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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - Rooster, saison 1 (2026)

Publié le 27 Juin 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Drame, Les bilans de Lurdo, Sitcom, HBO, Télévision, Review, USA

Décidément, Bill Lawrence est un homme occupé, avec pas moins de 5 séries en production (Shrinking, le revival de Scrubs, Ted Lasso, Bad Monkey, et ce Rooster) et même s'il délègue beaucoup, il n'en reste pas moins qu'il a le vent en poupe.

Rooster, saison 1 (2026) :

À l'occasion d'un passage à l'université où travaille sa fille Katie (Charly Clive), récemment séparée de son compagnon infidèle, Archie (Phil Dunster), Greg Russo (Steve Carrell), auteur de romans de gare à succès décroche un poste de conférencier dans ce même établissement. Alors qu'il n'a jamais enseigné et qu'il n'a jamais fait d'études supérieures, Greg découvre la vie universitaire, ses particularités et ses excès, tout en tentant de gérer les tourments amoureux de sa fille, sa propre vie de divorcé, et les exigences de ses collègues et supérieurs, dont Walter Mann (John C. McGinley), le président excentrique de l'université...

Ici, Lawrence s'attaque à la midlife crisis d'un auteur de romans de gare, catapulté professeur de littérature dans une grande université américaine, le tout sur fond de satire du milieu de l'enseignement, et de crise du couple de sa fille. Un projet pour HBO Max, au format dramédie de 10 épisodes de 30 minutes, à l'ancienne, et reposant en grande partie sur les épaules de Steve Carrell... pour un résultat mitigé.

Déjà, premier point négatif : la photographie de cette série très automnale (voire hivernale) et douce-amère. Peut-être pour mieux coller au sujet ou à l'ambiance particulière du projet, Lawrence et son équipe ont opté pour une colorimétrie numérique très stylisée, tentant de restituer une image "cinématographique" sombre, avec beaucoup d'arrière-plans flous, et une teinte globale tirant sur le verdâtre. Le résultat est assez moche, je dois dire, même s'il a ses fans.

Ensuite, si Lawrence et ses scénaristes restent doués pour créer des personnages aux relations attachantes (Rooster et tout le monde, en fait, mais aussi le Président de l'université - ce bon vieux Docteur Cox - et Sunny, qu'il prend sous son aile), ils ne font pas forcément des miracles. Si Carrell est en effet excellent et porte la série sur son dos, je ne peux pas en dire autant des histoires de cœur et de cul de sa fille avec son mari infidèle qu'elle ne parvient pas à quitter. 

Ces deux personnages finissent en effet par occuper une place démesurée dans la série, tirant le tout vers le bas - encore que le personnage de Phil Dunster, anciennement dans Ted Lasso, s'en sort mieux : le personnage est une tête à claques arrogante, mais les scénaristes lui donnent plus de répliques et de situations drôles ; Katie, elle, paraît fréquemment versatile, voire antipathique et abrasive, alors même que les scénaristes cherchent clairement à montrer en elle une femme blessée que le spectateur est supposé trouver vulnérable, touchante et attachante.

D'autant que le ton du programme peut être très inégal selon les scénaristes : ici un coté pince sans rire et des répliques cinglantes, ailleurs de l'humour de sitcom très prononcé (le flic décalé qui perd toujours son arme), de la satire universitaire, des running gags inoffensifs (Carrell qui bruite à la bouche tous ses déplacements en scooter électrique tout-terrain) ou encore de l'émotion et du mélodrame qui se veulent sincères et émouvants.

La mayonnaise prend ponctuellement, principalement lorsque Carrell, toujours très attachant, est le sujet de la scène, de la sous-intrigue ou de l'épisode, mais je n'ai donc pas été très convaincu par l'ensemble : une grosse partie de la distribution est efficace, et le message optimiste est très similaire à celui de Ted Lasso (bien que les deux shows ne jouent pas dans la même catégorie) mais le tout n'a pas su me séduire totalement, que ce soit formellement, ou par son écriture.

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Critique éclair #273 - Star Wars : The Mandalorian and Grogu (2026)

Publié le 23 Juin 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA, Disney, Star Wars, Télévision

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Star Wars - The Mandalorian and Grogu (2026) :

Mandaté par la Nouvelle-République, Din Djarin (Pedro Pascal) et son protégé Grogu tentent de retrouver le mystérieux seigneur de guerre impérial Janu Coin (Jonny Coyne), mais pour cela, le Mandalorien doit négocier avec les jumeaux Hutt et leur syndicat, qui les envoient sur Shakari, où leur neveu, Rotta (Jeremy Allen White), est maintenu prisonnier, se battant en tant que gladiateur dans les arènes appartenant à Coin...

Non, ce n'est pas le film attendu et promis par Filoni depuis des années, supposé réunir tous les personnages des séries Star Wars live-action (du Mandalorien à Ahsoka, etc). Et oui, la campagne promo timorée de ce métrage-ci, avec ses bandes-annonces qui ne montraient rien de particulièrement inédit ou enthousiasmant, ne laissait pas beaucoup de possibilités : soit Filoni et Favreau gardaient la moitié du film dans l'ombre, pour révéler des surprises de taille, soit ce Mandalorien et Grogu n'était rien de plus que trois ou quatre épisodes de la série mis bout à bout et diffusés au cinéma au lieu de Disney +.

Difficile, donc, de s'indigner devant le produit fini, une compilation assez mécanique de péripéties jamais totalement palpitantes, rythmées par des interruptions narratives/fins d'épisode toutes les demi-heures, et qui sont clairement du fanservice par un fanboy pour les fanboys : plus que jamais, Filoni écrit pour se faire plaisir, ressort ses vieilles obsessions (heureusement, on échappe aux rites mandaloriens, et c'est tant mieux), ressort ses références obscures, ses personnages animés de Rebels, Clone Wars et autres, rejoue le best-of de George Lucas (une planète enneigée avec des AT-AT, un affrontement dans l'arène, un combat contre un monstre dans un puits chez les Hutts, un trench run 2.0 où des X-wings esquivent des tourelles et bombardent une cible, avec compte à rebours, etc), demande à Ludwig Göransson d'éviter John Williams et de décliner le thème principal du Mandalorien à toutes les sauces, et semble persuadé que c'est suffisant pour composer un long-métrage indépendant.

Ce n'est pas vraiment le cas, et très fréquemment, devant l'absence d'enjeux ou de développements importants de ce métrage, on en vient à se dire que Disney a tenté de renflouer les caisses en recyclant des épisodes déjà écrits d'une nouvelle saison du Mandalorian, ou que le studio a simplement décidé de rentabiliser au maximum ce qui était à la base conçu pour être un téléfilm en streaming.

Mais tout n'est pas négatif : les effets numériques sont globalement efficaces (même si, soyons clairs, les Hutts numériques ne fonctionneront jamais vraiment, notamment lors des déplacements et combats), on n'a pas trop le temps de s'ennuyer malgré un gros gros épisode passage contemplatif quand Grogu doit soigner Mando, et si tout reste vraiment cousu de fil blanc, ça se regarde effectivement facilement, à défaut de passionner.

Bref, pour un retour de la franchise sur le grand-écran, c'est faiblard et ça ne m'a pas vraiment convaincu (un peu comme la saison 3 de la série, en fait), malgré quelques moments mignons/spectaculaires/inspirés.

Un petit 3/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - St. Denis Medical, saison 2 (2025)

Publié le 20 Juin 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Sitcom, Review, USA, NBC, Les bilans de Lurdo, Télévision, Romance

Après sa saison 1 sympatoche, sans plus, et très influencée par ce qui s'était fait dans le genre de la workplace comedy, du mockumentaire télévisuel et des sitcoms médicales, SDM revient pour une nouvelle saison de 18 épisodes, toujours chapeautée par Justin Spitzer, une deuxième saison qui... reste sympathique, sans plus. 

St. Denis Medical, saison 2 (2025) :

L'équipe du St. Denis Regional Medical Center continue de se battre au quotidien pour la santé de ses patients, alors même que Joyce (Wendi McLendon-Covey) poursuit son projet d'ouvrir une maison de naissance au sein de l'hôpital...

Difficile de trouver grand chose à dire sur la série, en fait, tant ses mécaniques sont bien huilées.

Ici, un peu d'absurde, là, une Joyce qui cabotine et fait des conneries en mode Michael Scott, ailleurs du shipping impossible qui finit par se concrétiser entre Serena et Matt, sans oublier des cas médicaux excentriques... il y a un peu d'évolution au niveau des personnages et de leur caractère (Bruce, notamment, qui réalise, à l'occasion d'une offre de recrutement par un hôpital rival, qu'il n'est un médecin-star qu'à St. Denis, et qui, en parallèle, développe une autre facette de sa personnalité, moins arrogante et plus protectrice envers ses collègues), et le tout se déroule tranquillement, jusqu'à une fin de saison plus sérieuse et sincère, lorsque ce bon vieux Ron découvre qu'il a un problème cardiaque nécessitant une opération urgente.

La série joue alors la carte de l'émotion, mais pas de chance pour elle, c'est tombé exactement en même temps que la maladie du Dr Cox dans le revival de Scrubs, sans en avoir forcément la même charge émotionnelle. 

M'enfin bref. La saison 2 de SDM se regarde tranquillement, mais à l'instar de la première année, ça s'arrête là. Enfin, non, ça continue, puisque le programme a été renouvelé pour une saison 3... même si très honnêtement, j'aurais préféré que Stumble ait droit à ce renouvellement plutôt que SDM, qui me laisse souvent indifférent.

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Les bilans de Lurdo - Stumble, saison 1 (2026)

Publié le 13 Juin 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Sitcom, Sport, Review, USA, NBC, Les bilans de Lurdo, Télévision

Rétrospectivement, le succès de The Office a fait beaucoup de mal au monde de la sitcom américaine. Depuis, les chaînes américaines n'ont plus d'inspiration, et chaque saison, elles tentent de décliner la même recette, adaptée à une profession ou à une autre : du mockumentaire, de la workplace comedy, de la workplace comedy mockumentaire...

Beaucoup d'appelés, peu d'élus... mais parfois, la formule fonctionne toujours.

Stumble, saison 1 (2025) : 

Ex-coach championne de cheerleading trahie par son bras droit (Kristin Chenoweth), Courteney Potter (Jenn Lyon) est bien décidée à reconquérir son titre en menant l'équipe de cheer de la petite ville d'Heådltston, Oklahoma, jusqu'à la finale du championnat national de Daytona. Mais l'équipe en question est inexistante, et pour la composer, Courtney doit se rabattre sur une bande de bras-cassés peu convaincants (Anissa Borrego, Jarrett Austin Brown, Arianna Davis, Taylor Dunbar, Georgie Murphy, Ryan Pinkston...).

Alors là, une vraie bonne surprise, avec cette sitcom mockumentaire se plaçant au croisement de Bring it on et de Belles à mourir.

Au programme, des personnages tous plus barrés les uns que les autres (ça va de la caractérisation globale - un vieux trentenaire bedonnant, une narcoleptique, une kleptomane, un footballeur arrogant, une sdf, une influenceuse blessée, etc, etc, etc - au nom de certains personnages - souvent des jeux de mots à la con bardés d'Umlauts et de caractères spéciaux - en passant par l'interprétation décomplexée de chacun), des chorégraphies qui font leur petit effet, un univers nonsensique bourré de détails débilissimes (l'usine de bonbons dirigée par un Willy Wonka-bis ancien nazi, la ville qui n'a ni queue ni tête), et surtout une production qui semble vraiment s'amuser, plaçant de nombreuses microblagues ici ou là, dans les cartons titres de certaines scènes, ou dans la mise en scène (avec Chenoweth qui est systématiquement hors cadre tant elle est petite).

Mais là où la série a vraiment su me convaincre, c'est dans son côté sincère. Malgré la folie ambiante, les péripéties improbables, les gags absurdes, on s'attache vraiment au couple formé par Potter, son mari (Taran Killam en coach de l'équipe de football ayant été mis sur le banc de touche dans sa jeunesse suite à un « accident de football »), et celle qui devient leur fille de substitution, Sally (Georgie Murphy) - une sorte de Cosette cheerleader qui n'a aucune conscience de sa vie misérable.

Bref, 13 épisodes d'un sports movie décalé, drôle, qui a malheureusement été annulé au terme de sa première saison... Dommage.

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Critique éclair #269 - Wrestling with Trump (2026)

Publié le 9 Juin 2026 par Lurdo dans Documentaire, Télévision, Critiques éclair, Catch, Sport, UK, Channel 4, Comédie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Wrestling with Trump (2026) :

Un documentaire d'une heure produit pour Channel 4 par Munya Chawawa, comédien/satiriste anglais fan de catch américain (il a grandi avec la WWE, et ça se sent), et qui se donne pour postulat de décrypter les liens entre le monde du catch et l'ascension politique de Trump.

Ce qui est peu ou prou une évidence pour quiconque a des yeux, un cerveau et est familier avec la discipline du catch US...

C'est probablement pour ça que cette heure de métrage m'a paru un peu creuse et superficielle, un peu comme une relecture du Weird Weekend (1999) de Louis Theroux consacré au monde du catch (la seule différence, c'est que Chawawa est en bien meilleure forme physique que Theroux, à croire qu'il s'est spécialement préparé pour monter sur le ring), et que le documentariste interroge ponctuellement des catcheurs (Brutus Beefcake m'a fait pitié, Muhammad Hassan est totalement lucide) et des MAGAs sur Donald Trump et son sens du baratin et du spectacle.

Pas de grandes révélations à trouver ici, donc (les MAGAs sont lobotomisés et projettent systématiquement tous leurs mensonges, leurs peurs et leurs défauts sur les autres, Trump est un baratineur saltimbanque et homme de télévision avant tout et c'est pour ça qu'il a été élu), dans ce documentaire télévisuel de fanboy  qui survole un peu son sujet, et qui aurait pu se passer des mini-interludes parodiques où Chawawa se déguise en catcheur et fait des promos exagérées.

3/6

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Blog Update ! - Mai 2026

Publié le 1 Juin 2026 par Lurdo dans Update, Cinéma, Les bilans de Lurdo, Review, Critiques éclair, Télévision

​Un mois de mai très fainéant, partout en France et sur le blog du Téléphage Anonyme, les nombreux jours fériés et ponts se combinant à la chaleur précoce pour plonger le blog dans une sorte de torpeur estivale avant l'heure...

#261 - Pirouette fatale (2026) - 3.75/6

#262 - Reckless (2026) - 2.75/6

#263 - Beam Me Up, Sulu (2025) - 3.5/6

#264 - The Wrath of Becky (2023) - 2/6

#265 - Jumpers (2026) - 3.75/6

#266 - Balls Up : mettez le paquet ! (2026) - 1.5/6

#267 - Avatar 3 : de feu et de cendres (2025) - 2.5/6

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# Film(s) du mois : 

Pas grand chose à signaler, ce mois-ci, si ce n'est Hoppers, le dernier Pixar, sympathique sans plus, et Pirouette fatale, un thriller pas très sérieux opposant des ballerines à un dangereux gang des pays de l'Est...

 

# Flop(s) du mois : 

Là, par contre, un flop évident, celui de Balls Up, une comédie plate, amorphe, sans rythme ni intérêt, signée de la caméra d'un des frères Farrelly, désormais relégués à jouer les réalisateurs mercenaires pour Amazon.

Mention spéciale à The Wrath of Becky, pas plus convaincant que le premier opus, et à Avatar 3, qui se répète et ronronne beaucoup trop pour son bien.

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# Petit écran :

Quatre critiques, ce mois-ci, dont deux revivals de sitcoms cultes. Des revivals pas si différents que ça l'un de l'autre, tentant de jouer la carte de la continuité ET de poser des bases pour un éventuel spin-off... mais la saison 10 de Scrubs s'en sort nettement mieux que Malcolm : rien n'a changé, et ce bien que l'on devine que la production de cette saison 10 a été plus chaotique que prévu.

En parallèle, deux autres bilans : celui de la saison 4 d'Animal Control, fidèle à elle-même, mais forçant un peu trop le trait sur ses antagonistes ; et la première et unique saison de DMV, une workplace comedy CBS qui, malheureusement, n'a pas su se démarquer suffisamment vite et fort du tout-venant de ce genre très exposé...

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives .

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# À venir :

En juin, le programme habituel continue sur le blog, avec des films et séries récents...

 

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Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue sur ce blog via la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

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Les bilans de Lurdo - DMV, saison 1 (2025)

Publié le 30 Mai 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo, CBS, Romance, Sitcom, USA

Seule et unique saison de cette nouvelle série CBS, une workplace comedy de plus annulée par la chaîne avant même la diffusion complète de ses 20 épisodes.

DMV, saison 1 (2025) :

Le quotidien de Colette (Harriet Dyer) et de ses collègues, employés excentriques d'une branche du service des immatriculations de Californie, menacée de fermeture...

Et rapidement, on comprend où ça a pu coincer : lancer une nouvelle sitcom de bureau (genre surexposé s'il en est) avec un nombre d'épisodes "à l'ancienne" (alors que la majorité des nouvelles sitcoms débutent habituellement avec une saison d'une dizaine d'épisodes), un calendrier "à l'ancienne" imposant une pause de trois mois au programme en hiver (au bout de 9 épisodes), sous la supervision de producteurs "à l'ancienne" (le premier a fait ses armes sur HIMYM, la créatrice de DMV sur des épisodes de Friends et de nombreuses autres sitcoms annulées), c'est déjà partir avec un handicap.

D'autant que les personnages ne sont pas d'une originalité folle : Tim Meadows en employé cynique et désabusé, Tony Cavalero en sportif décérébré et misogyne, Gigi Zumbado en latina caractérielle et vaniteuse, Molly Kearney en responsable rondouillarde ultra-excentrique, ultra-naïve et ultra-positive (et ultra en surjeu), Alex Tarrant en beau gosse néozélandais, et Colette, névrosée, en manque d'affection et maladroite.

Des archétypes assez classiques, confrontés au quotidien à des "clients" insupportables, étranges ou récurrents (dont Mark Feuerstein, compagnon de la créatrice du show, en producteur hollywoodien irascible), pour un résultat... pas forcément désagréable, mais pas vraiment exceptionnel pour autant.

Malgré le compte à rebours intégré au récit (toute la saison tourne autour des efforts de Barbara, la cheffe, pour éviter que sa branche ne ferme, alors même que ses employés désabusés s'en contrefichent), malgré des inspirations évidentes (les micro-vignettes absurdes des "clients" en mode Superstore), et malgré des acteurs qui semblent s'amuser et parviennent à sortir du carcan de leurs personnages en cours de saison (le will they/won't they entre Colette et le beau néozélandais, par exemple, disparaît en cours de route, et c'est tant mieux), le tout reste un peu inégal.

Peut-être que dans un autre monde, où le créneau des workplace comedies ne serait pas aussi surchargé, DMV aurait trouvé sa place. En l'état, le show reste une comédie de bureau parmi tant d'autres, sympatoche, sans plus. 

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Les bilans de Lurdo - Animal Control, saison 4 (2026)

Publié le 23 Mai 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Télévision, Review, Les bilans de Lurdo, Fox, Sitcom, USA, Romance

La sitcom Fox continue son petit bonhomme de chemin au cours de ces douze épisodes, sans rien d'exceptionnellement mémorable, si ce n'est une rivalité accrue entre l'équipe habituelle et l'équipe de Templeton, avec laquelle ils doivent désormais cohabiter suite à une fusion des deux services.

Animal Control, saison 4 (2025) :

Rien ne va plus à la brigade du service animalier lorsque ses employés apprennent qu'ils vont être fusionnés avec leur brigade rivale, celle du détestable Templeton (Gerry Dee), et que ce dernier a bien l'intention de remplacer Emily à la tête du service...

Malgré une saison ayant pour thème le changement (ou du moins, le risque d'un changement), la dynamique de la série est désormais bien établie, et le programme ronronne donc sans faire trop d'écarts.

Frank reste égal à lui-même, toujours fanfaron (y compris lorsqu'un acteur hollywoodien décide de s'inspirer de lui pour son prochain film), toujours en conflit avec le reste de sa famille (notamment son père, qui subit une crise cardiaque), le shipping concernant sa relation avec Victoria n'avance pas vraiment... à contrario de la relation de Shred et Emily, qui finit par se concrétiser mais s'avère assez tiède et oubliable une fois leur relation secrète éventée. 

Patel, lui, continue d'évoluer dans son coin, avec ses mésaventures de père de famille qui ne s'améliorent pas... et la série se permet quelques caméos, comme Gronk, Ken Jeong, ou encore Jim Rash.

Mais l'essentiel de la saison oppose Frank et Templeton, au point de frôler l'overdose au niveau de ce dernier et de son bras droit, Daisy (Kyla Pratt). Le souci, en réalité, c'est que Templeton est un antagoniste un peu trop caricatural et "maychant", qui mériterait d'être recalibré. D'autant que la fin de saison, plus que télégraphiée (un problème récurrent de la série, cf la saison précédente), n'augure pas forcément du meilleur pour la saison prochaine, sur ce front-là. 

Bref, une saison 4 toujours agréable à suivre, mais qui se perd un peu en cours de route et manque peut-être de substance, ou du moins, qui peine à vraiment amener des éléments mémorables et à trouver de quoi faire à tous ses personnages.

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Les bilans de Lurdo - Scrubs, saison 10 (2026)

Publié le 16 Mai 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Romance, Les bilans de Lurdo, Télévision, Sitcom, ABC, Hulu, Review, USA

16 ans après la fin officielle de la série au terme de sa neuvième saison (elle-même déjà un semi spin-off, la majorité du cast habituel en étant absente), Bill Lawrence revient (peu ou prou) aux commandes de Scrubs avec la distribution originale et une nouvelle showrunneuse (ex-actrice/scénariste/productrice sur la série originale), pour 9 épisodes d'une vingtaine de minutes, diffusés sur ABC depuis le mois de février.

Scrubs, saison 10 (2026) :

Désormais médecin privé pour de riches clients, JD (Zach Braff) renoue brièvement avec le personnel de Sacred Heart à l'occasion d'une visite : son ex-femme Elliot (Sarah Chalke), son meilleur ami Turk (Donald Faison), chirurgien en burnout, Carla (Judy Reyes), son épouse infirmière, et le Dr Cox (John C. McGinley), toujours à la tête du service Médecine. Mais Cox lui avoue être dépassé par la nouvelle génération d'internes et par le politiquement correct qui lui est imposé par les RH, et lui propose de revenir travailler à Sacred Heart... en remplaçant Cox à son poste.

On prend les mêmes et on recommence, donc (ou presque : certains des anciens de Scrubs ne sont plus, ou alors n'apparaissent que le temps d'un caméo), pour une saison 10 somme toute très... fidèle à elle-même et à ce que la série était devenue au fil du temps. Ce qui, selon le point de vue, est une bonne chose ou est un peu plus problématique.

On retrouve l'amitié de JD et Turk, la relation tendue avec Cox, Todd le gros lourd, la romance compliquée de JD et Elliot... le tout avec quelques années en plus, un peu de recul, mais toujours autant d'excentricité mêlée à des moments plus sérieux et sincères.

Et puis il y a tous ces nouveaux-venus, principalement une fournée de jeunes médecins un peu inégaux, et qui ont un peu de mal à être développés sur ces 9 épisodes, d'autant qu'en termes de sitcom médicale, il est compliqué de faire du neuf avec du vieux (y compris quand, en parallèle, est diffusée St. Denis Medical, qui exploite une partie des mêmes archétypes) : le Dr Park (Joel Kim Booster, qui rejoue la même partition que dans Loot) qui déteste JD, Danasha (Amanda Morrow), une jeune chirurgienne afroaméricaine, Amara (Layla Mohammadi), une jeune indienne un peu timide et coincée, le Dr Tosh (Ava Bunn), une influenceuse qui passe son temps sur les réseaux, le Dr Green (Jacob Dudman), anglais réservé, le Dr Lewis (David Gridley), interne séduisant et gay, l'infirmière Raymond (X Mayo, qui refait la même partition que dans Loot, là aussi), son collègue flamboyant, l'infirmier Dubois (Michael James Scott), sans oublier Sibby (Vanessa Bayer, qui rejoue toujours la même partition, elle aussi, avec perruques et mimiques sorties du SNL et de I Love That for You), responsable des RH...

Tout ce petit monde n'est pas désagréable, mais l'intérêt principal de ce revival est clairement dans le cast original, dans son évolution, sa maturité (enfin, ses tentatives de maturité), ses nouvelles responsabilités, et, vers la fin de la saison, le rapport de JD à la maladie et la mort quand il découvre que Cox est malade.

C'est là que ça coince un peu, en fait : tout au long de la saison, le spectateur attentif remarquera que la production de la série semble un peu brouillonne et approximative. Sous-intrigues un peu catapultées, erreurs de continuité, faux raccords, éclairage un peu inégal, post-synchro flagrante, écriture fluctuante en fonction des scénaristes... on se demande parfois si la production n'a pas été perturbée.

Et lorsqu'arrive le season finale, la série trébuche quelques instants : alors que l'objectif est clairement de rendre la maladie de Cox touchante et d'offrir une réflexion globale à la Scrubs, la série se répète un peu (l'épisode 8 et l'épisode 9 font double emploi), toutes les sous-intrigues trouvent une résolution catapultée (y compris le célibat de JD, qui rencontre et finit avec une femme parfaite pour lui - Rachel Bilson, totalement sous-développée), le Janitor fait un caméo éclair assez décevant, et tout se conclue de manière approximative.

Comme si les scénaristes n'avaient été informés du nombre d'épisodes de la saison qu'au dernier moment, ou que la production était tombée à court de budget en cours de route.

Cette saison 10 se finit donc sur une note décevante, alors qu'elle était très bien partie pour égaler certaines des saisons précédentes du show : rien de rédhibitoire, mais tout de même un peu frustrant, pour un revival ma foi assez sympathique et attachant, à défaut d'être vraiment indispensable.

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Critique éclair #263 - Beam Me Up, Sulu (2025)

Publié le 14 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Documentaire, Biographie, Science Fiction, Histoire, Télévision, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Beam Me Up, Sulu (2025) :

Un documentaire plein de bonnes intentions qui se sert du prétexte du tournage, en 1985, de Yorktown (un fanfilm auquel George Takei a, contre toute attente, gracieusement participé), pour partir dans des tangentes sur le manque de représentation des asiatiques dans l'industrie cinématographique, sur l'importance de la diversité au sein de la franchise Star Trek, sur l'importance de George Takei et de Mr Sulu à l'écran, sur l'ouverture d'esprit de la fanbase de Star Trek, etc.

Et c'est peut-être là que j'ai été déçu, parce que je m'attendais vraiment à un documentaire retraçant la genèse du fanfilm (qui n'a été finalisé qu'une trentaine d'années plus tard, par une autre équipe)... sauf qu'en fait, c'est simplement un fil conducteur en filigrane, et le documentaire semble plus intéressé par la franchise, ses fans et les valeurs communiquées par Star Trek. 

Pas forcément une mauvaise chose, en ces temps de radicalisation du débat et de polarisation de la fanbase par des grandes gueules pratiquant l'outrage à outrance, ça fait effet de piqure de rappel, mais il n'y a rien de vraiment bien neuf sous le soleil pour quiconque a un minimum de recul et de connaissances sur la franchise Trek.

Ce n'est pas désagréable à suivre, c'est feel-good, mais ça s'arrête là, malheureusement, en ce qui me concerne.

3.5/6 

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