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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

Les bilans de Lurdo - Scrubs, saison 10 (2026)

Publié le 16 Mai 2026 par Lurdo in Comédie, Critiques éclair, Romance, Les bilans de Lurdo, Télévision, Sitcom, ABC, Hulu, Review, USA

16 ans après la fin officielle de la série au terme de sa neuvième saison (elle-même déjà un semi spin-off, la majorité du cast habituel en étant absente), Bill Lawrence revient (peu ou prou) aux commandes de Scrubs avec la distribution originale et une nouvelle showrunneuse (ex-actrice/scénariste/productrice sur la série originale), pour 9 épisodes d'une vingtaine de minutes, diffusés sur ABC depuis le mois de février.

Scrubs, saison 10 (2026) :

Désormais médecin privé pour de riches clients, JD (Zach Braff) renoue brièvement avec le personnel de Sacred Heart à l'occasion d'une visite : son ex-femme Elliot (Sarah Chalke), son meilleur ami Turk (Donald Faison), chirurgien en burnout, Carla (Judy Reyes), son épouse infirmière, et le Dr Cox (John C. McGinley), toujours à la tête du service Médecine. Mais Cox lui avoue être dépassé par la nouvelle génération d'internes et par le politiquement correct qui lui est imposé par les RH, et lui propose de revenir travailler à Sacred Heart... en remplaçant Cox à son poste.

On prend les mêmes et on recommence, donc (ou presque : certains des anciens de Scrubs ne sont plus, ou alors n'apparaissent que le temps d'un caméo), pour une saison 10 somme toute très... fidèle à elle-même et à ce que la série était devenue au fil du temps. Ce qui, selon le point de vue, est une bonne chose ou est un peu plus problématique.

On retrouve l'amitié de JD et Turk, la relation tendue avec Cox, Todd le gros lourd, la romance compliquée de JD et Elliot... le tout avec quelques années en plus, un peu de recul, mais toujours autant d'excentricité mêlée à des moments plus sérieux et sincères.

Et puis il y a tous ces nouveaux-venus, principalement une fournée de jeunes médecins un peu inégaux, et qui ont un peu de mal à être développés sur ces 9 épisodes, d'autant qu'en termes de sitcom médicale, il est compliqué de faire du neuf avec du vieux (y compris quand, en parallèle, est diffusée St. Denis Medical, qui exploite une partie des mêmes archétypes) : le Dr Park (Joel Kim Booster, qui rejoue la même partition que dans Loot) qui déteste JD, Danasha (Amanda Morrow), une jeune chirurgienne afroaméricaine, Amara (Layla Mohammadi), une jeune indienne un peu timide et coincée, le Dr Tosh (Ava Bunn), une influenceuse qui passe son temps sur les réseaux, le Dr Green (Jacob Dudman), anglais réservé, le Dr Lewis (David Gridley), interne séduisant et gay, l'infirmière Raymond (X Mayo, qui refait la même partition que dans Loot, là aussi), son collègue flamboyant, l'infirmier Dubois (Michael James Scott), sans oublier Sibby (Vanessa Bayer, qui rejoue toujours la même partition, elle aussi, avec perruques et mimiques sorties du SNL et de I Love That for You), responsable des RH...

Tout ce petit monde n'est pas désagréable, mais l'intérêt principal de ce revival est clairement dans le cast original, dans son évolution, sa maturité (enfin, ses tentatives de maturité), ses nouvelles responsabilités, et, vers la fin de la saison, le rapport de JD à la maladie et la mort quand il découvre que Cox est malade.

C'est là que ça coince un peu, en fait : tout au long de la saison, le spectateur attentif remarquera que la production de la série semble un peu brouillonne et approximative. Sous-intrigues un peu catapultées, erreurs de continuité, faux raccords, éclairage un peu inégal, post-synchro flagrante, écriture fluctuante en fonction des scénaristes... on se demande parfois si la production n'a pas été perturbée.

Et lorsqu'arrive le season finale, la série trébuche quelques instants : alors que l'objectif est clairement de rendre la maladie de Cox touchante et d'offrir une réflexion globale à la Scrubs, la série se répète un peu (l'épisode 8 et l'épisode 9 font double emploi), toutes les sous-intrigues trouvent une résolution catapultée (y compris le célibat de JD, qui rencontre et finit avec une femme parfaite pour lui - Rachel Bilson, totalement sous-développée), le Janitor fait un caméo éclair assez décevant, et tout se conclue de manière approximative.

Comme si les scénaristes n'avaient été informés du nombre d'épisodes de la saison qu'au dernier moment, ou que la production était tombée à court de budget en cours de route.

Cette saison 10 se finit donc sur une note décevante, alors qu'elle était très bien partie pour égaler certaines des saisons précédentes du show : rien de rédhibitoire, mais tout de même un peu frustrant, pour un revival ma foi assez sympathique et attachant, à défaut d'être vraiment indispensable.

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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