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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

jeunesse

Halloween Oktorrorfest 2026 - Dust Bunny (2025)

Publié le 15 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Jeunesse, Thriller, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, USA, Action

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...     

Dust Bunny (2025) :

Lorsque ses parents disparaissent mystérieusement, Aurora (Sophie Sloan), une fillette new-yorkaise paranoïaque persuadée qu'un monstre sanguinaire vit sous son lit, se tourne vers son voisin bourru (Mads Mikkelsen), qu'elle sait être un tueur à gages, et l'engage pour tuer le monstre. Mais rapidement, le cynisme et la profession de ce voisin mystérieux vont se heurter à l'imagination fertile de la fillette...

On ne présente plus Bryan Fuller, showrunner et créateur de nombreuses séries mémorables (Dead Like Me, Wonderfalls, Pushing Daisies, Hannibal), souvent très stylisées et décalées : une approche que l'on retrouve ici, dans son premier long-métrage, un Dust Bunny qui ressemble à un croisement entre John Wick, Léon, Jean-Pierre Jeunet, Wes Anderson, un conte de fées improbable, et du Jim Henson (même si le monstre est en CGI, il a un côté très Muppet assez sympathique).

Sans surprise, c'est très particulier, très stylisé, avec une esthétique rétro 60s et tout un aspect métaphore des peurs et des jeux enfantins, le tout étant porté par un Mads Mikkelsen impeccable, une jeune Sophie Sloan très juste, et une Sigourney Weaver qui s'amuse.

Si l'on est allergique à ce genre de cinéma, ou au style de Fuller, on risque de ne pas apprécier, mais sinon, c'est un premier métrage plus qu'honorable, avec quelques moments vraiment réussis, notamment visuellement.

4.25/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - The Beehive (2023)

Publié le 9 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Halloween, Oktorrorfest, Review, Canada, Jeunesse

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The Beehive (2023) : 

Alors que des météores traversent chaque nuit le ciel canadien, Rosemary (Meadow Kingfisher), une fillette curieuse et aventureuse passionnée de nature, découvre une ruche étrange collée à un tronc. Une ruche qui, au fil des jours, grossit de plus en plus, alors que les phénomènes surnaturels se multiplient dans le pays...

Un film d'invasion extraterrestre canadien assez maladroit et approximatif, dont on devine le budget limité (les créatures sont peu probantes et constamment dissimulées à l'écran) et le manque d'expérience de la production (l'interprétation est très inégale, le script est relativement bancal et bourré de digressions et de facilités), au point que l'on se dit rapidement que le tout est proche du film indépendant communautaire, à la limite de l'amateur, tourné avec des acteurs locaux (pas mal d'autochtones du Canada), et dans des conditions peu favorables.

Honnêtement pas terrible, même si visuellement, ce n'est pas honteux.

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Forbidden Fruits (2026)

Publié le 1 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, USA, Review, Oktorrorfest, Thriller, Jeunesse

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Forbidden Fruits (2026) :

Vendeuses glamour au magasin de mode Free Eden, Apple (Lili Reinhart), froide, cassante et autoritaire, Fig (Alexandra Shipp), rebelle et intelligente, et Cherry (Victoria Pedretti), blonde pas très vive d'esprit, sont les reines du mall texan où elles travaillent. Jusqu'à l'arrivée de Pumpkin (Lola Tung), une vendeuse ambitieuse qui rejoint rapidement leur équipe, et découvre alors que les trois jeunes femmes forment un coven de sorcières, qui acceptent d'accepter l'arrivante dans leurs rangs...

Encore un de ces scénarios de la Black List dont la réputation dépasse clairement la qualité réelle, et qui a tapé dans l'œil d'un certain type d'exécutifs (ici, le film est produit par Diablo Cody), pour finir tourné contre toute attente et diffusé sur Shudder.

Bon, je vais être clair : je n'ai pas du tout accroché à ce film qui tente très fort d'accéder à un statut culte, entre sa vibe années 80/mall girls, son ton ouvertement kitsch et campy, ses influences évidentes (Jawbreaker, Mean Girls, Clueless, et bien sûr Dangereuse Alliance), son illustration musicale très particulière, et sa nature de teen movie lorgnant sur la comédie et l'horreur.

Seul souci : le film n'est que rarement amusant, souvent forcé, et l'horreur très peu présente (tout comme le surnaturel, à vrai dire, puisque le tout finit par plus lorgner sur du thriller que sur de l'horreur pure et dure).

L'ensemble m'a fortement donné envie de faire avance rapide, et à part Victoria Pedretti (totalement méconnaissable par rapport aux mini-séries de Mike Flanagan, et plutôt rigolote ici), le tout n'est jamais vraiment convaincant, que ce soit dans le ton général ou dans l'écriture. 

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Hive (2026)

Publié le 30 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, Jeunesse, Review, Tubi, Canada

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Hive (2026) :

Jeune babysitter d'origine mexicaine, Sasha (Xochitl Gomez) découvre rapidement que le comportement des enfants de la banlieue cossue où elle travaille est étrange : ils sont en réalité sous l'influence d'une entité souterraine maléfique qui se nourrit du personnel de maison des habitants du quartier, et possède des "bouches" dans chaque terrain de jeu pour enfants du secteur. Avec son frère aîné (Aaron Dominguez), Marco va alors tenter de mettre fin à la menace...

Long-métrage canadien adapté de son propre court par Felipe Vargas, ce Hive a été produit pour la plateforme Tubi, et tout cela explique probablement pourquoi on a fréquemment l'impression de regarder une version XXL d'un épisode de Fais-moi peur, qui reprendrait Ça, mais sans Pennywise, sans le budget, et avec une grosse dose supplémentaire de propos sur l'immigration, l'intégration, les sacrifices que les immigrants doivent faire pour s'intégrer, etc.

Ce n'est pas forcément désagréable, Xochitl est toujours sympathique, mais ça n'évite pas quelques moments trop ambitieux pour le budget (le terrain de jeu qui disparaît, absorbé dans le sol), et lorsque le récit bascule à mi-parcours sur le personnage du frangin, c'est immédiatement plus quelconque.

Ajoutez à cela une résolution un peu trop évidente, des possédés contortionnistes un peu trop chorégraphiés, et voilà, un métrage assez oubliable, qui ne parvient pas à s'élever au dessus du niveau télévisuel de base.

2.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (2026)

Publié le 27 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, USA, Review, Jeunesse

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Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (Tales of '85 - 2026) :

En plein hiver 1985, à Hawkins, la bande de Mike, Dustin et les autres doit se mesurer à une nouvelle menace : des créatures végétales sorties de l'Upside Down s'attaquent aux habitants de la ville, et mutent, devenant toujours plus dangereuses et meurtrières. Pour les aider, Nikki, une nouvelle élève débrouillarde et rebelle, fille de la professeure de sciences remplaçante...

L'équivalent de Jurassic World : Camp Cretaceous/Chaos Theory pour la franchise Stranger Things, Tales of '85 se veut une série d'aventures secondaires produite pour Netflix, à destination de la jeunesse, et se plaçant, chronologiquement, entre la saison 2 et la saison 3 de la série originale.

Au programme, une aventure parallèle dérivée du combat des jeunes de Hawkins contre les créatures de l'Upside Down, avec ici des monstroplantes qui mutent et s'adaptent progressivement à leur nouvel environnement, et un nouveau membre de la bande en la personne de Nikki, une jeune punkette rebelle visuellement codée butch, et qui colle au mandat "plus de personnages féminins doués en science" des plateformes de streaming d'il y a quelques années", et qui repartira clairement de son côté à la fin de la série, histoire de ne pas impacter la continuité de la série-mère.

On se retrouve donc avec une série animée visuellement plutôt réussie (la patte graphique est intéressante, les personnages identifiables et sympathiques, les fumées, flammes et liquides apparemment animées en imitation 2d ajoutent du style) mais qui, in fine, ne parvient jamais vraiment à se défaire de son statut de quête secondaire pour la bande de Stranger Things, aux enjeux contenus et limités, et sans réel impact.

Chroniques de 1985 propose donc 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, qui ne sont pas doublés par les acteurs originaux (ce qui n'est pas bien grave au final) et qui se destinent tellement à la jeunesse que le récit est simplifié au possible, les rebondissements sont assez évidents, et le happy end est sans surprise.

Ça reste néanmoins une extension agréable de l'univers Stranger Things (ici en mode hivernal et dans les tempêtes de neige, ce qui apporte un peu de dépaysement), avec des épisodes divertissants (les citrouilles), des personnages attachants, mais une Eleven qui m'a semblé un peu trop surpuissante pour le bien du programme. 

Rien d'exceptionnel, rien de désastreux, et ça arrive un peu après la bataille, mais ça se regarde.

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Slanted (2026)

Publié le 22 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Horreur, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest, Halloween

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Slanted (2026) :

Fille d'immigrés chinois, Joan (Shirley Chen) rêve depuis toujours d'être reine de sa promotion au lycée. Aussi, lorsque l'indétrônable Olivia (Amelie Zilber) annonce qu'elle se désiste cette année, Joan est prête à tout pour gagner. Y compris à subir une transformation radicale qui va la rendre blonde, caucasienne et ultra-populaire (Mckenna Grace).

Fréquemment comparé à Carrie et à The Substance, Slanted se veut une satire sociale horrifique, avec tout un propos sur l'immigration, l'identité ethnique, l'intégration/immigration, le racisme, et tout et tout... mais très honnêtement, j'ai trouvé le tout plus proche d'un épisode de Fais-moi peur ou autre anthologie jeunesse du même genre, qui aurait pu avoir exactement la même histoire, avec un peu moins de sang, et la même morale.

Au final, c'est un métrage assez superficiel et timide, qui prend largement son temps (la transformation de Chen en Grace n'arrive qu'au bout de 45 minutes, sur 1h40 de film), qui est assez léger sur les effets sanglants, sur la satire, qui manque de subtilité (le changement de format d'image pour symboliser la transformation), d'enjeux et qui, pendant un bon moment, n'est guère plus qu'un Mean Girls en plus anecdotique.

Bof, en somme, malgré de bonnes intentions.

2/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things, saison 5 (2025)

Publié le 20 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Science Fiction, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, Jeunesse, Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Thriller, Comédie

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Stranger Things, saison 5 (2025) :

Malgré sa défaite, la menace Vecna est toujours présente, et face aux actions du Dr Kay (Linda Hamilton), qui a établi un laboratoire de recherche militaire dans l'Upside Down et traque Eleven (Millie Bobby Brown), les habitants d'Hawkins se mobilisent, faisant des sorties dans l'Upside Down pour tenter de retrouver Vecna et de l'éliminer pour de bon...

Ce qui est amusant, quand on est totalement déconnecté des tendances et des réseaux sociaux comme je peux l'être à certaines périodes de l'année, c'est qu'on parvient à se détacher totalement des bad buzzs et autres réactions épidermiques autour de telle ou telle œuvre ou personne.

Ce qui permet d'avoir énormément de recul, comme par exemple avec cette ultime saison de Stranger Things, descendue en flammes par le Web et par les critiques comme si c'était la pire production de tous les temps.

Alors qu'en réalité, c'est une fin de série assez appropriée, à l'image de la série dans son ensemble, bien que très imparfaite et handicapée par un format comme toujours très inutile (trois fournées pour un total de 8 épisodes, à la durée oscillant entre une et deux heures). De quoi, en théorie, donner largement le temps aux frères Duffer et à leurs collègues de boucler toutes les intrigues, de développer tout ce qui doit être développé, et d'éviter de bâcler leur conclusion par manque de temps.

En théorie.

Dans les faits, cette saison de Stranger Things laisse beaucoup d'espace à deux personnages, qui deviennent essentiels et éclipsent un peu les autres : Holly (Nell Fisher), la jeune sœur Wheeler, enlevée par Vecna et qui devient un élément essentiel du retour de Max (Sadie Sink) dans le monde réel ; et Will Byers (Noah Schnapp), qui exploite son lien mental avec Vecna, s'assume (il a droit à un moment coming out plutôt réussi) et qui développe, au fur et à mesure de la saison, des dons psychiques dignes d'Eleven.

Et c'est tant mieux, à vrai dire, car Schnapp s'avère un acteur des plus solides, meilleur que certains de ses compères, notamment Millie Bobby Brown (pas aidée par un personnage en rébellion, qui passe son temps à antagoniser Hopper, et qui sous-joue la plupart de ses scènes).

C'est d'ailleurs probablement l'un des points négatifs récurrents de la saison : tout ce qui tourne autour d'Eleven est assez creux, répétitif (elle veut se battre, Hopper refuse, elle lui désobéit, elle réalise à nouveau qu'elle met tout le monde en danger, elle part...) et pas aidé par le retour de Kali (Linnea Berthelsen), la punkette de la saison 2, qui n'est vraiment là que pour permettre à Eleven de disparaître en fin de saison.

Un personnage-fonction sous-développé vraiment pas nécessaire, comme pas mal d'éléments de la saison : plus le temps passe et plus la série souffre, sans surprises, de sa distribution toujours plus conséquente. Il y a trop de personnages secondaires, ils se retrouvent tous plus ou moins associés en sous-groupes ou binômes souvent aléatoires, ils sont rarement développés comme il le faudrait, et surtout, ils sont tous protégés par une plot armor qui fait qu'ils ne sont jamais vraiment en danger.

Résultat, on a droit à des scènes collectives où chaque personnage a une ou deux répliques, où les scénaristes répètent encore et encore les enjeux de la saison histoire de donner quelque chose à dire à tous les acteurs, et ça devient frustrant. D'autant que la série rajoute de nouveaux personnages à chaque saison, avec ici Holly, qui prend plus de place, mais aussi le Dr Kay (Linda Hamilton), en antagoniste creuse et générique, ou encore le petit Derek (Jake Connelly), bully bedonnant qui se trouve embarqué dans toute cette affaire.

Bref, trop de personnages, pas assez de développement, pour une saison qui joue la carte de l'origin story (on découvre les origines de Vecna et de ses pouvoirs, ainsi que tout ce qui en a découlé - Eleven, etc), qui surexpose un peu son bestiaire (les premiers épisodes sont bourrés de démogorgons, qui disparaissent totalement de la fin de saison), culmine par un rapprochement destructeur de deux mondes (les fans de Marvel seront familiers avec le concept), assez spectaculaire, et par près d'une heure d'épilogue pas forcément nécessaire.

Un épisode de conclusion assez frustrant, donc, un peu boursouflé, à l'image de la saison et de la série dans son intégralité, un peu balourd dans son écriture... mais qui parvient tout de même à sonner juste et à être sincère, çà et là, comme avec cette fin de partie de JDR, un passage de flambeau touchant à une nouvelle génération d'aventuriers.

Dans l'ensemble, Stranger Things aura tout de même souffert de son succès et de la carte blanche accordée par Netflix : le programme est devenu bigger, louder, et aussi dumber, privilégiant le spectaculaire à l'efficacité, et peinant parfois à gérer son budget (ce qui se voit clairement à l'écran, tant le produit fini est visuellement inégal). C'est dommage, mais pas forcément surprenant de la part d'un programme Netflix.

En tout cas, cette saison finale est loin d'être le désastre décrié par beaucoup, même si le fait que j'ai toujours trouvé la série inégale, même dans ses meilleures saisons, doit beaucoup m'aider à relativiser et à raison garder. 

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Les bilans de Lurdo - Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (2026)

Publié le 10 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Animation

La saison 1 d'Avatar, produite pour Netflix en 2024, était honorable : sans atteindre le niveau de l'adaptation de One Piece, cette version en prises de vue réelles de la série animée était tout à fait regardable. Un peu maladroite, globalement inégale à tous les niveaux (écriture, interprétation, effets spéciaux...) mais pleine de bonne volonté, la saison 1 incitait à l'indulgence, en attendant une saison 2 qui corrigerait au moins une partie de ces défauts.

Cette saison 2 est là, en 7 épisodes d'une petite heure... et c'est dans la droite lignée de la précédente.

Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (Avatar : The Last Airbender, season 2 - 2026) :

À la recherche d'un maître de la terre pour le former, Aang (Gordon Cormier) et ses compères (Kiawentiio, Ian Ousley, Miyako) arrivent à Ba Sing Se, la ville du Royaume de la Terre, et tentent d'avertir le Roi de l'attaque imminente des troupes de la Nation du Feu. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Azula (Elizabeth Yu) et ses sbires manigancent de leur côté pour infiltrer la ville, retrouver Zuko (Dallas Liu) et faire tomber la Nation de la Terre...

Il est d'ailleurs assez frustrant, pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune expérience réelle de la série d'animation, d'aborder cette saison 2 et de retrouver, une nouvelle fois, des défauts récurrents, sans savoir s'ils sont hérités du programme original, ou le résultat d'une adaptation très inégale.

Ainsi, cette saison s'articule autour de plusieurs axes au succès plus ou moins discutable : ici, l'apprentissage de Aang auprès de Toph, la petite earthbender cassante et moqueuse ; là, Katara qui joue les héroïnes déguisées à Ba Sing Se ; ailleurs, les manigances distinctes d'Azula et de Long Feng, éminence grise de Ba Sing Se ; sans oublier la rédemption de Zuko, qui renoue avec le bien au contact des habitants de la ville.

Le tout avec des thématiques de choix, de destin, de confiance, de solitude, de poids des responsabilités... et de crise d'adolescence à la Harry Potter 5. Parce que oui, plus la saison avance, et plus Aang devient irascible et colérique, avec une caractérisation de moins en moins nuancée, ce qui aboutit, vers la fin de la saison, à une grosse dispute entre tout le monde, dispute qui apparaît vraiment forcée et artificielle.

C'est assez symptomatique de l'écriture du show, en fait : pleine de sa bonne volonté, la série tente d'intégrer un maximum de personnages et d'intrigues secondaires de la série animée, sans avoir nécessairement le temps nécessaire à leur consacrer. Avatar saison 2 tente d'avoir le beurre et l'argent du beurre, mais dans les faits, cela se traduit par un programme qui manque de tissu connectif, qui donne fréquemment l'impression au spectateur novice d'avoir manqué une scène ou une sous-intrigue, qui se contente de mentionner tel ou tel élément ou de le passer en avance rapide et préfère envoyer ses personnages dans une quête secondaire pas très intéressante (mais populaire auprès des fans), plutôt que de se concentrer sur le cœur de son récit.

On peut par exemple citer le personnage de Jet, sans le moindre intérêt ici, la sous-quête de la bibliothèque, l'enlèvement (jamais motivé) d'Appa, ou encore une grosse partie de la rédemption de Suko, très clichée et rendue inutile par sa résolution (son heel turn final ne fonctionne pas du tout).

Et à force de survoler et de faire des choix d'adaptation improbables, la série affaiblit ses éléments centraux : difficile de prendre le sort d'Aang au sérieux quand ses répliques cassantes et ses atermoiements le rendent antipathiques, que le jeune acteur est toujours assez inégal, et que les décisions du personnage ne sont pas toujours suffisamment justifiées par le récit.

Bref, cette saison se veut plus sombre et sérieuse, mais son écriture reste naïve et simpliste (il arrive un point où les platitudes asiatiques pseudo-spirituelles ne suffisent plus), très "série d'animation pour enfants", et tous ses raccourcis et ses grosses ficelles en sappent l'impact recherché : le show s'éparpille parfois, les rebondissements sont tous télégraphiés, les moments dramatiques ou épiques manquent de poids, et narrativement, le tout ne fonctionne réellement qu'en fonction de l'attachement que l'on a pour les personnages et la franchise dans son ensemble.

Ça reste regardable, certains personnages restent intéressants (Iroh, en quête de pardon et de rédemption, mais aussi Azula, principalement parce que l'actrice s'amuse bien) mais cette saison plus statique m'a nettement moins convaincu que la première année. Et très honnêtement, je ne vois pas trop comment Netflix va bien pouvoir boucler son récit de manière satisfaisante en une ultime et dernière saison à venir...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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Critique éclair #295 - Croquette, le chat merveilleux (2024)

Publié le 1 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, UK, Review, Canada, France, USA, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Croquette, le chat merveilleux (Ten Lives - 2024) :

Croquette (Mo Gilligan), chat doté d'un caractère aussi conséquent que son appétit, n'apprécie guère le retour de Larry (Dylan Llewellyn), scientifique excentrique, dans la vie de sa maîtresse Rose (Simone Ashley), elle aussi chercheuse spécialisée dans la survie des abeilles. D'autant que Rose et Larry travaillent pour le sinistre Richard Craven (Bill Nighy), qui manigance quelque chose dans l'ombre. Mais lorsqu'un mauvais tour de Croquette sur Larry coûte sa 9e vie au félin, le voilà envoyé dans l'au-delà des chats pour y être jugé... et renvoyé sur Terre dans la peau d'autant d'animaux différents qu'il a de vies, pour tenter d'aider Rose.

Coproduction animée internationale à budget limité, ce Ten Lives (au titre vf calamiteux), réalisé par un ancien de chez Disney, Sony, Blue Sky et Dreamworks, assume clairement sa nature de production mid-tier, ne tentant jamais de prétendre être un gros film d'animation à la Pixar, mais simplement un film mignon, qui a bon fond, et parcouru d'un humour anglais assez bien répercuté par le doublage original.

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais ça fonctionne pour ce que c'est, et c'est même plutôt agréable pour qui aime les animaux.

3.5/6 

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Critique éclair #293 - Dora : À la recherche du Sol Dorado (2025)

Publié le 25 Août 2026 par Lurdo dans Aventure, Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Nickelodeon, Review, USA, Television

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Dora : À la recherche du Sol Dorado (Dora and the Search for Sol Dorado - 2025) :

Après avoir passé toute son enfance à rechercher le mythique Sol Dorado, Dora l'exploratrice (Samantha Lorraine) se résoud à travailler avec son cousin Diego (Jacob Rodriguez) dans le parc d'attraction Jungle World, dirigé par la mythique aventurière Camilla the Crusader (Daniella Pineda). Mais rapidement, elle découvre que Camilla cherche aussi Sol Dorado, afin de redonner de l'éclat à sa carrière, et qu'elle utilie le parc comme une façade pour y faire des fouilles illégales. S'engage alors une course au trésor entre Camilla et ses mercenaires, et Dora, accompagnée de Diego, de leur amie Naiya (Mariana Garzón Toro) et du petit frère de celle-ci, Sonny (Acston Luca Porto)...

Nouvelle adaptation du personnage de Dora l'exploratrice, après le film de 2019 (assez sympathique), et un budget revu à la baisse, coproduction Nickelodeon et Paramount + oblige : dans les faits, cela se traduit par quelques effets numériques un peu cheaps, et quelques décors un peu factices (l'éclairage, dans les temples incas, est un peu trop artificiel), mais rien de bien méchant, et à nouveau, ce métrage s'avère une surprise assez agréable à suivre.

Samantha Lorraine compose une Dora toujours ultra positive et enthousiaste, le reste de la bande est sympatoche, Daniella Pineda évoque une Sydney Fox aventurière qui aurait mal tourné, et l'ensemble du métrage adopte un rythme efficace qui permet de ne pas s'ennuyer, enchaînant les découvertes et explorations de temples façon Indiana Jones, sans jamais trop se prendre au sérieux.

Le métrage fini assume sa nature d'adaptation, les nombreuses influences qui en font un film d'aventures, la Colombie apporte une toile de fonds convaincante, bref, une bonne surprise dans le genre, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre.

4.25/6 (j'ai peut-être même préféré au premier opus) 

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