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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

espagne

Critique éclair #228 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - To Barcelona, Forever (2025)

Publié le 9 Février 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Télévision, Romance, Hallmark, Review, USA, Canada, Espagne

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

To Barcelona, Forever (2025) :

Cinq mois après leur rencontre à Barcelone, Erica (Alison Sweeney) et Anna (Ashley Williams) se retrouvent en Espagne, alors que la première est sur le point d'épouser son libraire, et que la seconde tente de développer sa carrière de critique gastronomique. Une rencontre fortuite emmène bientôt Anna dans un petit village reculé où est établie la famille reclue de Javier (Miguel Brocca), producteur de saffran haut de gamme, et la jeune femme doit alors se faire passer pour la fiancée de Javier si elle veut pouvoir publier un article exclusif sur l'exploitation...

Hallmark rentabilise le voyage de ses actrices en Espagne, en tournant immédiatement une suite à son To Barcelona, With Love, une suite qui fonctionne un peu mieux, mais qui souffre de problèmes d'écriture et de caractérisation similaires au premier volet.

Ici, le ton global, plus exubérant et léger, se marie mieux à la cadence et à l'énergie d'Ashley Williams, qui devient de facto la protagoniste de ce métrage ; Sweeney, elle, fait quasiment de la figuration, passant totalement à l'arrière-plan, confrontée à l'angoisse de la page blanche... et c'est tout.

Après, Anna reste un personnage too much : à peine 5 mois après s'être reconvertie en food critic, elle est déjà là à se plaindre de ne pas être une influenceuse star dans le domaine, de ne pas avoir les meilleurs sponsors, etc - abrasive, sarcastique, elle reste une protagoniste par moments un peu trop cassante pour emporter totalement l'adhésion, surtout quand, en bonne Américaine ignorante, elle s'étonne de la culture de saffran centenaire, ou encore décide de parler histoire culinaire sans rien y connaître.

Et puis en cours de route, à force de quiproquos en tous genres, la voilà embarquée dans une histoire de fausse fiancée et de mariage arrangé : on retombe là dans un bon vieux cliché Hallmark, malheureusement jamais assez dynamique pour fonctionner réellement.

Le film passe ainsi par une dernière ligne droite totalement générique, qui ronronne mollement alors qu'elle aurait dû être plus nerveuse, et la dispute entre Anna et Erica apparaît totalement forcée et artificielle (d'autant plus qu'elle est résolue en deux minutes chrono).

Plus agréable à suivre que le premier volet, dans l'ensemble, mais globalement tout aussi quelconque et oubliable.

2.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #227 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - To Barcelona, With Love (2025)

Publié le 8 Février 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, Télévision, Hallmark, Review, USA, Canada, Espagne, St Valentin

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##

To Barcelona, With Love (2025) : 

Erica (Alison Sweeney), américaine vivant à Barcelone, a traduit en espagnol le deuxième ouvrage d'Anna (Ashley Williams), et sous sa plume inspirée, a transformé le livre en succès d'édition en Espagne. Mais lorsqu'Anna arrive sur place pour une tournée publicitaire, elle tombe sous le charme de Nico (Alejandro Tous), libraire local... pour lequel Erica a déjà des sentiments.

Une relecture officieuse du film mexicain Book of Love de 2022, mais adouci à la sauce Hallmark, et avec une histoire de solidarité et d'amitié féminines à la place de la romance directe de l'original.

Le résultat propose ainsi deux personnages assez différents sur tous les plans : Alison Sweeney, au personnage tout en demi-mesure et en botox, et Ashley Williams, exubérante, ultra-souriante, voire frénétique, en autrice bizarrement baratineuse, ignorante et un peu égocentrique, fascinée par la nourriture espagnole et s'empiffrant constamment.

Des choix assez étranges au niveau de la caractérisation, et qui donnent un film pas totalement convaincant, entre la musique qui part dans des rythmes latinos çà et là, une vague inspiration de Cyrano de Bergerac, une continuité un peu bancale du maquillage des actrices entre les plans, et une fin qui ne fonctionne pas vraiment, puisque Anna avoue toute la vérité en lisant en public des extraits de son livre, et en expliquant qu'elle n'en est pas l'autrice, mais que sa traductrice les a écrits... alors qu'elle vient de lire un texte en anglais, et donc non traduit.

Quelque chose me dit qu'un premier jet du scénario (possiblement avant la transposition en Espagne) faisait d'Erica l'éditrice d'Anna (d'ailleurs, tout le début du film semble mettre en place cette situation, jusqu'à expliquer le succès du premier roman d'Anna en l'attribuant à sa première éditrice), mais que le tout a changé en cours de route, de manière un peu bancale.

Bof, en somme, et même Barcelone n'est pas particulièrement mis en valeur. Reste à voir si le deuxième volet de cette série To Barcelona sera plus intéressant.

2.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - V/H/S Halloween (2025)

Publié le 22 Octobre 2025 par Lurdo dans Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Review, USA, Espagne, UK, Shudder

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

V/H/S Halloween (2025) :

Après le sympatoche V/H/S Beyond de l'année dernière, centré sur les aliens, l'anthologie Shudder revient pour Halloween, avec comme d'habitude un niveau qualitatif très inégal en fonction des segments :

- Diet Phantasma : au début des années 80, l'entreprise Octagon multiplie les tests produits pour son nouveau soda aux extraits de poltergeists, avec des conséquences funestes et sanglantes pour chacun des cobayes.

Un concept rigolo pour ce fil conducteur improbable, malheureusement un peu trop répétitif pour son propre bien.

- Coochie Coochie Coo : deux lycéennes (Samantha Cochran, Natalia Montgomery Fernandez) se filment alors que, déguisées en bébés, elles font la tournée d'Halloween de porte en porte. Jusqu'à ce qu'elles arrivent dans une demeure sinistre, réputée hantée par une mère éplorée...

Vraiment pas aimé, celui-ci : plus d'une vingtaine de minutes d'un found footage très basique, façon maison hantée de fête foraine, avec des monstres grotesques, une interprétation très criarde, et des protagonistes jamais attachantes. Et puis sur la durée, toute la tension se fait la malle, pour finir de manière très plate. 

- Ut Supra Sic Infra : après un massacre inexplicable lors d'une soirée d'Halloween, la police espagnole interroge Enric (Teo Planell), le seul survivant, et tente de reconstituer les événements qui ont mené à cette situation.

Le co-créateur des REC revient au genre du found footage, avec un métrage court et efficace, aidé par des effets spéciaux convaincants, et par une simplicité qui fonctionne. Rien d'exceptionnel, mais ça passe plutôt bien. 

- Fun Size : parce qu'ils n'ont pas respecté la règle du "1 bonbon par personne", un groupe de vingtenaires (Lawson Greyson, Riley Nottingham, Jenna Hogan, Jake Ellsworth) faisant la tournée d'Halloween est aspiré dans le bol d'une maison, et se retrouve victime d'un étrange chocolatier qui les tue un par un pour fabriquer de nouveaux bonbons...

Mouais. Un segment qui est supposé être rigolo et déconneur, à mi chemin entre FNAF et un creepypasta décalé, et qui est réalisé par l'un des créatifs derrière Too Many Cooks et autres vidéos virales Adult Swim, mais le tout s'essouffle bien trop vite, est assez cheap et n'évite pas des moments graveleux assez télégraphiés. Et puis ça joue moyennement. 

- Kidprint : Tim (Stephen Gurewitz), gérant d'un magasin d'équipement vidéo dans les années 90, décide de filmer toute la journée d'Halloween, alors même que des enlèvements se multiplient en ville. Il découvre bien vite l'identité du tueur...

Bof, à nouveau. Une histoire de serial killer, pas très intéressante, à la chute évidente, et avec des scènes de torture qui ressemblent un peu à du remplissage. 

- Home Haunt : en pleine crise d'adolescence, Zack (Noah Diamond) refuse désormais d'aider son père (Jeff Harms) à organiser sa maison hantée d'Halloween, tradition qu'il ne supporte plus. Mais cette année, son géniteur a décidé de baser son attraction sur la musique d'un disque étrange, trouvé dans un magasin d'antiquités... et qui déclenche un véritable massacre.

Ah, enfin un segment vraiment sympathique, entre son caméo de Rick Baker, ses fantômes, ses zombies, sa sorcière déglinguée, ses effets amusants mais sanglants, et sa conclusion assez nawak. 

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Globalement, alors que les critiques outre-atlantique ont adoré ce V/H/S, parlant même de meilleur volet de la saga, j'ai trouvé le tout assez raté. Soit c'est mal rythmé, soit c'est criard et générique, et à part le dernier segment, à la fois drôle et sanguinolent (et dans une moindre mesure l'épisode du co-créateur de REC, qui a quelques beaux effets), rien n'a vraiment fonctionné sur moi, au contraire. Dommage.

2.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Critique éclair #172 - QUINZAINE FRANÇAISE - On fait quoi maintenant ? (2024)

Publié le 11 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, France, Review, Espagne

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

On fait quoi maintenant ? (2024) :

Grand-père quasi-sexagénaire et récemment renvoyé de son entreprise pour raisons économiques, Alain (Lucien Jean-Baptiste) tente de se reconvertir, et devant la pénurie de crèches, il décide de créer une entreprise de garde d'enfants. Pour cela, il recrute Véronique (Isabelle Nanty), un ex-collègue un peu brusque et dépressive, et choisit d'avoir recours à l'image de Jean-Pierre Savarin (Gérard Darmon), ancien présentateur de jeu télévisé prêt à tout pour gagner un peu d'argent..

Une de ces comédies feelgood sur des retraités un peu turbulents, mâtinée d'un peu d'émotion et de fond social (les maisons de retraite, les licenciements économiques, le besoin de reconversion, de reconstruction et d'activités à un certain âge, la crise de la soixantaine, la frilosité des banques françaises, etc), pour un résultat gentillet mais assez anecdotique.

Ce n'est pas désagréable, ce n'est pas mauvais, ce n'est pas trop long, mais il aurait probablement fallu que Lucien Jean-Baptiste, à la réalisation et à la coécriture, fasse preuve d'un peu plus de mordant ou de corrosion pour que cette adaptation libre d'un film espagnol fonctionne mieux.

En l'état, un petit 3/6

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