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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

drame

Halloween Oktorrorfest 2026 - The Empty Man (2020)

Publié le 28 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Thriller, Fantastique, Review, USA, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Religion

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

The Empty Man (2020) :

En deuil, l'ex-policier James Lasombra (James Badge Dale) est informé par son amie Nora (Marin Ireland) qu'Amanda (Sasha Frolova), la fille adolescente de cette dernière, a mystérieusement. Il commence alors son enquête, une enquête qui tourne autour du mystérieux Empty Man, figure inquiétante vénérée par certains jeunes, et autour de laquelle est centrée un sinistre mouvement sectaire, l'Institut Pontifex, dirigé par Arthur Parsons (Stephen Root)...

Premier long-métrage de David Prior, adapté d'un comic book, qui nous propose ici un film de plus de 2 heures aux tendances lovecraftiennes (avec cultistes, sentiment d'horreur cosmique et caméo de Nyarlathotep vers la fin), métrage qui aurait probablement mérité d'être un peu raccourci.

Il faut dire qu'après une introduction assez intrigante au fin fond de l'Himalaya, le métrage revient assez rapidement à quelque chose qui ressemble à du creepypasta assez générique, avec Slenderman l'Empty Man qui se manifeste au bout de trois jours pour t'emporter après que tu aies effectué tel geste anodin en l'invoquant, blablabla.

Cette partie enquête n'est ainsi pas très convaincante, et il faut attendre que le protagoniste commence à enquêter sur la Scientologie secte étrange au cœur de tout ça pour que le métrage retrouve une direction intéressante (le rituel nocturne, avec flammes touchant les cieux, est notamment visuellement très réussi).

Après, ça reste inégal à divers niveaux, notamment la narration, puisque le rebondissement final sur la nature de Lasombra (en même temps, avec un nom comme ça...) est plus que prévisible, et que la conclusion arrive donc sans grande surprise au terme d'une exposition un peu maladroite.

Mais pour un premier film dans le genre, The Empty Man reste plus qu'honorable, même si certains éléments sont vraiment de trop et auraient dû être retirés du scénario (et d'autres, comme l'utilisation de Stephen Root, auraient mérité plus de temps).

3.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - The Bride! (2026)

Publié le 25 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Drame, Musique, USA

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The Bride! (2026) :

Dans les années 30, à Chicago, la créature de Frankenstein (Christian Bale) rend visite au Docteur Euphronius (Annette Bening), afin de lui demander son aide dans la création d'une compagne. Lorsque celle-ci, Ida (Jessie Buckley),  est choisie et revient à la vie, elle s'avère rebelle et incontrôlable, possédée par l'esprit de Mary Shelley, et bien décidée à profiter de cette nouvelle existence aux côtés de Frankie, comme des Bonnie & Clyde revenus d'entre les morts...

Une relecture féministo-iconoclaste-riot-grrrl-me-too de la Fiancée de Frankenstein, écrite et réalisée par Maggie Gyllenhaal, et qui, pendant près de deux heures, s'avère assez... compliquée.

Compliquée à regarder, surtout, puisque j'ai dû m'y reprendre en plusieurs fois, jetant en partie l'éponge au bout de 30 minutes, à chaque fois. Le film est en effet assez bordélique, mélange de genres, s'ouvrant sur Buckley (en Mary Shelley) cabotinant en gros plan et décidant de posséder Ida, afin "d'écrire la suite qu'elle a toujours voulu écrire" : un gimmick d'écriture et de narration totalement inutile, à la limite du prétentieux, et qui transforme un temps Ida en victime d'un syndrome de tourette littéraire (avec option dictionnaire des synonymes).

Malgré l'investissement total de Buckley dans ses personnages, Ida reste une rebelle trashouille et antipathique du début à la fin du film, une femme opprimée et victime d'une société misogyne et violente, une punkette avant l'heure dont les actions et la rebellion vont rapidement inspirer toute un gang de copycats (Joker n'est pas loin), et qui est ainsi suivie dans ses méfaits par la créature de Frankenstein, un monstre transi d'amour prêt à tout et à tous les mensonges pour garder les faveurs d'Ida.

Le film part donc dans tous les sens avec quelques numéros musicaux, une partie polar totalement inutile (avec le mari de Gyllenhaal en flic accompagné de Penelope Cruz en inspectrice contrainte de se faire passer pour son assistante pour obtenir un peu de respect de leurs collègues), des passages dans les bas-fonds de la ville, une fuite en avant du couple poursuivi par les autorités, une obsession de Frankie pour un acteur hollywoodien à la mode (joué par Jake Gyllenhaal), et une fin tragique, mais pas trop.

Le tout écrit sans grande subtilité, avec un message féministe pataud, et une Jessie Buckley qui joue tout à fond, à la limite de la théâtralité abusive.

Je n'ai donc pas vraiment accroché, et c'est le moins que l'on puisse dire. C'est trop éparpillé, trop pataud, trop criard et trop barré pour moi - même si certains me rétorqueront que c'est justement là tout ce qui fait l'essence du film.

1.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Iron Lung (2026)

Publié le 24 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Thriller, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA, Jeu vidéo

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Iron Lung (2026) : 

Dans un monde où l'humanité est au bord de l'extinction, et toutes les étoiles et planètes ont mystérieusement disparu, un terroriste (Markiplier) en quête de rédemption est envoyé à bord d'un sous-marin miniature explorer les océans de sang d'une lune récemment découverte. Mais rapidement, il va découvrir qu'il n'est pas seul sous ces mers d'hémoglobine...

Un projet ambitieux de la part du YouTubeur Markiplier, qui a pris un petit jeu indépendant d'horreur, et en a financé l'adaptation, qu'il a écrite, réalisée, interprétée et distribuée, et qui s'est avérée un succès au box-office, rapportant 10-15 fois sa mise.

Une belle réussite, donc, pour ce projet qui mèle huis-clos paranoïaque et oppressant, horreur cosmique, gore décomplexé, etc.

Ce n'est pas dénué de défauts : le film est probablement trop long pour son propre bien, ponctuellement assez brouillon à l'image (principalement quand ça s'énerve, vers la fin), certaines scènes ne sont pas indispensables, et l'interprétation de Markiplier, si elle m'a paru juste et convaincante, a été fréquemment critiquée dans les médias.

Mais dans l'ensemble, pour un premier film à petit budget, c'est plutôt réussi, poisseux et prenant.

4/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Nightborn (2026)

Publié le 19 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Critiques éclair, Finlande, UK, Review, Horreur, Thriller, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique

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Nightborn (2026) :

Peu de temps après leur arrivée dans le vieux chalet délabré de leur famille, construit au milieu des forêts finlandaise, Saga (Seidi Haarla), finnoise, se découvre enceinte de son époux Jon (Rupert Grint), anglais, suite à leurs ébats enthousiastes en pleine forêt. Mais les bois de Finlande cachent de nombreuses forces surnaturelles, et bien vite, le bébé du couple s'avère particulièrement incontrôlable, bruyant, et intrinsèquement lié à la nature sauvage, au point de ne se nourrir que de viande et de sang. Pour Saga, c'est là le début d'une spirale infernale...

Mouais. Formellement, cette coproduction européenne distribuée par Shudder n'est pas désagréable, avec une bande originale immédiatement identifiable du fondateur du groupe Apocalyptica, et un récit totalement empreint de folklore finlandais... mais c'est peut-être aussi là que le bât blesse. Car ces histoires de changelins, de bébés maléfiques, de folklore nordique sur les esprits de la forêt, autant j'aime bien sur le papier, autant dans les faits, ça ne fait jamais vraiment preuve d'une folle originalité.

Ici, on est donc dans la métaphore de la dépression post-partum, du rejet du bébé considéré comme un monstre qui vous vide de tout, de la transformation de son corps que l'on trouve immonde après la grossesse, de la métamorphose de la mère en bête prête à tout pour défendre son petit, etc : c'est assez classique, la grossesse comme phénomène quasi-surnaturel a déjà été traitée dans pas mal de films, que le bébé soit démoniaque, extra-terrestre ou autre.

Le côté très finlandais du tout, lui, est à la fois un avantage et un inconvénient, comme dans cette interprétation très inégale, dans laquelle s'entrechoquent les styles de jeu, surtout en langue anglaise : ça crée un décalage, une sorte de malaise, mais ça peut aussi sortir du récit, malgré les efforts de l'interprète principale.

Et puis, outre son aspect pratique pour les effets spéciaux, le fait de cacher constamment le visage du bébé à l'écran est clairement pensé comme significatif (Saga refuse de l'humaniser, le qualifie de "ça", et donc on ne le montre pas comme un vrai bébé, mais comme une créature sinistre... du moins, jusqu'à la fin), mais c'est plus maladroit et forcé que réellement probant.

Après, si l'on n'a pas trop vu de film similaire avant, ça passe. Personnellement, j'ai trouvé le tout un peu attendu et classique, malgré quelques moments intéressants.

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 4 (2026)

Publié le 5 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, Télévision, USA

Après une saison 3 qui se concluait en happy end d'apparence définitive, et un Mighty Nein au format discutable, retour de l'équipe Vox Machina pour une saison 4 plus noire, avec un cliffhanger menant directement vers une saison 5 de conclusion. Toujours 12 épisodes d'une vingtaine de minutes, avec cette saison deux guests vocaux notables : Wayne Brady en wannabe aventurier comique, et Andy Serkis dans le rôle du grand méchant...

La légende de Vox Machina, saison 4 (The legend of Vox Machina, season 4 - 2026) : 

Ses membres profitant désormais chacun de leur statut de héros aux quatre coins d'Exandria, Vox Machina est contraint de se reformer lorsqu'une secte malveillante se manifeste, avec pour objectif de permettre au Murmurant (Andy Serkis), une entité autrefois bannie par les Dieux, de connaître son ascension et de revenir parmi les vivants...

Une saison intéressante dans sa construction et dans son déroulement, jusqu'à une conclusion qui, malheureusement pour moi, retombe dans les travers habituels du show. Mais je vais y revenir.

Au début de cette saison, les membres de Vox Machina sont éparpillés, profitant chacun de leur happy end respective : un an après la séparation du groupe, Percy et Vex vivent une vie de noblesse assez terne, le premier passant son temps à faire des expériences sur l'orbe trouvée dans les cryptes de la demeure familiale, et la seconde rêvant d'un peu d'action ; Keyleth et Vax, eux, poursuivent l'initiation de l'Ashari en voyageant autour du monde, cherchant par la même occasion un remède à l'infection qui se propage dans le corps de Vax ; et Pike et Grog s'ennuient, frustrés par la fin du groupe et le manque d'aventure, jusqu'à ce que Taryon Darrington (Wayne Brady) vienne les trouver pour leur proposer une mission..

C'est là le point de départ de la saison, et pendant plusieurs épisodes, le show fait le point sur Vox Machina, avant de lentement, mais sûrement, les confronter à une même menace : la secte qui vénère le Murmurant (aka Vecna dans le lore de D&D, mais pas là, pour des raisons de droits et de Stranger Things) et tente de le ramener dans notre monde.

Alors oui, il y a clairement là un abus de toutéliage, d'autant plus flagrant en fin de saison, quand le Murmurant se lance dans son grand monologue de méchant expliquant tout son plan, ainsi que la manière dont il a manipulé tout et tout le monde depuis le début pour arriver à ses fins : c'est maladroit, ce n'est pas très bien écrit et c'est gentiment capillotracté, mais bon...

Reste que la première moitié de saison, plus légère, reste sympathique, avec de petites chansons rigolotes, un épisode en mode Ocean's Eleven (avec illustration musicale et format qui vont avec) et un Taryon un peu saoûlant au début, mais qui finit par se montrer attachant.

Et puis, à mi-parcours, le show redevient un peu sérieux, quand la menace du Murmurant se précise : on a droit à de l'exposition, à de grosses ficelles mélodramatiques assez prévisibles (le robot, le grand-père, le père, etc) et à nouveau à du toutéliage entre Vox Machina et tous les événements importants de leur monde.

Ensuite, après un épisode d'horreur gothique dans les souterrains du manoir de Percy, et une parenthèse rigolote chez Scanlan (en mode Gros Elvis), la saison attaque sa dernière ligne droite, et là, c'est un festival de moments ultra-larmoyants et dramatiques, comme Vox Machina les adore : Vox Machina qui échafaude un plan assez médiocre, qui se solde par la mort de Grog ; Pike qui rejoue la partition d'Anakin Skywalker, se laisse ronger par la colère, séduire par les promesses de Palpatine du Murmurant de ramener Padmé Grog et les autres à la vie, et fait un heel turn (pas très convaincant) contre ses amis ; la mission de la dernière chance dans l'Upside Down la dimension de Vecna du Murmurant pour aller le tuer et sauver Pike ; énormément d'action spectaculaire ; le monologue final maladroit du Murmurant ; et une fin à la Empire Contre Attaque, tragique, sombre et douce-amère.

Le problème, à mes yeux, étant que formellement, l'écriture n'est pas forcément au niveau : les influences sont évidentes, le trait est assez forcé (Pike devient progressivement de plus en plus agaçante et impulsive, alors qu'une plume plus subtile aurait probablement réussi à rendre son revirement plus "sympathique"), et ça donne lieu à pas mal de remplissage, qui rallonge inutilement la sauce. Et puis je ne m'en suis jamais caché : j'ai toujours eu du mal avec le côté mélodramatique de Vox Machina, qui m'a souvent semblé forcé (ou, au minimum, mal dosé).

Après, la saison semble mieux structurée, et est assez agréable à visionner.  Se pose cependant toujours la question du "qu'est-ce qui est hérité de la campagne de JDR originale de 2017, et qu'est-ce qui est inédit ?". Une question à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse, mais qui explique probablement beaucoup de choses quant aux scories narratives du tout.

Restera à voir comment la série se concluera dans un avenir proche, avec la saison 5, qui devrait amener à la fin de la première campagne du groupe...

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Critique éclair #296 - Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 (2025)

Publié le 3 Septembre 2026 par Lurdo dans Aventure, Cinéma, Critiques éclair, France, Review, Fantastique, Comédie, Histoire, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Kaamelott : Deuxième Volet, partie 1 (2025) :

Alors que Lancelot (Thomas Cousseau) a été vaincu, et qu'il tente de maîtriser la magie noire et de se remettre de cette défaite, Arthur (Alexandre Astier), lui, végète dans sa chambre en Carmélide, démoralisé. Et même si la Table Ronde est reformée, il refuse de prendre part à cette mascarade, songeant même à se débarrasser d'Excalibur...

Je ne sais pas trop quoi penser de cette première partie du deuxième volet des films Kaamelott, après un premier métrage très inégal, au rythme, au format et à la narration un peu bancals.

Principalement parce que cette suite est dans la droite lignée, proposant une suite de vignettes, à nouveau, qui ressemblent à des épisodes courts de Kaamelott mis bout à bout, et vaguement liés par la notion de reformation de la Table Ronde, et des nouvelles quêtes de chacun.

Ici, Merlin et ses homologues vont explorer les souterrains des ruines de Kaamelott pour y découvrir un laboratoire de nécromancie ; ailleurs, les jeunes chevaliers partent pour le grand nord à la recherche d'un dragon ; d'autres décident d'aller achever Lancelot ; Arthur envoie des mercenaires en Orcanie ; Karadoc et quelques autres partent en Méditerranée suivre une prémonition de la Dame du Lac, etc.

Ça s'éparpille un peu, notamment à partir de la moitié du film (quand tout le monde part de son côté à l'aventure), il y a quelques belles images, mais il faut bien reconnaître que niveau structure, le film peine un peu à conserver son énergie, notamment dans la dernière ligne droite qui, après l'apparition d'un démon, retombe et se conclut faiblardement.

Ce n'est pas forcément plus mauvais ou meilleur que le précédent, et je reste persuadé que le découpage initial en longs-métrages n'aura vraiment pas été bénéfique aux films, mais bon. on verra la suite.

3/6 

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Les bilans de Lurdo - Margo a des problèmes d'argent, saison 1 (2026)

Publié le 29 Août 2026 par Lurdo dans A24, Comédie, Drame, Critiques éclair, Catch, Review, USA, Apple, Les bilans de Lurdo, Télévision

Après des années à être le "Mr Série juridique" sur toutes les chaînes américaines (Ally McBeal, The Practice, Boston Legal, The Law Firm, Harry's Law...), David E. Kelley est passé à la prestige tv, sur le cable et maintenant sur les plateformes de streaming.

Big Little Lies, Big Shot, The Lincoln Lawyer, Anatomie d'un scandale, Love & Death... et maintenant, ce Margo's Got Money Troubles, adaptation A24 d'un roman pour Apple Tv.

Margo a des problèmes d'argent, saison 1 (Margo's Got Money Troubles - 2026) :

Parce qu'elle a couché avec son professeur de littérature (Michael Angarano) et que ce dernier l'a plaquée en apprenant qu'elle était enceinte de lui et ne voulait pas avorter, Margo (Elle Fanning) a des problèmes d'argent. Fille de Shyanne (Michelle Pfeiffer), une ancienne serveuse sur le point d'épouser un pasteur (Greg Kinnear), et de Jinx (NIck Offerman), un ex-catcheur toxicomane qui tente de se racheter une conduite, elle cherche une solution, et finit par s'essayer aux photos de charme sur OnlyFans, sous le pseudonyme de Hungry Ghost. Rapidement, avec l'aide de sa colocataire Susie (Thaddea Graham), elle trouve là un moyen de s'exprimer, de s'affirmer, et de subvenir à ses besoins... 

Au programme, huit épisodes de 30-45 minutes, qui retracent le parcours chaotique d'une jeune maman à la famille excentrique, contrainte de se tourner vers OnlyFans pour gagner sa vie et élever son fils. Un portrait d'une certaine Amérique qui aurait pu donner quelque chose de très white trash (la mère est ex-serveuse dans un Hooters, le père ex-catcheur drogué...) mais qui, finalement, parvient à esquiver l'écueil facile du misérabilisme, ou de la sitcom caricaturale à la My Name is Earl.

Kelley, qui n'écrit ici qu'une partie des épisodes mais dont la plume est immédiatement identifiable (notamment lors de la partie tribunal du final, avec ce bon vieux Paul McCrane en juge improbable) est aidé par une distribution impeccable, de Fanning à Kinnear, en passant par Offerman (totalement crédible dans son rôle), Pfeiffer (magistrale), Thaddea Graham, et même Nicole Kidman en avocate ex-catcheuse (même si c'est peut-être là le seul élément de la distribution qui ressemble plus à du stunt casting qu'à autre chose).

Après, si c'est bien interprété et globalement bien mené, c'est aussi un programme qui n'est pas dénué de défauts, et peut même paraître assez safe et prévisible : les mésaventures de Margo suivent des rails narratifs relativement convenus, les réactions des uns et des autres sont assez évidentes (un peu déçu par le rebondissement final sur Greg Kinnear), l'écriture hésite parfois entre mélodrame et comédie un peu forcée (quoique, j'avoue avoir bien aimé la grosse engueulade entre Pfeiffer et Fanning, totalement désamorcée par les serre-têtes portés par les deux actrices, avec bites en plastique qui tremblotent à chaque réplique larmoyante ou énervée), et les prétentions artistiques de Margo, qui pense faire de l'art en montrant ses seins, finissent par lasser.

Mais Kelley est toujours très bon pour rendre ses personnages (et leurs relations) attachants, et Margo (...) ne déroge pas à la règle. Rien que pour Pfeiffer et Offerman, la série mérite le coup d'œil, même si l'on est totalement réfractaire à l'esthétique mise en avant par Margo, qui imprègne toute la série, depuis son générique de début (inexpliqué jusqu'à l'épisode 6) jusqu'à son générique de fin, en passant par son illustration musicale.

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Les bilans de Lurdo - Les Quatre saisons, saison 2 (2026)

Publié le 15 Août 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, Télévision, Review, USA, Italie, Critiques éclair

Retour de cette série Netflix en 8 épisodes d'une petite demi-heure, librement adaptée du film du même nom, et qui se terminait, en fin de saison 1, par la mort inattendue de l'un des protagonistes.

Les quatre saisons, saison 2 (The Four Seasons, season 2 - 2026) :

Malgré une année difficile suite à la mort de Nick (Steve Carell), Danny (Colman Domingo), Claude (Marco Calvani), Ginny (Erika Henningsen), Kate (Tina Fey), Jack (Will Forte) et Anne (Kerri Kenney) continuent de se retrouver pour prendre des vacances ensemble... pour le meilleur et pour le pire.

La première saison des Quatre saisons, bien que sympatoche, avait pour défaut de jouer assez fort la carte sitcom, avant de tenter un revirement émotionnel dans son avant-dernier épisode : cette année, le programme semble trouver un meilleur équilibre, et rester plus longtemps dans un espace doux-amer, qui évite la comédie trop outrée.

Ce qui n'empêche pas certains éléments d'être joyeusement absurdes ou amusants. Cette année, donc, comme toujours découpée en quatre saisons, nous propose ainsi un printemps où tout le monde doit faire face aux conséquences de la mort de Nick, alors qu'ils doivent répandre les cendres de ce dernier en montagne. 

Rapidement, les ressentiments refont surface, notamment entre Danny et Claude, qui veulent un enfant, mais sont refroidis par la présence du bébé de Ginny ; cette dernière, qui est en conflit avec Anne pour des histoires d'héritage ; ou encore Kate et Jack, dont la relation est perturbée par le mal-être de ce dernier, suite à la mort de son meilleur ami.

Et puis, après la brève menace d'un tireur fou, tout le monde se dit ses quatre vérités, et l'abcès est enfin crevé, donnant lieu à une fin de printemps assez feel good : tout le monde a passé un cap, et l'été apporte alors un certain renouveau.

Pendant deux épisodes sur la côte Est, le groupe essaie de se détendre, mais les doutes ressurgissent : Anne et Ginny "coparentent" le bébé, mais les deux femmes réalisent qu'elles en oublient leur vie respective de femme et de mère. Danny et Claude décident de ne plus devenir parents. Et Jack, qui a trouvé sur la plage un nouvel ami, en a assez de faire semblant d'être heureux avec Kate. Une fin d'été tendue, qui se répercute directement en automne, pour un Thanksgiving très peuplé chez Annie.

Deux épisodes assez doux amers, qui voient Claude et Danny annoncer qu'ils vont s'installer en Italie, Kate déprimer suite à cette annonce, et Anne et Ginny mettre un terme définitif à leur amitié codépendante. Ce qui aboutit, naturellement, à un épisode 6 qui ramène Steve Carell en Nick, pour un épisode flashback en plein COVID, flashback qui révèle bon nombre des failles des personnages principaux, déjà présentes à l'époque.

Enfin, pour ses deux derniers épisodes, direction l'Italie, pour un Noël à Trente, une conclusion à la fois amusante (Anne que tout le monde prend pour la Befana) et convaincante, proposant une happy end à chacun, assez appropriée aux fêtes de fin d'année.

Encore une fois, Quatre saisons ne sera jamais une sitcom hilarante provoquant des éclats de rire permanents : le programme est pensé comme une comédie dramatique sur l'évolution de ses personnages et de leurs rapports, avec tout de même une pointe d'excentricité et de mordant, inhérente à la plume de Tina Fey et de ses compères. 

Et en cela, cette saison 2 convainc : plus sincère, comme je le mentionnais en introduction, la saison place ses personnages face à des choix et à des décisions pas toujours faciles, les confronte aux conséquences psychologiques du deuil, et réaffirme, de manière encourageante et positive, qu'il est possible de se réinventer à la cinquantaine, et de trouver le bonheur.

Tour à tour amusante, émouvante ou tout simplement pertinente, la saison 2 de The Four Saisons s'avère très agréable, en attendant une troisième fournée d'épisodes.

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Les bilans de Lurdo - Invincible, saison 4 (2026)

Publié le 8 Août 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Review, USA, Amazon, Critiques éclair, Télévision, Science Fiction, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Animation, Drame

Après une saison 3 qui avait fini par me lasser (symptôme d'une industrie qui n'a de cesse de ressasser toujours les mêmes thèmes et les mêmes problématiques depuis les années 80, persuadée de sa maturité et de sa profondeur), place à la saison 4 de l'adaptation des comics de Kirkman, avec l'un des arcs majeurs d'Invincible : la guerre contre les Viltrumites. 

Invincible, saison 4 (2026) :

Encore traumatisé par son affrontement contre Conquest et les événements entourant la Guerre des Invincibles, Mark déprime en silence, mais doit se remettre en selle au plus vite : en effet, une nouvelle guerre se profile à l'horizon, alors que la Coalition des Planètes se prépare à attaquer frontalement l'Empire viltrumite...

Invincible peut dire merci aux Viltrumites : l'arc narratif de la guerre contre l'Empire permet à la série de s'extirper de l'environnement terrien, de partir dans l'espace, d'explorer de nouveaux mondes étranges, de revenir sur le passé des Viltrumites, de Nolan, sur l'épidémie ayant tué son peuple, etc... au point de laisser aux héros terriens un rôle de figuration.

Certes, ils apparaissent principalement en début de saison, lorsque les Flaxans reviennent, et que les poulpes martiens ressurgissent... mais dans l'ensemble, toute la saison repose vraiment sur les Viltrumites et sur Thragg (Lee Pace), le Grand Régent de la race extraterrestre.

Et ce n'est pas plus mal, car le PTSD de Mark et sa perte de contrôle ne sont pas forcément très intéressants. La grossesse de Eve et son avortement décidé unilatéralement (beaucoup plus controversé dans le comic book), idem. Et il faut donc attendre que la Viltrumite War se déclenche réellement, à mi saison, pour que les choses démarrent réellement et prennent de l'ampleur.

Certes, ça reste alors de la baston DBZ sanguinolente, encore et encore, avec toujours un manque d'enjeux réels (puisque tous les héros survivent à tout et revient toujours plus fort ensuite), mais le show s'avère alors réellement spectaculaire et épique (malgré quelques défaillances au niveau de l'animation et du mixage sonore).

Avant cela, cependant, il faut subir l'épisode 4 de la saison, un récit original signé Kirkman lui-même, et qui envoie Invincible en "Enfer" pour aider Damien (le Hellboy/Rorschach du pauvre de l'univers Invincible) et son patron Satan (Bruce Campbell) à se battre contre Volcanikka (Indira Varma). Un épisode parenthèse bourré de heavy metal, mais aussi totalement inutile, voire inintéressant, si ce n'est pour voir Kirkman faire mumuse avec ses jouets.

Un peu comme avec Tech Jacket, en fait : un personnage inutile, uniquement là pour remplir un quota et parce que Kirkman essayait de lancer un spinoff Tech Jacket à l'époque du comic-book. Résultat : Tech Jacket est genderswapped dans la série, et reste partie prenante du conflit contre les Viltrumites, alors que bon, dans l'ensemble, cette parodie de Blue Beetle n'a pas grand intérêt.

Tout ça jusqu'à une trêve imposée dans le dernier épisode, épisode un peu bordélique et décousu, mais qui conclut la saison en laissant une porte ouverte pas inintéressante, et des sous-intrigues en suspens.

Dans l'ensemble, la saison 4 d'Invincible ne m'a pas paru exceptionnelle, mais le fait qu'elle ait un fil conducteur plus dynamique que précédemment l'a rendue plus sympathique et intéressante à mes yeux. Pas sûr que la suite sera du même niveau, cela dit.

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - The Boys, saison 5 (2026)

Publié le 1 Août 2026 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Drame, Science Fiction, Review, USA, Amazon, Les bilans de Lurdo, Télévision, Fantastique, Boys

Cinquième et ultime saison pour la série The Boys d'Amazon, après un spin off animé, un spin off annulé, et quatre saisons qui, à mesure que la réalité américaine devenait de plus en plus folle et radicalisée, ont peiné à suivre la cadence, la satire du show devenant assez timide et prévisible face aux agissements des politiciens US.

La série s'essouflait clairement, et il était plus que temps d'y mettre un terme, si possible en beauté... ce que nous garantissait Eric Kripke durant la production du show. Mission (non) accomplie.

The Boys, saison 5 (2026) :

L'équipe de Butcher a enfin mis au point le virus capable de tuer tous les supes, mais lorsque celui-ci échoue à éliminer Soldier Boy (Jensen Ackles), Butcher (Karl Urban) et compagnie comprennent qu'ils ont besoin d'un échantillon du sérum original de Vought. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'en face, Homelander (Antony Starr) cherche le même sérum : car il a eu une épiphanie, et a décidé qu'une fois injecté dans ses veines, il sera désormais un Dieu, que les humains doivent vénérer...

Une saison 5 en 10 épisodes d'une heure, qui promettait en effet un final apocalyptique, avec notamment les personnages de Gen V, et qui, au final, a déçu une grande partie d'un public déjà à la limite de sa patience et de sa tolérance pour la satire balourde du show.

Il faut dire que cette satire, déjà pas très fine, a largement été rattrapée et dépassée par la réalité MAGA, outre-Atlantique, au point que la série paraît timorée par rapport aux agissements de Trump.

Donc forcément, quand Homelander crée des camps de prisonniers, envahit les villes sanctuaires, radicalise les USA, se prend pour Jesus, etc, ça fait un peu redondant par rapport à la réalité. Et ça frustre des deux côtés de la barrière : les MAGAs qui n'apprécient guère que l'on se moque de leur président, et en face, les spectateurs normaux qui aimeraient un peu moins de photocopiage du paysage politique US.

D'autant que même à côté de tout ça, la série se bordélise un peu plus, consciente d'approcher de sa fin, et bien décidée à laisser de la place aux personnages préférés des scénaristes. On a ainsi Kimiko qui revient, douée de parole, histoire de développer toute sa romance avec Frenchie (pas forcément une réussite, tout ça, même si l'actrice est impeccable : par moments, le personnage semble avoir totalement changé de personnalité) ; Hughie et Starlight qui se rabibochent, histoire de faire le point sur leur relation ; Mother's Milk qui prend plus de place et d'importance ; Soldier Boy, à la fois là pour régler son histoire de paternité avec Homelander, mais aussi pour teaser le prochain spin-off de la série, et pour permettre à Kripke d'organiser une réunion avec les autres acteurs de Supernatural...

Et il en va de même avec bon nombre de personnages secondaires, qui ont droit à leur conclusion, souvent sanglante. De quoi remplir la saison, qui paradoxalement part dans plein de directement tout en paraissant étrangement statique : autant du côté de Homelander et de Vought, ça reste sympa (mention spéciale à Daveed Diggs, excellent en prêcheur superhéroïque), autant les Boys passent le plus clair de la saison à parler dans des hangars ou des labos ternes, ou à échafauder et à exécuter des plans foireux qui échouent et les renvoient palabrer dans des hangars.

Il y a bien un semblant de propos sur le cynisme de Starlight, la radicalisation de Butcher, etc, mais bon... trop fréquemment, la série donne l'impression de se précipiter et d'être brouillonne, ce qui tue dans l'œuf les tentatives de faire de l'émotion.

Quant aux personnages de Gen V, n'y comptez même pas : ils font de la figuration dans deux scènes et demi, histoire de dire, et n'utilisent jamais leurs pouvoirs (un comble).

Bref, une saison frustrante et déséquilibrée qui se plie en quatre pour tout boucler, mais finit malheureusement par retomber dans une fin semi-larmoyante assez générique, avec montage musical sous forme de happy end, dont les scénaristes se seraient ouvertement moqué dans les premières saisons du show.

Un épisode se démarque, l'épisode 05 et son format histoires courtes consacrées à des personnages secondaires, un épisode dominé par Valorie Curry, impériale, et par le massacre de célébrités à l'occasion de la réunion des anciens de Supernatural... mais dans l'ensemble, si la fin de série de The Boys n'est pas désastreuse, elle reste assez décevante, mollassonne, et paresseuse.

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