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Queen of the Ring (2025) :
L'histoire « vraie » de Millie Burke (Emily Bett Rickards), serveuse et jeune mère célibataire dans les années 30, et qui, après avoir croisé le chemin du catcheur et promoteur Billy Wolfe (Josh Lucas), décide de tout plaquer pour devenir la meilleure femme catcheuse de l'histoire de la discipline. Un succès qui lui prendra plusieurs décennies, et qui mettra en péril sa vie privée...
Un biopic romancé adapté d'un livre et pas désagréable, mais très académique et basique, avec des personnages secondaires sous-développés, une chronologie bricolée et occasionnellement passée en avance rapide (surtout dans la dernière partie du film, avec de fréquents fondus au noir), et une forme très académique : on sent que le réalisateur/scénariste (par ailleurs patron de maison de disque, ce qui explique sans nul doute l'illustration musicale ici anachronique) a fait de son mieux pour résumer la carrière et la vie de Millie Burke, mais n'a pas forcément réussi à tout gérer de manière optimale en 2h15 (supposément, une heure de film a été coupée, et le projet était pensé comme une mini-série de streaming, mais bon).
Après, si l'on peut regretter le manque de subtilité dans tout ce qui est propos sur le féminisme, la violence conjugale, etc, les quelques private jokes sur Vince McMahon et sur le monde du catch, les faux raccords çà et là (notamment dans la dernière ligne droite), le côté mélo très appuyé et toute une fin en mode shoot match qui ne fonctionne pas réellement, reste l'interprétation, notamment de Rickards.
Une Rickards athlétique (on le savait déjà) qui tient très bien son rôle et s'y donne corps et âme, entourée de multiples visages familiers, de Walton Goggins à Deborah Woll, en passant par de nombreuses catcheuses (créditées ou non), et bien sûr Josh Lucas, plutôt bon lui aussi dans un rôle difficile.
La distribution est excellente, elle joue bien (y compris Kamille en antagoniste), le rendu visuel est crédible et de bonne facture, et cette histoire est loin d'être désagréable à suivre... mais voilà, ça ne dépasse jamais le fond, la forme et le budget (la perruque de Gorgeous George !!) d'un biopic tv, et donc ça reste assez moyen in fine.
3.25/6 (après, c'est amusant de voir Rickards s'essayer au monde du catch après que son compère d'Arrow, Stephen Amell, soit tombé dedans lui aussi, et de retrouver ici Kelli Berglund, qui était dans Heels)
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