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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - The Boroughs, saison 1 (2026)

Publié le 4 Octobre 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review, USA, Thriller, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Action, Science Fiction, Fantastique

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

The Boroughs : retraite rebelle, saison 1 (The Boroughs, season 1 - 2026) :

Veuf depuis peu, Sam (Alfred Molina), ingénieur à la retraite, s'installe à contrecœur dans une communauté de retraités, The Boroughs, gérée par Blaine (Seth Numrich) et sa compagne (Alice Kremelberg). Là, il rencontre ses nouveaux voisins : le couple composé de Art (Clarke Peters) et Judy (Alfre Woodard) ; l'amant de Judy, Jack (Bill Pullman) ; Wally (Denis O'Hare), ancien médecin malade ; Renee (Geena Davis), ex-manager dans le monde de la musique... Mais lorsque des morts mystérieuses se succèdent et que des événements surnaturels surviennent dans la communauté, Sam et ses compères décident de mener l'enquête.

Après Stranger Things, nouvelle production des frères Duffer pour Netflix, avec cette série qui, à nouveau, fleure bon les années 80, tant sur le plan de la musique (la bande originale lorgne beaucoup sur Silvestri, Williams, etc) que du concept même (le groupe de personnes du troisième âge confronté à des événements surnaturels, c'est assez typique de l'époque, très Amblin et Cocoon), sans même parler du générique lorgnant sur la Quatrième dimension et sur The Outer Limits...

Bref, les intentions sont évidentes, la distribution a fait ses preuves, les thématiques coulent de source (mortalité, vieillesse, maladie, abandon, inutilité, deuil, acceptation, etc), et ces huit épisodes de moins d'une heure se regardent assez facilement, même s'il faut bien le reconnaître, il n'y aura pas d'énorme surprise pour le spectateur aguerri.

De manière assez évidente, les monstres très laids et menaçants ne sont pas aussi méchants qu'il semblent l'être, et les véritables monstres sont forcément des humains refusant de vieillir : les rebondissements du programme restent assez évidents, y compris lorsque Wallie (atteint d'un cancer) se joint à l'ennemi en échange d'une guérison (ce heel turn n'est jamais très prononcé et est rapidement annulé).

Qui plus est, la dernière ligne droite de la série se fait plus cahotante, avec des tunnels d'exposition maladroits et de grosses ficelles narratives un peu trop télégraphiées, histoire de tout simplifier et de tout bien expliquer en temps et en heure à temps pour la fin de saison : un peu plus de subtilité dans l'écriture aurait été une bonne chose, mais bon, on est chez Netflix.

Ce qui frustre un peu plus, c'est ce cliffhanger final, qui arrive après un happy end assez clair et définitif, et n'aura jamais aucune résolution (la série a été annulée au terme de cette saison 1) : ce n'était pas nécessaire de laisser une telle porte ouverte, le récit conclu se suffisait à lui-même.

Bref. Une seule et unique saison sympathique (principalement grâce au capital sympathie des interprètes et à l'atmosphère du tout), sans plus, pas dénuée de défauts d'écriture, mais assez bien produite néanmoins. 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Le Dernier refuge (2026)

Publié le 3 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest, Halloween, Critiques éclair, Horreur, Netflix, Review, USA

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Le Dernier refuge (The Last House - 2026) :

La vie de famille paisible de Jason Delgado (Wagner Moura), son épouse Ann (Greta Lee) et leurs deux enfants Graham (Noah Alexander Sosnowski/Gabriel Chung) et Ruth (Riley Chung/Emma Ho/Arden Cho) est soudain bouleversée lorsqu'une force surnaturelle s'abat sur leur domicile et les confine aux quatre murs de la maison. Bientôt, ils réalisent que toute l'humanité est affectée, et que lorsque tombe la pluie, des créatures agressives rodent autour des habitations. Mais il y a plus pressant : sans réserves de vivres ou médicaments, la survie de chacun est des plus précaires, alors que ce confinement forcé se prolonge encore et encore...

Une bonne grosse métaphore du confinement et de la pandémie de la COVID-19, qui a très clairement fait beaucoup de dégâts psychologiques chez certains scénaristes, puisque ce Dernier refuge, production Netflix réalisée par Louis Leterrier, passe une bonne moitié de sa durée à nous retracer le quotidien bouleversé de cette famille parfaite confrontée à un confinement qui lui est imposé.

Pendant près d'une heure, on a droit ainsi à toutes les réactions et grosses ficelles de ce genre de récit, avec des personnages au comportement un peu outré, énormément de renvois et d'évocation de la COVID-19, et la mise en place de plein d'éléments qui reviennent ensuite, comme autant d'obstacles télégraphiés auxquels les personnages sont ensuite confrontés (la maladie du chien, la fissure de la cheminée, etc).

Malgré cela, malgré une écriture inégale (la narration en voix-off bourrée de platitudes de Ruth adulte, certaines réactions assez artificielles) et malgré une tendance à la cruauté animale facile (la famille subsiste en installant un piège devant chez eux, et visiblement, ils ont toute la faune de la planète qui se précipite dedans chaque jour), ça se regarde plutôt bien, ou du moins, c'est suffisamment intrigant pour conserver l'attention du spectateur.

Et puis, dans la deuxième moitié du métrage, le film change de ton, pour devenir un survival confrontant la famille aux créatures de dehors (des poulpes cthulhuesques assez réussis). Alors qu'ils sont à bout, malnourris depuis 5 ans, épuisés et dépressifs, les membres de la famille Delgado se transforment soudain en McGyvers dynamiques qui se fabriquent des armes, piègent la maison façon Home Alone, et ont même droit à un montage façon Agence Tous Risques : la dernière ligne droite du film enchaîne les facilités, les moments bancals, et la résolution finale, en un claquement de doigt, déçoit notablement, à la fois naïve et trop facile. 

Le film botte ainsi en touche avec une fin ouverte attendue, et laisse le spectateur sur une note décevante, tirant ainsi toute l'expérience vers le bas. Dommage, il y avait de l'idée, c'est globalement bien interprété, et formellement, c'est convaincant.

3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (2026)

Publié le 27 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, USA, Review, Jeunesse

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Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (Tales of '85 - 2026) :

En plein hiver 1985, à Hawkins, la bande de Mike, Dustin et les autres doit se mesurer à une nouvelle menace : des créatures végétales sorties de l'Upside Down s'attaquent aux habitants de la ville, et mutent, devenant toujours plus dangereuses et meurtrières. Pour les aider, Nikki, une nouvelle élève débrouillarde et rebelle, fille de la professeure de sciences remplaçante...

L'équivalent de Jurassic World : Camp Cretaceous/Chaos Theory pour la franchise Stranger Things, Tales of '85 se veut une série d'aventures secondaires produite pour Netflix, à destination de la jeunesse, et se plaçant, chronologiquement, entre la saison 2 et la saison 3 de la série originale.

Au programme, une aventure parallèle dérivée du combat des jeunes de Hawkins contre les créatures de l'Upside Down, avec ici des monstroplantes qui mutent et s'adaptent progressivement à leur nouvel environnement, et un nouveau membre de la bande en la personne de Nikki, une jeune punkette rebelle visuellement codée butch, et qui colle au mandat "plus de personnages féminins doués en science" des plateformes de streaming d'il y a quelques années", et qui repartira clairement de son côté à la fin de la série, histoire de ne pas impacter la continuité de la série-mère.

On se retrouve donc avec une série animée visuellement plutôt réussie (la patte graphique est intéressante, les personnages identifiables et sympathiques, les fumées, flammes et liquides apparemment animées en imitation 2d ajoutent du style) mais qui, in fine, ne parvient jamais vraiment à se défaire de son statut de quête secondaire pour la bande de Stranger Things, aux enjeux contenus et limités, et sans réel impact.

Chroniques de 1985 propose donc 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, qui ne sont pas doublés par les acteurs originaux (ce qui n'est pas bien grave au final) et qui se destinent tellement à la jeunesse que le récit est simplifié au possible, les rebondissements sont assez évidents, et le happy end est sans surprise.

Ça reste néanmoins une extension agréable de l'univers Stranger Things (ici en mode hivernal et dans les tempêtes de neige, ce qui apporte un peu de dépaysement), avec des épisodes divertissants (les citrouilles), des personnages attachants, mais une Eleven qui m'a semblé un peu trop surpuissante pour le bien du programme. 

Rien d'exceptionnel, rien de désastreux, et ça arrive un peu après la bataille, mais ça se regarde.

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things, saison 5 (2025)

Publié le 20 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Science Fiction, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, Jeunesse, Télévision, Les bilans de Lurdo, Critiques éclair, Thriller, Comédie

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Stranger Things, saison 5 (2025) :

Malgré sa défaite, la menace Vecna est toujours présente, et face aux actions du Dr Kay (Linda Hamilton), qui a établi un laboratoire de recherche militaire dans l'Upside Down et traque Eleven (Millie Bobby Brown), les habitants d'Hawkins se mobilisent, faisant des sorties dans l'Upside Down pour tenter de retrouver Vecna et de l'éliminer pour de bon...

Ce qui est amusant, quand on est totalement déconnecté des tendances et des réseaux sociaux comme je peux l'être à certaines périodes de l'année, c'est qu'on parvient à se détacher totalement des bad buzzs et autres réactions épidermiques autour de telle ou telle œuvre ou personne.

Ce qui permet d'avoir énormément de recul, comme par exemple avec cette ultime saison de Stranger Things, descendue en flammes par le Web et par les critiques comme si c'était la pire production de tous les temps.

Alors qu'en réalité, c'est une fin de série assez appropriée, à l'image de la série dans son ensemble, bien que très imparfaite et handicapée par un format comme toujours très inutile (trois fournées pour un total de 8 épisodes, à la durée oscillant entre une et deux heures). De quoi, en théorie, donner largement le temps aux frères Duffer et à leurs collègues de boucler toutes les intrigues, de développer tout ce qui doit être développé, et d'éviter de bâcler leur conclusion par manque de temps.

En théorie.

Dans les faits, cette saison de Stranger Things laisse beaucoup d'espace à deux personnages, qui deviennent essentiels et éclipsent un peu les autres : Holly (Nell Fisher), la jeune sœur Wheeler, enlevée par Vecna et qui devient un élément essentiel du retour de Max (Sadie Sink) dans le monde réel ; et Will Byers (Noah Schnapp), qui exploite son lien mental avec Vecna, s'assume (il a droit à un moment coming out plutôt réussi) et qui développe, au fur et à mesure de la saison, des dons psychiques dignes d'Eleven.

Et c'est tant mieux, à vrai dire, car Schnapp s'avère un acteur des plus solides, meilleur que certains de ses compères, notamment Millie Bobby Brown (pas aidée par un personnage en rébellion, qui passe son temps à antagoniser Hopper, et qui sous-joue la plupart de ses scènes).

C'est d'ailleurs probablement l'un des points négatifs récurrents de la saison : tout ce qui tourne autour d'Eleven est assez creux, répétitif (elle veut se battre, Hopper refuse, elle lui désobéit, elle réalise à nouveau qu'elle met tout le monde en danger, elle part...) et pas aidé par le retour de Kali (Linnea Berthelsen), la punkette de la saison 2, qui n'est vraiment là que pour permettre à Eleven de disparaître en fin de saison.

Un personnage-fonction sous-développé vraiment pas nécessaire, comme pas mal d'éléments de la saison : plus le temps passe et plus la série souffre, sans surprises, de sa distribution toujours plus conséquente. Il y a trop de personnages secondaires, ils se retrouvent tous plus ou moins associés en sous-groupes ou binômes souvent aléatoires, ils sont rarement développés comme il le faudrait, et surtout, ils sont tous protégés par une plot armor qui fait qu'ils ne sont jamais vraiment en danger.

Résultat, on a droit à des scènes collectives où chaque personnage a une ou deux répliques, où les scénaristes répètent encore et encore les enjeux de la saison histoire de donner quelque chose à dire à tous les acteurs, et ça devient frustrant. D'autant que la série rajoute de nouveaux personnages à chaque saison, avec ici Holly, qui prend plus de place, mais aussi le Dr Kay (Linda Hamilton), en antagoniste creuse et générique, ou encore le petit Derek (Jake Connelly), bully bedonnant qui se trouve embarqué dans toute cette affaire.

Bref, trop de personnages, pas assez de développement, pour une saison qui joue la carte de l'origin story (on découvre les origines de Vecna et de ses pouvoirs, ainsi que tout ce qui en a découlé - Eleven, etc), qui surexpose un peu son bestiaire (les premiers épisodes sont bourrés de démogorgons, qui disparaissent totalement de la fin de saison), culmine par un rapprochement destructeur de deux mondes (les fans de Marvel seront familiers avec le concept), assez spectaculaire, et par près d'une heure d'épilogue pas forcément nécessaire.

Un épisode de conclusion assez frustrant, donc, un peu boursouflé, à l'image de la saison et de la série dans son intégralité, un peu balourd dans son écriture... mais qui parvient tout de même à sonner juste et à être sincère, çà et là, comme avec cette fin de partie de JDR, un passage de flambeau touchant à une nouvelle génération d'aventuriers.

Dans l'ensemble, Stranger Things aura tout de même souffert de son succès et de la carte blanche accordée par Netflix : le programme est devenu bigger, louder, et aussi dumber, privilégiant le spectaculaire à l'efficacité, et peinant parfois à gérer son budget (ce qui se voit clairement à l'écran, tant le produit fini est visuellement inégal). C'est dommage, mais pas forcément surprenant de la part d'un programme Netflix.

En tout cas, cette saison finale est loin d'être le désastre décrié par beaucoup, même si le fait que j'ai toujours trouvé la série inégale, même dans ses meilleures saisons, doit beaucoup m'aider à relativiser et à raison garder. 

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Les bilans de Lurdo - Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (2026)

Publié le 10 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Animation

La saison 1 d'Avatar, produite pour Netflix en 2024, était honorable : sans atteindre le niveau de l'adaptation de One Piece, cette version en prises de vue réelles de la série animée était tout à fait regardable. Un peu maladroite, globalement inégale à tous les niveaux (écriture, interprétation, effets spéciaux...) mais pleine de bonne volonté, la saison 1 incitait à l'indulgence, en attendant une saison 2 qui corrigerait au moins une partie de ces défauts.

Cette saison 2 est là, en 7 épisodes d'une petite heure... et c'est dans la droite lignée de la précédente.

Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (Avatar : The Last Airbender, season 2 - 2026) :

À la recherche d'un maître de la terre pour le former, Aang (Gordon Cormier) et ses compères (Kiawentiio, Ian Ousley, Miyako) arrivent à Ba Sing Se, la ville du Royaume de la Terre, et tentent d'avertir le Roi de l'attaque imminente des troupes de la Nation du Feu. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Azula (Elizabeth Yu) et ses sbires manigancent de leur côté pour infiltrer la ville, retrouver Zuko (Dallas Liu) et faire tomber la Nation de la Terre...

Il est d'ailleurs assez frustrant, pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune expérience réelle de la série d'animation, d'aborder cette saison 2 et de retrouver, une nouvelle fois, des défauts récurrents, sans savoir s'ils sont hérités du programme original, ou le résultat d'une adaptation très inégale.

Ainsi, cette saison s'articule autour de plusieurs axes au succès plus ou moins discutable : ici, l'apprentissage de Aang auprès de Toph, la petite earthbender cassante et moqueuse ; là, Katara qui joue les héroïnes déguisées à Ba Sing Se ; ailleurs, les manigances distinctes d'Azula et de Long Feng, éminence grise de Ba Sing Se ; sans oublier la rédemption de Zuko, qui renoue avec le bien au contact des habitants de la ville.

Le tout avec des thématiques de choix, de destin, de confiance, de solitude, de poids des responsabilités... et de crise d'adolescence à la Harry Potter 5. Parce que oui, plus la saison avance, et plus Aang devient irascible et colérique, avec une caractérisation de moins en moins nuancée, ce qui aboutit, vers la fin de la saison, à une grosse dispute entre tout le monde, dispute qui apparaît vraiment forcée et artificielle.

C'est assez symptomatique de l'écriture du show, en fait : pleine de sa bonne volonté, la série tente d'intégrer un maximum de personnages et d'intrigues secondaires de la série animée, sans avoir nécessairement le temps nécessaire à leur consacrer. Avatar saison 2 tente d'avoir le beurre et l'argent du beurre, mais dans les faits, cela se traduit par un programme qui manque de tissu connectif, qui donne fréquemment l'impression au spectateur novice d'avoir manqué une scène ou une sous-intrigue, qui se contente de mentionner tel ou tel élément ou de le passer en avance rapide et préfère envoyer ses personnages dans une quête secondaire pas très intéressante (mais populaire auprès des fans), plutôt que de se concentrer sur le cœur de son récit.

On peut par exemple citer le personnage de Jet, sans le moindre intérêt ici, la sous-quête de la bibliothèque, l'enlèvement (jamais motivé) d'Appa, ou encore une grosse partie de la rédemption de Suko, très clichée et rendue inutile par sa résolution (son heel turn final ne fonctionne pas du tout).

Et à force de survoler et de faire des choix d'adaptation improbables, la série affaiblit ses éléments centraux : difficile de prendre le sort d'Aang au sérieux quand ses répliques cassantes et ses atermoiements le rendent antipathiques, que le jeune acteur est toujours assez inégal, et que les décisions du personnage ne sont pas toujours suffisamment justifiées par le récit.

Bref, cette saison se veut plus sombre et sérieuse, mais son écriture reste naïve et simpliste (il arrive un point où les platitudes asiatiques pseudo-spirituelles ne suffisent plus), très "série d'animation pour enfants", et tous ses raccourcis et ses grosses ficelles en sappent l'impact recherché : le show s'éparpille parfois, les rebondissements sont tous télégraphiés, les moments dramatiques ou épiques manquent de poids, et narrativement, le tout ne fonctionne réellement qu'en fonction de l'attachement que l'on a pour les personnages et la franchise dans son ensemble.

Ça reste regardable, certains personnages restent intéressants (Iroh, en quête de pardon et de rédemption, mais aussi Azula, principalement parce que l'actrice s'amuse bien) mais cette saison plus statique m'a nettement moins convaincu que la première année. Et très honnêtement, je ne vois pas trop comment Netflix va bien pouvoir boucler son récit de manière satisfaisante en une ultime et dernière saison à venir...

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Les bilans de Lurdo - The Hawk, saison 1 (2026)

Publié le 22 Août 2026 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Sport, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Sitcom

Série Netflix en 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, The Hawk est une déclinaison télévisuelle du genre "comédie sportive" que Will Ferrell a déjà bien exploité au cinéma (Talladega Nights, Blades of Glory, Semi-pro), et qui est appliqué ici au milieu du golf professionnel. Rien de neuf sous le soleil, et le visionnage de la série ne parviendra pas à éliminer cette impression de déjà vu...

The Hawk, saison 1 (2026) :

Ancienne gloire du golf professionnel passée à deux doigts de décrocher le Grand Chelem de son sport, Lonnie "The Hawk" Hawkins (Will Ferrell) est désormais un moins que rien criblé de dettes, détesté par son ex Stacy (Molly Shannon), et méprisé par son fils Lance (Jimmy Tatro), lui aussi golfeur pro. Jusqu'à ce que la mort de Old Henry (Keith David), son caddie de toujours, et la rencontre de Lonnie avec Sam (Fortune Feimster), magouilleuse qui devient la remplaçante de Henry, ne redonne au Hawk le goût de la victoire, et ne l'amène à renouer avec sa discipline de prédilection...

Soyons francs : difficile de trouver grand intérêt intrinsèque à The Hawk, qui arrive après d'autres séries sur le même sujet (Stick, avec l'autre frère Wilson, a été diffusé l'année dernière sur Apple Tv), ou encore après Happy Gilmore 2 (lui aussi sur Netflix), et qui se contente de rejouer fidèlement la partition de Will Ferrell en sportif loser qui doit triompher contre toute attente.

Au premier abord, difficile en effet de ne pas avoir l'impression que The Hawk n'est ni plus ni moins qu'un portage télévisuel évident d'un projet de long-métrage qui n'a visiblement pas trouvé preneur : la série est ainsi annoncée en 2023, en chantier depuis cette date (avec un pitch ressemblant alors trait pour trait à celui de Happy Gilmore 2, hmmm), et ce development hell explique probablement pourquoi le résultat final apparaît à ce point... faiblard et inabouti.

Ferrell fait du Ferrell, Feimster fait du Feimster, Luke Wilson joue un méchant transparent éliminé avant la fin, certaines intrigues entourant Tatro sont plus ou moins laissées en plan en cours de route (sa fiancée disparaît totalement de la série après leur rupture, ses dettes sont réglées hors-champ), et si Molly Shannon met de l'énergie dans ses scènes (elle a notamment des rapports amusants avec Radford, joué par David Hornsby, son "compagnon de voyage" très efféminé) au point de voler la vedette au reste du cast, il reste constamment une impression de délayage, comme s'il n'y avait pas assez à raconter pour tenir 10 x 25-30 minutes.

The Hawk est donc bourré de digressions, de personnages secondaires à peine développés (exception : Chris Parnell en Anton, qui voue une haine viscérale à Hawk pour des raisons expliquées tardivement), de sous-intrigues avortées (toute la sous-intrigue de la fédération de golf virtuel, part intégrale du pitch original, est réduite à peau de chagrin ; le braquage à Vegas est bâclé) et de résolutions évidentes, le tout saupoudré de moments qui se veulent plus sincères et émouvants (sur la paternité, etc), mais qui tombent un peu à plat.

Et pourtant, malgré cette critique qui paraît particulièrement négative, ça passe vaguement : pour peu que l'on apprécie le numéro habituel de Ferrell, la série se regarde sans trop de difficultés, même si ça aurait probablement été plus fun et plus nerveux réduit à un format ne dépassant pas les deux heures.

Après, est-ce vraiment une bonne chose que ce programme ne soit guère plus que du contenu pour plateforme de streaming, générique et anecdotique, plutôt qu'un désastre intégral ? Pas sûr.

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Les bilans de Lurdo - Les Quatre saisons, saison 2 (2026)

Publié le 15 Août 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, Télévision, Review, USA, Italie, Critiques éclair

Retour de cette série Netflix en 8 épisodes d'une petite demi-heure, librement adaptée du film du même nom, et qui se terminait, en fin de saison 1, par la mort inattendue de l'un des protagonistes.

Les quatre saisons, saison 2 (The Four Seasons, season 2 - 2026) :

Malgré une année difficile suite à la mort de Nick (Steve Carell), Danny (Colman Domingo), Claude (Marco Calvani), Ginny (Erika Henningsen), Kate (Tina Fey), Jack (Will Forte) et Anne (Kerri Kenney) continuent de se retrouver pour prendre des vacances ensemble... pour le meilleur et pour le pire.

La première saison des Quatre saisons, bien que sympatoche, avait pour défaut de jouer assez fort la carte sitcom, avant de tenter un revirement émotionnel dans son avant-dernier épisode : cette année, le programme semble trouver un meilleur équilibre, et rester plus longtemps dans un espace doux-amer, qui évite la comédie trop outrée.

Ce qui n'empêche pas certains éléments d'être joyeusement absurdes ou amusants. Cette année, donc, comme toujours découpée en quatre saisons, nous propose ainsi un printemps où tout le monde doit faire face aux conséquences de la mort de Nick, alors qu'ils doivent répandre les cendres de ce dernier en montagne. 

Rapidement, les ressentiments refont surface, notamment entre Danny et Claude, qui veulent un enfant, mais sont refroidis par la présence du bébé de Ginny ; cette dernière, qui est en conflit avec Anne pour des histoires d'héritage ; ou encore Kate et Jack, dont la relation est perturbée par le mal-être de ce dernier, suite à la mort de son meilleur ami.

Et puis, après la brève menace d'un tireur fou, tout le monde se dit ses quatre vérités, et l'abcès est enfin crevé, donnant lieu à une fin de printemps assez feel good : tout le monde a passé un cap, et l'été apporte alors un certain renouveau.

Pendant deux épisodes sur la côte Est, le groupe essaie de se détendre, mais les doutes ressurgissent : Anne et Ginny "coparentent" le bébé, mais les deux femmes réalisent qu'elles en oublient leur vie respective de femme et de mère. Danny et Claude décident de ne plus devenir parents. Et Jack, qui a trouvé sur la plage un nouvel ami, en a assez de faire semblant d'être heureux avec Kate. Une fin d'été tendue, qui se répercute directement en automne, pour un Thanksgiving très peuplé chez Annie.

Deux épisodes assez doux amers, qui voient Claude et Danny annoncer qu'ils vont s'installer en Italie, Kate déprimer suite à cette annonce, et Anne et Ginny mettre un terme définitif à leur amitié codépendante. Ce qui aboutit, naturellement, à un épisode 6 qui ramène Steve Carell en Nick, pour un épisode flashback en plein COVID, flashback qui révèle bon nombre des failles des personnages principaux, déjà présentes à l'époque.

Enfin, pour ses deux derniers épisodes, direction l'Italie, pour un Noël à Trente, une conclusion à la fois amusante (Anne que tout le monde prend pour la Befana) et convaincante, proposant une happy end à chacun, assez appropriée aux fêtes de fin d'année.

Encore une fois, Quatre saisons ne sera jamais une sitcom hilarante provoquant des éclats de rire permanents : le programme est pensé comme une comédie dramatique sur l'évolution de ses personnages et de leurs rapports, avec tout de même une pointe d'excentricité et de mordant, inhérente à la plume de Tina Fey et de ses compères. 

Et en cela, cette saison 2 convainc : plus sincère, comme je le mentionnais en introduction, la saison place ses personnages face à des choix et à des décisions pas toujours faciles, les confronte aux conséquences psychologiques du deuil, et réaffirme, de manière encourageante et positive, qu'il est possible de se réinventer à la cinquantaine, et de trouver le bonheur.

Tour à tour amusante, émouvante ou tout simplement pertinente, la saison 2 de The Four Saisons s'avère très agréable, en attendant une troisième fournée d'épisodes.

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Critique éclair #289 - Enola Holmes 3 (2026)

Publié le 11 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Thriller, Policier, Netflix, Jeunesse, Review, USA, UK

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Enola Holmes 3 (2026) :

Alors qu'elle est sur le point d'épouser Tewkesbury (Louis Partridge) à Malte, Enola (Millie Bobby Brown) s'aperçoit que son frère Sherlock (Henry Cavill) a été enlevé. Puis c'est le tour de sa belle-mère : avec l'aide de sa mère (Helena Bonham Carter), du Dr Watson (Himesh Patel), d'un révolutionnaire local (Joe Azzopardi) et de son fiancé, la jeune femme mène alors l'enquête... et va se retrouver confrontée à un(e) ennemi(e) de longue date.

Troisième volet de la saga des Enola Holmes de Netflix, après un premier volet somme toute agréable bien qu'un peu léger et fanficcy, et un deuxième bien plus balourd, avec une Moriarty militante opprimée par une société victorienne raciste et sexiste...

Ici, on se trouve un peu au carrefour des deux approches, avec toujours une mise en scène et un montage ludiques, un rythme assez soutenu, une Millie Bobby Brown qui est nettement plus motivée que dans Stranger Things, une Helena Bonham Carter qui s'amuse, des décors maltais agréables, de l'aventure, mais aussi tout un propos sur la colonisation par l'Empire Britannique, un Louis Partridge toujours aussi falot, un Cavill qui fait globalement de la figuration, une Moriarty qui cabotine toujours autant, et surtout plein d'éléments un peu sous-développés, dont notamment toute la résolution de l'intrigue, assez facile et simpliste.

Globalement, cependant, avec sa durée limitée, ce troisième épisode se regarde tranquillement, même si un certain nombre d'éléments tombent à plat. Rien de très mémorable, malheureusement, mais ça fait ce pour quoi une production de plateforme de streaming est conçue : ça occupe pendant 90 minutes.

3.5/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - The Witcher, saison 4 (2025)

Publié le 28 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review, USA, Drame, Fantastique

Après une saison 3 particulièrement laborieuse et bavarde (qui voyait Henry Cavill rester en retrait et être évacué du programme), ainsi que divers spin-offs avortés, place à la saison 4 de The Witcher, l'avant-dernière du programme, avec Liam Hemsworth à la place de Cavill, pour une nouvelle saison qui se voulait plus accessible...

The Witcher, saison 4 (2025) :

Tout le monde tente de retrouver Ciri (Freya Allan), qui s'émancipe actuellement à l'autre bout du continent au sein des Rats (Christelle Elwin, Ben Radcliffe, Fabian McCallum, Aggy K. Adams, Connor Crawford, Juliette Alexandra), un groupe de jeunes hors-la-loi. Geralt (Liam Hemsworth) traverse ainsi le pays en compagnie d'alliés divers et variés (Eamon Farren, Joey Batey, Meng'er Zhang, Danny Woodburn, Laurence Fishburne, Linden Porco...), pour la retrouver, tandis que Yennefer (Anya Chalotra), elle, rassemble les sorcières encore en vie pour défendre leur école de sorcellerie contre le maléfique Vilgefortz (Mahesh Jadu) et ses troupes...

Plus accessible.... ou du moins, c'est ce que l'on croit deviner en regardant ces 8 épisodes mieux structurés, qui s'efforcent de minimiser les problèmes d'écriture des premières saisons pour quelque chose de plus concis, dynamique, avec des mini-aventures plus limitées.

J'en suis le premier surpris, d'autant que j'avais prévu de ne pas regarder cette saison à la base... mais ça passe à peu près. Je dis à peu près, car il reste toujours des scories évidentes, inhérentes au récit et aux choix de la production.

Commençons par la scorie la plus évidente : le remplacement de Cavill dans le rôle-titre.

Liam s'en sort honorablement, mais n'a pas la présence physique ni le charisme pour vraiment imposer son Geralt. Pas aidé par les scénaristes, qui gardent à nouveau en retrait, lui adjoignent toute une troupe de compagnons, le passent au second plan, et se contentent de flashbacks retournés avec Hemsworth pour tenter de faire illusion. Mais ça passe encore.

Ensuite, Ciri et ses Rats. J'ai visionné la saison avant d'avoir regardé le téléfilm consacré à ce groupe très United Colors of Benetton, mais je ne crois pas que cela aurait changé quoi que ce soit de voir le métrage auparavant : le groupe est insipide, il remplit clairement des quotas, Ciri n'a aucune alchimie avec sa petite amie, et quand arrive leur fin tragique aux mains d'un Sharlto Copley cabotin, on s'en contrefout royalement.

Les autres sous-intrigues de la saison s'en sortent mieux : ici, Yennefer recrute des sorcières (et quelques Witchers) aux quatre coins du continent, pour affronter l'armée maléfique de Vilgefortz dans un affrontement assez réussi (qui occupe une grosse partie de l'épisode 6). C'est relativement efficace, ça donne l'impression d'avancer, et ce même si la série manque toujours cruellement d'identité musicale et visuelle (c'est ultra-terne).

Ailleurs, on suit donc les mésaventures de Geralt 2.0 et de sa compagnie de l'anneau, qui s'en sortent plus ou moins bien : le nain et le gnome sont amusants, l'archère nettement moins (elle s'en va, revient, annonce qu'elle est enceinte, perd son bébé, flirte avec un Cahir en pleine rédemption) ; en chemin, la petite bande récupère ce bon vieux Lawrence Fishburne, plutôt efficace et juste en vampire qui cache son identité, malgré son look improbable ; et puis il y a Jasquier. Qui chante.

Parce que la série, dans son ensemble, semble plus décontractée, flirtant de temps à autre avec un second degré plutôt agréable (façon Hercules/Xena - les paysans, le perroquet...). Ce qui donne des moments plus légers, qui passent mieux à l'écran, mais aussi des ratages quasi-intégraux, comme cet épisode 5 qui voit tout le monde se poser au coin du feu et raconter son histoire personnelle.

Avec malheureusement un long et très pénible numéro musical de Jasquier, qui donne envie d'arrêter immédiatement l'épisode et la saison.

Heureusement, comme je le disais, globalement et hormis ce faux pas, cette saison 4 m'a paru plus maîtrisée (même si je sais que ce n'est pas une opinion très populaire : de l'avis général, ça ne fait qu'empirer).

Certes, une bonne partie du tout est toujours à jeter (tout ce qui tourne autour de Ciri, mais aussi de sa remplaçante auprès du Roi, avec caméo de ce bon vieux James Purefoy en conseiller qui manigance : c'est mou, c'est du remplissage, c'est insipide), et l'écriture est toujours très inégale, plus intéressée par le développement et l'héroïsme de tous les autres personnages sauf Geralt, qui finit par faire presque de la figuration dans la série qui porte son nom.

Mais en comparaison de la saison précédente, qui m'avait littéralement fait dormir devant chaque épisode, ça passe.

Et c'est peut-être ça la conclusion inattendue de ce bilan saisonnier : The Witcher est une série en fin de vie, c'est évident, et les problèmes d'écriture, de production et de gestion sont toujours les mêmes... mais cette fois-ci, ça passe. C'est toujours ça de pris.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Les Rats : Une histoire "The Witcher" (2025)

Publié le 27 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Netflix, Fantastique, Critiques éclair, Télévision, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Drame

Parce que chez Netflix, on était tellement confiant dans la capacité de ses scénaristes à créer une franchise transmédia inépuisable et exceptionnelle autour de The Witcher, on a mis énormément de projets parallèles en chantier : série principale, téléfilms d'animation, spin-off préquelle... pour au final, s'apercevoir que l'approche Netflix (façon studio à l'ancienne, avec des scénaristes et showrunners sous contrat avec Netflix et assignés aux nouveaux projets, en fonction des besoins en personnel) n'apportait rien de probant.

Et ce n'est certainement pas cette nouvelle préquelle/spin-off consacrée aux Rats (groupe de voleurs des rues qui, dans la série principale, finit par accepter Ciri dans ses rangs), qui va changer la donne.   

Les Rats - Une histoire "The Witcher" (The Rats: A Witcher Tale - 2025) :

Six jeunes brigands soudés, surnommés les Rats (Christelle Elwin, Ben Radcliffe, Fabian McCallum, Aggy K. Adams, Connor Crawford, Juliette Alexandra), décident de dérober les caisses de Dominik Houvengheln, qui organise des combats singuliers partout dans le pays. Seul problème, le trésor est gardé par un monstre inconnu, un jalowick, et pour le vaincre, les Rats recrutent Brehen (Dolph Lundgren), un Witcher alcoolique et désabusé. Mais Leo Bonhart (Sharlto Copley), associé impitoyable de Houvengheln, va s'interposer...

C'est amusant comme les choses se répètent avec The Witcher : comme pour L'héritage du Sang, The Rats devait initialement être une mini-série servant à développer les Rats, à les rendre attachants et familiers, avant de réellement continuer leur histoire dans la série-mère, en saison 4.

Et comme pour l'Héritage du Sang, le tournage a eu lieu, Netflix a réalisé que ce qui avait été tourné était plus que médiocre, le projet a été annulé, et retourné/remonté pour constituer un téléfilm de 82 minutes, servant de préquelle à la saison 4... tout en s'ouvrant sur un épilogue de cette même saison 4, qui la spoile notablement.

The Rats est donc à la fois une suite et une préquelle à la saison 4... mais c'est aussi et surtout un gros bordel, sorti à la va-vite et en toute discrétion par Netflix, sans la moindre promotion.

Le souci principal étant que ce téléfilm compte sur un certain capital sympathie du spectateur pour les Rats, chose que la série-mère n'a jamais su générer. Et de toute façon, soyons francs, le fait de déjà connaître le sort des Rats (rappelé dans la première scène de ce métrage) empêche de s'investir dans leurs aventures.

Ce qui n'aide pas, non plus, c'est le fait que l'écriture reste faible. Toujours occasionnellement anachronique (voir un personnage se précipiter pour monter à l'avant d'un chariot en criant "Shotgun", à l'américaine, alors qu'il n'y a pas d'armes à feu dans le monde du Witcher...), elle peine à donner aux Rats une identité au delà de celle de "personnages clichés au passé tragique que des rôlistes créeraient sur un coin de table pour une campagne D&D".

Parmi les acteurs principaux, rares sont ainsi ceux qui parviennent à s'imposer : non seulement la moitié des personnages fait de la figuration, au second plan derrière Christelle Elwin (elle-même un peu inégale), mais en plus, il n'y a réellement que Juliette Alexandra qui se démarque un peu.

D'autant plus paradoxal que son personnage passe presque inaperçu dans la saison 4 de The Witcher, preuve que les scénaristes ne savaient que faire de tous ces protagonistes sous-développés, et n'étaient réellement intéressés que par la relation Ciri/Mistle.

Quoiqu'il en soit, ce téléfilm bricolé se regarde assez passivement, malgré une structure de film de casse qui fonctionne toujours à un degré ou à un autre, et la présence de Dolph Lundgren. Mais là encore, le déroulement reste très évident et prévisible, et souffre des scories habituelles de cette franchise.

Résultat très mitigé, donc, une fois de plus... et projet tombé à l'eau. À nouveau.

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