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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Chum (2026)

Publié le 14 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Review, USA, UK, Malte

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Chum (2026) :

Juste après avoir célébré leur mariage, Tina (Alice Eve) et son époux Tom (Eric Michael Cole) partent en mer en compagnie de plusieurs amis (Elle Haymond, Lisa Yaro, Sarah Siadat, Johnny Gaffney), mais leur bateau se retrouve bien vite attaqué par un grand requin blanc agressif, qui les amène à se réfugier à bord du bateau de pêche de Roy (Jim Klock). Le pêcheur cache cependant un bien sombre secret...

Un film lorgnant fortement sur Dangerous Animals (2025, avec son Jai Courtney en tueur en série fasciné par les requins et utilisant ceux-ci pour dévorer ses victimes), mais en y ajoutant une vague histoire de vengeance à la Moby Dick, amenée en voix off dans une introduction-montage ronflante et dans un épilogue-montage à la con.

On ne va pas se mentir : le film a clairement été financé sur la promesse d'une production peu coûteuse bourrée de stock shots et d'effets spéciaux immondes en IA, d'un crédit d'impôts généreux de la part de Malte, et d'Alice Eve en maillot avec décolleté plongeant.

Parce que c'est à peu près tout ce qu'il y a dans ce métrage. Si le mélange des genres film de requin tueur/film de serial killer a du potentiel, sur le papier, ici, tout est raté : la réalisation multiplie les plans en vue subjective, les ralentis dans l'action, les images d'archive et d'IA ; les acteurs sont très inégaux (Eric Michael Cole est inexistant à l'écran, la post-synchro en mer est, au mieux, médiocre) ; le ton fluctue entre semi-comédie et thriller super sérieux ; les personnages sont idiots ; et tout le final est risible au possible, avec Alice Eve qui bondit pour enfourcher un requin en IA et le poignarder, alors que le bateau est supposé être en pleine mer... mais qu'en arrière-plan, on voit clairement la côte à moins de 15 mètres.

C'est incompétent, souvent amateur, et clairement fainéant. À deux doigts d'une production Asylum.

1/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - 28 ans plus tard : le temple des morts (2026)

Publié le 12 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, Thriller, UK, USA, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

28 ans plus tard : le temple des morts (28 Years Later : The Bone Temple - 2026) :

Intégré (de force) au groupe des Jimmies, dirigé par Sir Lord Jimmy Crystal (Jack O'Connell), Spike (Alfie Williams) accepte mal la violence de la bande, et les prétentions satanistes de son leader. Dans son ossuaire, le Dr Kelson (Ralph Fiennes) fait face à Samson (Chi Lewis-Parry), un Alpha parmi les infectés, et se persuade qu'il est en mesure de lui rendre son humanité par un mélange de psychotropes et d'opiacés...

Assez amusant de constater un certain retournement de veste de la part de nombreux critiques et fans qui avaient adoré le bordélique et très moyen 28 ans plus tard, et qui soudain, face à cette suite signée Nia DaCosta (Candyman, The Marvels), choisissent de minimiser le volet de Danny Boyle, pour crier ici au chef d'œuvre... et nul doute qu'ils feront de même quand viendra l'épisode 3.

En réalité, si formellement, le film de l'Américaine est tout ce qu'il y a de plus honorable, avec de jolies images çà et là, et des idées visuelles intéressantes, c'est sur le fond que ça fonctionne moins pour moi : une nouvelle fois scénarisé par Garland, le film continue sur les bases posées dans 28 ans plus tard, ce qui donne un résultat forcément très inégal.

D'un côté, on a tout un arc narratif centré sur le Dr Kelson, qui tente de dompter Samson, le zombie-alpha colossal, et de lui rendre un semblant d'humanité. Ça fonctionne, il y a là de beaux moments humains, des interactions intéressantes, et même si ce n'est qu'une grosse extension de Bub le zombie dans Day of the Dead de Romero, le rapport des deux personnages donne quelque chose d'assez intrigant.

Et de l'autre, on a la suite directe du premier film, avec l'intégration difficile de Spike au sein des Jimmies, groupe ultraviolent et sataniste qui lorgne énormément sur les Droogs d'Orange Mécanique. Pas beaucoup d'infectés à l'horizon, beaucoup de violence gratuite humaine, le scénario alterne les deux fils narratifs, qui finissent par se croiser et intéragir de manière assez grotesque, quand Kelson doit se faire passer pour le Diable au cours d'un karaoké sur fond d'Iron Maiden.

Ça résume à peu près mes problèmes avec le film : il y a du bon, du vraiment grotesque et too much, beaucoup de superflu, et quasiment pas de menace infectieuse... tout ça pour arriver à une scène finale ramenant Cillian Murphy pour le troisième volet.

Je ne sais pas trop : je n'ai pas détesté, c'est plus dynamique que le volet précédent et tant que ça reste centré sur Fiennes et son Alpha, c'est intéressant, mais le reste m'a laissé de marbre, malgré quelques moments déglingués.

3/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Nightborn (2026)

Publié le 19 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Critiques éclair, Finlande, UK, Review, Horreur, Thriller, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique

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Nightborn (2026) :

Peu de temps après leur arrivée dans le vieux chalet délabré de leur famille, construit au milieu des forêts finlandaise, Saga (Seidi Haarla), finnoise, se découvre enceinte de son époux Jon (Rupert Grint), anglais, suite à leurs ébats enthousiastes en pleine forêt. Mais les bois de Finlande cachent de nombreuses forces surnaturelles, et bien vite, le bébé du couple s'avère particulièrement incontrôlable, bruyant, et intrinsèquement lié à la nature sauvage, au point de ne se nourrir que de viande et de sang. Pour Saga, c'est là le début d'une spirale infernale...

Mouais. Formellement, cette coproduction européenne distribuée par Shudder n'est pas désagréable, avec une bande originale immédiatement identifiable du fondateur du groupe Apocalyptica, et un récit totalement empreint de folklore finlandais... mais c'est peut-être aussi là que le bât blesse. Car ces histoires de changelins, de bébés maléfiques, de folklore nordique sur les esprits de la forêt, autant j'aime bien sur le papier, autant dans les faits, ça ne fait jamais vraiment preuve d'une folle originalité.

Ici, on est donc dans la métaphore de la dépression post-partum, du rejet du bébé considéré comme un monstre qui vous vide de tout, de la transformation de son corps que l'on trouve immonde après la grossesse, de la métamorphose de la mère en bête prête à tout pour défendre son petit, etc : c'est assez classique, la grossesse comme phénomène quasi-surnaturel a déjà été traitée dans pas mal de films, que le bébé soit démoniaque, extra-terrestre ou autre.

Le côté très finlandais du tout, lui, est à la fois un avantage et un inconvénient, comme dans cette interprétation très inégale, dans laquelle s'entrechoquent les styles de jeu, surtout en langue anglaise : ça crée un décalage, une sorte de malaise, mais ça peut aussi sortir du récit, malgré les efforts de l'interprète principale.

Et puis, outre son aspect pratique pour les effets spéciaux, le fait de cacher constamment le visage du bébé à l'écran est clairement pensé comme significatif (Saga refuse de l'humaniser, le qualifie de "ça", et donc on ne le montre pas comme un vrai bébé, mais comme une créature sinistre... du moins, jusqu'à la fin), mais c'est plus maladroit et forcé que réellement probant.

Après, si l'on n'a pas trop vu de film similaire avant, ça passe. Personnellement, j'ai trouvé le tout un peu attendu et classique, malgré quelques moments intéressants.

2.5/6 

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Critique éclair #295 - Croquette, le chat merveilleux (2024)

Publié le 1 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, UK, Review, Canada, France, USA, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Croquette, le chat merveilleux (Ten Lives - 2024) :

Croquette (Mo Gilligan), chat doté d'un caractère aussi conséquent que son appétit, n'apprécie guère le retour de Larry (Dylan Llewellyn), scientifique excentrique, dans la vie de sa maîtresse Rose (Simone Ashley), elle aussi chercheuse spécialisée dans la survie des abeilles. D'autant que Rose et Larry travaillent pour le sinistre Richard Craven (Bill Nighy), qui manigance quelque chose dans l'ombre. Mais lorsqu'un mauvais tour de Croquette sur Larry coûte sa 9e vie au félin, le voilà envoyé dans l'au-delà des chats pour y être jugé... et renvoyé sur Terre dans la peau d'autant d'animaux différents qu'il a de vies, pour tenter d'aider Rose.

Coproduction animée internationale à budget limité, ce Ten Lives (au titre vf calamiteux), réalisé par un ancien de chez Disney, Sony, Blue Sky et Dreamworks, assume clairement sa nature de production mid-tier, ne tentant jamais de prétendre être un gros film d'animation à la Pixar, mais simplement un film mignon, qui a bon fond, et parcouru d'un humour anglais assez bien répercuté par le doublage original.

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais ça fonctionne pour ce que c'est, et c'est même plutôt agréable pour qui aime les animaux.

3.5/6 

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Critique éclair #289 - Enola Holmes 3 (2026)

Publié le 11 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Thriller, Policier, Netflix, Jeunesse, Review, USA, UK

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Enola Holmes 3 (2026) :

Alors qu'elle est sur le point d'épouser Tewkesbury (Louis Partridge) à Malte, Enola (Millie Bobby Brown) s'aperçoit que son frère Sherlock (Henry Cavill) a été enlevé. Puis c'est le tour de sa belle-mère : avec l'aide de sa mère (Helena Bonham Carter), du Dr Watson (Himesh Patel), d'un révolutionnaire local (Joe Azzopardi) et de son fiancé, la jeune femme mène alors l'enquête... et va se retrouver confrontée à un(e) ennemi(e) de longue date.

Troisième volet de la saga des Enola Holmes de Netflix, après un premier volet somme toute agréable bien qu'un peu léger et fanficcy, et un deuxième bien plus balourd, avec une Moriarty militante opprimée par une société victorienne raciste et sexiste...

Ici, on se trouve un peu au carrefour des deux approches, avec toujours une mise en scène et un montage ludiques, un rythme assez soutenu, une Millie Bobby Brown qui est nettement plus motivée que dans Stranger Things, une Helena Bonham Carter qui s'amuse, des décors maltais agréables, de l'aventure, mais aussi tout un propos sur la colonisation par l'Empire Britannique, un Louis Partridge toujours aussi falot, un Cavill qui fait globalement de la figuration, une Moriarty qui cabotine toujours autant, et surtout plein d'éléments un peu sous-développés, dont notamment toute la résolution de l'intrigue, assez facile et simpliste.

Globalement, cependant, avec sa durée limitée, ce troisième épisode se regarde tranquillement, même si un certain nombre d'éléments tombent à plat. Rien de très mémorable, malheureusement, mais ça fait ce pour quoi une production de plateforme de streaming est conçue : ça occupe pendant 90 minutes.

3.5/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Good Omens, saison 3 (2026)

Publié le 2 Août 2026 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Religion, Amazon, UK, Review, Télévision, Romance

Troisième et ultime saison pour cette adaptation libre du roman de Neil Gaiman et de Terry Pratchett, après une première saison agréable et fidèle au roman, mais perfectible, une seconde saison originale sympathique, mais phagocytée par le shipping des deux personnages principaux, et surtout la cancellation de Neil Gaiman, suite à sa vie privée/amoureuse problématique, ce qui lui a valu d'être expulsé des projets qu'il avait en cours (cf aussi Sandman de Netflix).

Et donc, une troisième saison, ou plutôt, un téléfilm de conclusion de 90 minutes pour Amazon, bricolé à partir des idées de Gaiman, qui a quitté le show en cours de production...

Good Omens, saison 3 (2026) :

Désormais à la tête du Paradis, Aziraphale (Michael Sheen) fait de son mieux pour que tout le monde baigne dans la félicité ; mais quelqu'un a dérobé le Livre de la Vie, et éliminé deux archanges. Sur Terre, Rampa (David Tennant) déprime, séparé de son ange préféré. Et puis il y a Jesus (Bilal Hasna), qui a été renvoyé sur Terre et tente de retrouver son chemin à Londres, signe de la Fin imminente des Temps...

On ne va pas y aller par quatre chemins : oui, cette "saison 3" déçoit.

Entre l'intrigue de Jésus (sorte de mélange entre celle de Gabriel en saison 2, et la fin des Temps imminente de la saison 1), qui est constamment sous-développée, et se termine de façon baclée, sans rien avoir apporté à la série d'une manière ou d'une autre ; le whodunit centré sur le Livre de la Vie, qui est résolu à mi-parcours et se conclue, là aussi, de façon catapultée ; le fait qu'un bon tiers du métrage tourne autour de Rampa et d'Aziraphale qui se réconcilient ; et l'écriture assez lourde et maladroite de tout ce qui est dialogues théologiques dans la dernière ligne droite du téléfilm... on sent constamment que tout ça était initialement pensé comme une saison complète, dramatiquement vidée de sa substance lorsque l'affaire Gaiman a éclaté.

Et donc, ce que cette saison 3 nous propose, in fine, est plutôt frustrant : un récit pas forcément désagréable, mais jamais mis en valeur par la mise en scène (jamais le quartier londonien n'aura paru aussi fauché et fait studio à l'écran), un scénario qui semble survoler tous ses passages obligés, tout résoudre de manière précipitée, pour arriver à ce qui intéresse vraiment la production : la happy end des deux protagonistes, réincarnés en humains dans un nouvel univers.

Certes, cette fin fonctionne, les personnages restent attachants, c'est une assez jolie conclusion, et David Arnold continue de fournir une illustration musicale de qualité, mais difficile de ne pas être agacé par les nombreuses scories du projet (notamment ses multiples digressions inutiles), qui ressemble un peu trop à un téléfilm-résumé d'une saison complète qu'à une œuvre bien structurée en tant que telle.

Dommage.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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Critique éclair #272 - Ladies First (2026)

Publié le 18 Juin 2026 par Lurdo dans Netflix, Comédie, Critiques éclair, Review, Cinéma, Fantastique, USA, UK, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Ladies First (2026) :

Cadre publicitaire arrogant et machiste, Damien Sachs (Sacha Baron Cohen) est pressenti pour le poste de nouveau PDG de son agence, lorsqu'il fait une mauvaise chute et heurte sa tête. À son réveil, il se retrouve dans un monde où les valeurs sont inversées, et où les femmes sont au pouvoir, tandis que les hommes ne sont que des objets de désir. Rapidement, avec l'aide d'un sdf dans la même situation que lui (Richard E. Grant), il réalise qu'il va devoir prendre la place de PDG ici promise à Alex Fox (Rosamund Pike), une cadre aux dents longues, s'il veut retourner dans son univers...

Une comédie satirique Netflix librement adaptée à la sauce anglo-américaine à partir du film français Je ne suis pas un homme facile, pour un résultat... vieillot, à mi-chemin entre une comédie de Ricky Gervais (sans le mordant), un sketch fatigué du SNL et un Ce que veulent les femmes.

En effet, on comprend très vite (le quart d'heure de mise en place, très caricatural, semble en durer le double, et le film ne fait que 80 minutes environ !) que l'écriture ne va pas être à la hauteur, avec un script qui s'avère laborieux au possible : l'idée de base, à peine digne d'un sketch, est déclinée mécaniquement de la manière la plus basique et simpliste possible (le summum de l'humour, dans ce film, c'est "fatherfucker" au lieu de "motherfucker", et "a-women" au lieu de "amen" dans une prière), le plus gros du budget semble passé dans la bande originale, et le tout tombe à plat dans sa dernière ligne droite, quand la romance s'invite, et que Sachs a droit à son réveil à la Scrooge cousu de fil blanc. 

Après, les acteurs semblent s'amuser, mais bon... ça ne suffit pas à sauver cette comédie générique et sans inspiration.

2/6

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Critique éclair #269 - Wrestling with Trump (2026)

Publié le 9 Juin 2026 par Lurdo dans Documentaire, Télévision, Critiques éclair, Catch, Sport, UK, Channel 4, Comédie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Wrestling with Trump (2026) :

Un documentaire d'une heure produit pour Channel 4 par Munya Chawawa, comédien/satiriste anglais fan de catch américain (il a grandi avec la WWE, et ça se sent), et qui se donne pour postulat de décrypter les liens entre le monde du catch et l'ascension politique de Trump.

Ce qui est peu ou prou une évidence pour quiconque a des yeux, un cerveau et est familier avec la discipline du catch US...

C'est probablement pour ça que cette heure de métrage m'a paru un peu creuse et superficielle, un peu comme une relecture du Weird Weekend (1999) de Louis Theroux consacré au monde du catch (la seule différence, c'est que Chawawa est en bien meilleure forme physique que Theroux, à croire qu'il s'est spécialement préparé pour monter sur le ring), et que le documentariste interroge ponctuellement des catcheurs (Brutus Beefcake m'a fait pitié, Muhammad Hassan est totalement lucide) et des MAGAs sur Donald Trump et son sens du baratin et du spectacle.

Pas de grandes révélations à trouver ici, donc (les MAGAs sont lobotomisés et projettent systématiquement tous leurs mensonges, leurs peurs et leurs défauts sur les autres, Trump est un baratineur saltimbanque et homme de télévision avant tout et c'est pour ça qu'il a été élu), dans ce documentaire télévisuel de fanboy  qui survole un peu son sujet, et qui aurait pu se passer des mini-interludes parodiques où Chawawa se déguise en catcheur et fait des promos exagérées.

3/6

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Critique éclair #262 - Reckless (2026)

Publié le 12 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Action, Thriller, UK, Review, Comédie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Reckless (2026) :

Doublé par ses collègues au terme d'un braquage, Devon (Scott Adkins) est arrêté et envoyé en prison où, par la force des choses, il doit apprendre à se défendre, mais ne dévoile jamais l'identité des autres cambrioleurs. Lorsqu'il sort enfin de cellule, il décide cependant de leur rendre visite pour récupérer sa part du butin... mais les choses dégénèrent assez rapidement dès qu'il croise le chemin de Kimber (Nicole Deon), comptable pour la pègre.

Un polar anglais distribué par la plateforme de streaming de la chaîne Sky, et bourrée de personnages incompétents et râleurs, de trognes improbables, de morts sanglantes, d'un sens de l'humour pas ultra fin (il y a un running gag balourd sur le viol en prison)... et c'est tout.

On sent que le réalisateur et les scénaristes sont fans de Guy Ritchie (le montage, le rythme, le style, tout est inspiré des premiers films de Ritchie, jusqu'à avoir Vinnie Jones dans un rôle de méchant sous-exploité) et Scott Adkins semble bien s'amuser en protagoniste incapable, mais globalement, si le tout est regardable, ça reste très en surface, le rythme est bancal, l'action limitée et le film peine à s'extirper de l'ombre de ses modèles.

2.75/6 

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Critique éclair #261 - Pirouette fatale (2026)

Publié le 7 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Action, USA, Netflix, Review, UK, Horreur

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Pirouette fatale (Pretty Lethal - 2026) :

Un groupe de ballerines américaines (Lana Condor, Iris Apatow, Millicent Simmonds, Avantika, Maddie Ziegler) et leur coach (Lydia Leonard) se rendant à une compétition en Hongrie tombent en pannent au milieu de nulle part, et sont contraintes de se réfugier au Teremok Inn, une auberge louche gérée par Devora Kasimer (Uma Thurman), ex-danseuse étoile désormais associée à la pègre hongroise. Rapidement, la situation dégénère alors, et les danseuses n'ont d'autre choix que de se défendre contre tous les criminels assoiffés de sang qui fréquentent l'établissement....

Un thriller d'action anglo-américain proposé par Amazon, qui commence un peu comme un film d'horreur à la Hostel, lorgne fortement sur Green Room, mais ne se prend jamais au sérieux, et reste fermement dans le camp de la comédie, avec des personnages de mafieux incompétents, une Uma Thurman qui cabotine, et une illustration musicale décalée, notamment de la dance music des 90s. 

Comme le tout est totalement implausible et assume cet état de fait, le film s'avère assez sympatoche, principalement sur la force de sa distribution (les ballerines sont excellentes, y compris les actrices les moins connues), de son action assez brutale, et de son énergie globale.

Ce n'est pas parfait, loin de là (je dois dire que l'éclairage aux néons ultra-contrastés, j'en ai un peu ma claque), mais une fois que le film démarre vraiment, c'est assez amusant à suivre.

Un petit 3.75/6 

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