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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

drame

Critique éclair #231 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Worth the Wait (2025)

Publié le 12 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Romance, Drame, St Valentin, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

Worth the Wait (2025) :

Actrice renommée, Amanda Yan (Elodie Yung) tourne son nouveau film à Seattle, mais se retrouve à devoir cotoyer son ex (Andrew Koji), qui remplace au pied levé le réalisateur de cette production ; Leah (Lana Condor), médecin urgentiste dans la même ville, tombe amoureuse de Kai (Ross Butler), cadre qui travaille en Malaisie, et le couple débute une romance à distance ; Riley (Ami Fumiko Whitney) est éprise de Blake (Ricky He), mais l'oncle de la lycéenne, Curtis (Sung Kang) est très strict et n'approuve pas cette relation ; Teresa (Karena Ka-Yan Lam) et Nathan (Osric Chau) attendent un bébé, mais lorsque celui-ci ne survit pas, le couple se remet en question. Tout ce petit monde se croise et s'entrecroise, avec une même idée en tête : trouver le bonheur.

Une comédie dramatico-romantique américaine à la distribution asio-américaine, réalisée par un réalisateur taïwanais multirécompensé, pour un résulat ma foi tout à fait agréable dans le genre de la comédie romantique collégiale.

Ça ne révolutionne rien, les différentes situations sont assez classiques, mais la distribution est sympathique, et les nombreux passages "émotion" fonctionnent bien, principalement parce qu'ils sont sincères et crédibles. Au pire, on pourrait trouver que la sous-intrigue d'Elodie Yung est un peu sous-développée, mais bon... le reste compense, et les 100 minutes du film évitent que l'on s'ennuie, contrairement à d'autres films collégiaux du même type.

4.25/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #229 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - Pour l'éternité (2025)

Publié le 10 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Romance, Fantastique, Critiques éclair, USA, Review, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

Pour l'éternité (Eternity - 2025) :

Lorsqu'elle décède, Joan (Elizabeth Olsen) se réveille dans l'Au-delà, et découvre qu'elle a une semaine pour faire un choix crucial : passer le reste de l'éternité avec Luke (Callum Turner), son premier mari, décédé lors de la guerre de Corée avant que le couple n'ait eu une chance de connaître le bonheur, ou avec Larry (Miles Teller), son second mari, râleur décédé après plus de 60 ans de vie commune. 

Une comédie romantico-fantastique A24/Apple Tv, qui lorgne gentiment sur The Good Place, pour proposer une histoire de couple/trio amusante, qui fait finalement très sitcom.

C'est bien interprété, mais malheureusement, le tout est aussi un peu plat et prévisible, et ça ne transcende jamais vraiment le postulat de base de l'histoire pour surprendre le spectateur, préférant se reposer sur les talents d'Elizabeth Olsen, et sur son concept.

Ça se regarde, sans plus.

3/6

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Critique éclair #219 - Nuked (2024)

Publié le 27 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, USA, Review, Critiques éclair

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Nuked (2024) :

Influenceuse constamment connectée, Gill (Anna Camp) chronique son quotidien et ses tentatives de tomber enceinte avec son conjoint Jack (Justin Bartha). Pour leur 40e anniversaire, ils invitent chez eux leurs amis : Ishaan (Maulik Pancholy) et Damian (Stephen Guarino), couple gay, Penelope (Lucy Punch), jeune maman névrosée et son époux Sam (George Young), Logan (Ignacio Serricchio), musicien rebelle dont la carrière est au point mort, et Mo (Tawny Newsome), son ex, qui travaille pour le gouvernement. Sans oublier Sasha (Natasha Leggero), chef spécialiste en cuisine au cannabis, engagée pour préparer un banquet pour le groupe. Mais soudainement, alors que tous les invités ont délaissé leurs smartphones le temps de la soirée et sont dans un état euphorique, une alerte est émise, prévenant de l'arrivée imminente d'un missile : aussitôt, c'est la panique générale...

Mouais. Une comédie dramatique indépendante, avec de l'humour de stoner, des personnages assez peu sympathiques (le cast est attachant, les protagonistes nettement moins), une mise en place longuette (plus d'une demi-heure), et un virage immédiat dans une direction hystérique et criarde, qui cède la place à de longues séquences durant lesquelles le groupe se dispute, se dit ses quatre vérités, s'avoue ses secrets, etc.

Assez prévisible, pas forcément très intéressant sur la durée, pas très drôle, et Lucy Punch hérite d'un rôle vraiment ingrat. Bof.

2.25/6

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Les bilans de Lurdo - The Mighty Nein, saison 1 (2025)

Publié le 24 Janvier 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Review, USA, Amazon, Drame, Comédie, Télévision

Parce qu'on ne change pas une formule qui gagne, et quand bien même cette formule serait celle de Vox Machina, qui à mes yeux n'a jamais vraiment réussi à s'extirper de son statut d'adaptation de JDR, voici que l'univers de la troupe Critical Role s'étend avec une nouvelle campagne et de nouveaux personnages, chapeautés pour Amazon Prime par Tasha Huo, scénariste sur The Witcher : Blood Origin, Red Sonja, et showrunneuse de l'adaptation animée de Tomb Raider pour Netflix...

The Mighty Nein, saison 1 (2025) :

Alors que le continent de Wildemount est en proie à des tensions croissantes entre les Kryn et l'Empire de Dwendal, des personnalités disparates convergent vers une fête foraine mystérieuse : Beau (Marisha Ray), moine soldat qui mène l'enquête sur les Volstruckers, des sorciers assassins menaçant de plonger le monde dans le chaos ; Caleb (Liam O'Brien), clochard magicien qui tente d'échapper à ces assassins, et se lie d'amitié avec Nott (Sam Riegel), une voleuse gobelin alcoolique ; Fjord (Travis Willingham), marin demi-orc qui obtient des pouvoirs lors d'un naufrage, et accompagne Jester (Laura Bailey), une jeune Tiefling enthousiaste ; et Molly (Taliesin Jaffe), diseur de bonne aventure au passé trouble...

Il serait assez facile de trouver des points communs entre tous les projets de la showrunneuse et cette adaptation de Mighty Nein : une certaine tendance aux personnages torturés et hantés par leur passé, aux femmes fortes au style très queer, une narration parfois un peu bordélique, etc... mais soyons francs : tout cela est en très grande partie hérité de la campagne originale, une campagne de plus de 500-600 heures ici partiellement synthétisée en huit épisodes de 45 minutes.

Et d'ailleurs, un peu comme pour Vox Machina, on n'évite pas les clichés mélodramatiques des JDR, notamment au niveau des personnages (jusqu'à la répétition, d'ailleurs, avec Molly et Fjord qui incarnent tous deux le trope du gentil qui devient incontrôlable et agressif lorsqu'il libère ses pouvoirs cachés obtenus d'une entité maléfique mystérieuse).

Ici, cependant, contrairement à Machina, la série consacre plus de la moitié de sa première saison à constituer le plus gros du groupe des Nein ; c'est probablement pour cela que les trois ou quatre premiers épisodes sont loin de convaincre.

Parfois, c'est dû à des choix artistiques fainéants (l'apparence de Beau, par exemple, très dérivative) ou étranges (la gobline qui se déguise en fillette mais garde ses oreilles de gobelin en évidence, et est doublée par un homme à la voix trafiquée), à des accents approximatifs, ou à des anachronismes dans les dialogues ; ailleurs, c'est parce que les scénaristes ont la main gentiment lourde sur le pathos ; ou encore, parce que le scénario sépare volontairement certains membres du groupe et personnages secondaires (la barbare, le drow qui assiste le méchant) jusqu'à la fin de la saison.

Pendant cette première moitié de saison (de la grosse mise en place), la série est tout à fait regardable, mais un peu bordélique et décousue. Et puis, à partir de la mi-saison, ça se recadre, pour le meilleur (un gros flashback sur Caleb) et pour le pire - enfin, pas vraiment le pire, c'est simplement que le récit retombe dans une adaptation basique de jeu de rôle au format "allez à tel endroit pour rencontrer telle personne, recevez votre mission, équipez-vous chez tel vendeur excentrique, et ramenez l'objet magique gardé dans tel donjon ou chez tel méchant". 

Du DnD très (trop ?) classique, qui permet de placer des pièges (notamment un puzzle à base de constellations que l'on retrouve texto dans Sea of Thieves), Nathan Fillion en commanditaire, et une infiltration d'un bal mondain plein de grosses ficelles maladroites... avant de se conclure en cliffhanger pour la saison 2.

Dans l'ensemble, donc, une première saison structurellement discutable, et au format un peu laborieux (honnêtement, 8 x 45 minutes, ça fonctionne nettement moins bien que 10 ou 12 épisodes de 30 minutes), mais que j'ai probablement préféré à une grosse partie de Vox Machina. 

Ce n'est pas exceptionnel (contrairement à ce que la fanbase de Critical Role s'acharne à affirmer en ligne), et ça retombe toujours dans des clichés inhérents au genre, mais ça se regarde, et ça évite un peu le côté "acteurs de doublage qui veulent montrer l'étendue de leur talent dramatique", ce qui est toujours ça de pris. 

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Critique éclair #217 - The Smashing Machine (2025)

Publié le 20 Janvier 2026 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Biographie, USA, Review, A24, Sport, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Smashing Machine (The Smashing Machine - 2025) :

La carrière de Mike Kerr (Dwayne Johnson), pionnier des MMA aux États-Unis, ainsi que sa relation toxique avec sa compagne Dawn (Emily Blunt), son amitié avec son rival Mark Coleman (Ryan Bader), et sa dépendance aux opioïdes...

Un biopic à Oscars®™© produit par A24 et réalisé/écrit par un des frères Safdie à partir du documentaire du même nom (de John Hyams, 2002), en mode Rise and Fall (and Rise again and Fall again) d'une des premières stars américaines de l'UFC et du Pride ; un combattant à la personnalité addictive, à la relation explosive avec sa compagne, aux failles psychologiques évidentes, etc, etc, etc...

De quoi donner à Dwayne Johnson l'occasion de composer quelque chose de plus travaillé et de moins cliché que d'habitude (même s'il n'y a pas forcément non plus de quoi crier à l'Oscar immédiat), et à Emily Blunt de jouer une petite amie tour à tour possessive, hystérique et distante... paradoxalement assez clichée.

Je dis paradoxalement, parce que l'intention de Safdie semble clairement être d'éviter tous les clichés et les figures imposées du biopic sportif, pour proposer une version cinéma indépendant de ce type de métrage... mais le résultat est étrangement plat et superficiel, narrativement parlant.

À l'image de ces combats, qui manquent d'impact et refusent le spectaculaire, filmés comme le reste du film à l'épaule, et aux bruitages étrangement en retrait. À l'image de cette fin de film, qui refuse là encore le climax de rigueur et bascule subitement sur le vrai Mark Kerr qui fait ses courses en 2025. À l'image de l'illustration musicale, délibérément différente et atmosphérique.

Bref, au final, quand bien même le film reste intéressant et bien mené, on se demande un peu quel est l'intérêt réel de tout ça, quand le documentaire existe en parallèle.

3.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Strange New Worlds, saison 3 - suite et fin (2025)

Publié le 21 Décembre 2025 par Lurdo dans Star Trek, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Science Fiction, Review, USA, Paramount, Critiques éclair, Strange New Worlds, Drame, CBS, Romance

Suite et fin de la saison 3 de Star Trek Strange New Worlds, après une première moitié très inégale s'étant pris de plein fouet deux grèves consécutives dans la tête, et soufflant par conséquent le chaud et le froid, entre épisodes inaboutis, écriture parfois approximative, et romances à gogo.

Star Trek - Strange New Worlds, saison 3 (2025) - suite et fin :

- 3x06 - The Sehlat Who Ate Its Tail : Lorsque le Farragut, où sert James T Kirk, assiste impuissant à la destruction d'une planète par un immense navire pillard, qui réduit le Farragut en miettes, l'Enterprise arrive au secours du vaisseau, mais finit lui-même ingéré par le monstre et ses occupants. Aux commandes d'une épave à peine volante, et entouré de Spock, Uhura, Chapel et Scotty, Kirk doit alors endosser le rôle de capitaine pour la toute première fois...

Enfin un épisode digne de ce nom dans cette saison cahotante : certes, ici, l'objectif est clairement de jouer la carte de la nostalgie, en réunissant tous les futurs personnages de TOS à bord du Farragut, mais l'épisode est suffisamment bien écrit pour souligner que Kirk n'est pas encore le Capitaine assuré que l'on connaît.

Ce Kirk (Paul Wesley reste bon dans son rôle, même si à aucun moment je ne vois le Kirk de Shatner) est encore hésitant, peine à assumer les conséquences de ses décisions et du "pouvoir" de Capitaine, n'écoute pas ses collaborateurs autant qu'il le devrait, et au travers de cet épisode, il apprend. Il évolue. Et ça, c'est suffisamment rafraîchissant pour être noté.

Et puis la morale de l'histoire, avec l'identité (pas forcément surprenante) des occupants du vaisseau pillard, fonctionne plutôt bien. Un épisode efficace, le meilleur de la saison jusqu'à présent.

- 3x07 - What Is Starfleet? : Alors que l'Enterprise se trouve impliqué dans un conflit entre deux populations, Beto, le frère d'Ortegas, réalise un documentaire à charge remettant en question le bien-fondé de l'intervention de la Fédération, et la présence de l'équipage sur place...

Un épisode assez frustrant, puisque jouant la carte du faux documentaire... mais le faisant de manière assez maladroite et pataude, avec un Beto balourd, aux interviews basiquement manipulatrices et aux intentions ouvertement hostiles.

Trop de grosses ficelles, donc, y compris au niveau des méchants aliens cornus, mais heureusement, c'est assez bien interprété, notamment par Celia Rose Gooding.

- 3x08 - Four-and-a-Half Vulcans : Transformés en Vulcains dans le cadre d'une mission, Pike, Uhura, Chapel et La'an se retrouvent coincés avec cette apparence, et avec le changement de perspective qui l'accompagne...

Et on retombe dans de la comédie balourde et très mal dosée, avec quatre membres d'équipage qui jouent les Vulcains avec plus ou moins de bonheur (pourquoi Anson Mount interprète son Vulcain comme un robot, je n'en suis pas sûr), de la musique primesautière forcée, encore une séance de danse, et surtout une Una qui ne parvient pas à se contrôler aux abords de Patton Oswalt, en Vulcain irrésistible et fasciné par les humains.

Mouais. On sent que tout le monde s'est bien amusé à tourner ça, mais que la production semble, encore une fois, totalement incapable de canaliser ses idées et son sens de l'humour sans tomber dans du n'importe quoi agaçant.

- 3x09 - Terrarium : Écrasée sur une planète désolée, Ortegas tente de survivre et de recontacter l'Enterprise... mais elle réalise bien vite qu'elle n'est pas seule, et qu'une Gorn est dans la même situation qu'elle...

Un grand classique : l'épisode recyclant Enemy Mine, déjà fait maintes et maintes fois, et qui, en soi, n'est pas désagréable... mais est bien trop générique et déjà vu pour tenir la distance. C'est longuet, c'est mollasson, et les scénaristes ne peuvent s'empêcher de toutélier le tout à Arena, l'épisode de TOS opposant Kirk à un Gorn, en ramenant les Metrons de manière tout à fait inutile.

Pas nécessairement mauvais, mais rien de vraiment mémorable.

- 3x10 - New Life and New Civilizations : L'équipage réalise que le Vezda rencontré plus tôt dans leurs voyages s'est échappé, et qu'il a jeté son dévolu sur une peuplade reculée. Pike et sa compagne décident alors de passer à l'action...

Pfffff.... un gros gloubiboulga de technoblabla, de pseudo-science et de pseudo-religion (entre les ley lines spatiales, les Vezdas, le double tir synchronisé, et tout le bordel ambiant) qui sombre rapidement dans le grand n'importe quoi, avant de faire un pas de côté et de tenter d'offrir à Pike et Marie un mini-Inner Light.

Ce qui ne fonctionne jamais totalement, le casting étant ce qu'il est. Vraiment pas aimé cette fin de saison, en mode beaucoup de bruit et d'effets spéciaux pour pas grand chose.

- Bilan saisonnier - 

Énorme bof que cette saison 3 de Strange New Worlds, même en faisant preuve d'indulgence compte tenu des conditions particulières de production : c'est bordélique, c'est fréquemment mal dosé, l'équilibre fun/sérieux n'est plus vraiment là (l'alternance est trop systématique, et jamais assez travaillée), et trop souvent, on a l'impression d'une série qui se plaît beaucoup trop à jouer la carte du fanservice référentiel Star Trek, plutôt qu'à être du Star Trek.

Et lorsque les scnaristes s'éloignent enfin un peu de ce fanservice, des références constantes, de leur fascination pour le sex appeal de Spock, des grosses ficelles visant à réunir tous les personnages de TOS de manière forcée et des épisodes voulant à tout prix être comiques, c'est pour nous proposer une intrigue de fond ultra bancale sur le Mal absolu, et sur Marie Batel, l'Élue désignée pour vaincre le Mal avec ses super-pouvoirs.

Mouais. À la limite, si le casting de certains des personnages avait été plus inspiré et charismatique (Batel, Korby), ça aurait pu passer, mais là... non.

En espérant que, maintenant que la série s'est débarrassée de certains personnages encombrants, elle va repartir sur des bases un peu plus saines en saison 4. De toute façon, les heures de la série sont comptées, donc les scénaristes n'ont plus vraiment le choix...

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Les bilans de Lurdo - Star Trek : Strange New Worlds, saison 3 - première partie (2025)

Publié le 14 Décembre 2025 par Lurdo dans Star Trek, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, Comédie, Action, Science Fiction, Review, USA, Paramount, Critiques éclair, Strange New Worlds, Drame, CBS, Romance

Retour de la dernière série Trek encore diffusée sur Paramount (Lower Decks ayant été annulée, Section 31 s'étant lamentablement vautrée), pour une nouvelle saison de 10 épisodes promettant toujours plus d'aventures décalées et légères... peut-être trop, à en juger par le résultat agréable, mais en dents de scie, des saisons précédentes.

Star Trek - Strange New Worlds, saison 3 (2025) - première partie :

- 3x01 - Hegemony, part 2 : L'Enterprise traque le vaisseau gorn ayant enlevé les colons parnassiens et une partie de l'équipage, mais découvre par la même occasion le monde originel de ces aliens, ainsi que leurs plans d'invasion du reste de la galaxie...

Conclusion spectaculaire et dramatique au cliffhanger de la fin de saison 2, avec les mêmes défauts et les mêmes qualités : visuellement, c'est réussi, mais les personnages établis sont dotés d'une plot armor, les Gorns sont des pseudo-Aliens dérivatifs, et tout le quota émotion, porté à bout de bras par la rupture entérinée de Spock et Chapel, mais surtout par l'inquiétude de Pike pour sa compagne (il en vient même à lâcher un début de Notre Père, tant il est désespéré) aurait beaucoup mieux fonctionné si cette dernière n'était pas affreusement transparente.

Pas désagréable, mais rien d'exceptionnel pour autant.

- 3x02 - Wedding Bell Blues : Après avoir passé trois mois à quai pour réparations, l'équipage de l'Entreprise est sur le poin de célébrer le centenaire de la création de la Fédération, alors même que Chapel revient de son stage d'archéologie... accompagné de Korby (Cillian O'Sullivan), son nouveau compagnon. Jaloux, Spock croise alors le chemin d'un étrange individu (Rhys Darby) qui exauce son souhait, et change la réalité autour d'eux, faisant de Spock un futur marié sur le point d'épouser Chapel...

Changement radical de ton après les Gorns, pour un épisode qui essaie très fort d'être à la fois une romance impossible, une comédie en mode "souhait exaucé", et un hommage à TOS (qui rejoue d'assez près Squire of Gothos et toutélie enfin Trelane à Q, via un caméo vocal de John De Lancie).

Malheureusement, si je dois être totalement franc, le tout ne fonctionne que très partiellement, en partie parce que la production essaie trop fort d'exprimer la comédie du tout, avec musique primesautière vraiment appuyée et cabotinage assumé, utilisation de WHAM !, etc, mais aussi parce le rythme du tout est gentiment bordélique et bancal. Et que Korby est assez sous-développé et un peu terne.

Dommage que le résultat final soit aussi moyen/superficiel, et que les quelques pistes secondaires (le frère d'Ortega, le PTSD de celle-ci, La'an) soient presque plus intéressantes que l'intrigue centrale.

- 3x03 - Shuttle to Kenfori : Pour tenter de trouver une plante rarissime pouvant potentiellement sauver sa compagne, Pike et M'Benga partent pour une mission secrète à la frontière de l'Empire klingon... mais les Klingons ne sont pas loin, et le passé de M'Benga refait surface...

Un épisode sérieux, un peu fourre-tout, qui part dans plein de directions (confrontation avec une klingonne qui veut se venger, sauvetage périlleux, rébellion d'Ortegas, urgence médicale, et film de zombies), lesquelles fonctionnent plus ou moins bien, c'est selon. Ce qui fonctionne le mieux, ici, c'est l'interprétation et le mélodrame, avec un Pike bouleversé par le sort de sa compagne, une Ortegas qui n'en fait qu'à sa tête, un M'benga excellent, etc.

Ce qui fonctionne moins bien, ce sont ces zombies qui, en fin de compte, font vraiment pièce rapportée, et auraient aussi bien pu être remplacés par une autre menace sans que cela ne change quoi que ce soit.

Dans l'ensemble, l'épisode est un peu bancal, donc, mais il est néanmoins suffisamment bien produit et mené pour se regarder assez facilement. À l'exception de ces foutus zombies hors-sujet.

- 3x04 - A Space Adventure Hour : Tandis que l'Enterprise étudie une étoile en cours d'effondrement, La'an est envoyée dans l'holodeck fraîchement installé pour en tester l'utilité et la viabilité. Elle endosse donc le rôle d'Amelia Moon, détective privée dans les années 60, qui enquête sur le meurtre d'un mogul d'Hollywood, tué dans sa baignoire alors que le créateur et l'équipe d'une série de science fiction ringarde se trouvaient chez lui...

Mouais. J'ai vraiment du mal avec cette saison, pour l'instant, une saison très déséquilibrée, avec des scripts approximatifs qui tentent de forcer des situations humoristiques ou excentriques, lesquelles sont systématiquement tirées vers le bas par des problèmes de rythme, d'interprétation ou d'écriture. Alors d'accord, la saison 3 a connu beaucoup de problèmes et de retard à cause de grèves des scénaristes et des acteurs, mais tout de même.

Donc, cet épisode : un épisode de dysfonctionnement de l'holodeck, sans surprise, avec une parodie de murder mystery doublée d'une parodie de Star Trek TOS, et les débuts d'une romance entre Spock et La'an.

Le problème étant que tout semble mal dosé (un peu comme dans l'épisode 1x08, tiens) : tout est très générique, les rebondissements sont prévisibles, ça cabotine dans tous les sens (Mount et Wesley, notamment), la parodie de TOS (devant et derrière la caméra) est balourde, le murder mystery est tout sauf palpitant, et la romance de Spock et La'an est assez forcée, en cela que la production ne semble envisager le personnage de Spock que comme un être irrésistible et magnétique.

Très gros bof, donc, pour ce quatrième épisode - ça fait trois épisodes faiblards à la suite, je commence à m'inquiéter.

- 3x05 - Through The Lens of Time : Une expédition archéologique menée par Korby et Chapel, accompagnés par l'infirmier Gamble et le frère d'Ortegas, met à jour un temple mystérieux, qui semble exister hors du temps et de l'espace. Mais rapidement, Gamble est possédé par une entité malveillante enfermée dans le temple...

Un épisode un peu maladroit mais pas désagréable, très inspiré par Indiana Jones, et un peu cousu de fil blanc : on se doute bien qu'en centrant tout sur Gamble, cela en faisait immédiatement un red shirt potentiel, et ça ne rate pas, puisqu'il se retrouve possédé par quelque chose qui évoque fortement les Pah Wraiths de Deep Space Nine (nul doute que ces créatures reviendront).

Par contre, l'épisode confirme que le fil conducteur de la saison est clairement la compagne de Pike, sa contamination, et tout ce qui en découle. Un peu étrange, et dommage que l'actrice soit aussi transparente, mais bon. Rien d'exceptionnel, mais c'était plus intéressant et mieux mené que les précédents.

Bilan de mi-saison :

Une première moitié de saison qui me laisse un peu dubitatif : la série tente d'alterner comédie et sérieux, avec en prime le fil conducteur de la compagne de Pike, mais le dosage n'est vraiment pas maîtrisé, et c'est soit trop laborieux et mélodramatique, soit trop romantique, soit trop balourd dans la parodie.

Je reste indulgent, cependant, compte tenu des conditions difficiles de production, mais j'espère que la seconde moitié de la saison va un peu redresser la barre, parce que pour l'instant, si ça reste tout de même au-dessus du niveau de Star Trek Discovery (ne serait-ce que grâce au capital sympathie de la distribution), c'est un peu faiblard dans l'ensemble.

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Les bilans de Lurdo - Gen V, saison 2 (2025)

Publié le 30 Novembre 2025 par Lurdo dans Boys, Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Fantastique, Science Fiction, Review, USA, Amazon, Drame, Thriller

La première saison de Gen V, spin-off universitaire de The Boys, m'avait laissé assez mitigé lors de sa diffusion sur Amazon, en 2023 : à mi-chemin entre une série CW et une satire graveleuse à la The Boys, Gen V tapait fréquemment en dessous de la ceinture, son cast jeune et inégal ne parvenant pas toujours à compenser une écriture qui, au fil de la saison, accumulait les raccourcis et les grosses ficelles pour arriver à un final catapulté.

Retour du programme, donc, après une saison 4 de The Boys assez mollassonne, et la promesse d'une saison 2 de Gen V intrinsèquement liée à l'avenir de la série-mère, mais devant aussi, en parallèle, faire face à la mort de Chance Perdomo, l'un de ses interprètes, dans un accident de moto...

Gen V, saison 2 (2025) :

Réintégrés à God U malgré les événements précédents, Jordan (London Thor/Derek Luh), Emma (Lizze Broadway) et les autres doivent faire face à Cypher (Hamish Linklater), le nouveau proviseur de l'établissement, aux pouvoirs mystérieux et menaçants. Toujours en fuite, Marie (Jaz Sinclair) croise de son côté le chemin de Starlight, qui la recrute dans sa résistance contre Vought, mais rapidement, l'étudiante comprend qu'elle va devoir réintégrer elle-aussi God U pour espérer s'attaquer à l'institution de l'intérieur, et développer ses pouvoirs...

Allons droit au but : cette saison 2 de GV est dans la droite lignée de la saison précédente, tant au niveau de ses qualités que de ses défauts. Certes, la mort de Perdomo a dû être intégrée dans la structure narrative de la saison, mais cela n'a pas semblé bouleverser pour autant cette dernière dans son ensemble.

La saison tourne en effet quasi-exclusivement autour de Marie, (de plus en plus présentée comme la plus exceptionnelle des supers, la seule capable de vaincre potentiellement Homelander, parce que forcément, le super-aryen ne peut être vaincu que par la jeune afro-américaine ^^), de sa relation avec ses amis, de sa culpabilité de les avoir laissés en prison, de sa sœur dotée de prémonitions (un personnage totalement inutile de cette saison, clairement uniquement là pour préparer la suite), de sa romance avec Jordan, et surtout de sa relation complexe avec Cypher, le proviseur qui tente de l'amener à développer ses pouvoirs.

Et très honnêtement, si cette saison de Gen V a de l'intérêt, c'est en grande partie, pour ne pas dire uniquement, grâce à Hamish Linklater, qui parvient à faire de Cypher un méchant ambigu, menaçant, et aux pouvoirs assez vagues... du moins dans un premier temps.

Car très rapidement, malheureusement, la série laisse deviner les réelles capacités de Cypher, tout en laissant ses personnages principaux dans le brouillard, et Cypher finit par changer de visage (et d'interprète - on y perd, et sa caractérisation change d'ailleurs étrangement entre les deux interprétation). De quoi donner un résultat particulièrement frustrant, notamment lorsque vient la révélation télégraphiée du secret de Cypher, mais aussi parce qu'un peu comme dans Alien Earth, la série fait de tous ses jeunes héros des abrutis finis.

C'en est presque systématique : la moindre décision, le moindre plan échafaudé par les protagonistes est, au mieux, impulsif et mal conçu, au pire complètement stupide et narrativement forcé.

Tout ça avec la justification narrative implicite que Marie et compagnie sont "jeunes et cons", mais voilà : quand in fine, Cypher, superméchant eugéniste manipulateur (au sens propre comme au sens figuré) associé à Sister Sage de The Boys ("la femme la plus intelligente de la Terre", si je me souviens bien), finit par être vaincu en un demi-épisode, comme une m*rde, par l'équipe des jeunes bras-cassés réunis (histoire de prouver que les superpouvoirs nazes ont eux aussi de la valeur, un grand thème de la saison), qui appliquent là un plan encore une fois capillotracté et idiot, le spectateur soupire. Fortement. 

D'autant qu'à nouveau, la narration et l'écriture en prennent un bon coup dans l'aile à mesure que la fin de saison approche, et qu'il faut renforcer le toutéliage avec la série-mère, quitte à abuser de grosses ficelles, de raccourcis maladroits et de coïncidences bien pratiques pour amener tel ou tel personnage à tel ou tel endroit ou permettre à tel ou tel événement de se produire.

Alors certes, une référence ou un caméo ici ou là, ce n'est pas rédhibitoire (outre Sage, Giancarlo Esposito vient débiter de l'exposition, Starlight aussi, Black Noir et The Deep apparaissent brièvement le temps d'une scène), mais quand toute la saison se veut de la mise en place pour la saison 5 de The Boys, et sacrifie ses personnages ou ses sous-intrigues pour favoriser cette dernière, ça coince.

Et plutôt deux fois qu'une.

Énorme bof, donc, que cette saison 2 de Gen V, d'autant que progressivement, la franchise The Boys donne l'impression de devenir ce qu'elle satirisait à l'origine...

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Les bilans de Lurdo - Dexter : Resurrection, saison 1 (2025)

Publié le 23 Novembre 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Thriller, USA, Review, Dexter, Policier, Showtime, Critiques éclair, Drame

Honnêtement je ne m'y attendais pas : après de nombreuses saisons ratées, et une tentative de spin-off intéressante, mais aussitôt annulée par la chaîne, voilà (encore) une suite à la série-mère Dexter, à nouveau sous l'égide du showrunner d'origine... et malgré des défauts frustrants, c'est plutôt sympathique !

Dexter : Resurrection, saison 1 (2025) :

Alors qu'il surveille son fils Harrison (Jack Alcott), devenu groom dans un hôtel de New York, Dexter Morgan (Michael C. Hall) découvre que Leon Prater (Peter Dinklage), milliardaire philanthrope, est en réalité un fan de tueurs en série, qui organise régulièrement des réunions regroupant divers tueurs de la ville. Dexter voit alors là une occasion rêvée de rencontrer ses semblables et de les éliminer... sans se douter que Batista (David Zayas), à la retraite, est lui-même sur ses traces.

On avait laissé Dexter Morgan à l'agonie à la fin de Dexter New Blood puis entre deux eaux dans Dexter - Les Origines : le revoici revenu à la vie, mais transplanté à New York, où il surveille son fils Harrison de loin.

Et immédiatement, cela change beaucoup de choses. J'ai en effet toujours été persuadé qu'une grande partie du charme et de l'atmosphère si particulière de Dexter provenait de la ville de Miami, de son ambiance, de sa chaleur, de sa musique latino et cubaine, de la photographie si distincte de la serie, et du climat étouffant de la Floride.

Des éléments pour moi indissociables de l'univers Dexter, et que New Blood (qui avait tout transposé dans la neige et le grand Nord) avait totalement perdus (à contrario de Dexter Origins, grâce à sa structure en flashback). Là, pour cette "résurrection", on s'éloigne encore plus de l'ADN de la série dans sa première incarnation : adieu la Floride, place à New York ; adieu la musique latino et le score envoûtant de feu Daniel Licht, place à énormement de morceaux à la mode, de la musique urbaine, des gros titres qui ont du coûter cher, et qui n'ont pas un tiers de la personnalité des thèmes originaux (qui réapparaissent vaguement, cà et là, sous forme de bribes amputées et presque vaporeuses, quand Dexter tue).

Gros probleme d'atmosphère, donc, qui se combine paradoxalement à une volonté de faire ouvertement dans le fanservice, en multipliant les visions du passé (John Lithgow, Erik King, Jimmy Smits, Christian Camargo et bien sûr James Remar) et les caméos d'anciens (Batista, Masuka, Quinn), ainsi que dans le stunt casting, avec bon nombre d'acteurs connus dans de petits rôles de tueurs/victimes de Dexter (Eric Stonestreet, Krysten Ritter, David Dastmalchian, Neil Patrick Harris...) ou adjacents (Dinklage, Uma Thurman).

Malgré cela, pourtant, et d'autres problèmes dont je parlerai plus bas, progressivement, la mayonnaise prend.

Probablement parce que cette saison renoue avec l'essence même de Dexter : Dexter qui tue, conseillé par l'esprit de son père, et qui tente, en parallèle, de trouver sa place dans la société, et de déterminer s'il est un monstre du mauvais côté de la Loi et de la morale. Les problèmes de paternité de Dexter, sa relation compliquée avec Harrison, son amitié naissante avec Blessing (Ntare Guma Mbaho Mwine), la transmission éventuelle de son Dark Passenger à Harrison... rien de forcément neuf ou inédit pour la série, mais un traitement globalement efficace, qui sait ménager son suspense.

Et puis en face, il y a la tentation. La tentation de Prater, ses contacts, son argent ; la tentation de Krysten Ritter, une tueuse qui flirte avec Dexter ; la tentation de trouver une famille d'adoption auprès de tous ces tueurs en série qui connaissent les mêmes pulsions que Dex ; la tentation d'éliminer Batista, qui menace Dexter à chaque instant... encore une fois, rien de révolutionnaire, mais la saison gère bien ses menaces et ses résolutions, donc ça fonctionne.

Cependant, la série ne serait pas ce qu'elle est sans ses grosses ficelles narratives qui font que Dexter s'en sort toujours comme par magie : personnages secondaires brièvement stupides ; erreurs grossières de Dexter ; enquête de Claudette (Kadia Saraf), policière perspicace mais un peu autiste, qui piétine soudain au moment le plus opportun ; interruptions au moment crucial de certains dialogues ; la batterie du téléphone de Dex, dans le dernier épisode ; la filature risible de Batista, visible comme le nez au milieu du visage ; voire même toute la caractérisation de Batista, cette saison, qui est au mieux discutable, au pire honteuse.

Autant d'éléments forcés, qui ont toujours été présents dans Dexter, qui ne sont pas rédhibitoires, mais qui ne cessent de faire lever les yeux au ciel quand ils surviennent. 

Heureusement, cette saison, les éléments positifs dominent nettement les scories (même si je regrette le manque de générique et d'ambiance musicale, qui auraient pu clairement améliorer le tout). Resurrection est une sorte de retour aux origines, une remise à plat de Dexter qui efface les erreurs du passé, et reprend les bases de la série pour les exploiter au mieux... et faire évoluer son personnage principal, plus à l'aise dans ses baskets.

Reste à voir ce que donnera la saison 2, si tant est qu'elle n'est pas annulée de manière aléatoire dans six mois.

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Les bilans de Lurdo - Peacemaker, saison 2 (2025)

Publié le 15 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Drame, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, HBO, DC, Science Fiction, Fantastique

La première saison de Peacemaker, la série de James Gunn, était une assez bonne surprise, bourrée de tics inhérents au réalisateur/scénariste, mais aussi bien interprétée, rythmée et amusante. Gunn remet ici le couvert pour une deuxième saison de 8 épisodes, avec toujours, peu ou prou, une carte blanche absolue qui lui permet de faire ce qu'il veut... pour le meilleur et pour le pire.

Peacemaker, saison 2 (2025) : 

Alors que Rick Flag, Sr. (Frank Grillo) reprend les rênes d'Argus et s'efforce d'éviter que l'incident de Metropolis ne se reproduise, Peacemaker (John Cena) se cherche toujours. Refusé par le Justice Gang, il a couché avec Harcourt (Jennifer Holland), mais ses sentiments pour elle ne sont pas réciproques : il utilise alors son armurerie transdimensionnelle pour explorer le multivers et rejoindre une réalité parallèle où son frère (David Denman) est encore en vie, où Peacemaker est un héros, et où Harcourt est sa compagne...

C'est toujours un sentiment bizarre d'aborder une série avec un à priori positif, et de s'apercevoir qu'en réalité, on a peut-être passé un cap dans son parcours de spectateur. Très bien accueillie par la critique et les fans, pas forcément alourdie par des attentes démesurées, la saison 2 de Peacemaker avait de quoi me plaire, malgré mes quelques réserves mentionnées dans ma critique de la saison 1.

Et pourtant, au fil des épisodes de cette nouvelle saison, j'ai commencé à me désintéresser du tout, voire même à m'agacer des tics de Gunn en tant que scénariste et metteur en scène.

Parce que pour le coup, cette saison 2 de Peacemaker (qui se conclue - SPOILERS - par la création de l'agence Checkmate par Peacemaker et ses copains) effectue un virage assez prononcé vers le programme collégial, l'ensemble cast, plus encore qu'en saison 1.

Et si, en théorie, la saison est censée se concentrer sur Peacemaker qui se découvre une nouvelle vie, une nouvelle chance d'avoir une famille, etc, dans un univers parallèle trop beau pour être vrai (à ce titre, le rebondissement est assez évident, mais fonctionne), et qui fait le point sur son statut de héros, dans les faits, la série passe presque plus de temps à se concentrer sur le reste du groupe que sur Chris (qui est séparé de ses alliés pendant une majeure partie de la saison).

Forcément : James Gunn aime ses acteurs (pour la plupart des amis IRL), il cherche à leur donner plein de scènes et de choses amusantes à faire, et il rajoute d'autres de ses compères (Tim Meadows, Michael Rooker en chasseur pseudo-indien, la moitié des sbires de Lex Luthor, Frank Grillo, etc), ce qui commence à prendre de la place dans la série. Sans même mentionner la compagne de Gunn, omniprésente : chorégraphe du générique de début, dans lequel elle est centrale, elle est ici le love interest de Peacemaker, et devient presque, par la force des choses, le personnage principal du programme.

Tout tourne autour d'elle, de sa relation avec Peacemaker, de ses bagarres nocturnes dans des bars pour avoir le sentiment d'exister, etc, etc, etc... et comme personne ne vient dire à Gunn de se freiner un peu, il n'en fait qu'à sa tête. 

Idem pour tout ce qui est illustration musicale : c'était limite en saison 1, ça s'était bien calmé avec Superman, mais là, c'est un retour à quelque chose de plus présent et de plus envahissant que jamais, avec en prime des scènes de concert, des montages superflus, etc. Gunn se fait clairement plaisir, même si ça tire le programme vers le bas.

Et puis n'oublions pas l'intégration de l'univers DC au sens large, avec caméo de Luthor, de ses sbires, du Justice Gang, de Maxwell Lord, etc (ce n'est pas désagréable, mais ça donne, encore une fois, l'impression d'un Gunn en mode Kevin Smith, qui place toute sa bande de copains dans son show, même si ça n'apporte pas forcément grand chose au schmilblick) et le plaçage de pions pour teaser la suite de l'univers (la caractérisation de Flag est ainsi assez inégale, notamment dans le dernier épisode).

Autant de petites scories qui ne sont pas forcément rédhibitoires, mais qui, à force, s'accumulent jusqu'à un point de non-retour, surtout lorsque l'on propose une saison sans antagoniste réel, et donc sans fil narratif fort autre que le devenir des personnages.

Après, la saison n'est pas mauvaise, en soi : les personnages sont toujours sympathiques, bien interprétés, ils évoluent joliment et le tout se regarde assez facilement... mais j'ai vraiment trouvé que les bons moments de cette saison 2 étaient diluées dans tant de digressions, tant de superflu, tant de remplissage, qu'au final, le rythme en a grandement souffert.

Et mon intérêt aussi.

Difficile de ne pas se demander si Gunn ne gère pas trop de projets en parallèle, entre ses séries, ses films, l'univers DC dans son ensemble, etc, et qu'il ne finit pas par s'éparpiller un peu trop, mettant en production cette saison 2 qui aurait mérité un deuxième ou troisième jet de scénario...

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

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