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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - Ted, saison 2 (2026)

Publié le 11 Avril 2026 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Sitcom, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Peacock, Critiques éclair, Fantastique

Deux ans (!) après la saison 1 de sa série, Seth MacFarlane revient donc avec huit petits épisodes d'une trentaine de minutes (!!) pour une seconde saison de Ted, sa sitcom Peacock adaptée de ses deux films avec Mark Wahlberg. 

La saison 1 ne m'ayant convaincu qu'à moitié (c'était du MacFarlane typique, dans ses qualités comme ses défauts, mais avec une retenue étrange par moments), voyons voir si cette saison 2 progresse dans un sens ou dans l'autre...

Ted, saison 2 (2026) :

Et à nouveau, une saison assez inégale, partagée entre éléments parodiques (un épisode vaguement amusant mais peu inspiré en mode Donjons et Dragons, une parodie assez bof de Orange is the New Black avec Susan en prison, une parodie du Lauréat avec Ted qui séduit une femme mariée), une tentative de faire quelque chose de plus sérieux et émouvant (souvent centrée sur Blaire - qui doit faire face à son père, ou encore qui tombe enceinte et doit avorter - mais pas que, puisqu'on a un épisode centré sur Susan qui se sent délaissée et se met à boire) et les ressorts habituels de l'écriture MacFarlane : de vagues idées de gag délayées pendant 30-45 secondes, de l'humour de stoner, des débuts de sketch de stand-up, et des moments qui ne font vraiment rire que MacFarlane (qui se deepfake notamment en un Bill Clinton vulgaire et hostile).

Pas grand chose de réellement mémorable, cela dit : le premier épisode (une histoire de téléphone rose qui dégénère en enquête policière parodique) se regarde, la parodie du Lauréat est amusante, la version Ted de Donjons et Dragons est inoffensive, l'épisode "romance et alcool" est assez déséquilibré, Ted et John qui s'essaient au théâtre ne va pas assez loin (préférant laisser de la place au Clinton deepfaké), tout l'épisode sur l'avortement de Blaire est très laborieux et rend Susan et Matty assez antipathiques, Susan en prison est très prévisible à tous les niveaux, et l'épisode final, qui voit Matty être victime d'une crise cardiaque obligeant le reste de la famille à produire pour lui un faux journal (d'abord papier puis tv) ultra conservateur pour le ménager et éviter une rechute, est amusant, sans plus.

C'est peut-être ça la conclusion de Ted, la série : au mieux, c'est ponctuellement amusant, sans plus, mais c'est trop inégal et déséquilibré pour vraiment convaincre.

Et visiblement, à en juger par les quelques instants de fin du dernier épisode, qui arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe, cette saison 2 devrait être la dernière du programme...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Les bilans de Lurdo - The Paper, saison 1 (2025)

Publié le 28 Décembre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Peacock, NBC, Télévision, Documentaire, Romance, Sitcom, USA

Spin-off de The Office par le créateur de la série originelle (et par le mari d'Ellie Kemper), pour NBC/Peacock, The Paper a diffusé les 10 épisodes de sa première saison sur la plateforme de streaming début septembre dernier, avec des résultats un peu inégaux...

The Paper, saison 1 (2025) :

Le quotidien du Toledo Truth Teller, journal en pleine décomposition, tel que filmé par l'équipe documentaire qui avait chroniqué la vie des employés de Dunder Mifflin...

Il ne faut pas s'en étonner : après un remake australien récemment diffusé sur Amazon, et d'innombrables workplace comedies ayant repris les gimmicks et les tropes de The Office, NBC a décidé de reprendre en partie en main la franchise, et de produire un spin-off officiel... qui est en réalité uniquement liée à la série d'origine par la présence d'Oscar (Oscar Nunez), ex-comptable de Dunder Mifflin et désormais comptable du journal en perdition.

Du moins, en ce qui concerne le fond. Parce qu'au niveau de la forme, The Paper est dans la directe continuité de la série-mère : musique du générique, réalisation et écriture très similaires, ressorts narratifs familiers, et personnages assez classiques.

On a ainsi Ned (Domnall Gleeson), le nouveau rédac-chef idéaliste qui en pince pour Mare (Chelsea Frei), responsable de la mise en page, et qui, à mi-saison, se flanderise et passe progressivement de clown blanc à Michael Scott-bis, maladroit, caractériel et un peu idiot ; Barry (Duane Shepard), le journaliste vétéran et sénile ; Adelola (Gbemisola Ikumelo), comptable jeune et woke qui s'improvise journaliste ; Detrick (Melvin Gregg), commercial qui en pince pour Nicole Lee (Ramona Young) ; et quelques autres personnages membres de la rédaction (certains interprétés par les scénaristes de la série)...

Sans oublier Ken (Tim Key), l'un des cadres de l'entreprise de vente de papier à qui appartient le journal, un lèche-bottes corporate et incompétent... et last but not least, Esmeralda (Sabrina Impacciatore), l'antagoniste principale de tout ce petit monde, rédactrice en chef de la version numérique du journal, fan d'articles people et creux, de clickbait et de publirédactionnels.

Et c'est au niveau d'Esmeralda que ça passera ou cassera probablement pour de nombreux spectateurs. Parce qu'autant la majeure partie de la série s'avère sympathique, et dans la droite lignée de ce à quoi l'on pouvait s'attendre d'une série de ce genre (même si les scénaristes ont fortement tendance à oublier d'apporter des conclusions à leurs intrigues hebdomadaires, laissant certains épisodes en flottement), autant Esmeralda est une caricature sur pattes, un cartoon vivant qui manigance, qui manipule et qui sabote par pur égocentrisme, par vanité et par mesquinerie.

Ce qui peut fonctionner dans une série où tout le monde est au diapason. Ce n'est pas vraiment le cas de The Paper, qui continue de tenter de mettre l'accent sur le shipping, sur l'émotion, et sur les valeurs du vrai journalisme, alors qu'à côté, on a Esmeralda qui complote comme le Coyote dans un Tex Avery. Et même lorsque les scénaristes tentent de rendre le personnage un peu pathétique et sympathique, c'est tellement forcé que ça ne fonctionne pas.

Du moins, sur moi. J'ai bien conscience que d'autres spectateurs adoreront probablement cette méchante italienne de soap qui en fait trois tonnes dans un environnement de travail "normal". En ce qui me concerne, le personnage est too much à mon goût, et ça m'a empêché de pleinement apprécier ce qui est de toute façon, au final, un spin-off honorable mais très loin de réinventer la roue.

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Les bilans de Lurdo - Twisted Metal, saison 2 (2025)

Publié le 9 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Science Fiction, Thriller, Review, USA, Peacock, NBC

Sympathique mais un peu foutraque, la première saison de Twisted Metal, série Peacock adaptée des jeux vidéo du même nom, fonctionnait sur le capital sympathie de sa distribution, et sur un désir de coller à l'univers décomplexé et bourrin des jeux, malgré des limites de budget ou de ressources évidentes.

Pour sa saison 2, la série voit les choses en plus grand : deux épisodes de plus, un peu plus de budget à l'écran, et un tournoi opposant une bande de conducteurs tous plus déjantés les uns que les autres, pour une nouvelle fournée d'épisodes déglingués et très agréables à suivre...

Twisted Metal, saison 2 (2025) :

Alors que Quiet (Stephanie Beatriz) a rejoint un gang exclusivement féminin, John (Anthony Mackie) fait tout son possible pour échapper à Raven (Patty Guggenheim), qui tente de faire de lui son pilote dans un grand tournoi organisé par le malfaisant Calypso (Anthony Carrigan). Car Calypso promet au gagnant d'exaucer son souhait, quel qu'il soit. De quoi attirer des compétiteurs venus de tous les horizons... y compris Sweet Tooth (Samoa Joe), Quiet et John, qui se retrouvent alors que commencent les affrontements. 

Une saison 2 que j'ai préférée à la saison 1, et pour une simple et bonne raison : la structure de tournoi sur laquelle la saison repose donne au programme une direction, une énergie et une dynamique particulièrement agréables.

C'est bien simple, une fois que la série boucle les éléments narratifs de la saison 1, et que Quiet et John se retrouvent, le programme trouve un rythme de croisière assez efficace, alternant présentation de personnages excentriques et péripéties improbables, à mesure que se déroulent les différents rounds de la compétition.

Les responsables du casting, soit dit en passant, ont bien fait leur travail : tous les nouveaux arrivants sont amusants, de Mayhem (Saylor Bell Curda), l'adolescente rebelle et mythomane particulièrement attachante, à Axel (Michael James Shaw), un rôle qui aurait probablement été attribué à Terry Crews il y a dix ans, en passant par la nouvelle Raven (Madysinn de She-Hulk remplace Neve Campbell), Mr. Grimm (Richard de Klerk) et ses voix imaginaires, Vermin (Lisa Gilroy) l'exterminatrice d'insectes, ou encore Calypso, un Anthony Carrigan qui s'éclate et cabotine comme ce n'est pas permis...

La distribution fonctionne d'autant mieux que chaque personnage a droit à son développement et à ses moments un peu plus sincèreq, au milieu de toute cette folie ambiante. C'est un point fort du programme : oui, tous les personnages sont déglingués, des cartoons vivants embarqués dans une histoire pas très sérieuse, mais la relation Quiet/John reste crédible, le lien de ce dernier avec sa sœur perdue et retrouvée (Tiana Okoye) sonne juste, et la famille recomposée de John/Quiet et Mayhem est sympathique (tout en restant totalement absurde, cf les montages du dernier épisode).

À l'identique, Stu (Mike Mitchell) évolue, passant du sidekick de Sweet Tooth à son "fils" de substitution, s'affirmant de manière peu probante au contact de son compère Mike (Tahj Vaughans) et du nouvel ami de celui-ci, l'ex-cannibale Dave (Johnno Wilson).

Bref, pour faire simple, la saison est assez nerveuse, part parfois dans des directions inattendues (le passage par la case lycée et bal de promo, pas forcément indispensable mais pas désagréable pour autant), se montre plus spectaculaire et maîtrisée dans l'action, continue de flirter avec l'absurde et le n'importe quoi, et n'oublie jamais ses personnages en cours de route.

Tout au plus pourrais-je regretter le Minion final, tout droit sorti de Power Rangers plutôt qu'un véhicule blindé indestructible, et aurais-je préféré que la production ne ramène pas Stu aussi rapidement dans le final.

Mais bon, dans l'ensemble, Twisted Metal continue d'être une adaptation vidéoludique plus qu'honorable, et un divertissement estival tout à fait louable, pour peu qu'on adhère à l'ambiance générale et au ton excentrique du tout.

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Hysteria!, saison 1 (2024)

Publié le 12 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Jeunesse, Religion, Fantastique, Horreur, Thriller, Oktorrorfest, Halloween, NBC, Peacock, Review, USA, Musique

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Hysteria!, saison 1 (2024) :

Dans la petite ville américaine de Happy Hollow, en 1989, rien ne va plus. Alors même qu'un lycéen est retrouvé mort dans d'étranges circonstances, et que Tracy Whitehead (Anna Camp), la bigote de la ville, pointe une secte satanique du doigt, Dylan (Emjay Anthony), Jordy (Chiara Aurelia) et Spud (Kezii Curtis), trois lycéens en marge, décident de rendre populaire leur groupe de métal Dethkrunch en adoptant une image provocante et en jouant des clichés du genre. Mais rapidement, les phénomènes étranges se multiplient en ville, et pendant que le Shérif Dandridge (Bruce Campbell) mène l'enquête, l'opinion publique se polarise autour de Dethkrunch : d'un côté, les parents de plus en plus hostiles, de l'autre, les lycéens de la ville, fascinés par le groupe et son image sulfureuse...

Huit épisodes d'une heure pour cette seule et unique saison d'Hysteria!, une série pseudo-fantastique Peacock showrunnée par Matthew Scott Kane et coproduite par le frère de Mike Flanagan, une série qui s'inspire de la "panique satanique" ayant traversé les Eighties (mais lorgne aussi un peu sur Stranger Things, il faut bien l'avouer), pour présenter une petite ville en proie à des phénomènes paranormaux et à une peur contagieuse.

Le tout pour un résultat assez mitigé, je dois bien l'avouer : à mi-chemin entre le thriller fantastique, le teen show, la comédie et l'enquête policière, Hysteria est clairement une œuvre de fan. Fan du genre horrifique (avec un générique utilisant la police de caractère des films de Carpenter, des caméos de Jeffrey Combs et Barbara Crampton, Bruce Campbell excellent dans un rôle sérieux de shérif sceptique, des clins d'œil çà et là), fan de heavy-metal (la bande originale a dû coûter une fortune tant les classiques se succèdent), fan de plein d'autres choses (Nolan North en père de famille, Anna Camp en religieuse fanatique) : tout cela rend la série assez attachante dans son ensemble, prenant son élément thriller surnaturel au sérieux dans sa mise en images, sans se départir d'un sens de l'humour parfois noir, avec ses ados incapables, et ses éléments récurrents.

Mais Hysteria commet aussi des erreurs qui ne pardonnent pas, et qui tirent le résultat final vers le bas. À commencer par son étalonnage numérique constant : pour donner du style à sa photographie, la série utilise un lissage numérique et une colorimétrie très particulière, qui baigne toutes ses images dans un contraste bleu/orange très appuyé. Et c'est moche.

Ensuite, le rythme de la série est très inégal : chaque épisode approche ou dépasse les 60 minutes, et les péripéties finissent par dépendre systématiquement des mauvais choix des personnages, des choix fréquemment uniquement là pour permettre de rallonger la sauce. Et puis il y a l'écriture dans son ensemble : une écriture très moderne (tous les personnages "want to be seen" et le répètent constamment, la série esquive volontairement tout racisme potentiel de ces années 80 fantasmées) et qui tente de ménager la chèvre et le choux en montrant explicitement à l'écran de multiples phénomènes surnaturels ou inexpliqués (Julie Bowen qui est tirée par les chevilles et projetée dans les airs par un démon, le séisme qui ouvre la saison, le éruptions cutanées sur tous les personnages adultes, etc), tous expliqués d'un "mais tout ça, c'était de l'hystérie collective dans la tête des personnes concernées" semi-convaincu... et même là, le show botte en touche avec une fin ouverte.

Et cette fin de saison peu satisfaisante, qui boucle tout de manière impeccable et offre une happy end à tout le monde (y compris aux antagonistes psychotiques, à l'exception de Garret Dillahunt, assez sous-exploité dans l'ensemble), frustre plus qu'autre chose, et affaiblit un peu trop la charge contre la religion et le propos de la saison.

Déjà que l'écriture et l'interprétation un peu caricaturale (j'aime bien Anna Camp, mais elle ne fait pas vraiment dans la subtilité et la demi-mesure, ici, dans un personnage dans la droite lignée de Sarah Newlin dans True Blood) n'aident pas trop à prendre tout ça vraiment au sérieux.

Dans l'ensemble, malgré ses problèmes de rythme et son ton particulier (le showrunner a travaillé sur American Horror Story, et ça se sent), et quand bien même la série s'essouffle clairement dans sa deuxième partie, alors que les ficelles de l'écriture s'épaississent et que le QI de tout le monde pique du nez, Hysteria se regarde sans trop de difficultés. Je ne suis pas forcément surpris de l'annulation, cela dit, cette saison se suffisant clairement à elle-même.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Critique éclair #189 - The Killer (2024)

Publié le 15 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Critiques éclair, Thriller, USA, France, Review, Peacock, Policier

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Killer (2024) :

Tueuse à gages, Zee (Nathalie Emmanuel) est involontairement responsable, lors d'une mission dans un night-club, de l'aveuglement d'une jeune chanteuse, Jenn (Diana Silvers). Sey (Omar Sy), policier parisien, enquête justement sur ce meurtre, et sur ses liens avec un trafic d'héroïne colossal que ses supérieurs veulent enterrer. Les chemins de la tueuse et du policier vont alors se croiser autour de Jenn, dans une alliance improbable...

Remake par John Woo de son film de 1989, après 35 ans de development hell, de nombreux changements de réalisateur, d'acteurs, de scénaristes, etc, pour aboutir à un métrage sorti exclusivement sur la plateforme Peacock aux USA, et qui ne convainc guère.

Je ne vais même pas comparer à l'original, dont je n'ai aucun souvenir depuis son unique visionnage il y a des décennies, mais ici, la mayonnaise ne prend pas, tant le film est à mi-chemin entre clichés assumés et DTV assez plat.

Déjà, en plaçant l'action à Paris, Woo recrute tous les acteurs francophones vaguement connus à l'international, mais pas trop chers : outre Omar Sy, qui fait de son mieux dans un rôle plein d'action, mais ne semble à l'aise que vers la fin du film (quand il peut utiliser sa carrure et sa taille pour balancer ses adversaires à droite et à gauche), on a Tcheky Karyo, Eric Cantona et Said Taghmaoui qui déboulent tous dans le métrage (ne manquait que Lambert Wilson).

Un métrage qui semble gêné aux entournures par le style habituel de Woo, du moins pendant sa première heure, jusqu'à ce que ses deux personnages principaux interagissent enfin : symbolique lourdingue désormais presque périmée, ralentis, colombes, illustration musicale datée et très particulière...

Niveau formel, on peut noter des dialogues pas très naturels, beaucoup de split-screens pour les flashbacks, des décors cheapouilles (le cimetière de pacotille dans lequel se déroule la première partie de l'affrontement final) et une Nathalie Emmanuel (qui remplace Lupita Nyong'o dans le rôle titre) un peu transparente, pas aidée par des personnages sous-développés à tous les niveaux.

Alors ça se regarde, et tout le monde semble investi dans le projet, mais c'est loin (très loin) d'être exceptionnel, et de justifier son existence.

2.5/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #104 - QUINZAINE SAINT VALENTIN - If You Were the Last (2023)

Publié le 12 Février 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Science Fiction, USA, St Valentin, NBC, Review, Peacock

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

If You Were the Last (2023) :

Adam (Anthony Mackie) et Jane (Zoë Chao), deux astronautes, sont à la dérive dans leur navette, en panne de navigation et de communications. Après plusieurs années dans cette situation malgré tout assez confortable, ils commencent enfin à envisager de se rapprocher physiquement, mais des doutes subsistent... d'autant qu'ils sont tous deux mariés à des conjoints restés sur Terre (Natalie Morales, Geoff Stults).

Une comédie romantique de science-fiction plutôt charmante, sacrifiée sur Peacock juste avant Halloween 2023, avec une esthétique très particulière qui frôle parfois l'excentrique et le maniéré à la Gondry ou à la Wes Anderson (les extérieurs spatiaux sont en papier et carton, les intérieurs sont décorés de façon rétro, l'ensemble du film conserve toujours une esthétique Lo-fi), et un couple principal excellent, à l'alchimie indéniable.

Alors, certes, c'est prévisible, ça a un petit coup de mou quand le film revient sur Terre dans sa dernière ligne droite, et le ton ne plaira pas à tout le monde, mais j'ai plutôt apprécié.

4.25/6 

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