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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Critique éclair #290 - Vaiana, la légende du bout du monde (2026)

Publié le 13 Août 2026 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Disney, Fantastique, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Vaiana, la légende du bout du monde (Moana - 2026) :

Seule fille du chef de son village polynésien, Moana (Catherine Laga'aia) est l'héritière d'une longue lignée d'explorateurs et de navigateurs. Mais depuis que le demi-dieu Maui (Dwayne Johnson) a volé le cœur de la déesse Te Fiti, les ténèbres menacent l'océan, et obligent Moana à prendre la mer, à la recherche de Maui, et du cœur de Te Fiti...

Je m'attendais très honnêtement à pire, dans le genre remake en prises de vue réelles d'un succès Disney. Là, l'objet du remake est Moana, un film vieux d'à peine dix ans, et que j'avais apprécié (tout en étant semi-réticent aux chansons de Lin Manuel)... autant dire que je partais avec de sérieux à-prioris dubitatifs, notamment en ce qui concernait The Rock, sa perruque et son costume de muscles en caoutchouc (je suppose que c'était pour lui éviter de devoir passer des heures dans la chaise de maquillage pour lui effacer ses tatouages/lui appliquer ceux de Maui).

Et puis finalement, ça passe. Principalement parce que c'est une photocopie de l'original, ce qui a ses avantages (tous les points positifs du film original sont tels quels) que ses inconvénients (ce remake est vraiment tout sauf indispensable tant il n'apporte rien au récit).

Moana ? La jeune actrice s'en sort très bien, malgré quelques répliques un peu raides, et ce qui ressemble à un peu d'auto-tuning çà et là. The Rock ? Ses muscles artificiels se font rapidement oublier, la perruque nettement moins, et elle est d'autant plus incompréhensible que dans plusieurs scènes, lorsque Maui a les cheveux mouillés ou attachés, cela fait immédiatement plus naturel et crédible. Le film en lui-même ? Un peu trop de colorimétrie numérique, d'utilisation inutile du Volume avec éclairages artificiels, pas assez de décors naturels. Le reste ? Fidèle à son modèle. En moins énergique et en plus statique, absence d'animation oblige (même si, techniquement, une grosse partie de ce Moana est en effets spéciaux numériques).

Pas le désastre annoncé par le Web et les critiques trop ravis de se payer un Disney, pas non plus un bon film en soi, mais un produit forcément totalement inutile. *haussement d'épaules*

3/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Daredevil : Born Again, saison 2 (2026)

Publié le 30 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Marvel, MCU, Review, USA, Disney, Thriller, Drame, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision

La première saison de Daredevil : Born Again, le revival Disney+ de la série Daredevil de Netflix, s'était avérée une bonne surprise malgré une genèse compliquée, et un changement de showrunner en cours de route. Et tandis que Marvel tente de réintégrer lentement tous les personnages des séries Marvel/Netflix à son MCU actuel (avec les soucis que cela peut entraîner niveau continuité ou chronologie), le revival continue avec 8 nouveaux épisodes de 50 minutes qui, plus que jamais, se veulent le reflet de l'Amérique trumpienne d'aujourd'hui...

Daredevil : Born Again, saison 2 (2026) :

Avec ses méthodes brutales et sa milice anti-justiciers, le Maire Fisk (Vincent D'Onofrio) a remis de l'ordre dans la ville de New-York, et est désormais intouchable. Mais Karen Page (Deborah Ann Woll) et Matt Murdock (Charlie Cox) sont bien décidés à le faire tomber, et à aider les victimes du Maire, alors même que ce dernier subit des pressions du gouvernement, et que Bullseye (Wilson Bethel) est toujours en liberté, électron libre bien décidé à se venger de Fisk et de ses sbires...

Il faut dire qu'entre Fisk détenteur de tous les pouvoirs à New York, qui s'exhibe dans un match de boxe comme Trump à la WWE, sa milice privée qui enlève le moindre opposant et l'enferme sans raison dans des geôles moisies, l'ultraviolence décomplexée de tout le monde, et l'impunité totale du Kingpin face aux contrepouvoirs, alors même qu'il fait tout pour s'enrichir en secret, difficile de ne pas voir les points communs avec la réalité américaine actuelle. Surtout lorsqu'une foule en colère prend d'assaut une institution publique vers la fin de la saison, comme un reflet déformé de l'assaut du Capitole le 06 janvier.

Heureusement, ce parallèle évident ne devient jamais trop appuyé, principalement parce que la série parvient à équilibrer ses différents fils pour tisser une tapisserie narrative assez harmonieuse. Ici, la "rédemption" de Bullseye ; ailleurs, la compromission d'Heather, l'ex de Murdoch, qui se laisse entraîner dans le sillage de Fisk et est dévorée progressivement par son PTSD ; en parallèle, les rapports troubles de BB Urich et de Daniel, qui oscillent entre amitié, manipulation, et sacrifice ; sans oublier Karen et Matt, qui tentent d'organiser la résistance, recrutent Jessica Jones, et cherchent un moyen de faire tomber Fisk devant un tribunal...

Le tout sur fond de thématiques évidentes, comme la justice, la rédemption, le pardon, l'équilibre, etc... qui excluent bizarrement Frank Castle de la discussion et de la saison ("il fait probablement son truc dans son coin", explique un personnage en début de saison pour expliquer cette absence).

Il y a de l'action (parfois un peu brouillonne selon les réalisateurs), de l'émotion (la mort de Vanessa Fisk est très bien interprétée par tout le monde), un peu d'humour (j'ai beaucoup apprécié le personnage de Mr Charles/Matthew Lillard, poil à gratter de la CIA qui vient mettre des bâtons dans les roues de chacun), c'est visuellement très sombre (et parfois trop stylisé, comme à chaque fois que Moorhead et Benson réalisent et plaquent leurs éclairages colorés un peu partout), avec des tentatives d'aller au delà de la simple illustration visuelle (le miroir, dans l'épisode final, de la progression de Daredevil d'un côté, et de Fisk de l'autre, qui se fraient chacun un chemin brutal parmi la foule des manifestants et des sbires de Fisk, comme reflets déformants l'un de l'autre).

Tout ça poura aboutir à une fin ouverte, où Murdock, après avoir eu son moment "I am Iron Man" en plein tribunal, finit emprisonné, tandis que Fisk est contraint de partir en exil, hanté par la mort de sa femme et sa défaite.

De quoi conclure une saison bien menée et très d'actualité, qui ne se défait jamais d'un certain idéalisme un peu naïf ("trust the system"), et qui évite de tomber dans le travers du conflit de super-héros bourré de caméos (pour lequel la série n'a pas le budget, de toute façon).

Reste à voir ce que donnera la saison 3, avec plus de Defenders et potentiellement moins de Fisk...

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - The Punisher : One Last Kill (2026)

Publié le 29 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Thriller, Critiques éclair, Marvel, MCU, Review, USA, Disney, Drame, Télévision, Les bilans de Lurdo

Après une saison 2 de la série The Punisher de Netflix en demi-teinte, et une première fournée d'épisodes de Daredevil : Born Again qui opposait directement Frank Castle aux initiatives de Fisk à New York (et se concluait par l'évasion du Punisher des geôles de ce dernier), on pouvait s'attendre à ce que le Punisher fasse partie intégrante des "troupes" réunies autour de Daredevil pour affronter la milice privée de Fisk, en saison 2 de Born Again.

Mais il n'en est rien, puisque Castle est absent de cette saison 2, et qu'on le retrouve, à la place, dans ce one-shot à la chronologie un peu bordélique, co-écrit par Jon Bernthal.

The Punisher - One Last Kill (2026) : 

Retranché dans un immeuble de Little Sicily, Frank Castle (Jon Bernthal) est au bord du suicide, totalement perdu après avoir vengé les siens et massacré la pègre de New York. Jusqu'à ce que Ma Gnucci (Judith Light), doyenne de la famille Gnucci, refasse surface, encore en vie, et annonce à Frank qu'elle a mis une prime sur sa tête, et que tous les criminels de la ville vont bientôt être à ses trousses...

De l'aveu même de la production, l'objectif de ce téléfilm (qui n'est en réalité qu'un épisode spécial de The Punisher) était de faire passer Castle d'ex-soldat sanguinaire et dépressif, obsédé par l'idée de faire payer ceux qui ont tué sa famille, à un statut de justicier s'interposant entre le crime et le quidam moyen. Autrement dit : lui donner une nouvelle mission, laisser derrière lui la vengeance et étendre le champ de son action.

Une sorte de pont entre le Castle de la série Punisher, celui que l'on retrouve dans la saison 1 de Born Again, et celui qui fera brièvement équipe avec Spider-Man dans le Brand New Day à venir... ce qui fonctionne plus ou moins ici.

Frank déprimé, zombie obsédé par la vengeance mais incapable de s'extirper de son PTSD pour aider autrui, sur le point de se suicider et hanté par le souvenir des siens, mais qui repart pour un tour dès qu'une cible se présente à lui, c'est une caractérisation assez mélodramatique, mais pas désagréable.

C'est un peu toujours la même partition du Frank tourmenté, comme dans sa série, mais avec des variations, et à partir de la moitié de l'épisode, lorsque Castle se sort de sa torpeur et recommence à casser du méchant, on retrouve là un Punisher qui fait plaisir à voir, brutal et destructeur.

Malheureusement, il est alors un peu difficile de relier ce Punisher évoluant dans Little Sicily, ce quartier fictif de New York, pendant des émeutes improbables, avec le New York ultra-policé de Fisk, dans Daredevil : Born Again, saison 2. Supposément, One Last Kill prendrait place en parallèle du début de cette saison 2 - soit. On peut tout de même se demander où était Castle lorsque toute la ville s'est soulevée aux côtés de Daredevil pour renverser le Kingpin... 

Mais bon, ce sont là des soucis de continuité et d'univers partagé : pris indépendamment de Daredevil, One Last Kill est tout à fait satisfaisant, bien qu'un peu court et abrupt, et ressemblant plus au premier épisode d'une nouvelle saison qu'à un épisode unitaire.

Ce one-shot aurait probablement bénéficié de 15-20 minutes supplémentaires afin d'étoffer un peu le tout et de mieux le replacer dans sa continuité... mais on se contentera de ce qu'on a, en attendant la sortie du Spider-Man.

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #275 - Mufasa : le Roi lion (2024)

Publié le 30 Juin 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Animation, Aventure, Disney, Review, USA, Jeunesse

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Mufasa : le Roi lion (2024) :

Séparé de sa famille par une inondation, le jeune Mufasa (Aaron Pierre) trouve refuge dans la meute d'Obasi (Lennie James), lion fainéant père de Taka (Kelvin Harrison Jr.), dont Mufasa devient le frère d'adoption. Il rève alors de trouver Milele, terre promise d'abondance dont Rafiki (John Kani) connaît le chemin, et où Mufasa espère retrouver les siens... jusqu'à l'arrivée de Kiros et de sa meute de lions blancs, qui traquent Mufasa, Taka et leur amie Sarabi (Tiffany Boone).

Le remake du Roi Lion en images photoréalistes, par John Favreau, ne m'avait pas vraiment convaincu à sa sortie en 2019 : si le côté technique était assez bluffant, la redite du film original n'apportait pas grand chose (voire rien du tout), et les ajouts étaient, au mieux, insipides, un peu à l'image de la réorchestration de la bande originale par Zimmer.

Là, c'est pire : Mufasa a tout d'une suite direct-to-video comme Disney aimait les faire à une époque, avec tout ce que cela comprend d'éléments fades, dérivatifs et inutiles.

Artifice de narration permettant de placer les personnages favoris de la franchise même s'ils n'ont rien à faire là (on a un prélude mettant en scène Simba et compagnie, Pumba, Timon, et Rafiki qui "raconte une histoire"), nouvelles chansons qui n'arrivent pas à la cheville des originales (il faut arrêter de caser Lin-Manuel Miranda dans tous les films du studio, ça ne marche plus), nouvelle bande originale générique qui se repose entièrement sur les thèmes de Zimmer pour susciter un peu d'adhésion, récit dérivatif et télégraphié qui tente d'humaniser un peu Scar et en fait un incel vexé que Mufasa lui ai piqué l'élue de son cœur, recyclage superficiel des phrases emblématiques du Roi Lion original pour expliquer d'où elles viennent, effets spéciaux un bon cran en dessous (jamais le photoréalisme n'a été plus inégal), doubleurs remplacés...

Ce Mufasa sent fortement le DTV à tous les niveaux, et son scénario semble étrangement précipité et inabouti, malgré les deux heures du métrage. 

Énorme bof, donc, pour un film d'animation qui ne convainc jamais vraiment totalement, et qui échoue à prouver son utilité en tant que préquelle.

2.5/6

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Critique éclair #273 - Star Wars : The Mandalorian and Grogu (2026)

Publié le 23 Juin 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA, Disney, Star Wars, Télévision

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Star Wars - The Mandalorian and Grogu (2026) :

Mandaté par la Nouvelle-République, Din Djarin (Pedro Pascal) et son protégé Grogu tentent de retrouver le mystérieux seigneur de guerre impérial Janu Coin (Jonny Coyne), mais pour cela, le Mandalorien doit négocier avec les jumeaux Hutt et leur syndicat, qui les envoient sur Shakari, où leur neveu, Rotta (Jeremy Allen White), est maintenu prisonnier, se battant en tant que gladiateur dans les arènes appartenant à Coin...

Non, ce n'est pas le film attendu et promis par Filoni depuis des années, supposé réunir tous les personnages des séries Star Wars live-action (du Mandalorien à Ahsoka, etc). Et oui, la campagne promo timorée de ce métrage-ci, avec ses bandes-annonces qui ne montraient rien de particulièrement inédit ou enthousiasmant, ne laissait pas beaucoup de possibilités : soit Filoni et Favreau gardaient la moitié du film dans l'ombre, pour révéler des surprises de taille, soit ce Mandalorien et Grogu n'était rien de plus que trois ou quatre épisodes de la série mis bout à bout et diffusés au cinéma au lieu de Disney +.

Difficile, donc, de s'indigner devant le produit fini, une compilation assez mécanique de péripéties jamais totalement palpitantes, rythmées par des interruptions narratives/fins d'épisode toutes les demi-heures, et qui sont clairement du fanservice par un fanboy pour les fanboys : plus que jamais, Filoni écrit pour se faire plaisir, ressort ses vieilles obsessions (heureusement, on échappe aux rites mandaloriens, et c'est tant mieux), ressort ses références obscures, ses personnages animés de Rebels, Clone Wars et autres, rejoue le best-of de George Lucas (une planète enneigée avec des AT-AT, un affrontement dans l'arène, un combat contre un monstre dans un puits chez les Hutts, un trench run 2.0 où des X-wings esquivent des tourelles et bombardent une cible, avec compte à rebours, etc), demande à Ludwig Göransson d'éviter John Williams et de décliner le thème principal du Mandalorien à toutes les sauces, et semble persuadé que c'est suffisant pour composer un long-métrage indépendant.

Ce n'est pas vraiment le cas, et très fréquemment, devant l'absence d'enjeux ou de développements importants de ce métrage, on en vient à se dire que Disney a tenté de renflouer les caisses en recyclant des épisodes déjà écrits d'une nouvelle saison du Mandalorian, ou que le studio a simplement décidé de rentabiliser au maximum ce qui était à la base conçu pour être un téléfilm en streaming.

Mais tout n'est pas négatif : les effets numériques sont globalement efficaces (même si, soyons clairs, les Hutts numériques ne fonctionneront jamais vraiment, notamment lors des déplacements et combats), on n'a pas trop le temps de s'ennuyer malgré un gros gros épisode passage contemplatif quand Grogu doit soigner Mando, et si tout reste vraiment cousu de fil blanc, ça se regarde effectivement facilement, à défaut de passionner.

Bref, pour un retour de la franchise sur le grand-écran, c'est faiblard et ça ne m'a pas vraiment convaincu (un peu comme la saison 3 de la série, en fait), malgré quelques moments mignons/spectaculaires/inspirés.

Un petit 3/6 

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Critique éclair #267 - Avatar 3 : de feu et de cendres (2025)

Publié le 28 Mai 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA, Disney, Fantastique, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Avatar 3 : de feu et de cendres (Avatar : Fire and Ash - 2025) :

Toujours marqués par les événements ayant mené à la mort de leur fils, Jake (Sam Worthington) et Neytiri (Zoe Saldaña) continuent de vivre avec leur famille au sein de la tribu aquatique des Metkayina. Mais Quaritch (Stephen Lang) et les humains n'en ont pas fini avec eux, ou avec les cétacés Tulkun, qu'ils chassent, et la RDA reçoit l'assistance des Mangkwan, une tribu Na'vi sanguinaire vénérant les flammes et la destruction, menée par la cruelle Varang (Oona Chaplin)...

Bon. Troisième volet de la franchise Avatar (après un second épisode dont je ne garde pas grand souvenir - les effets numériques aquatiques étaient jolis, cela dit - et une déclinaison vidéoludique dont je n'ai même pas passé la cinématique d'introduction), et... on prend les mêmes et on recommence, parfois même littéralement (c'est très répétitif, par rapport aux épisodes précédents : les méchants qui massacrent les baleines, les Na'vi qui passent leur temps à être enlevés par Quaritch et compagnie, la grosse bataille finale, le fils qui tente de prouver sa valeur au père, Quartich et Jake qui s'affrontent encore et encore, etc, etc, etc).

Alors oui, il y a quelques changements : le scénario se force à donner de l'action à Neytiri, se centre beaucoup sur les personnages féminins (notamment celui de Sigourney Weaver) et Varang campe une antagoniste très convaincante (même si, il faut bien l'avouer, les Mangkwan font très méchants de dessin animé, visuellement, et Varang disparaît totalement du film aux deux-tiers)... mais globalement, on est dans la droite lignée d'Avatar 2, avec les mêmes points forts (les effets visuels sont toujours plus aboutis) et les mêmes points faibles (c'est plus que naïf, bourré de digressions mollassonnes, de spiritualité simpliste, de manichéisme, de baleines sous-titrées en Papyrus, de deus ex machina animalier...), avec cependant nettement moins d'inspiration ou d'originalité.

Avatar se répête, Avatar intéresse de moins en moins, Avatar continue de rapporter de l'argent, mais moins qu'avant, et nul doute que sans le prestige associé au nom de James Cameron et les milliards investis par Disney & co dans les parcs d'attraction et tout le reste, la franchise aurait probablement été gentiment rangée au placard au terme de ce troisième volet : la boucle est bouclée, on va probablement arrêter là.

Ou pas.

2.5/6 

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Critique éclair #265 - Jumpers (2026)

Publié le 21 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Animation, Jeunesse, Critiques éclair, Disney, Pixar, Science Fiction, Review, USA, Aventure

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Jumpers (Hoppers - 2026) : 

Jeune femme au tempérament de feu, Mabel (Piper Curda) est prête à tout pour sauver l'étang au bord duquel elle a grandi, et qui menace d'être remplacé par une autoroute. Elle découvre alors un projet scientifique top secret qui lui permet de transférer sa conscience dans le corps d'un castor robotique, et part aussitôt à la rencontre du monde animal, pour tenter de communiquer avec les animaux de la forêt et d'obtenir leur aide contre les projets du Maire, Jerry (Jon Hamm).

Le dernier Disney/Pixar en date, du créateur de la série animée Ours pour un et un pour t'ours, ce Hoppers assume très clairement sa filiation avec les autres Pixars récents (protagoniste à l'origine ethnique mixte, émotion liée à la mort d'une personnage âgée) en évoquant par ailleurs ouvertement Avatar (cité dans les dialogues) et tous les autres films animés dans lesquels le protagoniste humain se retrouve dans le corps d'un animal.

Rien de forcément ultra-original au programme, donc, mais un message écologique pas désagréable, des animaux mignons, des personnages amusants, une maîtrise technique désormais habituelle, et globalement, un bon moment à passer devant ce film qui, cependant, ne dépasse pas le stade du "sympa sans plus".

Il manque peut-être une bande originale plus forte (ici, c'est très oubliable), voire même une révision supplémentaire du script pour approfondir tout ça et vraiment donner quelque chose de mémorable.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo - Malcolm : Rien n'a changé (2026)

Publié le 9 Mai 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, Fox, Disney, Hulu, Sitcom

Pour être tout à fait franc, je n'ai jamais été un fan hardcore de Malcolm in the Middle - j'ai vu suffisamment d'épisodes de la série pour connaître les principaux personnages, leurs interactions, les ressorts comiques principaux du programme, son générique mémorable et pour trouver le tout sympathique sans plus, mais le programme ne m'a jamais séduit plus que ça, franchement, et donc, l'annonce de ce revival ne m'a fait ni chaud ni froid.

D'autant que des revivals de ce type, on en a eu plein ces dix dernières années (depuis Girls Meet World jusqu'au récent Scrubs, en passant par Fuller House et compagnie), que le résultat est souvent discutable, et que ce Malcolm : rien n'a changé a connu un développement compliqué, passant de téléfilm-réunion à série de 4 épisodes de 25 minutes, hésitant entre des retrouvailles du cast, une célébration du succès de Bryan Cranston, et un backdoor pilot de reboot façon Malcolm : the Next Generation...

Malcolm : Rien n'a changé (Malcolm : Life's still unfair - 2026) :

Après une enfance compliquée, Malcolm (Frankie Muniz) a coupé les ponts avec sa famille dysfonctionnelle et a enfin trouvé la paix intérieure, élevant seul sa fille Leah (Keeley Karsten) et coulant le parfait amour auprès de Tristan (Kiana Madeira), sa petite-amie. Mais les 40 ans de mariage de ses parents approchent, et Lois (Jane Kaczmarek) veut une célébration parfaite, avec tous ses enfants. De quoi réveiller les névroses de Malcolm au contact de ses proches (Bryan Cranston, Justin Berfield, Christopher Kennedy Masterson, Vaughan Murrae, Caleb Ellsworth-Clark, Anthony Timpano)...

D'ailleurs, ma mention de Girls Meet World, reboot Disney de la sitcom Boy Meets World (Incorrigible Cory, chez nous), mais avec des personnages féminins, et des caméos de tous les anciens acteurs, n'est pas innocente, tant on sent ici les restes d'une tentative de spin-off centré sur la fille de Malcolm et sur sa jeune tante LGBTQ+.

Tous les codes de la série originale sont en effet repris, et appliqués à l'identique à Leah, y compris la narration face caméra, et par bien des aspects, ce téléfilm réunion découpé en 4 ressemble fortement, au terme de ses (presque) deux heures, à un backdoor pilot centré sur les personnages adolescents (avec reprise moderne du thème principal original de They Might Be Giants, ici par un groupe féminin).

Le seul souci, c'est que le reste de cette mini-série n'est franchement pas très motivant ou engageant : pendant deux épisodes, on retrouve la famille de Malcolm, on fait rapidement le point sur le sort de chacun, on passe des uns aux autres, et tout de suite, ce qui frappe, c'est que ça cabotine beaucoup, probablement un peu plus qu'avant, que ça manque de rythme, et qu'en séparant constamment Malcolm de ses frères et de sa sœur (pour la plupart assez sous-développés), le show perd l'alchimie qui faisait la série originale.

Une impression qui se confirme d'autant plus lors de l'épisode 3, qui consacre une longue partie de sa durée à un one-man show de Cranston, dont le personnage ingère des hallucinogènes et fait un bad trip durant lequel il parle à son côté obscur et assume enfin son syndrome du nid vide. Ça part dans tous les sens, c'est rarement très drôle, ça fait beaucoup de bruit pour rien, etc.

Et puis l'épisode 4 réunit enfin tout le monde (mais vraiment tout le monde, jusqu'à l'overdose de caméos) à l'occasion de l'anniversaire de mariage, et là, les scénaristes ont la main très lourde sur l'émotion, au travers d'une vidéo à la gloire de Hal (une fois de plus) et d'un témoignage larmoyant de Kelly, la plus jeune, sur son coming-out non-binaire (un élément vraiment amené avec la finesse d'un tractopelle).

Heureusement, la toute fin de cet épisode (et donc de cette mini-série) retombe dans quelque chose de nettement plus chaotique et déglingué, ce qui permet de rester sur une bonne impression finale. Mais quelques heures après le visionnage, je dois bien admettre qu'il ne me reste pas grand chose en mémoire (voire rien du tout) de ce Life's still unfair : il n'y avait pas assez de matière pour faire quatre épisodes, les scénaristes ont clairement tenté d'avoir le beurre (un téléfilm réunion nostalgique bourré de fanservice dont je n'ai pas nécessairement saisi toutes les références, en tant que spectateur casual) et l'argent du beurre (un backdoor pilot pour une nouvelle série), et au final, c'est un peu creux et rapidement oubliable.

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Critique éclair #251 - Pizza Movie (2026)

Publié le 16 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Hulu, Disney

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Pizza Movie (2026) :

Après avoir ingéré une drogue expérimentale, deux étudiants losers, Jack (Gaten Matarazzo) et Montgomery (Sean Giambrone), paniquent lorsque les effets secondaires se succèdent, toujours plus absurdes. Avec Lizzy (Lulu Wilson), une amie elle aussi concernée, ils tentent alors de rejoindre le rez-de-chaussée de leur dortoir pour y récupérer une pizza, espérant ainsi atténuer les effets de la drogue, mais c'est précisément le moment que choisissent les RA du dortoir, commandés par Blake (Jack Martin), pour faire une rafle et déporter tous les étudiants vers un dortoir-prison éloigné...

Une excellente surprise que ce métrage Hulu/Disney+ réalisé et écrit par le duo BriTANicK, qui a fait ses armes sur le Web et au SNL, et qui ici, pour son premier long-métrage, nous propose une stoner comedy maîtrisée et totalement décomplexée, au trio principal efficace (Matarazzo de Stranger Things, Giambrone qui double habituellement Yumyulack dans Solar Opposites, et Lulu Wilson, de Becky et habituée des productions Flanagan) qui mélange les formats (animation, marionnettes...), est bourré d'idées absurdes (le papillon domestique doublé par Daniel Radcliffe, le destin de Snackatron, la fusion des trois protagonistes en Juan, le passage méta), est très rythmé (avec un montage à la Edgar Wright), et possède une illustration musicale très efficace, pour un tout pas si loin que ça d'un Bill et Ted.

Ce n'est pas forcément original au niveau du postulat de départ (Bill et Ted, mais aussi Harold et Kumar, ou encore Eh mec ! Elle est où ma caisse ? ont déjà abordé ces péripéties de stoners qui virent à la science-fiction et au fantastique), mais très inventif néanmoins, sûr de soi, et franchement inattendu. J'ai ouvertement pouffé de rire à plusieurs instants, ce qui devient assez rare de nos jours.

4.5/6 

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Critique éclair #248 - In The Blink of an Eye (2026)

Publié le 7 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Romance, Review, USA, Disney, Hulu, Science Fiction, Drame

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

In The Blink of an Eye (2026) :

Il y a près de 47 000 ans, un couple de Néanderthaliens (Jorge Vargas, Tanaya Beatty) et leurs enfants tentent de survivre face à une nature hostile ; dans un futur très proche, Claire (Rashida Jones), anthropologue, doit faire face à la maladie de sa mère, et à sa relation naissante avec Greg (Daveed Diggs) ; dans un futur lointain, Coakley (Kate McKinnon), humaine à l'espérance de vie artificiellement prolongée, est la seule passagère à bord d'un vaisseau-arche qui emmène des embryons à l'autre bout de la galaxie, avec pour seule interlocutrice l'IA de bord.

Hum. Un récit de science-fiction suivant des personnages interconnectés vivant à plusieurs époques différentes, mais étant tout de même liés d'une manière ou d'une autre, avec une distribution composée de visages familiers, le tout sur fond de généralités philosophico-métaphysico-humanisto-pouet-pouet sur la vie, le destin, l'amour, la mortalité et l'immortalité, le deuil, le regret, le temps qui passe, la maternité, etc, ça rappelle tout de même beaucoup Cloud Atlas, le flop bordélique des Wachowskis... et sans surprise, ce Blink of an Eye, réalisé par Andrew Stanton (ancien de chez Pixar, réalisateur de Wall-E et de John Carter), est tout aussi peu satisfaisant.

En même temps, un script de la Black list d'il y a une dizaine d'années, mis en chantier pré-COVID, tourné il y a plus de 3 ans, et resté dans les cartons depuis, ça ne pouvait pas donner quelque chose d'exceptionnel.

On se retrouve donc avec un métrage assez court (95 minutes tout compris), qui s'efforce de toutélier ses trois périodes temporelles de manière assez évidente et télégraphiée, pour aboutir à la conclusion que l'humanité reste intrisèquement liée à son passé, quelle que soit l'époque, et qu'être vivant est une expérience que nous partageons tous et qui se répète depuis la nuit des temps, et que blablablabla gros violons, larmoiements, leçon de vie qui se veut profonde et tutti-quanti.

Voilà voilà. Alors formellement parlant, c'est compétent (à défaut d'être spectaculaire ou inspiré), mais c'est aussi ultra-générique et superficiel dans son propos et dans son fond, et la structure en constants allers-retours entre les intrigues et les périodes empêchent le moindre dynamisme ou la moindre immersion, donc...

2/6

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