Série Netflix en 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, The Hawk est une déclinaison télévisuelle du genre "comédie sportive" que Will Ferrell a déjà bien exploité au cinéma (Talladega Nights, Blades of Glory, Semi-pro), et qui est appliqué ici au milieu du golf professionnel. Rien de neuf sous le soleil, et le visionnage de la série ne parviendra pas à éliminer cette impression de déjà vu...
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The Hawk, saison 1 (2026) :
Ancienne gloire du golf professionnel passée à deux doigts de décrocher le Grand Chelem de son sport, Lonnie "The Hawk" Hawkins (Will Ferrell) est désormais un moins que rien criblé de dettes, détesté par son ex Stacy (Molly Shannon), et méprisé par son fils Lance (Jimmy Tatro), lui aussi golfeur pro. Jusqu'à ce que la mort de Old Henry (Keith David), son caddie de toujours, et la rencontre de Lonnie avec Sam (Fortune Feimster), magouilleuse qui devient la remplaçante de Henry, ne redonne au Hawk le goût de la victoire, et ne l'amène à renouer avec sa discipline de prédilection...
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Soyons francs : difficile de trouver grand intérêt intrinsèque à The Hawk, qui arrive après d'autres séries sur le même sujet (Stick, avec l'autre frère Wilson, a été diffusé l'année dernière sur Apple Tv), ou encore après Happy Gilmore 2 (lui aussi sur Netflix), et qui se contente de rejouer fidèlement la partition de Will Ferrell en sportif loser qui doit triompher contre toute attente.
Au premier abord, difficile en effet de ne pas avoir l'impression que The Hawk n'est ni plus ni moins qu'un portage télévisuel évident d'un projet de long-métrage qui n'a visiblement pas trouvé preneur : la série est ainsi annoncée en 2023, en chantier depuis cette date (avec un pitch ressemblant alors trait pour trait à celui de Happy Gilmore 2, hmmm), et ce development hell explique probablement pourquoi le résultat final apparaît à ce point... faiblard et inabouti.
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Ferrell fait du Ferrell, Feimster fait du Feimster, Luke Wilson joue un méchant transparent éliminé avant la fin, certaines intrigues entourant Tatro sont plus ou moins laissées en plan en cours de route (sa fiancée disparaît totalement de la série après leur rupture, ses dettes sont réglées hors-champ), et si Molly Shannon met de l'énergie dans ses scènes (elle a notamment des rapports amusants avec Radford, joué par David Hornsby, son "compagnon de voyage" très efféminé) au point de voler la vedette au reste du cast, il reste constamment une impression de délayage, comme s'il n'y avait pas assez à raconter pour tenir 10 x 25-30 minutes.
The Hawk est donc bourré de digressions, de personnages secondaires à peine développés (exception : Chris Parnell en Anton, qui voue une haine viscérale à Hawk pour des raisons expliquées tardivement), de sous-intrigues avortées (toute la sous-intrigue de la fédération de golf virtuel, part intégrale du pitch original, est réduite à peau de chagrin ; le braquage à Vegas est bâclé) et de résolutions évidentes, le tout saupoudré de moments qui se veulent plus sincères et émouvants (sur la paternité, etc), mais qui tombent un peu à plat.
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Et pourtant, malgré cette critique qui paraît particulièrement négative, ça passe vaguement : pour peu que l'on apprécie le numéro habituel de Ferrell, la série se regarde sans trop de difficultés, même si ça aurait probablement été plus fun et plus nerveux réduit à un format ne dépassant pas les deux heures.
Après, est-ce vraiment une bonne chose que ce programme ne soit guère plus que du contenu pour plateforme de streaming, générique et anecdotique, plutôt qu'un désastre intégral ? Pas sûr.
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