Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...
Man and Witch - The Dance of a Thousand Steps (2024) :
Maudit par un sorcier maléfique, un berger (Greg Steinbruner) se tourne vers la sorcière locale (Tami Stronach) pour tenter de rompre la malédiction, et de trouver enfin l'amour. Celle-ci lui impose alors trois tâches impossibles (soulever des milliers de fois un tronc d'arbre énorme, vaincre la horde d'ogres qui terrorise le royaume à l'aide d'une simple cuillère en bois, apprendre la danse des mille pas), mais progressivement, alors qu'il les réalise contre toute attente, elle s'aperçoit qu'elle s'éprend du berger...
Un conte de fées anglais écrit par son interprète principal (marié IRL à Tami Stronach, ici interprète de la sorcière et connue pour son rôle d'impératrice dans L'Histoire sans fin) et qui s'avère très réminiscent d'un certain type de programme à l'ancienne, très british.
On pense à de la pantomime, aux Monstres et merveilles de Jim Henson, à Ella Enchanted, aux mini-séries Hallmark d'antan... c'est de la fantasy bon enfant, très années 80, sans trop de budget mais qui ne se prend pas au sérieux, avec un certain décalage, c'est parfois ouvertement parodique (une ou deux poursuites à la Benny Hill), il y a plein de petits caméos amusants, parfois vocaux, parfois à l'écran (Christopher Lloyd, Sean Astin, Michael Emerson, Jennifer Saunders, Eddie Izzard, Bill Bailey...), et, à défaut d'être qualitativement exceptionnel, le tout s'avère très sympathique...
... si tant est que l'on sache à quoi s'attendre avant d'aborder le métrage, et que l'on adhère à cette approche. Si l'on s'attend à de la fantasy à gros budget ou à quelque chose de sérieux, il vaut mieux passer son chemin : on est ici dans la décontraction et la bonne humeur, ce qui, j'en conviens, est un peu hors-sujet dans le cadre de cette semaine Walpurgis !
3.75/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...
Si je dis : un acteur anxieux à la ramasse qui tente de décrocher le rôle de ses rêves, tout en étant traqué par le gouvernement, en devant faire face à une certaine oppression systémique à cause de ses origines et de sa nature et en interagissant au quotidien avec un mentor interprété par une légende IRL du monde de l'acting anglo-saxon... non, je ne parle bien évidemment pas de la récente Wonder Man, la satire Marvel de l'industrie hollywoodienne des super-héros US, mais de ce Bait, une mini-série en six épisodes d'une petite demi-heure qui marche dans la même direction que la série du MCU, mais avec une approche et un résultat bien différents...
Coupez !, saison 1 (Bait, saison 1 - 2026) :
Shah Latif (Riz Ahmed), acteur londonien, rêve d'être James Bond. Seul problème : il est d'origine pakistanaise, ce qui passe assez mal aux yeux des spectateurs potentiels du futur Bond, et lui donne un certain handicap dans la course à ce rôle, pour lequel il a pourtant déjà décroché une audition. Et progressivement, alors qu'il fait tout pour obtenir le rôle de 007, Shah va se laisser dévorer par ses ambitions, son anxiété, ses regrets, les attentes d'autrui et le racisme dont il est victime...
Une série Amazon globalement assez bien reçue par les critiques (ce qui ne surprend pas forcément, la combinaison humour british + propos sur le racisme sociétal, l'immigration et l'intégration + cringe humor + satire nombriliste de l'industrie cinématographique + semi-biographie du parcours de Riz Ahmed étant assez attirante pour une certaine presse), mais qui m'a laissé un peu mitigé.
En fait, au visionnage, j'ai eu l'impression que la série était divisée en trois parties : les deux premiers épisodes de mise en place de l'intrigue, de présentation des personnages, et d'introduction du personnage de Shah (acteur bourré de névroses, d'angoisses, un personnage typiquement anglais, maladroit et gentiment baratineur, à l'imagination bien développée), ne sont pas désagréables.
On y découvre donc Shah, pas totalement sympathique, mais pas non plus antipathique, son cousin Zulfi (Guz Khan), entrepreneur magouilleur à la tête d'une flotte de VTC, tout le reste de la famille (au demeurant assez amusante et attachante), ainsi que le rival de Shah (Himesh Patel), et une tête de cochon doublée par Patrick Stewart - tête de cochon qui devient rapidement le mentor imaginaire de Shah/l'expression de toutes ses insécurités, à mesure qu'il s'enfonce dans ses névroses.
Puis, après ces deux épisodes assez légers, arrivent les deux épisodes centraux de la saison : celui de l'Aïd el-Fitr, un épisode festif et familial qui accumule tensions, mensonges, excuses, secrets, etc, jusqu'à l'explosion. Plutôt efficace et sincère, tout comme l'épisode 04, durant lequel Shah passe la nuit suivant l'Aïd à accompagner son ex dans une tournée des clubs, pour tenter de la reconquérir. À nouveau, ça fonctionne, sans virer dans la comédie caricaturale.
Et puis on arrive à la fin de saison, et ça part un peu dans le n'importe quoi : la famille de Shah disparaît, l'acteur perd 250 points de QI et se met à accumuler les bourdes, il part en vrille, la police l'ignore totalement, il se promène et parle constamment avec sa tête de cochon portée dans un sac en bandoulière, il découvre que le MI5 veut le recruter et lui donner le rôle de Bond, il affronte ses échecs au cours d'une scène d'action imaginaire dans une ruelle, il se fait chasser d'une mosquée, il finit à l'hôpital, etc... et comme il a vaincu tous ses démons, il décroche in fine le rôle de Bond.
Alors pour être franc, je vois très bien ce que la série a tenté de faire avec ce récit, avec cette descente aux enfers d'un homme névrosé soumis à de nombreuses pressions, notamment sociétales, avec Patrick Stewart en Jiminy Cricket sarcastique et hostile, avec la rédemption d'un acteur prêt à tout pour la gloire et la viralité, avec le mélange des genres et des tons, etc.
Seulement voilà, j'ai trouvé le tout affreusement déséquilibré, parfois trop caricatural (par moments, Shah est un Howard Steel en puissance), parfois pas assez développé, parfois pas assez sincère, et au final assez frustrant. Pourtant, tous les moments centrés autour de la famille et de la communauté de Shah étaient plutôt agréables... mais dans l'ensemble, je suis resté sur ma faim. Dommage.
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En 2025, confrontée à des audiences en berne et à un partenariat vacillant avec Disney +, pas de Christmas Special au programme pour la série Doctor Who, qui se remet à peine d'une saison assez médiocre et bordélique.
À la place... une mini-série en 5 épisodes de 45 minutes, clairement pensée par Russell Davies pour évoquer la mini-série de Torchwood : Children of the Earth (2009), et consacrée à un monstre classique de Doctor Who, les Sea Devils.
The War Between the Land and the Sea (2025) :
Lorsqu'un cadavre de Sea Devil est retrouvé après son meurtre par des pêcheurs, Barclay (Russell Tovey) et une équipe de UNIT sont dépêchés sur place. Mais rapidement, la situation se complique puisque les Sea Devils décident de déclarer la guerre aux habitants de la surface, las des mauvais traitements infligés par l'Homme à la planète. Barclay se retrouve ainsi propulsé ambassadeur de fortune quand Salt (Gugu Mbatha-Raw), représentante des Sea Devils, le choisit pour représenter les Terriens...
Le problème, très honnêtement, c'est que malgré la réception publique et critique très positive de Children of the Earth, à l'époque, le programme n'était pas très bon, une mini série mal rythmée, bavarde, qui se voulait aborder des sujets sérieux et imposer des choix éthiques et tragiques à ses personnages, le tout saupoudré de larmoiement et de mélodrame peu convaincant.
Et l'on retrouve tous ces problèmes dans The War between the Land and the Sea : propos environnementaliste basique et simpliste, réactions improbables, récit un peu catapulté, déséquilibre total entre les différents éléments de l'histoire (la guerre, les manigances des maychants humains, UNIT qui est constamment dépassée par les événements, la romance faiblarde de Barclay et de Salt, l'évolution du personnage de Kate Lethbridge-Stewart, etc), et tentatives maladroites de créer de l'émotion forcée.
Le tout, sur une bande originale ronflante et insipide de Lorne Balfe, et avec un ton bien trop premier degré pour permettre à la pilule de mieux passer.
Je pense que ces quelques lignes qui précèdent sont assez claires : je n'ai pas apprécié cette mini-série, j'ai trouvé le tout très laborieux, parfois idiot, sans l'énergie et le décalage apportés habituellement par le Docteur, et qui permettent en temps normal de fermer les yeux sur les problèmes de script ou les personnages sous-développés.
Ici, ce n'est pas le cas : il y a de nombreux problèmes d'écriture (beaucoup d'éléments sous-développés ou ignorés en cours de route, des ruptures de ton qui ne fonctionnent pas), le programme finit par ressembler à une alternance de plans océaniques et de personnes qui regardent des écrans avec un air inquiet, et ni l'évolution de la relation de Barclay et Salt, ni celle de Kate (qui progressivement succombe à la pression globale, et à la mort de son compagnon - miroir bancal à la mort de Ianto dans Children of the Earth) ne convainquent.
Ce n'est pas la faute de la distribution (encore que, j'ai toujours eu un peu de mal avec l'interprétation de Jemma Redgrave, et vu qu'elle est positionnée ici comme l'un des personnages principaux, ça coince par moments) la production est professionnelle, mais globalement, les rouages de la machine TWBTLATS grincent de partout, l'émotion ne passe pas, la romance non plus, et le retour final au status quo agace plus qu'autre chose.
Bof.
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La Guerre des Rose (The Roses - 2025) :
Architecte de renom, Theo Rose (Benedict Cumberbatch) est ravi de laisser son épouse Ivy (Olivia Colman), cheffe de talent préférant rester dans l'ombre, gérer comme bon lui semble son petit restaurant de bord de mer. Jusqu'au jour où la carrière de Theo implose, et il se retrouve à devoir s'occuper de leurs deux enfants, alors même qu'Ivy attire l'attention d'une critique culinaire qui la propulse dans la stratosphère. Progressivement, les rancœurs et la jalousie s'accumulent alors, jusqu'à ce que le couple ne se supporte plus et explose...
Nouvelle adaptation du roman de 1981, après le film mordant et noir de 1989, cette version plus internationale m'a paru nettement moins "méchante" et corrosive que le film de Danny DeVito (ce qui est pour beaucoup dans l'accueil assez tiède reçu par le métrage), mais pas forcément moins intéressante.
Il faut dire que tout repose beaucoup sur l'alchimie de Colman et Cumberbatch, qui s'amusent clairement beaucoup et proposent des personnages très british, flegmatiques et sarcastiques à souhait. Seulement voilà : derrière la camèra, c'est l'Américain Jay Roach (les Austin Powers, les Mon beau-père et moi, et d'autres comédies du même genre), et au scénario, c'est un dramaturge australien ayant écrit Cruella et Poor Things).
Des sensibilités bien différentes de la vibe anglaise des deux acteurs principaux, et l'on retrouve ce contraste dans les seconds rôles de ce métrage : les personnages américains (Kate McKinnon, Adam Snadberg, Zoe Chao, Alison Janney) sont étrangement caricaturaux, tranchant assez radicalement avec l'interprétation plus maîtrisée des deux leads.
Le résultat, c'est un film bancal, avec une bonne heure de comédie romantique retraçant l'évolution du couple Rose et de la famille, quelques digressions, et dix minutes d'affrontement entre Theo et Ivy : mais encore une fois, le film reste presque timide dans ce domaine, et ne va jamais très loin dans la méchanceté.
En fait, ce que l'on perd en noirceur et en hostilité, on le gagne en nuances et en finesse d'interprétation... ce qui plaira ou pas.
Personnellement, j'ai trouvé le tout intéressant, comme je le disais, et assez amusant tant que l'on se concentre sur les Rose et leur couple (et leurs enfants, sympathiques). J'ai moins accroché dès que les autres personnages entrent en jeu, cela dit, donc bilan mitigé au final.
3.5/6
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Fackham Hall (2025) :
Propriétaires ancestraux de Fackham Hall, la famille Davenport se retrouve en difficultés financières lorsque la fille aînée des Davenport (Emma Laird) s'enfuit avec son amant. Il n'y a plus d'héritier mâle, et seul le mariage de Rose (Thomasin McKenzie), la cadette, au détestable Archibald (Tom Felton), permettrait d'assurer l'avenir du manoir et de la lignée. Mais lorsque Eric Noone (Ben Radcliffe), jeune voleur orphelin, arrive au manoir pour y porter un message important, il se retrouve recruté par le majordome, et tombe sous le charme de Rose...
Une comédie anglaise co-écrite par le comédien Jimmy Carr et par des scénaristes anglais d'émissions comiques, et qui se veut une parodie de Downton Abbey en mode ZAZ. Soit.
Le problème, à vrai dire, c'est que c'est une parodie au ratio de 3 ou 4 contre 1. Comprendre que pour 3 ou 4 gags apparaissant dans le film, 1 seul fonctionne réellement, tandis que le reste tombe totalement à plat.
En partie parce que le rythme est insuffisant, ce qui télégraphie bon nombre de gags, qu'ils soient visuels ou dans les dialogues (le spectateur a souvent une grosse longueur d'avance sur les chutes des gags, alors que le métrage les met en place de manière bien trop surlignée), mais aussi parce que la structure même du film l'handicape un peu : en cours de route, le tout devient une parodie d'Hercule Poirot et compagnie, mais cette parodie reste constamment sous-développée, et très anecdotique.
Et puis, il faut bien l'avouer, l'humour est très aléatoire et inégal, entre slapstick balourd et téléphoné par la mise en scène, jeux de mots et répliques à la ZAZ (parfois littéralement repris de films de Leslie Nielsen), gags graveleux à base de pets, d'érections et de vélo dans le cul, satire du genre et gags évidents que n'importe qui aurait pu trouver en réfléchissant quelques instants...
Les scénaristes ont clairement fait leurs devoirs, mais plutôt que de nous offrir un simili-ZAZ de la grande époque, on est plus près des innombrables parodies que Leslie Nielsen a tournées dans les 90-00s, sans les ZAZ.
(cela dit, il reste un savoir-faire anglais dans les décors et les costumes, et il faut bien avouer que niveau direction artistique, ça donne un joli cachet à la production)
2.25/6
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The Running Man (2025) :
Parce qu'il a désespérément besoin d'argent pour sauver sa fille malade, Ben Richards (Glen Powell) accepte de participer au jeu télévisé Running Man du producteur Dan Killian (Josh Brolin) : il doit survivre pendant 30 jours à une traque à l'échelle du pays, aux chasseurs payés par l'émission, et aux citoyens lambdas tentant de décrocher une récompense. Mais ce faisant, il devient un symbole pour tous les opprimés et les défavorisés du pays...
Nouvelle adaptation de la nouvelle de Stephen King, plus fidèle que la version très 80s avec Schwarzenegger, ce Running Man 2025 a été confié à Edgar Wright, à la filmographie plus qu'éclectique.
Seulement voilà : depuis qu'il a délaissé la bande de Simon Pegg, et qu'il s'est brouillé avec Marvel pendant la conception d'Ant-Man, Wright semble décidé à prouver qu'il peut être un réalisateur indépendant, malgré une réussite assez discutable dans ce domaine : Baby Driver était dynamique, mais un peu vide et Last Night in Soho était un thriller fantastique polarisant, les deux films souffrant de problèmes d'écriture et de caractérisation récurrents chez Wright.
Ici, il en va largement de même : dans ce film d'action dystopien mâtiné de satire du monde des médias et de la télévision, les personnages sont en carton-pâte, parfois délibérément, parfois involontairement. Le héros, notamment, n'est pas très intéressant, en partie à cause de son interprète : Glen Powell est compétent, mais il est difficile de voir un ouvrier épuisé, sans le sou et à bout, constamment sur le point d'exploser, dans ce Powell à la musculature hollywoodienne sortant tout droit de la salle de gym (comme en témoigne cette scène à rallonge où il se promène vêtu d'une simple serviette).
On ne croit donc pas vraiment à ce personnage, à sa colère, à ses déguisements cheaps, à son statut, et c'est parfois à cause de l'écriture (ou de la sous-écriture des autres personnages), du ton global du film (visuellement délavé et moche, pour bien faire thriller dystopien, mais partant ponctuellement dans des one-liners forcés et des vannes malvenues), de la direction des acteurs, du scénario... et d'un cruel manque de personnalité et d'identité du film.
Ce qui est assez paradoxal, vu le réalisateur, qui a fait son nom sur son style visuel et son énergie.
Mais non, ce Running Man est longuet, mollasson, sans inspiration, sans style, sans tension, c'est anonyme et passe-partout, et dans le dernier acte, ça se délite notablement, comme si Wright et son collège scénariste n'avaient pas su comment conclure tout ça.
2.25/6
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Spinal Tap II : The End Continues (2025) :
Plus de 40 ans après This is Spinal Tap, le réalisateur Marty DiBergi (Rob Reiner) décide de faire un nouveau documentaire, pour immortaliser l'ultime représentation des Spinal Tap (Christopher Guest, Michael McKean, Harry Shearer) à l'occasion de leur concert de réunion. Mais entre les brouilles, les transformations de l'industrie musicale, et les problèmes logistiques, c'est plus facile à dire qu'à faire...
Revoici donc les Spinal Tap, 41 ans après la sortie du mockumentaire d'origine, toujours incontournable, et plus de 30 ans après Le Retour de Spinal Tap (un mélange de captation de concert et de segments mockumentaires "que sont-ils devenus ?"), pour une suite en forme de baroud d'honneur, qui voit le trio principal vieillissant se disputer, se réunir, et triompher (ou presque).
Tout le monde remet le couvert (du moins, ceux qui sont encore en vie), les guests se succèdent (Paul McCartney, Elton John, etc), et la mayonnaise reprend en partie, même si, très franchement, ça fait un peu double emploi avec Le Retour de Spinal Tap.
C'est un peu tout le problème de cette suite : elle est sympatoche, mais je mentirais en disant que je l'ai trouvée indispensable (on m'aurait dit que c'était une suite pour plateforme de streaming, je n'aurais pas été surpris). On est dans un métrage amusant mais superflu, une suite pour les fans qui leur parlera plus qu'aux autres, et une production qui, si l'on creuse un peu, est en quelque sorte une revanche des acteurs/scénaristes financièrement spoliés par Vivendi/StudioCanal sur les recettes du film d'origine et de tout le merchandising produit depuis.
3.25/6 (la batteuse assure, par contre)
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Better Man (2024) :
La carrière de Robbie Williams, chanteur d'extraction populaire vivant dans l'ombre d'un père showman (Steve Pemberton) et qui, après avoir rejoint le boyband Take That, se trouve rongé par l'anxiété, la dépression, et la drogue, jusqu'à devoir quitter le groupe pour trouver son chemin en solo...
Un biopic musical romancé inspiré de la vie et de la carrière de Robbie Williams, par le réalisateur de The Greatest Showman, avec pour particularité, une métaphore centrale, celle de Robbie Williams représenté en tant que singe se produisant sur scène dans ce grand cirque qu'est le show-business.
Gros travail numérique de Weta, qui donne vie dans chaque plan à un Robbie Williams simien ultra-expressif et crédible, pour un biopic pas forcément révolutionnaire (la structure est assez classique : débuts difficiles, montée en puissance, chute dans la drogue et la dépression, rédemption et retour au sommet) mais plutôt bien mené en un peu plus de deux heures, avec notamment un long passage sur la relation de Williams avec Nicole Appleton (des All Saints), qui n'a duré que deux ans IRL, mais semble avoir vraiment marqué Williams durablement.
Reste que, malgré sa structure assez académique, et son nombre relativement limité de numéros musicaux hors-scène (il y a une jolie chorégraphie des Take That dans les rues de Londres, sur Rock DJ), le film parvient à emporter l'adhésion au travers de sa patte graphique, de son postulat de départ, et de son énergie. Sans parler de ses excentricités, comme ces figures sinistres représentant les doutes et les peurs de Williams, dissimulées dans le public de ses shows, et qu'il finit par vaincre au cours d'une immense bataille durant le plus gros concert de sa vie.
Je ne m'y attendais pas, tout comme je ne m'attendais pas à trouver certaines scènes plutôt touchantes, notamment la toute fin, sur "My Way".
Une bonne surprise, qui ne méritait pas de se planter en salles (en même temps, vu l'accueil critiques aux USA, façon "Robbie Williams, on connaît pas, pourquoi aller voir un film sur sa vie ?", ça n'allait pas exploser les records au box-office...)
4.25/6
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Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Haunted Ulster Live (2024) :
La nuit du 31 octobre 1998, une chaîne de télévision de Belfast décide d'organiser une émission en direct dans une maison réputée hantée, émission présentée par Gerry Burns (Mark Claney) et Michelle (Aimee Richardson). Mais rapidement, alors que les présenteurs font connaissance de la famille occupant les lieux, la situation se complique... en direct devant les caméras.
À l'origine, il y avait Ghostwatch (1992), ce mockumentaire présenté comme une véritable émission à la télévision britannique ; puis il y a eu Dead Line, l'épisode spécial Halloween de la série anglaise Inside No.9, qui rendait hommage à Ghostwatch ; plus récemment, Late Night with The Devil, une version plus américaine du même format.
Et voici donc Haunted Ulster Live, peu ou prou la même chose, mais en Irlande du Nord.
Un mockumentaire sympathique, qui a pour lui une distribution crédible et naturelle, et un certain flegme britannique pas désagréable du tout : les coupures publicitaires, les messages d'intérêt général, les jingles, certains personnages secondaires, etc - ça fonctionne, ça parvient même ponctuellement à créer une petite tension, et bien que la résolution soit un peu fourre-tout et bordélique, l'ensemble se regarde très facilement, notamment grâce à une durée assez courte.
4/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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How to Kill Monsters (2024) :
Seule survivante d'un massacre sanguinaire durant lequel ses amis ont tenté de la sacrifier à un démon le soir d'Halloween, Jamie (Lyndsey Craine) est arrêtée par la police et amenée au poste de police local, où elle est interrogée. Mais rapidement, il s'avère que les forces du Mal l'ont suivie, et, accompagnée des membres d'un enterrement de vie de jeune fille (Fenfen Huang, Michaela Longden, Juné Tiamatakorn, Louella Gaskell) et d'un duo de frères policiers incapables (Aaron Dennis, Daniel Thrace), Jamie va tenter de récupérer l'Eldritch Blade, unique objet capable de refermer la porte vers le monde des démons...
On prend les mêmes et on recommence, avec une suite spirituelle à Book of Monsters, dont on retrouve ici une partie des acteurs dans des rôles parfois similaires, mais aussi assez différents... et ça fonctionne mieux.
Financé en partie (comme les précédents films de l'équipe) via Kickstarter, ce HTKM puise ses inspirations dans les Evil Dead, le cinéma de Carpenter, mais aussi Hot Fuzz, une influence qui se traduit, à l'écran, par un film beaucoup plus orienté comédie, avec un montage et des gags beaucoup plus marqués.
Et honnêtement, pendant une bonne heure, l'alchimie fonctionne plutôt bien ; le film est léger, les effets sont dans la continuité de Book of Monsters, il semble y avoir plus de place pour l'expérimentation et le décalage, bref, c'est fun, tout en restant un film à petit budget conscient de ses limites.
La dernière demi-heure, qui arrive après un twist plus ou moins évident, fonctionne un peu moins bien, mais à ce point du film, le capital sympathie des acteurs et des personnages emporte tout de même l'adhésion, et le tout reste très sympatoche.
3.75/6
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