sort en salles... et malheureusement, c'est accueilli comme un "gros" film d'action, et pas le quasi-DTV que The Killer's Game est réellement.

Résultat : TKG a été fracassé par la critique, a fait un bide en salles... alors que, toutes proportions gardées, c'est un DTV d'action tout à fait sympathique. Le postulat est classique, certes, mais le traitement est assez décontracté, avec un peu de style dans les visuels et la musique ; l'action est délibérément exagérée, avec des tueurs à gage tous plus improbables les uns que les autres ; le film prend une demi-heure à poser son couple principale et leur romance ; et entre Batista, Boutella, Klementieff, Galloway, le réalisateur (déjà à l'origine de Day Shift) et un paquet d'incontournables du genre, on a souvent l'impression d'un film de potes, avec ce que ça a de points positifs et négatifs.

On ne s'ennuie pas, c'est assez bien rythmé, c'est ludique... bref, pris comme un DTV un peu friqué, c'est relativement agréable.

4/6 

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