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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Halloween Oktorrorfest 2026 - Chum (2026)

Publié le 14 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Review, USA, UK, Malte

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Chum (2026) :

Juste après avoir célébré leur mariage, Tina (Alice Eve) et son époux Tom (Eric Michael Cole) partent en mer en compagnie de plusieurs amis (Elle Haymond, Lisa Yaro, Sarah Siadat, Johnny Gaffney), mais leur bateau se retrouve bien vite attaqué par un grand requin blanc agressif, qui les amène à se réfugier à bord du bateau de pêche de Roy (Jim Klock). Le pêcheur cache cependant un bien sombre secret...

Un film lorgnant fortement sur Dangerous Animals (2025, avec son Jai Courtney en tueur en série fasciné par les requins et utilisant ceux-ci pour dévorer ses victimes), mais en y ajoutant une vague histoire de vengeance à la Moby Dick, amenée en voix off dans une introduction-montage ronflante et dans un épilogue-montage à la con.

On ne va pas se mentir : le film a clairement été financé sur la promesse d'une production peu coûteuse bourrée de stock shots et d'effets spéciaux immondes en IA, d'un crédit d'impôts généreux de la part de Malte, et d'Alice Eve en maillot avec décolleté plongeant.

Parce que c'est à peu près tout ce qu'il y a dans ce métrage. Si le mélange des genres film de requin tueur/film de serial killer a du potentiel, sur le papier, ici, tout est raté : la réalisation multiplie les plans en vue subjective, les ralentis dans l'action, les images d'archive et d'IA ; les acteurs sont très inégaux (Eric Michael Cole est inexistant à l'écran, la post-synchro en mer est, au mieux, médiocre) ; le ton fluctue entre semi-comédie et thriller super sérieux ; les personnages sont idiots ; et tout le final est risible au possible, avec Alice Eve qui bondit pour enfourcher un requin en IA et le poignarder, alors que le bateau est supposé être en pleine mer... mais qu'en arrière-plan, on voit clairement la côte à moins de 15 mètres.

C'est incompétent, souvent amateur, et clairement fainéant. À deux doigts d'une production Asylum.

1/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Black Box (2026)

Publié le 13 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, Thriller, Oktorrorfest, Halloween, Horreur, Science Fiction, Review, USA

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Black Box (2026) :  

Alors qu'il effectue son trajet entre Seattle et la Nouvelle-Orléans, le vol 298 est soudain pris dans une tempête sortie de nulle part, qui enveloppe l'appareil et provoque moults dysfonctionnements. Rapidement, l'équipage et les passagers (Tom Brittney, Holly White, Molly Belle Wright...) comprennent qu'ils sont désormais aux mains d'une force venue d'ailleurs...

Un film de science-fiction horrifique adapté d'un court-métrage de 2012, écrit par le scénariste des adaptations US de The Grudge (par ailleurs réalisateur d'Unfriended : Dark Web) et réalisé par le réalisateur de Destination Finale 5 (aussi réal de seconde équipe pour James Cameron), et qui décline un peu le classique gimmick de la boîte noire en mode "enlèvement par des extraterrestres".

Et c'est un peu là que le bât blesse, puisque si les premières 45 minutes du film fonctionnent à peu près, entre une intro en mode found footage, une mise en place bourrée de personnages archétypaux pas désagréables, car assez bien castés (même si l'interprétation est globalement assez inégale), un semblant de doute au niveau de la menace (Virus inconnu ? Horreur cosmique ? Hallucination collective ?) avec quelques moments inspirés de l'épisode de la Quatrième Dimension avec Shatner, on finit par retomber dans de l'enlèvement extraterrestre classique, avec un gros monstre tentaculaire numérique, des bestioles façon face-huggers, du Body Snatchers quelconque, et une dernière ligne droite plus énervée, mais paradoxalement beaucoup moins intéressante.

Je m'attendais à quelque chose de moins basique, je dois dire, donc j'ai plus ou moins décroché en cours de route.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - 28 ans plus tard : le temple des morts (2026)

Publié le 12 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Critiques éclair, Thriller, UK, USA, Review, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest

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28 ans plus tard : le temple des morts (28 Years Later : The Bone Temple - 2026) :

Intégré (de force) au groupe des Jimmies, dirigé par Sir Lord Jimmy Crystal (Jack O'Connell), Spike (Alfie Williams) accepte mal la violence de la bande, et les prétentions satanistes de son leader. Dans son ossuaire, le Dr Kelson (Ralph Fiennes) fait face à Samson (Chi Lewis-Parry), un Alpha parmi les infectés, et se persuade qu'il est en mesure de lui rendre son humanité par un mélange de psychotropes et d'opiacés...

Assez amusant de constater un certain retournement de veste de la part de nombreux critiques et fans qui avaient adoré le bordélique et très moyen 28 ans plus tard, et qui soudain, face à cette suite signée Nia DaCosta (Candyman, The Marvels), choisissent de minimiser le volet de Danny Boyle, pour crier ici au chef d'œuvre... et nul doute qu'ils feront de même quand viendra l'épisode 3.

En réalité, si formellement, le film de l'Américaine est tout ce qu'il y a de plus honorable, avec de jolies images çà et là, et des idées visuelles intéressantes, c'est sur le fond que ça fonctionne moins pour moi : une nouvelle fois scénarisé par Garland, le film continue sur les bases posées dans 28 ans plus tard, ce qui donne un résultat forcément très inégal.

D'un côté, on a tout un arc narratif centré sur le Dr Kelson, qui tente de dompter Samson, le zombie-alpha colossal, et de lui rendre un semblant d'humanité. Ça fonctionne, il y a là de beaux moments humains, des interactions intéressantes, et même si ce n'est qu'une grosse extension de Bub le zombie dans Day of the Dead de Romero, le rapport des deux personnages donne quelque chose d'assez intrigant.

Et de l'autre, on a la suite directe du premier film, avec l'intégration difficile de Spike au sein des Jimmies, groupe ultraviolent et sataniste qui lorgne énormément sur les Droogs d'Orange Mécanique. Pas beaucoup d'infectés à l'horizon, beaucoup de violence gratuite humaine, le scénario alterne les deux fils narratifs, qui finissent par se croiser et intéragir de manière assez grotesque, quand Kelson doit se faire passer pour le Diable au cours d'un karaoké sur fond d'Iron Maiden.

Ça résume à peu près mes problèmes avec le film : il y a du bon, du vraiment grotesque et too much, beaucoup de superflu, et quasiment pas de menace infectieuse... tout ça pour arriver à une scène finale ramenant Cillian Murphy pour le troisième volet.

Je ne sais pas trop : je n'ai pas détesté, c'est plus dynamique que le volet précédent et tant que ça reste centré sur Fiennes et son Alpha, c'est intéressant, mais le reste m'a laissé de marbre, malgré quelques moments déglingués.

3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Widow's Bay, saison 1 (2026)

Publié le 11 Octobre 2026 par Lurdo dans Apple, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, Thriller, USA

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Widow's Bay, saison 1 (2026) :

Sur la petite île de Widow's Bay, en Nouvelle-Angleterre, Tom Loftis (Matthew Rhys), le maire de la bourgade, se démène pour que sa communauté connaisse la prospérité, et devienne une attraction touristique digne de ses voisines plus célèbres. Seul problème : Widow's Bay est l'épicentre d'innombrables phénomènes paranormaux et menaçants, conséquences d'une malédiction qui frappe les lieux depuis l'époque coloniale. Avec sa fidèle assistante Patricia (Kate O'Flynn) et l'aide d'un marin bougon (Stephen Root), Loftis va alors tenter de percer à jour le mystère de cette malédiction ancestrale... quand bien même il n'y croit pas une seconde.

Une production Apple Tv en dix épisodes d'une trentaine de minutes, situés au croisement de Stephen King, de John Carpenter, et de Parks & Recreation (la showrunneuse était l'une des scénaristes de la sitcom de Daniels et Schur), pour un programme présenté comme une comédie horrifique, immédiatement encensée par la presse et les spectateurs, encore un de ces classiques instantanés du genre comme Apple Tv semble les attirer, multi-récompensée aux Emmys comme si c'était un chef d'œuvre télévisuel.

Alors qu'en réalité, si la série est ma foi fort sympathique et constitue un visionnage idéal en ces temps de citrouilles et de feuilles qui tombent, elle est aussi relativement inégale et assez déséquilibrée dans son mélange fantastique et comédie : la série est vendue comme une comédie horrifique, mais très honnêtement, on est plus dans du 30 % comédie, 70 % épouvante/horreur, quoi qu'en disent les ardents défenseurs du programme (qui t'expliquent que si tu n'as pas éclaté de rire à chaque scène, c'est que la série est trop subtile et intelligente pour toi).

Les premiers épisodes de la série posent ainsi les bases du show : des phénomènes sinistres qui se multiplient (une dame blanche, un hôtel hanté), une île qui se réveille, et des responsables municipaux pas très compétents (c'est là que l'on retrouve le côte Parks & Rec), en premier lieu desquels le Maire, couard, sceptique mais dévoué à sa municipalité.

Il faut cependant attendre le quatrième épisode, un quasi-épisode unitaire ressemblant fortement à un récit anthologique, pour percevoir le potentiel du programme : avec un épisode consacré à Patricia, l'assistance paumé et solitaire, embarquée dans l'organisation d'une soirée pour la communauté, Widow's Bay touche quelque chose d'intéressant, à défaut d'être particulièrement surprenant ou inédit.

Et puis, progressivement, après une parenthèse "le maire prend des champignons" pas très drôle, l'intrigue de fond se met en place et reprend le devant de la scène : la malédiction qui touche l'île, les raisons de cette malédiction, avec notamment un épisode flashback très premier degré se déroulant entièrement à l'époque coloniale, et mettant en scène Hamish Linklater en maire effrayant, et Betty Gilpin dans le rôle de sa nouvelle épouse fraîchement arrivée sur l'île.

À partir de là, la série trace sa route jusqu'au final, déroulant des menaces plus ou moins efficaces (la tempête est réussie, la menace posée par Linklater nettement moins), s'autorisant des digressions discutables (tout un épisode à nouveau centré sur Patricia confrontée à un ersatz de Jason Vorhees/Michael Myers, dans ce qui ressemble par moments presque à du Scary Movie), et se concluant de manière assez prévisible, par une fin semi-ouverte directement liée à l'un des éléments les moins probants de la série : la relation compliquée de Tom avec son fils adolescent rebelle.

Dans l'absolu, Widow's Bay est un programme agréable à suivre, et particulièrement approprié, par son atmosphère, à cette période automnale. Mais en tant que série comico-horrifique, elle reste un peu timide, hésitant à pousser plus loin les curseurs de l'épouvante et de l'humour (et quand elle le fait, ça donne un pastiche de slasher pas ultra-inspiré).

C'est probablement une histoire de curseurs à bien positionner, et nul doute qu'une saison 2 devrait être plus frontale et assumée : dans l'intervalle, Widow's Bay, c'est sympathique, sans plus.

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Evil Dead Burn (2026)

Publié le 10 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Critiques éclair, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, USA, France, Review, Thriller

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Evil Dead Burn (2026) :

À la mort de Will (George Pullar), son époux violent, Alice (Souheila Yacoub) arrive dans la demeure familiale de ce dernier, où elle retrouve sa belle-famille, avec laquelle elle ne s'entend guère : il y a là les parents de Will, Edgar (Errol Shand) et Susan (Tandi Wright), la grand-mère de Will, Polly (Maude Davey), le frère cadet de ce dernier, Joseph (Hunter Doohan), et la compagne de celui-ci, Thya (Luciane Buchanan), et tous cachent, à un degré ou un autre, des ressentiments ou des secrets. Joseph, notamment, a récemment retrouvé dans les archives familiales les notes de leur grand-père, un chercheur occulte, ainsi qu'une dague kandarienne... et cette découverte déchaîne alors sur Alice et sa belle-famille la colère des Deadites démoniaques.

Après Evil Dead Rise, nouvel épisode de la saga Evil Dead, confié à deux Français... qui nous font naturellement ici un film d'horreur à la française, à savoir brutal, sadique, assez poisseux et déplaisant, parfois à la limite du torture porn avec une héroïne qui souffre énormément, et en prime tout un propos sur la famille et une notion de catharsis pour un personnage maltraité et battu et qui se révèle dans la lutte contre le Mal.

Le tout avec un ton assez premier degré et une volonté de choquer çà et là, au travers de scènes volontairement provocantes et craspecs... Honnêtement, le résultat est assez loin de ce que je préfère dans la franchise Evil Dead, et je suis donc resté assez mitigé devant le produit fini, un peu comme je l'avais été devant Evil Dead Rise, le précédent volet.

Burn s'inscrit en effet pleinement dans la continuité du précédent, qui débutait par une longue première moitié assez sérieuse, frôlant presque l'elevated horror, avant de se décoincer dans sa dernière ligne droite, grâce à une violence décomplexée et à des actrices jouant le jeu à fond.

Ici, c'est globalement la même chose... sauf que tous les personnages (sauf l'héroïne) sont volontairement antipathiques, ce qui n'aide pas forcément à s'intéresser à cette famille peu attachante, et uniquement là pour se faire posséder et démembrer.

Formellement, c'est assez inégal là aussi : si quelques scènes sont plutôt travaillées et assez réussies (le plan séquence de la salle à manger, la caméra qui tourne en même temps qu'un deadite à mesure que celui-ci monte au plafond, quelques scènes durant l'incendie) et que tout le monde joue juste, il y a aussi un certain paquet de scories, à commencer par la photographie ultra-délavée, qui rend tout gris et terne à l'image, des moments de montage inutiles (quick cuts à la Edgar Wright, ralentis), des plans de caméra volante à la Raimi qui arrivent sans justification narrative, et un antagoniste final numérique assez bof, à mi-chemin entre le T1000 et la Momie...

Je ne sais pas trop qu'en penser, au final. Ce n'est pas forcément bien pire ou meilleur qu'Evil Dead Rise, mais je n'ai pas accroché à la proposition, et j'ai moins apprécié la distribution et le récit. Donc...

2.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - The Beehive (2023)

Publié le 9 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Halloween, Oktorrorfest, Review, Canada, Jeunesse

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The Beehive (2023) : 

Alors que des météores traversent chaque nuit le ciel canadien, Rosemary (Meadow Kingfisher), une fillette curieuse et aventureuse passionnée de nature, découvre une ruche étrange collée à un tronc. Une ruche qui, au fil des jours, grossit de plus en plus, alors que les phénomènes surnaturels se multiplient dans le pays...

Un film d'invasion extraterrestre canadien assez maladroit et approximatif, dont on devine le budget limité (les créatures sont peu probantes et constamment dissimulées à l'écran) et le manque d'expérience de la production (l'interprétation est très inégale, le script est relativement bancal et bourré de digressions et de facilités), au point que l'on se dit rapidement que le tout est proche du film indépendant communautaire, à la limite de l'amateur, tourné avec des acteurs locaux (pas mal d'autochtones du Canada), et dans des conditions peu favorables.

Honnêtement pas terrible, même si visuellement, ce n'est pas honteux.

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Cold Storage (2026)

Publié le 8 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest, Review, USA

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Cold Storage (2026) :

Près de 20 ans après qu'un fongus meurtrier tombé du ciel ait été stocké dans une base militaire reculée pour éviter toute contamination, cette base a été reconvertie en garde-meubles, où travaillent Teecake (Joe Keery) et Naomi (Georgina Campbell). Mais le champignon finit par s'échapper et commence à transformer les humains qu'il rencontre en créatures sanguinaires... ce qui oblige Robert Quinn (Liam Neeson), ex-militaire, à reprendre du service.

Une sorte de succédané de The Last of Us qui se veut rigolard, écrit par David Koepp à partir de son propre roman... un David Koepp malheureusement clairement en pilotage automatique, tant rien dans le métrage ne parvient à s'élever au-dessus de l'anecdotique.

Toute la mise en place est longuette et quelconque, le champignon ne passe vraiment à l'attaque qu'au bout de 50 minutes, les moments d'infection en effets numériques moches n'apportent rien, Liam Neeson fait acte de présence et pas beaucoup plus (en même temps, son personnage se bloque les reins dès qu'il tente de passer à l'action, et reste vautré par terre ensuite), les personnages secondaires sont sous-développés, et le duo principal n'est pas désagréable, mais ça s'arrête là.

Pas très drôle, pas très rythmé, pas très original : bof, en somme, même si la dernière demi-heure s'énerve un peu plus.

2.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Hokum (2026)

Publié le 7 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Fantastique, Review, Irlande, Thriller

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Hokum (2026) :

Auteur américain à succès en panne d'inspiration, Ohm Bauman (Adam Scott) décide de se rendre dans un hôtel irlandais où ses parents avaient passé leur lune de miel. Là, il croise le chemin de Fiona (Florence Ordesh), une employée, et de Jerry (David Wilmot), un habitant du coin porté sur l'alcool et les champignons hallucinogènes. Après un séjour à l'hôpital pour une tentative de suicide, Bauman revient à l'hôtel... mais Fiona a disparu, une disparition possiblement liée à la suite nuptiale de l'hôtel, réputée hantée par une sorcière maléfique.

Damian McCarthy, le réalisateur de Caveat et d'Oddity, remet le couvert, avec un film de fantômes très bien accueilli par la presse et le Web, au point de voir instantanément ce Hokum propulsé parmi le top 3 des films d'horreur 2026 de plusieurs publications et de nombreux internautes... mais très honnêtement, c'est dans la droite lignée des œuvres précédentes du bonhomme, notamment dans leurs défauts.

Les films de McCarthy ont en effet des qualités certaines (ambiance pesante, interprétation, mise en scène, idées intéressants), mais aussi des défauts récurrents, sur lesquels, bizarrement, bon nombre de critiques semblent fermer les yeux : rythme bancal, structure maladroite, flashbacks inutiles, caractérisation agressive/peu naturelle, et scénario parfois trop classique pour son propre bien.

Ici... c'est exactement la même chose. À nouveau, le cadre, la photographie, l'atmosphère pesante de cet hôtel irlandais sont très réussis, le personnage lapin est frappant, et une fois que Bauman descend dans les tunnels, le film passe un cap... mais le problème, c'est qu'il faut arriver à ce moment.

Avant cela, on a une petite heure de métrage assez plate, avec des personnages inutilement cassants et antipathiques (le patron de l'hôtel qui fait une bèvre apparition, Bauman lui-même à la limite de la sociopathie et qui brûle la main d'un employé pour que ce dernier le laisse tranquille), une introduction inutile sur le conquistador du livre de Bauman, des flashbacks pas très probants, et une grosse place laissée à un meurtrier qui tente de dissimuler ses traces.

À ce titre, tout le climax du film ne fonctionne qu'à moitié, manquant de concision et de punch, mais proposant aussi quelques moments très réussis.

Bilan très mitigé, pour moi, exactement comme pour les films précédents du réalisateur, et donc exactement la même note. Et puis honnêtement, tout le côté "métaphore de la culpabilité du personnage principal, blablabla", ras-le-bol.

3/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Exit 8 (2025)

Publié le 6 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Review, Japon, Horreur, Science Fiction, Fantastique, Thriller, Halloween, Oktorrorfest

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Exit 8 (2025) :

Asthmatique, un homme japonais (Kazunari Ninomiya) prend le métro pour rejoindre sa compagne, qui vient de lui annoncer qu'elle est enceinte. Mais rapidement, encore bouleversé par la nouvelle, il réalise qu'il est pris au piège dans une boucle surnaturelle, et que pour atteindre la sortie 8, il doit obéir à des règles étranges, qui lui imposent de traverser encore et encore le même couloir de métro à la recherche d'anomalies visuelles...

Adaptation japonaise du jeu du même nom, Exit 8 assume totalement sa nature vidéoludique, et ce dès ses premières images, puisque le film s'ouvre en vue subjective, avant de basculer à la troisième personne pour le reste du métrage.

Et franchement, même sans avoir joué au jeu, on se retrouve ici devant un récit efficace, direct et assez court (90 minutes environ - plus long, le film aurait commencé à être redondant), qui exploite bien le gimmick du jeu, sait ménager ses effets, et s'avère plutôt maîtrisé, avec notamment un changement de protagoniste/de point de vue en cours de route, qui permet d'éviter la monotonie.

Après, Exit 8 est, de par sa nature, forcément répétitif, et plutôt léger, narrativement parlant, d'autant que tout le propos, en filigrane, sur la routine du quotidien, mais aussi sur la paternité et la responsabilité, ne sont pas suffisamment développés pour convaincre.

Reste que le film est tout de même assez réussi et ludique.

4/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Obsession (2026)

Publié le 5 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, USA, Review, Romance

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Obsession (2026) :

Timide et hésitant, Bear (Michael Johnston) n'a jamais avoué à son amie Nikki (Inde Navarrette) qu'il éprouvait des sentiments à son égard. Un jour, alors qu'il vient de perdre son chat, Bear passe par une boutique new age et achète une breloque sensée exaucer un souhait : il souhaite que Nikki l'aime plus que tout au monde, et aussitôt, ce souhait se réalise. Mais rapidement, l'amour de la jeune femme tourne à l'obsession et à la possessivité, et la situation dégénère...

Encore une fois, un peu comme avec Backrooms, voici "le film d'horreur de l'année", encensé par la critique et les spectateurs (le précédent était chez A24, celui-ci a failli l'être aussi, mais a fini distribué par Blumhouse), et encore une fois... j'ai trouvé ça très moyen.

Il faut dire que pour l'essentiel de sa durée, Obsession n'est guère plus qu'un épisode des Contes de la Crypte qui se prendrait un peu trop au sérieux. Parce qu'au final, cette relation toxique entre un mec introverti et pathétique, limite incel, et sa copine bipolaire ultra-jalouse, codépendante et possessive, aurait pu être un thriller tout ce qu'il y a de plus classique, sans l'argument fantastique du souhait façon Patte de singe.

Mais le scénariste/réalisateur a donc ajouté cette touche de fantastique, avec suffisamment de zones d'ombre sur les mécanismes exacts du souhait (la hotline, le côté maléfique/malveillant/inhumain de la Nikki 2.0 à deux doigts de la possession, la boutique où tout le monde semble au courant du produit qui exauce un souhait) pour que Reddit se fasse un plaisir de débattre encore et encore du pourquoi et du comment ("preuve du génie incontestable du métrage"), sans pour autant vraiment bien la doser. 

Dès la première partie du film, dès la première nuit du souhait, Nikki a ainsi des réactions bipolaires et WTF (d'ailleurs, tout ce qui tourne autour du chat est très discutable), s'excuse immédiatement, et ce schéma se répète encore et encore, de manière assez mécanique, pendant le reste du métrage. Là où d'autres parlent de "malaise profond" ressenti en salles, de "terreur", j'ai plutôt ressenti de l'agacement et de la lassitude, d'autant que les quelques moments de vraie tension sont globalement prévisibles.

Après, je reconnais que c'est bien interprété par Navarrette, et que formellement parlant, c'est plutôt maîtrisé pour ce qui est un premier film au budget limité. Mais entre les personnages secondaires fonctions, les éléments superflus, et la forme répétitive du script, je n'ai pas trouvé le tout très probant, à quelques moments près.

3/6

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