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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

comedie

Critique éclair #295 - Croquette, le chat merveilleux (2024)

Publié le 1 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, UK, Review, Canada, France, USA, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Croquette, le chat merveilleux (Ten Lives - 2024) :

Croquette (Mo Gilligan), chat doté d'un caractère aussi conséquent que son appétit, n'apprécie guère le retour de Larry (Dylan Llewellyn), scientifique excentrique, dans la vie de sa maîtresse Rose (Simone Ashley), elle aussi chercheuse spécialisée dans la survie des abeilles. D'autant que Rose et Larry travaillent pour le sinistre Richard Craven (Bill Nighy), qui manigance quelque chose dans l'ombre. Mais lorsqu'un mauvais tour de Croquette sur Larry coûte sa 9e vie au félin, le voilà envoyé dans l'au-delà des chats pour y être jugé... et renvoyé sur Terre dans la peau d'autant d'animaux différents qu'il a de vies, pour tenter d'aider Rose.

Coproduction animée internationale à budget limité, ce Ten Lives (au titre vf calamiteux), réalisé par un ancien de chez Disney, Sony, Blue Sky et Dreamworks, assume clairement sa nature de production mid-tier, ne tentant jamais de prétendre être un gros film d'animation à la Pixar, mais simplement un film mignon, qui a bon fond, et parcouru d'un humour anglais assez bien répercuté par le doublage original.

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais ça fonctionne pour ce que c'est, et c'est même plutôt agréable pour qui aime les animaux.

3.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - Margo a des problèmes d'argent, saison 1 (2026)

Publié le 29 Août 2026 par Lurdo dans A24, Comédie, Drame, Critiques éclair, Catch, Review, USA, Apple, Les bilans de Lurdo, Télévision

Après des années à être le "Mr Série juridique" sur toutes les chaînes américaines (Ally McBeal, The Practice, Boston Legal, The Law Firm, Harry's Law...), David E. Kelley est passé à la prestige tv, sur le cable et maintenant sur les plateformes de streaming.

Big Little Lies, Big Shot, The Lincoln Lawyer, Anatomie d'un scandale, Love & Death... et maintenant, ce Margo's Got Money Troubles, adaptation A24 d'un roman pour Apple Tv.

Margo a des problèmes d'argent, saison 1 (Margo's Got Money Troubles - 2026) :

Parce qu'elle a couché avec son professeur de littérature (Michael Angarano) et que ce dernier l'a plaquée en apprenant qu'elle était enceinte de lui et ne voulait pas avorter, Margo (Elle Fanning) a des problèmes d'argent. Fille de Shyanne (Michelle Pfeiffer), une ancienne serveuse sur le point d'épouser un pasteur (Greg Kinnear), et de Jinx (NIck Offerman), un ex-catcheur toxicomane qui tente de se racheter une conduite, elle cherche une solution, et finit par s'essayer aux photos de charme sur OnlyFans, sous le pseudonyme de Hungry Ghost. Rapidement, avec l'aide de sa colocataire Susie (Thaddea Graham), elle trouve là un moyen de s'exprimer, de s'affirmer, et de subvenir à ses besoins... 

Au programme, huit épisodes de 30-45 minutes, qui retracent le parcours chaotique d'une jeune maman à la famille excentrique, contrainte de se tourner vers OnlyFans pour gagner sa vie et élever son fils. Un portrait d'une certaine Amérique qui aurait pu donner quelque chose de très white trash (la mère est ex-serveuse dans un Hooters, le père ex-catcheur drogué...) mais qui, finalement, parvient à esquiver l'écueil facile du misérabilisme, ou de la sitcom caricaturale à la My Name is Earl.

Kelley, qui n'écrit ici qu'une partie des épisodes mais dont la plume est immédiatement identifiable (notamment lors de la partie tribunal du final, avec ce bon vieux Paul McCrane en juge improbable) est aidé par une distribution impeccable, de Fanning à Kinnear, en passant par Offerman (totalement crédible dans son rôle), Pfeiffer (magistrale), Thaddea Graham, et même Nicole Kidman en avocate ex-catcheuse (même si c'est peut-être là le seul élément de la distribution qui ressemble plus à du stunt casting qu'à autre chose).

Après, si c'est bien interprété et globalement bien mené, c'est aussi un programme qui n'est pas dénué de défauts, et peut même paraître assez safe et prévisible : les mésaventures de Margo suivent des rails narratifs relativement convenus, les réactions des uns et des autres sont assez évidentes (un peu déçu par le rebondissement final sur Greg Kinnear), l'écriture hésite parfois entre mélodrame et comédie un peu forcée (quoique, j'avoue avoir bien aimé la grosse engueulade entre Pfeiffer et Fanning, totalement désamorcée par les serre-têtes portés par les deux actrices, avec bites en plastique qui tremblotent à chaque réplique larmoyante ou énervée), et les prétentions artistiques de Margo, qui pense faire de l'art en montrant ses seins, finissent par lasser.

Mais Kelley est toujours très bon pour rendre ses personnages (et leurs relations) attachants, et Margo (...) ne déroge pas à la règle. Rien que pour Pfeiffer et Offerman, la série mérite le coup d'œil, même si l'on est totalement réfractaire à l'esthétique mise en avant par Margo, qui imprègne toute la série, depuis son générique de début (inexpliqué jusqu'à l'épisode 6) jusqu'à son générique de fin, en passant par son illustration musicale.

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Critique éclair #294 - Shanghai Calling (2012)

Publié le 27 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, USA, Chine, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Shanghai Calling (2012) :

Avocat sino-américain ayant passé toute sa vie à New York, Sam Chao (Daniel Henney) est envoyé passer trois mois à Shanghai pour y représenter son cabinet international. Là, il y rencontre Amanda (Eliza Coupe), Américaine chargée d'aider les employés du cabinet à s'acclimater à leur nouvel environnement, Marcus (Alan Ruck), un gros client qui l'entraîne dans une affaire de conflit contractuel, Donald (Bill Paxton), président de la chambre du commerce américaine, Brad (Sean Gallagher), un enseignant américain fêtard et Fang Fang (Zhu Zhu), son assistante...

Comédie sino-américaine clairement pensée comme un véhicule promotionnel pour Shanghai/la Chine (le nombre de fois où les personnages insèrent dans leurs échanges des phrases clairement sorties tout droit de brochures de l'Office du tousime local...), en mode fish out of water, avec en filigrane une comédie romantique entre Henney et Coupe (alors en plein popularité de Happy Endings), et divers acteurs américains clairement bien payés pour participer à tout ça (ce bon vieux Bill Paxton, qui cachetonne).

Ce n'est pas forcément ultra bien rythmé, il y a des clichés plus ou moins habilement détournés (le vieux "moine" dans un café, uniquement là pour donner des conseils empreints de sagesse asiatique) et c'est parfois maladroit dans sa mise en avant de la Chine, mais bon... ça se regarde. Sans plus.

Un petit 3/6 

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Critique éclair #293 - Dora : À la recherche du Sol Dorado (2025)

Publié le 25 Août 2026 par Lurdo dans Aventure, Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Nickelodeon, Review, USA, Television

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Dora : À la recherche du Sol Dorado (Dora and the Search for Sol Dorado - 2025) :

Après avoir passé toute son enfance à rechercher le mythique Sol Dorado, Dora l'exploratrice (Samantha Lorraine) se résoud à travailler avec son cousin Diego (Jacob Rodriguez) dans le parc d'attraction Jungle World, dirigé par la mythique aventurière Camilla the Crusader (Daniella Pineda). Mais rapidement, elle découvre que Camilla cherche aussi Sol Dorado, afin de redonner de l'éclat à sa carrière, et qu'elle utilie le parc comme une façade pour y faire des fouilles illégales. S'engage alors une course au trésor entre Camilla et ses mercenaires, et Dora, accompagnée de Diego, de leur amie Naiya (Mariana Garzón Toro) et du petit frère de celle-ci, Sonny (Acston Luca Porto)...

Nouvelle adaptation du personnage de Dora l'exploratrice, après le film de 2019 (assez sympathique), et un budget revu à la baisse, coproduction Nickelodeon et Paramount + oblige : dans les faits, cela se traduit par quelques effets numériques un peu cheaps, et quelques décors un peu factices (l'éclairage, dans les temples incas, est un peu trop artificiel), mais rien de bien méchant, et à nouveau, ce métrage s'avère une surprise assez agréable à suivre.

Samantha Lorraine compose une Dora toujours ultra positive et enthousiaste, le reste de la bande est sympatoche, Daniella Pineda évoque une Sydney Fox aventurière qui aurait mal tourné, et l'ensemble du métrage adopte un rythme efficace qui permet de ne pas s'ennuyer, enchaînant les découvertes et explorations de temples façon Indiana Jones, sans jamais trop se prendre au sérieux.

Le métrage fini assume sa nature d'adaptation, les nombreuses influences qui en font un film d'aventures, la Colombie apporte une toile de fonds convaincante, bref, une bonne surprise dans le genre, pour peu qu'on sache à quoi s'attendre.

4.25/6 (j'ai peut-être même préféré au premier opus) 

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Les bilans de Lurdo - The Hawk, saison 1 (2026)

Publié le 22 Août 2026 par Lurdo dans Télévision, Les bilans de Lurdo, Sport, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Sitcom

Série Netflix en 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, The Hawk est une déclinaison télévisuelle du genre "comédie sportive" que Will Ferrell a déjà bien exploité au cinéma (Talladega Nights, Blades of Glory, Semi-pro), et qui est appliqué ici au milieu du golf professionnel. Rien de neuf sous le soleil, et le visionnage de la série ne parviendra pas à éliminer cette impression de déjà vu...

The Hawk, saison 1 (2026) :

Ancienne gloire du golf professionnel passée à deux doigts de décrocher le Grand Chelem de son sport, Lonnie "The Hawk" Hawkins (Will Ferrell) est désormais un moins que rien criblé de dettes, détesté par son ex Stacy (Molly Shannon), et méprisé par son fils Lance (Jimmy Tatro), lui aussi golfeur pro. Jusqu'à ce que la mort de Old Henry (Keith David), son caddie de toujours, et la rencontre de Lonnie avec Sam (Fortune Feimster), magouilleuse qui devient la remplaçante de Henry, ne redonne au Hawk le goût de la victoire, et ne l'amène à renouer avec sa discipline de prédilection...

Soyons francs : difficile de trouver grand intérêt intrinsèque à The Hawk, qui arrive après d'autres séries sur le même sujet (Stick, avec l'autre frère Wilson, a été diffusé l'année dernière sur Apple Tv), ou encore après Happy Gilmore 2 (lui aussi sur Netflix), et qui se contente de rejouer fidèlement la partition de Will Ferrell en sportif loser qui doit triompher contre toute attente.

Au premier abord, difficile en effet de ne pas avoir l'impression que The Hawk n'est ni plus ni moins qu'un portage télévisuel évident d'un projet de long-métrage qui n'a visiblement pas trouvé preneur : la série est ainsi annoncée en 2023, en chantier depuis cette date (avec un pitch ressemblant alors trait pour trait à celui de Happy Gilmore 2, hmmm), et ce development hell explique probablement pourquoi le résultat final apparaît à ce point... faiblard et inabouti.

Ferrell fait du Ferrell, Feimster fait du Feimster, Luke Wilson joue un méchant transparent éliminé avant la fin, certaines intrigues entourant Tatro sont plus ou moins laissées en plan en cours de route (sa fiancée disparaît totalement de la série après leur rupture, ses dettes sont réglées hors-champ), et si Molly Shannon met de l'énergie dans ses scènes (elle a notamment des rapports amusants avec Radford, joué par David Hornsby, son "compagnon de voyage" très efféminé) au point de voler la vedette au reste du cast, il reste constamment une impression de délayage, comme s'il n'y avait pas assez à raconter pour tenir 10 x 25-30 minutes.

The Hawk est donc bourré de digressions, de personnages secondaires à peine développés (exception : Chris Parnell en Anton, qui voue une haine viscérale à Hawk pour des raisons expliquées tardivement), de sous-intrigues avortées (toute la sous-intrigue de la fédération de golf virtuel, part intégrale du pitch original, est réduite à peau de chagrin ; le braquage à Vegas est bâclé) et de résolutions évidentes, le tout saupoudré de moments qui se veulent plus sincères et émouvants (sur la paternité, etc), mais qui tombent un peu à plat.

Et pourtant, malgré cette critique qui paraît particulièrement négative, ça passe vaguement : pour peu que l'on apprécie le numéro habituel de Ferrell, la série se regarde sans trop de difficultés, même si ça aurait probablement été plus fun et plus nerveux réduit à un format ne dépassant pas les deux heures.

Après, est-ce vraiment une bonne chose que ce programme ne soit guère plus que du contenu pour plateforme de streaming, générique et anecdotique, plutôt qu'un désastre intégral ? Pas sûr.

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Critique éclair #292 - Marsupilami (2026)

Publié le 20 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Aventure, Critiques éclair, Review, France, Fantastique

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Marsupilami (2026) :

Contraint par son patron véreux, Malone (Jean Reno), de ramener en secret un mystérieux colis d'Amérique du Sud, David (Philippe Lacheau) embarque à bord d'un paquebot avec son ex-femme (Élodie Fontan), leur fils Léo (Corentin Guillot) et son collègue Stéphane (Julien Arruti), un peu stupide, ainsi que Ricky Salsa (Tarek Boudali), un chanteur ringard, et Pablito (Djamel Debbouze), passager clandestin traquant le colis. Mais en route, le colis s'ouvre et un bébé Marsupilami en sort... et pour ne rien arranger, les mercenaires de Malone et les douanes s'en mêlent.

Un reste de la Quinzaine Française de juillet dernier, ce Marsupilami signé Philippe Lacheau se trouve le postérieur entre plusieurs chaises, à la fois une nouvelle adaptation du personnage, une suite du film de Chabat, une comédie familiale avec un Marsu mimi tout plein (clairement pensé comme Grogu, mi-animatronique, mi-numérique), et une comédie façon Bande à Fifi, avec tous les habitués du groupe insérés de force dans le récit, des références qui ne parleront qu'à une certaine tranche démographique (Dragon Ball Z, ET, Le Grand Bleu) et de l'humour pas forcément tout public (soit au niveau de la violence cartoonesque envers les enfants et les animaux, soit au niveau des vannes en dessous de la ceinture, comme le Marsu qui a la queue toute dure après avoir pris une pilule bleue, ou la selle du vélo qui s'envole en plein saut, etc).

Donc le produit fini semble constamment tenter un numéro d'équilibriste périlleux, passant de la lourdeur aux bons sentiments familiaux puis à l'humour absurde avant de revenir au lourd en passant par la case référence cinématographique... et honnêtement, le métrage se casse autant la gueule qu'il parvient à éviter le plantage.

Bilan mitigé, donc, même si je m'attendais à quelque chose de plus formaté et calibré. Ça aurait pu être bien pire.

3/6 

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Critique éclair #291 - Mockbuster (2026)

Publié le 18 Août 2026 par Lurdo dans Documentaire, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Australie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Mockbuster (2026) : 

On ne présente plus The Asylum, studio indépendant à l'origine de Sharknado, dont la spécialité est de produire des mockbusters (des copies flagrantes de blockbusters ou de gros films populaires) pour pas cher en quelques jours, et d'espérer ensuite que le consommateur se trompe en les achetant (ou, à l'époque, tombe dessus devant SyFy et oublie de zapper en cours de route).

Comme les pontes du studio le disent si bien, dégoulinants de sarcasme mais aussi de cynisme : "on fait des films de merde pour les personnes sans le moindre esprit critique et pour les alcooliques". Une approche totalement mercenaire du Septième Art, qui s'est à une certaine période assez bien mariée avec le cynisme et le ton moqueur de vigueur sur le Web (d'où le succès des Sharknados, systématiquement accompagnés de watchalongs sur les réseaux sociaux permettant aux spectateurs de se moquer des films et de se sentir supérieur à ceux qui regardent ça au premier degré).

C'est probablement pour ça que j'ai eu du mal avec la narration en voix off de ce documentaire, qui positionne Anthony Frith, le jeune réalisateur australien au cœur de ce métrage, comme un professionnel malchanceux à la recherche de débouchés, d'apparence sincère et sympathique, mais dont le studio préféré est The Asylum.

Un jeune réalisateur qui tente de nous faire croire, via sa narration un peu mélodramatique, qu'il se croyait destiné à de plus grandes choses, qu'après avoir passé tout le tournage (soit une petite semaine) à tenter de faire de l'Art et de transcender le média, il s'est rendu compte qu'il n'était qu'un rouage dans ce système, et qu'au final, il valait mieux participer à la réalisation d'un mauvais film (euphémisme, en ce qui concerne The Asylum) que de ne pas réaliser de film du tout, et... et que "faiseur de mauvais films", c'était une place qui lui convenait, tant qu'il pouvait rigoler avec ses amis et ses collègues devant le produit fini et ses innombrables défauts.

Mouais. D'autant plus discutable que pour appuyer ses ambitions initiales, on ne voit quasiment rien du travail original de Frith, de ses influences, de ce qu'il entend lorsqu'il dit vouloir apposer sa patte (quelle patte ? Mystère...) sur ce projet de mercenaire.

Alors oui, le documentaire est agréable à suivre, et permet de voir l'envers du décor des productions Asylum, mais le métrage peine à justifier réellement les ambitions de Frith, et se contente de narrer son passage à The Asylum, énième réalisateur anonyme et interchangeable parmi un océan de réalisateurs anonymes et interchangeables...

3/6 

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Les bilans de Lurdo - Les Quatre saisons, saison 2 (2026)

Publié le 15 Août 2026 par Lurdo dans Comédie, Drame, Les bilans de Lurdo, Netflix, Télévision, Review, USA, Italie, Critiques éclair

Retour de cette série Netflix en 8 épisodes d'une petite demi-heure, librement adaptée du film du même nom, et qui se terminait, en fin de saison 1, par la mort inattendue de l'un des protagonistes.

Les quatre saisons, saison 2 (The Four Seasons, season 2 - 2026) :

Malgré une année difficile suite à la mort de Nick (Steve Carell), Danny (Colman Domingo), Claude (Marco Calvani), Ginny (Erika Henningsen), Kate (Tina Fey), Jack (Will Forte) et Anne (Kerri Kenney) continuent de se retrouver pour prendre des vacances ensemble... pour le meilleur et pour le pire.

La première saison des Quatre saisons, bien que sympatoche, avait pour défaut de jouer assez fort la carte sitcom, avant de tenter un revirement émotionnel dans son avant-dernier épisode : cette année, le programme semble trouver un meilleur équilibre, et rester plus longtemps dans un espace doux-amer, qui évite la comédie trop outrée.

Ce qui n'empêche pas certains éléments d'être joyeusement absurdes ou amusants. Cette année, donc, comme toujours découpée en quatre saisons, nous propose ainsi un printemps où tout le monde doit faire face aux conséquences de la mort de Nick, alors qu'ils doivent répandre les cendres de ce dernier en montagne. 

Rapidement, les ressentiments refont surface, notamment entre Danny et Claude, qui veulent un enfant, mais sont refroidis par la présence du bébé de Ginny ; cette dernière, qui est en conflit avec Anne pour des histoires d'héritage ; ou encore Kate et Jack, dont la relation est perturbée par le mal-être de ce dernier, suite à la mort de son meilleur ami.

Et puis, après la brève menace d'un tireur fou, tout le monde se dit ses quatre vérités, et l'abcès est enfin crevé, donnant lieu à une fin de printemps assez feel good : tout le monde a passé un cap, et l'été apporte alors un certain renouveau.

Pendant deux épisodes sur la côte Est, le groupe essaie de se détendre, mais les doutes ressurgissent : Anne et Ginny "coparentent" le bébé, mais les deux femmes réalisent qu'elles en oublient leur vie respective de femme et de mère. Danny et Claude décident de ne plus devenir parents. Et Jack, qui a trouvé sur la plage un nouvel ami, en a assez de faire semblant d'être heureux avec Kate. Une fin d'été tendue, qui se répercute directement en automne, pour un Thanksgiving très peuplé chez Annie.

Deux épisodes assez doux amers, qui voient Claude et Danny annoncer qu'ils vont s'installer en Italie, Kate déprimer suite à cette annonce, et Anne et Ginny mettre un terme définitif à leur amitié codépendante. Ce qui aboutit, naturellement, à un épisode 6 qui ramène Steve Carell en Nick, pour un épisode flashback en plein COVID, flashback qui révèle bon nombre des failles des personnages principaux, déjà présentes à l'époque.

Enfin, pour ses deux derniers épisodes, direction l'Italie, pour un Noël à Trente, une conclusion à la fois amusante (Anne que tout le monde prend pour la Befana) et convaincante, proposant une happy end à chacun, assez appropriée aux fêtes de fin d'année.

Encore une fois, Quatre saisons ne sera jamais une sitcom hilarante provoquant des éclats de rire permanents : le programme est pensé comme une comédie dramatique sur l'évolution de ses personnages et de leurs rapports, avec tout de même une pointe d'excentricité et de mordant, inhérente à la plume de Tina Fey et de ses compères. 

Et en cela, cette saison 2 convainc : plus sincère, comme je le mentionnais en introduction, la saison place ses personnages face à des choix et à des décisions pas toujours faciles, les confronte aux conséquences psychologiques du deuil, et réaffirme, de manière encourageante et positive, qu'il est possible de se réinventer à la cinquantaine, et de trouver le bonheur.

Tour à tour amusante, émouvante ou tout simplement pertinente, la saison 2 de The Four Saisons s'avère très agréable, en attendant une troisième fournée d'épisodes.

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Critique éclair #290 - Vaiana, la légende du bout du monde (2026)

Publié le 13 Août 2026 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Disney, Fantastique, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Vaiana, la légende du bout du monde (Moana - 2026) :

Seule fille du chef de son village polynésien, Moana (Catherine Laga'aia) est l'héritière d'une longue lignée d'explorateurs et de navigateurs. Mais depuis que le demi-dieu Maui (Dwayne Johnson) a volé le cœur de la déesse Te Fiti, les ténèbres menacent l'océan, et obligent Moana à prendre la mer, à la recherche de Maui, et du cœur de Te Fiti...

Je m'attendais très honnêtement à pire, dans le genre remake en prises de vue réelles d'un succès Disney. Là, l'objet du remake est Moana, un film vieux d'à peine dix ans, et que j'avais apprécié (tout en étant semi-réticent aux chansons de Lin Manuel)... autant dire que je partais avec de sérieux à-prioris dubitatifs, notamment en ce qui concernait The Rock, sa perruque et son costume de muscles en caoutchouc (je suppose que c'était pour lui éviter de devoir passer des heures dans la chaise de maquillage pour lui effacer ses tatouages/lui appliquer ceux de Maui).

Et puis finalement, ça passe. Principalement parce que c'est une photocopie de l'original, ce qui a ses avantages (tous les points positifs du film original sont tels quels) que ses inconvénients (ce remake est vraiment tout sauf indispensable tant il n'apporte rien au récit).

Moana ? La jeune actrice s'en sort très bien, malgré quelques répliques un peu raides, et ce qui ressemble à un peu d'auto-tuning çà et là. The Rock ? Ses muscles artificiels se font rapidement oublier, la perruque nettement moins, et elle est d'autant plus incompréhensible que dans plusieurs scènes, lorsque Maui a les cheveux mouillés ou attachés, cela fait immédiatement plus naturel et crédible. Le film en lui-même ? Un peu trop de colorimétrie numérique, d'utilisation inutile du Volume avec éclairages artificiels, pas assez de décors naturels. Le reste ? Fidèle à son modèle. En moins énergique et en plus statique, absence d'animation oblige (même si, techniquement, une grosse partie de ce Moana est en effets spéciaux numériques).

Pas le désastre annoncé par le Web et les critiques trop ravis de se payer un Disney, pas non plus un bon film en soi, mais un produit forcément totalement inutile. *haussement d'épaules*

3/6 

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Critique éclair #289 - Enola Holmes 3 (2026)

Publié le 11 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Thriller, Policier, Netflix, Jeunesse, Review, USA, UK

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Enola Holmes 3 (2026) :

Alors qu'elle est sur le point d'épouser Tewkesbury (Louis Partridge) à Malte, Enola (Millie Bobby Brown) s'aperçoit que son frère Sherlock (Henry Cavill) a été enlevé. Puis c'est le tour de sa belle-mère : avec l'aide de sa mère (Helena Bonham Carter), du Dr Watson (Himesh Patel), d'un révolutionnaire local (Joe Azzopardi) et de son fiancé, la jeune femme mène alors l'enquête... et va se retrouver confrontée à un(e) ennemi(e) de longue date.

Troisième volet de la saga des Enola Holmes de Netflix, après un premier volet somme toute agréable bien qu'un peu léger et fanficcy, et un deuxième bien plus balourd, avec une Moriarty militante opprimée par une société victorienne raciste et sexiste...

Ici, on se trouve un peu au carrefour des deux approches, avec toujours une mise en scène et un montage ludiques, un rythme assez soutenu, une Millie Bobby Brown qui est nettement plus motivée que dans Stranger Things, une Helena Bonham Carter qui s'amuse, des décors maltais agréables, de l'aventure, mais aussi tout un propos sur la colonisation par l'Empire Britannique, un Louis Partridge toujours aussi falot, un Cavill qui fait globalement de la figuration, une Moriarty qui cabotine toujours autant, et surtout plein d'éléments un peu sous-développés, dont notamment toute la résolution de l'intrigue, assez facile et simpliste.

Globalement, cependant, avec sa durée limitée, ce troisième épisode se regarde tranquillement, même si un certain nombre d'éléments tombent à plat. Rien de très mémorable, malheureusement, mais ça fait ce pour quoi une production de plateforme de streaming est conçue : ça occupe pendant 90 minutes.

3.5/6 

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