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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Critique éclair #291 - Mockbuster (2026)

Publié le 18 Août 2026 par Lurdo in Documentaire, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Review, USA, Australie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Mockbuster (2026) : 

On ne présente plus The Asylum, studio indépendant à l'origine de Sharknado, dont la spécialité est de produire des mockbusters (des copies flagrantes de blockbusters ou de gros films populaires) pour pas cher en quelques jours, et d'espérer ensuite que le consommateur se trompe en les achetant (ou, à l'époque, tombe dessus devant SyFy et oublie de zapper en cours de route).

Comme les pontes du studio le disent si bien, dégoulinants de sarcasme mais aussi de cynisme : "on fait des films de merde pour les personnes sans le moindre esprit critique et pour les alcooliques". Une approche totalement mercenaire du Septième Art, qui s'est à une certaine période assez bien mariée avec le cynisme et le ton moqueur de vigueur sur le Web (d'où le succès des Sharknados, systématiquement accompagnés de watchalongs sur les réseaux sociaux permettant aux spectateurs de se moquer des films et de se sentir supérieur à ceux qui regardent ça au premier degré).

C'est probablement pour ça que j'ai eu du mal avec la narration en voix off de ce documentaire, qui positionne Anthony Frith, le jeune réalisateur australien au cœur de ce métrage, comme un professionnel malchanceux à la recherche de débouchés, d'apparence sincère et sympathique, mais dont le studio préféré est The Asylum.

Un jeune réalisateur qui tente de nous faire croire, via sa narration un peu mélodramatique, qu'il se croyait destiné à de plus grandes choses, qu'après avoir passé tout le tournage (soit une petite semaine) à tenter de faire de l'Art et de transcender le média, il s'est rendu compte qu'il n'était qu'un rouage dans ce système, et qu'au final, il valait mieux participer à la réalisation d'un mauvais film (euphémisme, en ce qui concerne The Asylum) que de ne pas réaliser de film du tout, et... et que "faiseur de mauvais films", c'était une place qui lui convenait, tant qu'il pouvait rigoler avec ses amis et ses collègues devant le produit fini et ses innombrables défauts.

Mouais. D'autant plus discutable que pour appuyer ses ambitions initiales, on ne voit quasiment rien du travail original de Frith, de ses influences, de ce qu'il entend lorsqu'il dit vouloir apposer sa patte (quelle patte ? Mystère...) sur ce projet de mercenaire.

Alors oui, le documentaire est agréable à suivre, et permet de voir l'envers du décor des productions Asylum, mais le métrage peine à justifier réellement les ambitions de Frith, et se contente de narrer son passage à The Asylum, énième réalisateur anonyme et interchangeable parmi un océan de réalisateurs anonymes et interchangeables...

3/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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