Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
Ladies First (2026) :
Cadre publicitaire arrogant et machiste, Damien Sachs (Sacha Baron Cohen) est pressenti pour le poste de nouveau PDG de son agence, lorsqu'il fait une mauvaise chute et heurte sa tête. À son réveil, il se retrouve dans un monde où les valeurs sont inversées, et où les femmes sont au pouvoir, tandis que les hommes ne sont que des objets de désir. Rapidement, avec l'aide d'un sdf dans la même situation que lui (Richard E. Grant), il réalise qu'il va devoir prendre la place de PDG ici promise à Alex Fox (Rosamund Pike), une cadre aux dents longues, s'il veut retourner dans son univers...
Une comédie satirique Netflix librement adaptée à la sauce anglo-américaine à partir du film français Je ne suis pas un homme facile, pour un résultat... vieillot, à mi-chemin entre une comédie de Ricky Gervais (sans le mordant), un sketch fatigué du SNL et un Ce que veulent les femmes.
En effet, on comprend très vite (le quart d'heure de mise en place, très caricatural, semble en durer le double, et le film ne fait que 80 minutes environ !) que l'écriture ne va pas être à la hauteur, avec un script qui s'avère laborieux au possible : l'idée de base, à peine digne d'un sketch, est déclinée mécaniquement de la manière la plus basique et simpliste possible (le summum de l'humour, dans ce film, c'est "fatherfucker" au lieu de "motherfucker", et "a-women" au lieu de "amen" dans une prière), le plus gros du budget semble passé dans la bande originale, et le tout tombe à plat dans sa dernière ligne droite, quand la romance s'invite, et que Sachs a droit à son réveil à la Scrooge cousu de fil blanc.
Après, les acteurs semblent s'amuser, mais bon... ça ne suffit pas à sauver cette comédie générique et sans inspiration.
2/6
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Mortal Kombat 2 (2026) :
Un nouveau tournoi Mortal Kombat débute, et le groupe de Raiden (Tadanobu Asano), constitué de Jax (Mehcad Brooks), Sonya Blade (Jessica McNamee), Cole Young (Lewis Tan) et Liu Kang (Ludi Lin) tente de recruter Johnny Cage (Karl Urban), ex-superstar de films d'action, pour compléter cette équipe, et se mesure aux forces de Shao Khan (Martyn Ford). En parallèle, Kitana (Adeline Rudolph), princesse d'Edenia, se rebelle contre Khan...
Avant de visionner ce MK2, j'ai tout de même été tenté de revoir le précédent volet de 2021, dont je ne gardais quasiment aucun souvenir. Mais par manque de temps, je n'ai pas pu le faire, j'ai donc abordé cette suite l'esprit libéré de toute idée préconçue... et puis, au terme du visionnage, j'ai fini par relire ce que j'avais écrit dans ma critique du premier épisode.
J'ai bien fait, honnêtement, parce que ça va raccourcir drastiquement la rédaction de la critique de ce second opus : tous les points négatifs que j'avais listés à l'époque (sur le casting, l'écriture, la réalisation, les effets numériques, la musique, le fanservice, etc) sont plus que jamais d'actualité, et si le passage au second plan de Cole Young, protagoniste fade du premier opus (qui a ici dix lignes de dialogue et se fait atomiser par Shao Khan), n'est pas une mauvaise chose, il est ici remplacé par un Johnny Cage/Karl Urban aux capacités martiales assez limitées.
On y gagne un peu en humour, on y perd en combats marquants (seul Kung Lao vs Liu Kang parvient vraiment à convaincre), on subit une bonne dose de remplissage inutile (tout ce qui tourne autour de l'amulette), et surtout, on se retrouve avec un Mortal Kombat aux enjeux inexistants, puisque tout le monde peut désormais être ramené à la vie un peu n'importe comment, avec ou sans son âme, pour n'importe quelle raison.
Bref, une suite du même niveau que l'original : ça ne fonctionne que très très ponctuellement, ça se prend trop souvent au sérieux et c'est à réserver aux fans.
2/6
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Après une saison 1 qui s'était avérée une bonne surprise (alors que très franchement, tout le monde prévoyait un désastre), One Piece revient sur Netflix, pour huit épisodes d'une heure, avec la même équipe devant et derrière la caméra... et ça fonctionne toujours !
One Piece, saison 2 - En route pour Grand Line (2026) :
Avant de partir explorer les îles de Cactus Island et de Drum dans le cadre de leur voyage vers Grand Line, les membres d'équipage du Going Merry s'arrêtent à Logue Town, où ils croisent le chemin de Baroque Works, un groupe d'assassins numérotés qui traquent...
Cette saison, la série adopte son rythme de croisière, maintenant que l'équipage de Luffy est formé et que leur aventure est commencée : ensemble, ils naviguent sur les océans, découvrent des terres inconnues, traqués à chaque étape par les assassins aux looks et aux pouvoirs improbables de Baroque Works.
Et autant le début de saison m'a demandé un peu de temps pour me réhabituer à l'esthétique très particulière du programme (notamment la réalisation, parfois assez moche en fonction des personnes derrière la caméra), autant la série a su me reprendre dès l'histoire de Laboon la baleine, assez symptomatique de ce qui fait la force de la série : sa sincérité.
Oui, la série One Piece est excentrique, bigarrée, déglinguée, frôlant parfois le cosplay dans ses costumes barrés, mais tout ça vient directement du manga et de l'anime : en l'adaptant en live action, la série a fait le choix de prendre cet univers au sérieux, et de considérer que toutes les bizarreries du monde One Piece sont parfaitement normales, traitées sur un pied d'égalité.
Les acteurs prennent tous le programme au sérieux, les émotions sont sincères, et que l'on parle des téléphones escargots ou de Chopper, le petit renne adorable, tout se marie assez bien, dans le respect des valeurs bienveillantes et optimistes du manga.
Ce qui aide, c'est aussi ce découpage sériel : si le passage a Loguetown ne m'a pas particulièrement marqué, la revisite de Jonas et la baleine (avec le flashback sur Laboon) a commencé à me récupérer ; Cactus Island est une escale plus importante d'un point de vue narratif que réellement intéressante en soi, et ensuite, on part pour Little Garden pour deux épisodes, avec ses géants, ses dinosaures, sa jungle, et David Dastmalchian en assassin déjanté ; et puis on finit la saison sur Drum, pendant trois épisodes qui changent radicalement d'ambiance, dans le froid, la neige, avec un chateau gothique, des garous, etc.
Pas le temps de s'ennuyer, et les scénaristes ont la bonne idée de développer suffisamment les membres de l'équipage, leurs relations, etc, au travers de multiples scénettes et échanges décorrélés de Luffy et/ou de l'intrigue principale.
De quoi permettre aux nouveaux venus (Chopper, qui a droit à un long flashback très attachant, Vivi, qui passe de tueuse au service des Baroque Works à membre d'équipage) de s'intégrer aux personnages existants, sans que ces derniers ne soient nécessairement mis en retrait.
Bref, malgré des débuts un peu inégaux, la seconde saison de One Piece fonctionne bien, et s'améliore même à mesure qu'elle progresse : les acteurs sont toujours très bien choisis, l'écriture parvient à adapter les éléments de l'œuvre originale au format télévisuel live action, et la production continue d'être égale à elle-même, assumant totalement la folie et l'excentricité de l'œuvre originale sans jamais tenter de la rendre plus réaliste ou crédible.
En attendant la saison 3 (et en redoutant malgré tout une décision abrupte de Netflix quant à la suite de la série, vu que le budget doit tout de même être conséquent, et que la plateforme est souvent allergique aux séries qui dépassent les trois saisons)...
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Avatar 3 : de feu et de cendres (Avatar : Fire and Ash - 2025) :
Toujours marqués par les événements ayant mené à la mort de leur fils, Jake (Sam Worthington) et Neytiri (Zoe Saldaña) continuent de vivre avec leur famille au sein de la tribu aquatique des Metkayina. Mais Quaritch (Stephen Lang) et les humains n'en ont pas fini avec eux, ou avec les cétacés Tulkun, qu'ils chassent, et la RDA reçoit l'assistance des Mangkwan, une tribu Na'vi sanguinaire vénérant les flammes et la destruction, menée par la cruelle Varang (Oona Chaplin)...
Bon. Troisième volet de la franchise Avatar (après un second épisode dont je ne garde pas grand souvenir - les effets numériques aquatiques étaient jolis, cela dit - et une déclinaison vidéoludique dont je n'ai même pas passé la cinématique d'introduction), et... on prend les mêmes et on recommence, parfois même littéralement (c'est très répétitif, par rapport aux épisodes précédents : les méchants qui massacrent les baleines, les Na'vi qui passent leur temps à être enlevés par Quaritch et compagnie, la grosse bataille finale, le fils qui tente de prouver sa valeur au père, Quartich et Jake qui s'affrontent encore et encore, etc, etc, etc).
Alors oui, il y a quelques changements : le scénario se force à donner de l'action à Neytiri, se centre beaucoup sur les personnages féminins (notamment celui de Sigourney Weaver) et Varang campe une antagoniste très convaincante (même si, il faut bien l'avouer, les Mangkwan font très méchants de dessin animé, visuellement, et Varang disparaît totalement du film aux deux-tiers)... mais globalement, on est dans la droite lignée d'Avatar 2, avec les mêmes points forts (les effets visuels sont toujours plus aboutis) et les mêmes points faibles (c'est plus que naïf, bourré de digressions mollassonnes, de spiritualité simpliste, de manichéisme, de baleines sous-titrées en Papyrus, de deus ex machina animalier...), avec cependant nettement moins d'inspiration ou d'originalité.
Avatar se répête, Avatar intéresse de moins en moins, Avatar continue de rapporter de l'argent, mais moins qu'avant, et nul doute que sans le prestige associé au nom de James Cameron et les milliards investis par Disney & co dans les parcs d'attraction et tout le reste, la franchise aurait probablement été gentiment rangée au placard au terme de ce troisième volet : la boucle est bouclée, on va probablement arrêter là.
Ou pas.
2.5/6
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Adaptation très libre du concept de Talamasca introduit dans les romans d'Anne Rice, Talamasca : l'ordre secret arrive sur AMC avec une saison de seulement six épisodes de 45-50 minutes, écrite et chapeautée par John Lee Hancock, réalisateur et scénariste, notamment de deux films de Clint Eastwood, mais aussi script doctor et plume à l'origine de nombreux films très oubliables.
De quoi se méfier de ce programme vendu comme un mélange de série d'espionnage et de surnaturel, et troisième production AMC couvrant l'univers d'Anne Rice, après un Interview with the Vampiretrès réussi, et un Sorcières de Mayfair vraiment peu convaincant...
Talamasca : l'ordre secret, saison 1 (Talamasca : The Secret Order - 2025) :
Guy (Nicholas Denton), doué de dons de télépathie, découvre un jour l'existence de la Talamasca, une organisation secrète ayant pour mission de surveiller les menaces surnaturelles qui entourent, dans l'ombre, l'humanité : sorcières, vampires, démons, esprits, etc. Il apprend bien vite, de la bouche d'Helen (Elizabeth McGovern), responsable de la branche new-yorkaise, qu'il est lui-même le produit de cette organisation, et qu'il doit retrouver un objet unique, dit "752", contenant tous les secrets de la Talamasca, avant que le 752, disparu à Londres, ne tombe entre des mains malveillantes...
Le problème, lorsque l'on tente de faire une série d'espionnage, c'est qu'il faut réussir à créer un suspense, une tension narrative, motivée par les secrets, les menaces et les rebondissements inattendus.
Talamasca est dépourvu de tout cela. Pendant six épisodes, Guy (qui évoque beaucoup Eddie Redmayne, mais sans l'excentricité et les choix d'interprétation inattendus) tente de remplir sa mission pour le Talamasca sans jamais paraître particulièrement impliqué, plus intéressé par la recherche de sa mère disparue (une sous-intrigue en filigrane laissée en suspens) que par son nouvel employeur et sa mission.
On se retrouve donc avec un protagoniste débutant, pas très doué (dans le final, il se fait interroger par la police, et se fait prendre au piège par des questions inattendues... car jamais il n'envisage d'utiliser son don de télépathie), et même assez antipathique, qui se rapproche de Doris, une "sorcière" pas très charismatique non plus, et est traqué à la fois par les sbires du vampire Jasper (excellent William Fitchner, probablement l'un des points positifs de la série), et par un duo d'enquêteurs de la police (là aussi, une sous-intrigue totalement plate et insipide, digne d'un procedural générique).
Le tout en étant vaguement surveillé de loin par Helen et son sourire mystérieux (qui cherche sa sœur jumelle), et par son officier traitant du MI5 (une jolie espionne aux perruques ridicules, et qui semble sortie d'Alias).
Tout est mou, les filatures s'enchaînent sans rythme ni énergie, les personnages sont globalement fades et cliché, les rebondissements n'en sont pas vraiment, les caméos (de Bogosian, qui reprend son personnage d'Interview with the vampire, et de Jason Schwartzman, en vampire maniéré) sont anecdotiques, bref, pour un programme de 6 épisodes à peine, c'est affreusement plat, et assez laborieux à terminer.
On aurait pu avoir une série ludique, intéressante et dans la droite lignée d'un Poltergeist : The Legacy - un mélange d'épisodes unitaires sur l'organisation qui fait face à des menaces surnaturelles, et des épisodes "mythologiques" sur le 752 et la recherche de sa mère par Guy, avec de multiples occasions de développer les personnages et leurs relations. Mais non, c'est fini, le temps des séries de ce type, avec des saisons de 13 à 22 épisodes.
Désormais, on est dans l'ère du contenu pour plateforme de streaming qui tente de singer de la prestige tv sans en avoir le budget : 6 épisodes, petit budget, beaucoup de promesses, mais pas le temps de rendre les personnages attachants et intéressants, pas le temps d'approfondir... Énorme bof, en somme.
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Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...
Frankenstein (2025) :
Retrouvé à l'agonie dans les étendues glacées du Pôle Nord, le Baron Victor Frankenstein (Oscar Isaac) raconte alors comment, dans son arrogance, il a décidé de créer un être vivant (Jacob Elordi) à partir de morceaux de cadavres, et comment celui-ci a échappé à son contrôle pour ensuite le traquer jusqu'aux confins de la planète...
Guillermo Del Toro continue sa collaboration avec Netflix, après ses séries prenant place dans l'univers de Trollhunters, son Cabinet decuriosités anthologique très inégal, et son Pinocchio plus qu'honorable. Ici, il nous propose donc une nouvelle adaptation de Frankenstein dans la droite lignée de son Crimson Peak (loin d'être le Del Toro que je préfère, honnêtement)... et si dès les premières images, on sent qu'on est un bon cran au-dessus du tout-venant des productions Netflix (il y a un vrai travail visuel, la direction artistique est ambitieuse, les décors sont spectaculaires - malgré un étalonnage et une colorimétrie numériques décevants, avec ce bon vieux contraste bleu/orange faisandé), ça reste une adaptation d'un récit vu et revu... ce qui donne un film assez inégal.
Paradoxalement, alors que de l'avis général, le film s'améliore à mesure qu'il déroule son récit, c'est la première moitié du film, jusqu'à la naissance du monstre, qui est paradoxalement la plus intéressante à mes yeux : Guillermo ajoute des éléments, en développe d'autres, propose des personnages secondaires inédits, et parvient à faire lentement monter la sauce.
Une fois le monstre né, par contre, on retombe dans quelque chose de beaucoup plus balisé, avec des moments qui ne fonctionnent pas (les attaques de loups numériques sur la ferme), une relation Créature/Elizabeth sous-développée (d'ailleurs, de manière générale, Mia Goth est vraiment transparente ici, un problème récurrent du casting des personnages féminins de plusieurs films de GDT) et un récit qui bascule intégralement du point de vue de la Créature, ce qui change vraiment la dynamique du métrage (Elordi est très bien dans le rôle, ce n'est pas le problème).
Au final, ça se regarde assez bien malgré ses 2 h 32 au compteur, et c'est tout à fait honorable, mais je n'ai clairement pas accroché autant que la majorité des critiques extatiques.
4/6
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Witchy Ways (2024) :
Eve (Diora Baird), cadre dans le marketing, passe un peu de temps dans le cottage où sa mère récemment décédée a longtemps séjourné, et où elle rencontre Danni (Marem Hassler), propriétaire des lieux. Rapidement, les deux femmes se rapprochent, mais Danni cache un secret des plus surnaturels...
On met un peu de côté l'horreur pour se recentrer sur les sorcières... enfin, sur une comédie romantico-fantastique très californienne enrobée d'effets spéciaux approximatifs façon Disney Channel, et centrée sur un couple principal à l'écriture peu engageante : d'un côté, la marketeuse surbookée qui se cherche et qui est constamment ultra-distante et sur la défensive, et de l'autre, la sorcière wiccanne lesbienne qui débite les platitudes new age habituelles du genre sur la nature, la magie et la féminité, et fait le forcing pour séduire l'arrivante.
Une relation centrale qui avance de manière maladroite (en 15 minutes de film, on passe de "on ne se connaît pas bien, ça te dirait qu'on dîne ensemble ?" à "Au fait, je t'ai dit que je suis issue d'une famille de sorcières et que je me sens responsable de la mort d'une fillette et de ma petite sœur, qui hante désormais la maison ?" puis à "On s'embrasse ?" et enfin à "On couche ensemble après avoir transmis notre énergie vitale à un plant de basilic fané ?") et qui ne convainc pas franchement, à l'image du reste du film, en fait, qui semble vouloir traiter le wiccanisme tantôt comme quelque chose de spirituel et de new age, et tantôt comme une source de pouvoirs surnaturels improbables à la Charmed.
D'ailleurs, en parlant de Charmed, je n'ai pas mentionné l'esprit de la frangine qui se balade un peu partout comme un être de lumière, et qui doit être exorcisé durant un rituel express avant la fin du film, après qu'elle ait possédé un autre personnage secondaire.
Bref, paglop, dans l'ensemble.
2/6
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Man and Witch - The Dance of a Thousand Steps (2024) :
Maudit par un sorcier maléfique, un berger (Greg Steinbruner) se tourne vers la sorcière locale (Tami Stronach) pour tenter de rompre la malédiction, et de trouver enfin l'amour. Celle-ci lui impose alors trois tâches impossibles (soulever des milliers de fois un tronc d'arbre énorme, vaincre la horde d'ogres qui terrorise le royaume à l'aide d'une simple cuillère en bois, apprendre la danse des mille pas), mais progressivement, alors qu'il les réalise contre toute attente, elle s'aperçoit qu'elle s'éprend du berger...
Un conte de fées anglais écrit par son interprète principal (marié IRL à Tami Stronach, ici interprète de la sorcière et connue pour son rôle d'impératrice dans L'Histoire sans fin) et qui s'avère très réminiscent d'un certain type de programme à l'ancienne, très british.
On pense à de la pantomime, aux Monstres et merveilles de Jim Henson, à Ella Enchanted, aux mini-séries Hallmark d'antan... c'est de la fantasy bon enfant, très années 80, sans trop de budget mais qui ne se prend pas au sérieux, avec un certain décalage, c'est parfois ouvertement parodique (une ou deux poursuites à la Benny Hill), il y a plein de petits caméos amusants, parfois vocaux, parfois à l'écran (Christopher Lloyd, Sean Astin, Michael Emerson, Jennifer Saunders, Eddie Izzard, Bill Bailey...), et, à défaut d'être qualitativement exceptionnel, le tout s'avère très sympathique...
... si tant est que l'on sache à quoi s'attendre avant d'aborder le métrage, et que l'on adhère à cette approche. Si l'on s'attend à de la fantasy à gros budget ou à quelque chose de sérieux, il vaut mieux passer son chemin : on est ici dans la décontraction et la bonne humeur, ce qui, j'en conviens, est un peu hors-sujet dans le cadre de cette semaine Walpurgis !
3.75/6
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Tina Romero's Queens of the Dead (2025) :
Lorsqu'une épidémie de zombies frappe la ville de New York, les habitués du Club Yum, géré par Dre (Katy O'Brian), tentent tant bien que mal de survivre : il y a notamment Sam (Jaquel Spivey), ex-drag queen rongé par le trac et qui tente de remonter sur scène ; Nico (Tomas Matos), petit trafiquant qui tente de s'imposer parmi les autres queens ; Ginsey (Nina West), figure incontournable du club ; Barry (Quincy Dunn-Baker), futur beau-frère de Dre ; et bien d'autres encore...
La fille de George Romero aux commandes d'un film de zombies kitsch/camp, pro-LGBTQ, avec des drag queens décomplexées qui font leur numéro, un semblant de satire sociale, et un caméo de Tom Savini, ça avait de quoi présager du meilleur... en théorie.
Dans les faits, malheureusement, ce Queens of the Dead est assez décevant. La faute à un rythme en dents de scie (il y a un gros ventre mou assez peu engageant), à un budget clairement limité (le film est assez timide sur les effets gore), à une satire faiblarde, à des clins d'œil balourds, et à un équilibre global assez peu maîtrisé, penchant largement plus vers la comédie lgbtq flamboyante (avec ses queens qui s'insultent, ses rivalités, ses moments absurdes, etc, etc, etc) que vers le film d'horreur.
Sauf que voilà, pour qu'une comédie d'horreur (ou même une comédie tout court), fonctionne à peu près, il faut que ça reste drôle et rythmé. Là, malheureusement, sur 1 h 40, ça finit par tourner à vide, il n'y a jamais la moindre tension, et le camp et le kitsch atteignent assez rapidement leurs limites.
Dommage.
2.5/6
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Lookout (2025) :
Melissa (Meghan Carrasquillo), garde-forestière américaine, prend son service dans sa tour de garde, au milieu de nulle part. Là, seule avec elle-même et avec ses communications radio avec un collègue, elle fait le point, tout en explorant les environs, jusqu'à ce qu'une menace émerge des bois... et des étoiles.
Un long-métrage indépendant assez frustrant, qui pendant 45 minutes ressemble peu ou prou à une adaptation du jeu vidéo Firewatch... avant de basculer dans un sous-X-Files pendant une vingtaine de minutes, qui voit un Terminator possédé par un liquide noir venu des étoiles traquer la garde-forestière et des chasseurs rednecks pour récupérer un caillou spatial.
Et c'est à peu près tout : autant la première partie est sympathique et pose une ambiance intéressante, qui aurait pu déboucher sur de l'horreur cosmique ou sur quelque chose de pesant, autant la suite et fin tombent totalement à plat, trahies par un côté technique faiblard et par un scénario qui semble à court d'idées.
Gros bof, donc, pour l'ensemble.
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