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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - The Hawk, saison 1 (2026)

Publié le 22 Août 2026 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Sport, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Sitcom

Série Netflix en 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, The Hawk est une déclinaison télévisuelle du genre "comédie sportive" que Will Ferrell a déjà bien exploité au cinéma (Talladega Nights, Blades of Glory, Semi-pro), et qui est appliqué ici au milieu du golf professionnel. Rien de neuf sous le soleil, et le visionnage de la série ne parviendra pas à éliminer cette impression de déjà vu...

The Hawk, saison 1 (2026) :

Ancienne gloire du golf professionnel passée à deux doigts de décrocher le Grand Chelem de son sport, Lonnie "The Hawk" Hawkins (Will Ferrell) est désormais un moins que rien criblé de dettes, détesté par son ex Stacy (Molly Shannon), et méprisé par son fils Lance (Jimmy Tatro), lui aussi golfeur pro. Jusqu'à ce que la mort de Old Henry (Keith David), son caddie de toujours, et la rencontre de Lonnie avec Sam (Fortune Feimster), magouilleuse qui devient la remplaçante de Henry, ne redonne au Hawk le goût de la victoire, et ne l'amène à renouer avec sa discipline de prédilection...

Soyons francs : difficile de trouver grand intérêt intrinsèque à The Hawk, qui arrive après d'autres séries sur le même sujet (Stick, avec l'autre frère Wilson, a été diffusé l'année dernière sur Apple Tv), ou encore après Happy Gilmore 2 (lui aussi sur Netflix), et qui se contente de rejouer fidèlement la partition de Will Ferrell en sportif loser qui doit triompher contre toute attente.

Au premier abord, difficile en effet de ne pas avoir l'impression que The Hawk n'est ni plus ni moins qu'un portage télévisuel évident d'un projet de long-métrage qui n'a visiblement pas trouvé preneur : la série est ainsi annoncée en 2023, en chantier depuis cette date (avec un pitch ressemblant alors trait pour trait à celui de Happy Gilmore 2, hmmm), et ce development hell explique probablement pourquoi le résultat final apparaît à ce point... faiblard et inabouti.

Ferrell fait du Ferrell, Feimster fait du Feimster, Luke Wilson joue un méchant transparent éliminé avant la fin, certaines intrigues entourant Tatro sont plus ou moins laissées en plan en cours de route (sa fiancée disparaît totalement de la série après leur rupture, ses dettes sont réglées hors-champ), et si Molly Shannon met de l'énergie dans ses scènes (elle a notamment des rapports amusants avec Radford, joué par David Hornsby, son "compagnon de voyage" très efféminé) au point de voler la vedette au reste du cast, il reste constamment une impression de délayage, comme s'il n'y avait pas assez à raconter pour tenir 10 x 25-30 minutes.

The Hawk est donc bourré de digressions, de personnages secondaires à peine développés (exception : Chris Parnell en Anton, qui voue une haine viscérale à Hawk pour des raisons expliquées tardivement), de sous-intrigues avortées (toute la sous-intrigue de la fédération de golf virtuel, part intégrale du pitch original, est réduite à peau de chagrin ; le braquage à Vegas est bâclé) et de résolutions évidentes, le tout saupoudré de moments qui se veulent plus sincères et émouvants (sur la paternité, etc), mais qui tombent un peu à plat.

Et pourtant, malgré cette critique qui paraît particulièrement négative, ça passe vaguement : pour peu que l'on apprécie le numéro habituel de Ferrell, la série se regarde sans trop de difficultés, même si ça aurait probablement été plus fun et plus nerveux réduit à un format ne dépassant pas les deux heures.

Après, est-ce vraiment une bonne chose que ce programme ne soit guère plus que du contenu pour plateforme de streaming, générique et anecdotique, plutôt qu'un désastre intégral ? Pas sûr.

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Les bilans de Lurdo - Les Quatre saisons, saison 2 (2026)

Publié le 15 Août 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, Télévision, Review, USA, Italie, Critiques éclair

Retour de cette série Netflix en 8 épisodes d'une petite demi-heure, librement adaptée du film du même nom, et qui se terminait, en fin de saison 1, par la mort inattendue de l'un des protagonistes.

Les quatre saisons, saison 2 (The Four Seasons, season 2 - 2026) :

Malgré une année difficile suite à la mort de Nick (Steve Carell), Danny (Colman Domingo), Claude (Marco Calvani), Ginny (Erika Henningsen), Kate (Tina Fey), Jack (Will Forte) et Anne (Kerri Kenney) continuent de se retrouver pour prendre des vacances ensemble... pour le meilleur et pour le pire.

La première saison des Quatre saisons, bien que sympatoche, avait pour défaut de jouer assez fort la carte sitcom, avant de tenter un revirement émotionnel dans son avant-dernier épisode : cette année, le programme semble trouver un meilleur équilibre, et rester plus longtemps dans un espace doux-amer, qui évite la comédie trop outrée.

Ce qui n'empêche pas certains éléments d'être joyeusement absurdes ou amusants. Cette année, donc, comme toujours découpée en quatre saisons, nous propose ainsi un printemps où tout le monde doit faire face aux conséquences de la mort de Nick, alors qu'ils doivent répandre les cendres de ce dernier en montagne. 

Rapidement, les ressentiments refont surface, notamment entre Danny et Claude, qui veulent un enfant, mais sont refroidis par la présence du bébé de Ginny ; cette dernière, qui est en conflit avec Anne pour des histoires d'héritage ; ou encore Kate et Jack, dont la relation est perturbée par le mal-être de ce dernier, suite à la mort de son meilleur ami.

Et puis, après la brève menace d'un tireur fou, tout le monde se dit ses quatre vérités, et l'abcès est enfin crevé, donnant lieu à une fin de printemps assez feel good : tout le monde a passé un cap, et l'été apporte alors un certain renouveau.

Pendant deux épisodes sur la côte Est, le groupe essaie de se détendre, mais les doutes ressurgissent : Anne et Ginny "coparentent" le bébé, mais les deux femmes réalisent qu'elles en oublient leur vie respective de femme et de mère. Danny et Claude décident de ne plus devenir parents. Et Jack, qui a trouvé sur la plage un nouvel ami, en a assez de faire semblant d'être heureux avec Kate. Une fin d'été tendue, qui se répercute directement en automne, pour un Thanksgiving très peuplé chez Annie.

Deux épisodes assez doux amers, qui voient Claude et Danny annoncer qu'ils vont s'installer en Italie, Kate déprimer suite à cette annonce, et Anne et Ginny mettre un terme définitif à leur amitié codépendante. Ce qui aboutit, naturellement, à un épisode 6 qui ramène Steve Carell en Nick, pour un épisode flashback en plein COVID, flashback qui révèle bon nombre des failles des personnages principaux, déjà présentes à l'époque.

Enfin, pour ses deux derniers épisodes, direction l'Italie, pour un Noël à Trente, une conclusion à la fois amusante (Anne que tout le monde prend pour la Befana) et convaincante, proposant une happy end à chacun, assez appropriée aux fêtes de fin d'année.

Encore une fois, Quatre saisons ne sera jamais une sitcom hilarante provoquant des éclats de rire permanents : le programme est pensé comme une comédie dramatique sur l'évolution de ses personnages et de leurs rapports, avec tout de même une pointe d'excentricité et de mordant, inhérente à la plume de Tina Fey et de ses compères. 

Et en cela, cette saison 2 convainc : plus sincère, comme je le mentionnais en introduction, la saison place ses personnages face à des choix et à des décisions pas toujours faciles, les confronte aux conséquences psychologiques du deuil, et réaffirme, de manière encourageante et positive, qu'il est possible de se réinventer à la cinquantaine, et de trouver le bonheur.

Tour à tour amusante, émouvante ou tout simplement pertinente, la saison 2 de The Four Saisons s'avère très agréable, en attendant une troisième fournée d'épisodes.

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Critique éclair #289 - Enola Holmes 3 (2026)

Publié le 11 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Thriller, Policier, Netflix, Jeunesse, Review, USA, UK

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Enola Holmes 3 (2026) :

Alors qu'elle est sur le point d'épouser Tewkesbury (Louis Partridge) à Malte, Enola (Millie Bobby Brown) s'aperçoit que son frère Sherlock (Henry Cavill) a été enlevé. Puis c'est le tour de sa belle-mère : avec l'aide de sa mère (Helena Bonham Carter), du Dr Watson (Himesh Patel), d'un révolutionnaire local (Joe Azzopardi) et de son fiancé, la jeune femme mène alors l'enquête... et va se retrouver confrontée à un(e) ennemi(e) de longue date.

Troisième volet de la saga des Enola Holmes de Netflix, après un premier volet somme toute agréable bien qu'un peu léger et fanficcy, et un deuxième bien plus balourd, avec une Moriarty militante opprimée par une société victorienne raciste et sexiste...

Ici, on se trouve un peu au carrefour des deux approches, avec toujours une mise en scène et un montage ludiques, un rythme assez soutenu, une Millie Bobby Brown qui est nettement plus motivée que dans Stranger Things, une Helena Bonham Carter qui s'amuse, des décors maltais agréables, de l'aventure, mais aussi tout un propos sur la colonisation par l'Empire Britannique, un Louis Partridge toujours aussi falot, un Cavill qui fait globalement de la figuration, une Moriarty qui cabotine toujours autant, et surtout plein d'éléments un peu sous-développés, dont notamment toute la résolution de l'intrigue, assez facile et simpliste.

Globalement, cependant, avec sa durée limitée, ce troisième épisode se regarde tranquillement, même si un certain nombre d'éléments tombent à plat. Rien de très mémorable, malheureusement, mais ça fait ce pour quoi une production de plateforme de streaming est conçue : ça occupe pendant 90 minutes.

3.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - The Witcher, saison 4 (2025)

Publié le 28 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review, USA, Drame, Fantastique

Après une saison 3 particulièrement laborieuse et bavarde (qui voyait Henry Cavill rester en retrait et être évacué du programme), ainsi que divers spin-offs avortés, place à la saison 4 de The Witcher, l'avant-dernière du programme, avec Liam Hemsworth à la place de Cavill, pour une nouvelle saison qui se voulait plus accessible...

The Witcher, saison 4 (2025) :

Tout le monde tente de retrouver Ciri (Freya Allan), qui s'émancipe actuellement à l'autre bout du continent au sein des Rats (Christelle Elwin, Ben Radcliffe, Fabian McCallum, Aggy K. Adams, Connor Crawford, Juliette Alexandra), un groupe de jeunes hors-la-loi. Geralt (Liam Hemsworth) traverse ainsi le pays en compagnie d'alliés divers et variés (Eamon Farren, Joey Batey, Meng'er Zhang, Danny Woodburn, Laurence Fishburne, Linden Porco...), pour la retrouver, tandis que Yennefer (Anya Chalotra), elle, rassemble les sorcières encore en vie pour défendre leur école de sorcellerie contre le maléfique Vilgefortz (Mahesh Jadu) et ses troupes...

Plus accessible.... ou du moins, c'est ce que l'on croit deviner en regardant ces 8 épisodes mieux structurés, qui s'efforcent de minimiser les problèmes d'écriture des premières saisons pour quelque chose de plus concis, dynamique, avec des mini-aventures plus limitées.

J'en suis le premier surpris, d'autant que j'avais prévu de ne pas regarder cette saison à la base... mais ça passe à peu près. Je dis à peu près, car il reste toujours des scories évidentes, inhérentes au récit et aux choix de la production.

Commençons par la scorie la plus évidente : le remplacement de Cavill dans le rôle-titre.

Liam s'en sort honorablement, mais n'a pas la présence physique ni le charisme pour vraiment imposer son Geralt. Pas aidé par les scénaristes, qui gardent à nouveau en retrait, lui adjoignent toute une troupe de compagnons, le passent au second plan, et se contentent de flashbacks retournés avec Hemsworth pour tenter de faire illusion. Mais ça passe encore.

Ensuite, Ciri et ses Rats. J'ai visionné la saison avant d'avoir regardé le téléfilm consacré à ce groupe très United Colors of Benetton, mais je ne crois pas que cela aurait changé quoi que ce soit de voir le métrage auparavant : le groupe est insipide, il remplit clairement des quotas, Ciri n'a aucune alchimie avec sa petite amie, et quand arrive leur fin tragique aux mains d'un Sharlto Copley cabotin, on s'en contrefout royalement.

Les autres sous-intrigues de la saison s'en sortent mieux : ici, Yennefer recrute des sorcières (et quelques Witchers) aux quatre coins du continent, pour affronter l'armée maléfique de Vilgefortz dans un affrontement assez réussi (qui occupe une grosse partie de l'épisode 6). C'est relativement efficace, ça donne l'impression d'avancer, et ce même si la série manque toujours cruellement d'identité musicale et visuelle (c'est ultra-terne).

Ailleurs, on suit donc les mésaventures de Geralt 2.0 et de sa compagnie de l'anneau, qui s'en sortent plus ou moins bien : le nain et le gnome sont amusants, l'archère nettement moins (elle s'en va, revient, annonce qu'elle est enceinte, perd son bébé, flirte avec un Cahir en pleine rédemption) ; en chemin, la petite bande récupère ce bon vieux Lawrence Fishburne, plutôt efficace et juste en vampire qui cache son identité, malgré son look improbable ; et puis il y a Jasquier. Qui chante.

Parce que la série, dans son ensemble, semble plus décontractée, flirtant de temps à autre avec un second degré plutôt agréable (façon Hercules/Xena - les paysans, le perroquet...). Ce qui donne des moments plus légers, qui passent mieux à l'écran, mais aussi des ratages quasi-intégraux, comme cet épisode 5 qui voit tout le monde se poser au coin du feu et raconter son histoire personnelle.

Avec malheureusement un long et très pénible numéro musical de Jasquier, qui donne envie d'arrêter immédiatement l'épisode et la saison.

Heureusement, comme je le disais, globalement et hormis ce faux pas, cette saison 4 m'a paru plus maîtrisée (même si je sais que ce n'est pas une opinion très populaire : de l'avis général, ça ne fait qu'empirer).

Certes, une bonne partie du tout est toujours à jeter (tout ce qui tourne autour de Ciri, mais aussi de sa remplaçante auprès du Roi, avec caméo de ce bon vieux James Purefoy en conseiller qui manigance : c'est mou, c'est du remplissage, c'est insipide), et l'écriture est toujours très inégale, plus intéressée par le développement et l'héroïsme de tous les autres personnages sauf Geralt, qui finit par faire presque de la figuration dans la série qui porte son nom.

Mais en comparaison de la saison précédente, qui m'avait littéralement fait dormir devant chaque épisode, ça passe.

Et c'est peut-être ça la conclusion inattendue de ce bilan saisonnier : The Witcher est une série en fin de vie, c'est évident, et les problèmes d'écriture, de production et de gestion sont toujours les mêmes... mais cette fois-ci, ça passe. C'est toujours ça de pris.

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Les Rats : Une histoire "The Witcher" (2025)

Publié le 27 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Netflix, Fantastique, Critiques éclair, Télévision, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Drame

Parce que chez Netflix, on était tellement confiant dans la capacité de ses scénaristes à créer une franchise transmédia inépuisable et exceptionnelle autour de The Witcher, on a mis énormément de projets parallèles en chantier : série principale, téléfilms d'animation, spin-off préquelle... pour au final, s'apercevoir que l'approche Netflix (façon studio à l'ancienne, avec des scénaristes et showrunners sous contrat avec Netflix et assignés aux nouveaux projets, en fonction des besoins en personnel) n'apportait rien de probant.

Et ce n'est certainement pas cette nouvelle préquelle/spin-off consacrée aux Rats (groupe de voleurs des rues qui, dans la série principale, finit par accepter Ciri dans ses rangs), qui va changer la donne.   

Les Rats - Une histoire "The Witcher" (The Rats: A Witcher Tale - 2025) :

Six jeunes brigands soudés, surnommés les Rats (Christelle Elwin, Ben Radcliffe, Fabian McCallum, Aggy K. Adams, Connor Crawford, Juliette Alexandra), décident de dérober les caisses de Dominik Houvengheln, qui organise des combats singuliers partout dans le pays. Seul problème, le trésor est gardé par un monstre inconnu, un jalowick, et pour le vaincre, les Rats recrutent Brehen (Dolph Lundgren), un Witcher alcoolique et désabusé. Mais Leo Bonhart (Sharlto Copley), associé impitoyable de Houvengheln, va s'interposer...

C'est amusant comme les choses se répètent avec The Witcher : comme pour L'héritage du Sang, The Rats devait initialement être une mini-série servant à développer les Rats, à les rendre attachants et familiers, avant de réellement continuer leur histoire dans la série-mère, en saison 4.

Et comme pour l'Héritage du Sang, le tournage a eu lieu, Netflix a réalisé que ce qui avait été tourné était plus que médiocre, le projet a été annulé, et retourné/remonté pour constituer un téléfilm de 82 minutes, servant de préquelle à la saison 4... tout en s'ouvrant sur un épilogue de cette même saison 4, qui la spoile notablement.

The Rats est donc à la fois une suite et une préquelle à la saison 4... mais c'est aussi et surtout un gros bordel, sorti à la va-vite et en toute discrétion par Netflix, sans la moindre promotion.

Le souci principal étant que ce téléfilm compte sur un certain capital sympathie du spectateur pour les Rats, chose que la série-mère n'a jamais su générer. Et de toute façon, soyons francs, le fait de déjà connaître le sort des Rats (rappelé dans la première scène de ce métrage) empêche de s'investir dans leurs aventures.

Ce qui n'aide pas, non plus, c'est le fait que l'écriture reste faible. Toujours occasionnellement anachronique (voir un personnage se précipiter pour monter à l'avant d'un chariot en criant "Shotgun", à l'américaine, alors qu'il n'y a pas d'armes à feu dans le monde du Witcher...), elle peine à donner aux Rats une identité au delà de celle de "personnages clichés au passé tragique que des rôlistes créeraient sur un coin de table pour une campagne D&D".

Parmi les acteurs principaux, rares sont ainsi ceux qui parviennent à s'imposer : non seulement la moitié des personnages fait de la figuration, au second plan derrière Christelle Elwin (elle-même un peu inégale), mais en plus, il n'y a réellement que Juliette Alexandra qui se démarque un peu.

D'autant plus paradoxal que son personnage passe presque inaperçu dans la saison 4 de The Witcher, preuve que les scénaristes ne savaient que faire de tous ces protagonistes sous-développés, et n'étaient réellement intéressés que par la relation Ciri/Mistle.

Quoiqu'il en soit, ce téléfilm bricolé se regarde assez passivement, malgré une structure de film de casse qui fonctionne toujours à un degré ou à un autre, et la présence de Dolph Lundgren. Mais là encore, le déroulement reste très évident et prévisible, et souffre des scories habituelles de cette franchise.

Résultat très mitigé, donc, une fois de plus... et projet tombé à l'eau. À nouveau.

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Critique éclair #287 - Little Brother (2026)

Publié le 25 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Netflix

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Little Brother (2026) :

Agent immobilier à qui tout réussit et sur le point d'être l'un des participants d'une émission de télé-réalité immobilière, Rudd (John Cena) reçoit soudain la visite de Marcus (Eric André), échappé d'un asile psychiatrique qui, pendant des années, a été son "petit frère" dans le cadre d'un programme de mentorat. Mais Marcus est incontrôlable, vulgaire et sans inhibitions, ce qui met en péril la vie professionnelle et personnelle de Rudd...

Une comédie Netflix comme on en a déjà vu des dizaines, en mode "buddy movie où un personnage est coincé et l'autre excentrique", avec un John Cena qui fait du John Cena, un Eric André qui fait du Eric André (je ne suis pas fan), une Michelle Monaghan qui n'est là que pour jouer l'épouse frustrée (et parler d'analingus), un Chris Meloni qui s'amuse en grand frère biologique de Cena et un casting secondaire inégal (les deux fils de Rudd sont transparents et inutilisés).

Ce n'est jamais particulièrement drôle, c'est cousu de fil blanc de bout en bout, plat, vulgaire, graveleux, bref, c'est du film en pilotage automatique, écrit par les showrunners/scénaristes de Huge in France, la sitcom de et avec Gad Elmaleh. Forcément.

1.75/6

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Critique éclair #272 - Ladies First (2026)

Publié le 18 Juin 2026 par Lurdo dans Netflix, Comédie, Critiques éclair, Review, Cinéma, Fantastique, USA, UK, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Ladies First (2026) :

Cadre publicitaire arrogant et machiste, Damien Sachs (Sacha Baron Cohen) est pressenti pour le poste de nouveau PDG de son agence, lorsqu'il fait une mauvaise chute et heurte sa tête. À son réveil, il se retrouve dans un monde où les valeurs sont inversées, et où les femmes sont au pouvoir, tandis que les hommes ne sont que des objets de désir. Rapidement, avec l'aide d'un sdf dans la même situation que lui (Richard E. Grant), il réalise qu'il va devoir prendre la place de PDG ici promise à Alex Fox (Rosamund Pike), une cadre aux dents longues, s'il veut retourner dans son univers...

Une comédie satirique Netflix librement adaptée à la sauce anglo-américaine à partir du film français Je ne suis pas un homme facile, pour un résultat... vieillot, à mi-chemin entre une comédie de Ricky Gervais (sans le mordant), un sketch fatigué du SNL et un Ce que veulent les femmes.

En effet, on comprend très vite (le quart d'heure de mise en place, très caricatural, semble en durer le double, et le film ne fait que 80 minutes environ !) que l'écriture ne va pas être à la hauteur, avec un script qui s'avère laborieux au possible : l'idée de base, à peine digne d'un sketch, est déclinée mécaniquement de la manière la plus basique et simpliste possible (le summum de l'humour, dans ce film, c'est "fatherfucker" au lieu de "motherfucker", et "a-women" au lieu de "amen" dans une prière), le plus gros du budget semble passé dans la bande originale, et le tout tombe à plat dans sa dernière ligne droite, quand la romance s'invite, et que Sachs a droit à son réveil à la Scrooge cousu de fil blanc. 

Après, les acteurs semblent s'amuser, mais bon... ça ne suffit pas à sauver cette comédie générique et sans inspiration.

2/6

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Les bilans de Lurdo - One Piece, saison 2 : En route pour Grand Line (2026)

Publié le 6 Juin 2026 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Review, Netflix, Fantastique, Japon, USA, Aventure, Les bilans de Lurdo, Jeunesse

Après une saison 1 qui s'était avérée une bonne surprise (alors que très franchement, tout le monde prévoyait un désastre), One Piece revient sur Netflix, pour huit épisodes d'une heure, avec la même équipe devant et derrière la caméra... et ça fonctionne toujours !

One Piece, saison 2 - En route pour Grand Line (2026) :

Avant de partir explorer les îles de Cactus Island et de Drum dans le cadre de leur voyage vers Grand Line, les membres d'équipage du Going Merry s'arrêtent à Logue Town, où ils croisent le chemin de Baroque Works, un groupe d'assassins numérotés qui traquent...

Cette saison, la série adopte son rythme de croisière, maintenant que l'équipage de Luffy est formé et que leur aventure est commencée : ensemble, ils naviguent sur les océans, découvrent des terres inconnues, traqués à chaque étape par les assassins aux looks et aux pouvoirs improbables de Baroque Works.

Et autant le début de saison m'a demandé un peu de temps pour me réhabituer à l'esthétique très particulière du programme (notamment la réalisation, parfois assez moche en fonction des personnes derrière la caméra), autant la série a su me reprendre dès l'histoire de Laboon la baleine, assez symptomatique de ce qui fait la force de la série : sa sincérité.

Oui, la série One Piece est excentrique, bigarrée, déglinguée, frôlant parfois le cosplay dans ses costumes barrés, mais tout ça vient directement du manga et de l'anime : en l'adaptant en live action, la série a fait le choix de prendre cet univers au sérieux, et de considérer que toutes les bizarreries du monde One Piece sont parfaitement normales, traitées sur un pied d'égalité.

Les acteurs prennent tous le programme au sérieux, les émotions sont sincères, et que l'on parle des téléphones escargots ou de Chopper, le petit renne adorable, tout se marie assez bien, dans le respect des valeurs bienveillantes et optimistes du manga.

Ce qui aide, c'est aussi ce découpage sériel : si le passage a Loguetown ne m'a pas particulièrement marqué, la revisite de Jonas et la baleine (avec le flashback sur Laboon) a commencé à me récupérer ; Cactus Island est une escale plus importante d'un point de vue narratif que réellement intéressante en soi, et ensuite, on part pour Little Garden pour deux épisodes, avec ses géants, ses dinosaures, sa jungle, et David Dastmalchian en assassin déjanté ; et puis on finit la saison sur Drum, pendant trois épisodes qui changent radicalement d'ambiance, dans le froid, la neige, avec un chateau gothique, des garous, etc.

Pas le temps de s'ennuyer, et les scénaristes ont la bonne idée de développer suffisamment les membres de l'équipage, leurs relations, etc, au travers de multiples scénettes et échanges décorrélés de Luffy et/ou de l'intrigue principale.

De quoi permettre aux nouveaux venus (Chopper, qui a droit à un long flashback très attachant, Vivi, qui passe de tueuse au service des Baroque Works à membre d'équipage) de s'intégrer aux personnages existants, sans que ces derniers ne soient nécessairement mis en retrait.

Bref, malgré des débuts un peu inégaux, la seconde saison de One Piece fonctionne bien, et s'améliore même à mesure qu'elle progresse : les acteurs sont toujours très bien choisis, l'écriture parvient à adapter les éléments de l'œuvre originale au format télévisuel live action, et la production continue d'être égale à elle-même, assumant totalement la folie et l'excentricité de l'œuvre originale sans jamais tenter de la rendre plus réaliste ou crédible.

En attendant la saison 3 (et en redoutant malgré tout une décision abrupte de Netflix quant à la suite de la série, vu que le budget doit tout de même être conséquent, et que la plateforme est souvent allergique aux séries qui dépassent les trois saisons)...

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Critique éclair #268 - Roommates (2026)

Publié le 4 Juin 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Netflix, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Roommates (2026) :

Peu de temps avant son entrée à l'université, Devon (Sadie Sandler), timide et naïve, croise le chemin de Celeste (Chloe East), confiante, assurée et forte tête. Ensemble, elles emménagent alors dans la même chambre de leur résidence universitaire, mais progressivement, la nonchalance et le jem'enfoutisme de Celeste commencent à peser sur la studieuse Devon...

Une nouvelle production Happy Madison pour Netflix, qui marche directement dans les traces de Tu peux oublier ma bat-mitsva ! (2023) : l'une des filles d'Adam Sandler tient le premier rôle, Sarah Sherman a un rôle secondaire excentrique pas forcément convaincant, et le tout est une teen comedy en mode coming of age, qui ici vire progressivement au JF partagerait appartement, mais en beaucoup plus soft.

Et un peu comme dans le cas du film de Sunny Sandler, ça fonctionne plutôt sympathiquement, ça ne se prend jamais trop au sérieux, et Sadie Sandler campe une protagoniste assez attachante et juste. Idem pour sa rivale, Chloe East, et pour toute la distribution secondaire, efficace et amusante.

Après, le tout fonctionne un peu moins bien dans l'ensemble que le film de 2023 : plus bordélique dans sa dernière ligne droite, Roommates tente un virage supposé faire passer le récit de la teen comedy cathartique (évoluant naturellement en direction d'une réconciliation des deux jeunes femmes), vers une comédie plus noire et caricaturale où tous les coups sont permis (avec visite en prison et caméo de Megan Thee Stallion), mais la transition est trop brusque et bancale pour vraiment fonctionner, et l'on se retrouve avec un métrage un peu bipolaire.

Ce n'est pas désagréable, mais ça s'éparpille trop pour son bien.

3.5/6

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Critique éclair #261 - Pirouette fatale (2026)

Publié le 7 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Action, USA, Netflix, Review, UK, Horreur

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Pirouette fatale (Pretty Lethal - 2026) :

Un groupe de ballerines américaines (Lana Condor, Iris Apatow, Millicent Simmonds, Avantika, Maddie Ziegler) et leur coach (Lydia Leonard) se rendant à une compétition en Hongrie tombent en pannent au milieu de nulle part, et sont contraintes de se réfugier au Teremok Inn, une auberge louche gérée par Devora Kasimer (Uma Thurman), ex-danseuse étoile désormais associée à la pègre hongroise. Rapidement, la situation dégénère alors, et les danseuses n'ont d'autre choix que de se défendre contre tous les criminels assoiffés de sang qui fréquentent l'établissement....

Un thriller d'action anglo-américain proposé par Amazon, qui commence un peu comme un film d'horreur à la Hostel, lorgne fortement sur Green Room, mais ne se prend jamais au sérieux, et reste fermement dans le camp de la comédie, avec des personnages de mafieux incompétents, une Uma Thurman qui cabotine, et une illustration musicale décalée, notamment de la dance music des 90s. 

Comme le tout est totalement implausible et assume cet état de fait, le film s'avère assez sympatoche, principalement sur la force de sa distribution (les ballerines sont excellentes, y compris les actrices les moins connues), de son action assez brutale, et de son énergie globale.

Ce n'est pas parfait, loin de là (je dois dire que l'éclairage aux néons ultra-contrastés, j'en ai un peu ma claque), mais une fois que le film démarre vraiment, c'est assez amusant à suivre.

Un petit 3.75/6 

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