Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Après sa saison 1 sympatoche, sans plus, et très influencée par ce qui s'était fait dans le genre de la workplace comedy, du mockumentaire télévisuel et des sitcoms médicales, SDM revient pour une nouvelle saison de 18 épisodes, toujours chapeautée par Justin Spitzer, une deuxième saison qui... reste sympathique, sans plus.
St. Denis Medical, saison 2 (2025) :
L'équipe du St. Denis Regional Medical Center continue de se battre au quotidien pour la santé de ses patients, alors même que Joyce (Wendi McLendon-Covey) poursuit son projet d'ouvrir une maison de naissance au sein de l'hôpital...
Difficile de trouver grand chose à dire sur la série, en fait, tant ses mécaniques sont bien huilées.
Ici, un peu d'absurde, là, une Joyce qui cabotine et fait des conneries en mode Michael Scott, ailleurs du shipping impossible qui finit par se concrétiser entre Serena et Matt, sans oublier des cas médicaux excentriques... il y a un peu d'évolution au niveau des personnages et de leur caractère (Bruce, notamment, qui réalise, à l'occasion d'une offre de recrutement par un hôpital rival, qu'il n'est un médecin-star qu'à St. Denis, et qui, en parallèle, développe une autre facette de sa personnalité, moins arrogante et plus protectrice envers ses collègues), et le tout se déroule tranquillement, jusqu'à une fin de saison plus sérieuse et sincère, lorsque ce bon vieux Ron découvre qu'il a un problème cardiaque nécessitant une opération urgente.
La série joue alors la carte de l'émotion, mais pas de chance pour elle, c'est tombé exactement en même temps que la maladie du Dr Cox dans le revival de Scrubs, sans en avoir forcément la même charge émotionnelle.
M'enfin bref. La saison 2 de SDM se regarde tranquillement, mais à l'instar de la première année, ça s'arrête là. Enfin, non, ça continue, puisque le programme a été renouvelé pour une saison 3... même si très honnêtement, j'aurais préféré que Stumble ait droit à ce renouvellement plutôt que SDM, qui me laisse souvent indifférent.
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Rétrospectivement, le succès de The Office a fait beaucoup de mal au monde de la sitcom américaine. Depuis, les chaînes américaines n'ont plus d'inspiration, et chaque saison, elles tentent de décliner la même recette, adaptée à une profession ou à une autre : du mockumentaire, de la workplace comedy, de la workplace comedy mockumentaire...
Beaucoup d'appelés, peu d'élus... mais parfois, la formule fonctionne toujours.
Stumble, saison 1 (2025) :
Ex-coach championne de cheerleading trahie par son bras droit (Kristin Chenoweth), Courteney Potter (Jenn Lyon) est bien décidée à reconquérir son titre en menant l'équipe de cheer de la petite ville d'Heådltston, Oklahoma, jusqu'à la finale du championnat national de Daytona. Mais l'équipe en question est inexistante, et pour la composer, Courtney doit se rabattre sur une bande de bras-cassés peu convaincants (Anissa Borrego, Jarrett Austin Brown, Arianna Davis, Taylor Dunbar, Georgie Murphy, Ryan Pinkston...).
Alors là, une vraie bonne surprise, avec cette sitcom mockumentaire se plaçant au croisement de Bring it on et de Belles à mourir.
Au programme, des personnages tous plus barrés les uns que les autres (ça va de la caractérisation globale - un vieux trentenaire bedonnant, une narcoleptique, une kleptomane, un footballeur arrogant, une sdf, une influenceuse blessée, etc, etc, etc - au nom de certains personnages - souvent des jeux de mots à la con bardés d'Umlauts et de caractères spéciaux - en passant par l'interprétation décomplexée de chacun), des chorégraphies qui font leur petit effet, un univers nonsensique bourré de détails débilissimes (l'usine de bonbons dirigée par un Willy Wonka-bis ancien nazi, la ville qui n'a ni queue ni tête), et surtout une production qui semble vraiment s'amuser, plaçant de nombreuses microblagues ici ou là, dans les cartons titres de certaines scènes, ou dans la mise en scène (avec Chenoweth qui est systématiquement hors cadre tant elle est petite).
Mais là où la série a vraiment su me convaincre, c'est dans son côté sincère. Malgré la folie ambiante, les péripéties improbables, les gags absurdes, on s'attache vraiment au couple formé par Potter, son mari (Taran Killam en coach de l'équipe de football ayant été mis sur le banc de touche dans sa jeunesse suite à un « accident de football »), et celle qui devient leur fille de substitution, Sally (Georgie Murphy) - une sorte de Cosette cheerleader qui n'a aucune conscience de sa vie misérable.
Bref, 13 épisodes d'un sports movie décalé, drôle, qui a malheureusement été annulé au terme de sa première saison... Dommage.
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Spin-off de The Office par le créateur de la série originelle (et par le mari d'Ellie Kemper), pour NBC/Peacock, The Paper a diffusé les 10 épisodes de sa première saison sur la plateforme de streaming début septembre dernier, avec des résultats un peu inégaux...
The Paper, saison 1 (2025) :
Le quotidien du Toledo Truth Teller, journal en pleine décomposition, tel que filmé par l'équipe documentaire qui avait chroniqué la vie des employés de Dunder Mifflin...
Il ne faut pas s'en étonner : après un remake australien récemment diffusé sur Amazon, et d'innombrables workplace comedies ayant repris les gimmicks et les tropes de The Office, NBC a décidé de reprendre en partie en main la franchise, et de produire un spin-off officiel... qui est en réalité uniquement liée à la série d'origine par la présence d'Oscar (Oscar Nunez), ex-comptable de Dunder Mifflin et désormais comptable du journal en perdition.
Du moins, en ce qui concerne le fond. Parce qu'au niveau de la forme, The Paper est dans la directe continuité de la série-mère : musique du générique, réalisation et écriture très similaires, ressorts narratifs familiers, et personnages assez classiques.
On a ainsi Ned (Domnall Gleeson), le nouveau rédac-chef idéaliste qui en pince pour Mare (Chelsea Frei), responsable de la mise en page, et qui, à mi-saison, se flanderise et passe progressivement de clown blanc à Michael Scott-bis, maladroit, caractériel et un peu idiot ; Barry (Duane Shepard), le journaliste vétéran et sénile ; Adelola (Gbemisola Ikumelo), comptable jeune et woke qui s'improvise journaliste ; Detrick (Melvin Gregg), commercial qui en pince pour Nicole Lee (Ramona Young) ; et quelques autres personnages membres de la rédaction (certains interprétés par les scénaristes de la série)...
Sans oublier Ken (Tim Key), l'un des cadres de l'entreprise de vente de papier à qui appartient le journal, un lèche-bottes corporate et incompétent... et last but not least, Esmeralda (Sabrina Impacciatore), l'antagoniste principale de tout ce petit monde, rédactrice en chef de la version numérique du journal, fan d'articles people et creux, de clickbait et de publirédactionnels.
Et c'est au niveau d'Esmeralda que ça passera ou cassera probablement pour de nombreux spectateurs. Parce qu'autant la majeure partie de la série s'avère sympathique, et dans la droite lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre d'une série de ce genre (même si les scénaristes ont fortement tendance à oublier d'apporter des conclusions à leurs intrigues hebdomadaires, laissant certains épisodes en flottement), autant Esmeralda est une caricature sur pattes, un cartoon vivant qui manigance, qui manipule et qui sabote par pur égocentrisme, par vanité et par mesquinerie.
Ce qui peut fonctionner dans une série où tout le monde est au diapason. Ce n'est pas vraiment le cas de The Paper, qui continue de tenter de mettre l'accent sur le shipping, sur l'émotion, et sur les valeurs du vrai journalisme, alors qu'à côté, on a Esmeralda qui complote comme le Coyote dans un Tex Avery. Et même lorsque les scénaristes tentent de rendre le personnage un peu pathétique et sympathique, c'est tellement forcé que ça ne fonctionne pas.
Du moins, sur moi. J'ai bien conscience que d'autres spectateurs adoreront probablement cette méchante italienne de soap qui en fait trois tonnes dans un environnement de travail "normal". En ce qui me concerne, le personnage est too much à mon goût, et ça m'a empêché de pleinement apprécier ce qui est de toute façon, au final, un spin-off honorable mais très loin de réinventer la roue.
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Sympathique mais un peu foutraque, la première saison de Twisted Metal, série Peacock adaptée des jeux vidéo du même nom, fonctionnait sur le capital sympathie de sa distribution, et sur un désir de coller à l'univers décomplexé et bourrin des jeux, malgré des limites de budget ou de ressources évidentes.
Pour sa saison 2, la série voit les choses en plus grand : deux épisodes de plus, un peu plus de budget à l'écran, et un tournoi opposant une bande de conducteurs tous plus déjantés les uns que les autres, pour une nouvelle fournée d'épisodes déglingués et très agréables à suivre...
Twisted Metal, saison 2 (2025) :
Alors que Quiet (Stephanie Beatriz) a rejoint un gang exclusivement féminin, John (Anthony Mackie) fait tout son possible pour échapper à Raven (Patty Guggenheim), qui tente de faire de lui son pilote dans un grand tournoi organisé par le malfaisant Calypso (Anthony Carrigan). Car Calypso promet au gagnant d'exaucer son souhait, quel qu'il soit. De quoi attirer des compétiteurs venus de tous les horizons... y compris Sweet Tooth (Samoa Joe), Quiet et John, qui se retrouvent alors que commencent les affrontements.
Une saison 2 que j'ai préférée à la saison 1, et pour une simple et bonne raison : la structure de tournoi sur laquelle la saison repose donne au programme une direction, une énergie et une dynamique particulièrement agréables.
C'est bien simple, une fois que la série boucle les éléments narratifs de la saison 1, et que Quiet et John se retrouvent, le programme trouve un rythme de croisière assez efficace, alternant présentation de personnages excentriques et péripéties improbables, à mesure que se déroulent les différents rounds de la compétition.
Les responsables du casting, soit dit en passant, ont bien fait leur travail : tous les nouveaux arrivants sont amusants, de Mayhem (Saylor Bell Curda), l'adolescente rebelle et mythomane particulièrement attachante, à Axel (Michael James Shaw), un rôle qui aurait probablement été attribué à Terry Crews il y a dix ans, en passant par la nouvelle Raven (Madysinn de She-Hulk remplace Neve Campbell), Mr. Grimm (Richard de Klerk) et ses voix imaginaires, Vermin (Lisa Gilroy) l'exterminatrice d'insectes, ou encore Calypso, un Anthony Carrigan qui s'éclate et cabotine comme ce n'est pas permis...
La distribution fonctionne d'autant mieux que chaque personnage a droit à son développement et à ses moments un peu plus sincèreq, au milieu de toute cette folie ambiante. C'est un point fort du programme : oui, tous les personnages sont déglingués, des cartoons vivants embarqués dans une histoire pas très sérieuse, mais la relation Quiet/John reste crédible, le lien de ce dernier avec sa sœur perdue et retrouvée (Tiana Okoye) sonne juste, et la famille recomposée de John/Quiet et Mayhem est sympathique (tout en restant totalement absurde, cf les montages du dernier épisode).
À l'identique, Stu (Mike Mitchell) évolue, passant du sidekick de Sweet Tooth à son "fils" de substitution, s'affirmant de manière peu probante au contact de son compère Mike (Tahj Vaughans) et du nouvel ami de celui-ci, l'ex-cannibale Dave (Johnno Wilson).
Bref, pour faire simple, la saison est assez nerveuse, part parfois dans des directions inattendues (le passage par la case lycée et bal de promo, pas forcément indispensable mais pas désagréable pour autant), se montre plus spectaculaire et maîtrisée dans l'action, continue de flirter avec l'absurde et le n'importe quoi, et n'oublie jamais ses personnages en cours de route.
Tout au plus pourrais-je regretter le Minion final, tout droit sorti de Power Rangers plutôt qu'un véhicule blindé indestructible, et aurais-je préféré que la production ne ramène pas Stu aussi rapidement dans le final.
Mais bon, dans l'ensemble, Twisted Metal continue d'être une adaptation vidéoludique plus qu'honorable, et un divertissement estival tout à fait louable, pour peu qu'on adhère à l'ambiance générale et au ton excentrique du tout.
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Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Hysteria!, saison 1 (2024) :
Dans la petite ville américaine de Happy Hollow, en 1989, rien ne va plus. Alors même qu'un lycéen est retrouvé mort dans d'étranges circonstances, et que Tracy Whitehead (Anna Camp), la bigote de la ville, pointe une secte satanique du doigt, Dylan (Emjay Anthony), Jordy (Chiara Aurelia) et Spud (Kezii Curtis), trois lycéens en marge, décident de rendre populaire leur groupe de métal Dethkrunch en adoptant une image provocante et en jouant des clichés du genre. Mais rapidement, les phénomènes étranges se multiplient en ville, et pendant que le Shérif Dandridge (Bruce Campbell) mène l'enquête, l'opinion publique se polarise autour de Dethkrunch : d'un côté, les parents de plus en plus hostiles, de l'autre, les lycéens de la ville, fascinés par le groupe et son image sulfureuse...
Huit épisodes d'une heure pour cette seule et unique saison d'Hysteria!, une série pseudo-fantastique Peacock showrunnée par Matthew Scott Kane et coproduite par le frère de Mike Flanagan, une série qui s'inspire de la "panique satanique" ayant traversé les Eighties (mais lorgne aussi un peu sur Stranger Things, il faut bien l'avouer), pour présenter une petite ville en proie à des phénomènes paranormaux et à une peur contagieuse.
Le tout pour un résultat assez mitigé, je dois bien l'avouer : à mi-chemin entre le thriller fantastique, le teen show, la comédie et l'enquête policière, Hysteria est clairement une œuvre de fan. Fan du genre horrifique (avec un générique utilisant la police de caractère des films de Carpenter, des caméos de Jeffrey Combs et Barbara Crampton, Bruce Campbell excellent dans un rôle sérieux de shérif sceptique, des clins d'œil çà et là), fan de heavy-metal (la bande originale a dû coûter une fortune tant les classiques se succèdent), fan de plein d'autres choses (Nolan North en père de famille, Anna Camp en religieuse fanatique) : tout cela rend la série assez attachante dans son ensemble, prenant son élément thriller surnaturel au sérieux dans sa mise en images, sans se départir d'un sens de l'humour parfois noir, avec ses ados incapables, et ses éléments récurrents.
Mais Hysteria commet aussi des erreurs qui ne pardonnent pas, et qui tirent le résultat final vers le bas. À commencer par son étalonnage numérique constant : pour donner du style à sa photographie, la série utilise un lissage numérique et une colorimétrie très particulière, qui baigne toutes ses images dans un contraste bleu/orange très appuyé. Et c'est moche.
Ensuite, le rythme de la série est très inégal : chaque épisode approche ou dépasse les 60 minutes, et les péripéties finissent par dépendre systématiquement des mauvais choix des personnages, des choix fréquemment uniquement là pour permettre de rallonger la sauce. Et puis il y a l'écriture dans son ensemble : une écriture très moderne (tous les personnages "want to be seen" et le répètent constamment, la série esquive volontairement tout racisme potentiel de ces années 80 fantasmées) et qui tente de ménager la chèvre et le choux en montrant explicitement à l'écran de multiples phénomènes surnaturels ou inexpliqués (Julie Bowen qui est tirée par les chevilles et projetée dans les airs par un démon, le séisme qui ouvre la saison, le éruptions cutanées sur tous les personnages adultes, etc), tous expliqués d'un "mais tout ça, c'était de l'hystérie collective dans la tête des personnes concernées" semi-convaincu... et même là, le show botte en touche avec une fin ouverte.
Et cette fin de saison peu satisfaisante, qui boucle tout de manière impeccable et offre une happy end à tout le monde (y compris aux antagonistes psychotiques, à l'exception de Garret Dillahunt, assez sous-exploité dans l'ensemble), frustre plus qu'autre chose, et affaiblit un peu trop la charge contre la religion et le propos de la saison.
Déjà que l'écriture et l'interprétation un peu caricaturale (j'aime bien Anna Camp, mais elle ne fait pas vraiment dans la subtilité et la demi-mesure, ici, dans un personnage dans la droite lignée de Sarah Newlin dans True Blood) n'aident pas trop à prendre tout ça vraiment au sérieux.
Dans l'ensemble, malgré ses problèmes de rythme et son ton particulier (le showrunner a travaillé sur American Horror Story, et ça se sent), et quand bien même la série s'essouffle clairement dans sa deuxième partie, alors que les ficelles de l'écriture s'épaississent et que le QI de tout le monde pique du nez, Hysteria se regarde sans trop de difficultés. Je ne suis pas forcément surpris de l'annulation, cela dit, cette saison se suffisant clairement à elle-même.
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
Qu'est-ce que l'on obtient lorsque l'on combine NBC, la chaîne des workplace comedies (The Office, Superstore, Parks & Rec), etc, et Justin Spitzer, scénariste sur Scrubs, The Office et créateur de Superstore ? 18 épisodes de St. Denis Medical, une workplace comedy dans le milieu hospitalier, et qui utilise toutes les formules et les archétypes du genre...
St. Denis Medical, saison 1 (2024) :
À son arrivée à St. Denis Medical, centre hopitalier dans l'Oregon, Matt (Mekki Leeper), jeune infirmier maladroit originaire d'une communauté religieuse repliée sur elle-même, découvre tous ses nouveaux collègues : Ron (David Alan Grier), vétéran urgentiste ronchon, Bruce (Josh Lawson), chirurgien à l'égo surdimensionné, Alex (Allison Tolman), infirmière en chef consumée par son travail, Joyce (Wendi McLendon-Covey), directrice excentrique de l'hôpital, et la jolie Val (Kaliko Kauahi), infirmière administratrive à laquelle il n'est pas insensible...
La première chose qui saute aux yeux, lorsque l'on visionne cette saison 1 de SDM, c'est à quel point la formule habituelle de la workplace comedyNBC est ici appliquée : un format mockumentaire, une patronne à la Michael Scott, un vieux ronchon, un chirurgien arrogant et prétentieux, des patients excentriques, un jeune n00b qui découvre tout ça et qui s'éprend en secret d'une infirmière, une infirmière en chef surbookée et "normale"... on est en terrain très familier, et l'on comprend aussitôt pourquoi bon nombre de critiques US ont qualifié la série, à sa sortie, de "The Office dans un hôpital".
La comparaison aurait fonctionné aussi avec Superstore, dont on retrouve plusieurs acteurs au fil de la saison, et un peu avec Scrubs... mais la différence entre SDM et un show comme Scrubs (ou Green Wing, pour parler de sitcom médicale à l'anglaise), c'est que SDM est plus sage, et se coule vraiment dans le moule formaté des comédies de bureau américaines.
C'est un peu le problème du show, d'ailleurs : la série se repose beaucoup sur les excentricités de Joyce (parfois épuisantes), sur le will they/won't they de Matt et Val (très classique), sur les ronchonnements de Ron, et sur Alex, constamment débordée et négligeant sa vie de famille. Ce qui est une formule éprouvée (peut-être même trop), avec des acteurs solides qui portent le show sur leurs épaules et tiennent bien leur rôle... mais ça s'arrête là.
La série conserve un bon fond, refuse de vraiment se moquer du monde médical, et ça se regarde très facilement : on peut donc dire qu'en tant que première saison d'une sitcom de bureau, SDM fonctionne, mais ne fait pas d'étincelles.
C'est solide, c'est très classique (pour ne pas dire dérivatif) et c'est vaguement amusant : espérons que le programme trouvera une voix plus affirmée en saison 2, comme beaucoup de sitcoms de ce type, et saura se détacher un peu plus de ses influences.
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Après Reba (6 saisons, 2011-2007, sur la CW) et Malibu Country (une saison en 2012 sur ABC), Reba McEntire (l'autre légende féminine de la country outre-Atlantique, avec Dolly Parton) revient sur le petit écran, pour Happy's Place, une workplace comedyNBC en 18 épisodes, d'ores et déjà renouvelée.
Happy's Place, saison 1 (2024) :
Gérante du bar de feu son père Happy, Bobbie (Reba McEntire) supervise tranquillement son personnel : Steve (Pablo Castelblanco), le comptable latino flamboyant, Emmett (Rex Linn), le vieux cuistot ronchon, Gabby (Melissa Peterman), la barmaid excentrique et épuisante, et Takoda (Tokala Black Elk), l'homme à tout faire et serveur amérindien. Jusqu'au jour où elle rencontre Isabella (Belissa Escobedo), qui révèle rapidement qu'elle est sa demi-sœur, née d'une aventure de son père, et qui hérite donc d'une moitié de l'établissement...
Et honnêtement, on se retrouve ici avec quelque chose d'ultra-générique dans le genre. La distribution n'est pas désagréable, McEntire et Peterman ont toujours une excellente alchimie (depuis Reba) et ça a bon fond, mais on retombe dans une workplace comedy vraiment basique, avec des épisodes aux ressorts classiques, qui tentent fortement de concilier émotion et rires, à l'ancienne, sans totalement y parvenir.
Au programme, donc, du cabotinage, des caméos d'anciens de Reba (Steve Howey, Christopher Rich), beaucoup de messages sur l'acceptation et le pardon, une famille recomposée, des rires enregistrés, et des épisodes assez passe-partout, ici sur Gabby qui veut un enfant, sur Isabella qui découvre le bar et ce que l'on y fait, sur Isabella et Bobbie qui apprennent à se connaître, sur du shipping entre Bobbie et Emmett, etc, etc, etc, bref, une sitcom comfort food pour un certain public nostalgique de Reba, et une série un peu handicapée dans certains épisodes par une écriture assez abrasive d'Isabella (qui déboule comme un chien dans un jeu de quilles, commence à faire des changements dans le bar sans prévenir Bobbie, etc).
Mais dans l'ensemble, il n'y a vraiment pas grand chose à dire sur ce programme, un programme paradoxalement plus efficace du côté émotion que du côté humour, très balisé.
Je ne remettrai probablement pas le couvert en saison 2, par contre.
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## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
If You Were the Last (2023) :
Adam (Anthony Mackie) et Jane (Zoë Chao), deux astronautes, sont à la dérive dans leur navette, en panne de navigation et de communications. Après plusieurs années dans cette situation malgré tout assez confortable, ils commencent enfin à envisager de se rapprocher physiquement, mais des doutes subsistent... d'autant qu'ils sont tous deux mariés à des conjoints restés sur Terre (Natalie Morales, Geoff Stults).
Une comédie romantique de science-fiction plutôt charmante, sacrifiée sur Peacock juste avant Halloween 2023, avec une esthétique très particulière qui frôle parfois l'excentrique et le maniéré à la Gondry ou à la Wes Anderson (les extérieurs spatiaux sont en papier et carton, les intérieurs sont décorés de façon rétro, l'ensemble du film conserve toujours une esthétique Lo-fi), et un couple principal excellent, à l'alchimie indéniable.
Alors, certes, c'est prévisible, ça a un petit coup de mou quand le film revient sur Terre dans sa dernière ligne droite, et le ton ne plaira pas à tout le monde, mais j'ai plutôt apprécié.
4.25/6
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