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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

horreur

Critique éclair #261 - Pirouette fatale (2026)

Publié le 7 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Action, USA, Netflix, Review, UK, Horreur

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Pirouette fatale (Pretty Lethal - 2026) :

Un groupe de ballerines américaines (Lana Condor, Iris Apatow, Millicent Simmonds, Avantika, Maddie Ziegler) et leur coach (Lydia Leonard) se rendant à une compétition en Hongrie tombent en pannent au milieu de nulle part, et sont contraintes de se réfugier au Teremok Inn, une auberge louche gérée par Devora Kasimer (Uma Thurman), ex-danseuse étoile désormais associée à la pègre hongroise. Rapidement, la situation dégénère alors, et les danseuses n'ont d'autre choix que de se défendre contre tous les criminels assoiffés de sang qui fréquentent l'établissement....

Un thriller d'action anglo-américain proposé par Amazon, qui commence un peu comme un film d'horreur à la Hostel, lorgne fortement sur Green Room, mais ne se prend jamais au sérieux, et reste fermement dans le camp de la comédie, avec des personnages de mafieux incompétents, une Uma Thurman qui cabotine, et une illustration musicale décalée, notamment de la dance music des 90s. 

Comme le tout est totalement implausible et assume cet état de fait, le film s'avère assez sympatoche, principalement sur la force de sa distribution (les ballerines sont excellentes, y compris les actrices les moins connues), de son action assez brutale, et de son énergie globale.

Ce n'est pas parfait, loin de là (je dois dire que l'éclairage aux néons ultra-contrastés, j'en ai un peu ma claque), mais une fois que le film démarre vraiment, c'est assez amusant à suivre.

Un petit 3.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Talamasca : l'ordre secret, saison 1 (2025)

Publié le 3 Mai 2026 par Lurdo dans Thriller, Les bilans de Lurdo, Télévision, USA, AMC, Fantastique, Horreur, Walpurgis, Critiques éclair

Adaptation très libre du concept de Talamasca introduit dans les romans d'Anne Rice, Talamasca : l'ordre secret arrive sur AMC avec une saison de seulement six épisodes de 45-50 minutes, écrite et chapeautée par John Lee Hancock, réalisateur et scénariste, notamment de deux films de Clint Eastwood, mais aussi script doctor et plume à l'origine de nombreux films très oubliables.

De quoi se méfier de ce programme vendu comme un mélange de série d'espionnage et de surnaturel, et troisième production AMC couvrant l'univers d'Anne Rice, après un Interview with the Vampire très réussi, et un Sorcières de Mayfair vraiment peu convaincant...

Talamasca : l'ordre secret, saison 1 (Talamasca : The Secret Order - 2025) :

Guy (Nicholas Denton), doué de dons de télépathie, découvre un jour l'existence de la Talamasca, une organisation secrète ayant pour mission de surveiller les menaces surnaturelles qui entourent, dans l'ombre, l'humanité : sorcières, vampires, démons, esprits, etc. Il apprend bien vite, de la bouche d'Helen (Elizabeth McGovern), responsable de la branche new-yorkaise, qu'il est lui-même le produit de cette organisation, et qu'il doit retrouver un objet unique, dit "752", contenant tous les secrets de la Talamasca, avant que le 752, disparu à Londres, ne tombe entre des mains malveillantes...

Le problème, lorsque l'on tente de faire une série d'espionnage, c'est qu'il faut réussir à créer un suspense, une tension narrative, motivée par les secrets, les menaces et les rebondissements inattendus.

Talamasca est dépourvu de tout cela. Pendant six épisodes, Guy (qui évoque beaucoup Eddie Redmayne, mais sans l'excentricité et les choix d'interprétation inattendus) tente de remplir sa mission pour le Talamasca sans jamais paraître particulièrement impliqué, plus intéressé par la recherche de sa mère disparue (une sous-intrigue en filigrane laissée en suspens) que par son nouvel employeur et sa mission.

On se retrouve donc avec un protagoniste débutant, pas très doué (dans le final, il se fait interroger par la police, et se fait prendre au piège par des questions inattendues... car jamais il n'envisage d'utiliser son don de télépathie), et même assez antipathique, qui se rapproche de Doris, une "sorcière" pas très charismatique non plus, et est traqué à la fois par les sbires du vampire Jasper (excellent William Fitchner, probablement l'un des points positifs de la série), et par un duo d'enquêteurs de la police (là aussi, une sous-intrigue totalement plate et insipide, digne d'un procedural générique).

Le tout en étant vaguement surveillé de loin par Helen et son sourire mystérieux (qui cherche sa sœur jumelle), et par son officier traitant du MI5 (une jolie espionne aux perruques ridicules, et qui semble sortie d'Alias).

Tout est mou, les filatures s'enchaînent sans rythme ni énergie, les personnages sont globalement fades et cliché, les rebondissements n'en sont pas vraiment, les caméos (de Bogosian, qui reprend son personnage d'Interview with the vampire, et de Jason Schwartzman, en vampire maniéré) sont anecdotiques, bref, pour un programme de 6 épisodes à peine, c'est affreusement plat, et assez laborieux à terminer.

On aurait pu avoir une série ludique, intéressante et dans la droite lignée d'un Poltergeist : The Legacy - un mélange d'épisodes unitaires sur l'organisation qui fait face à des menaces surnaturelles, et des épisodes "mythologiques" sur le 752 et la recherche de sa mère par Guy, avec de multiples occasions de développer les personnages et leurs relations. Mais non, c'est fini, le temps des séries de ce type, avec des saisons de 13 à 22 épisodes.

Désormais, on est dans l'ère du contenu pour plateforme de streaming qui tente de singer de la prestige tv sans en avoir le budget : 6 épisodes, petit budget, beaucoup de promesses, mais pas le temps de rendre les personnages attachants et intéressants, pas le temps d'approfondir... Énorme bof, en somme.

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Critique éclair #260 - SEMAINE WALPURGIS - Frankenstein (2025)

Publié le 2 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Drame, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Romance, Review, USA, Mexique, Netflix, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Frankenstein (2025) :

Retrouvé à l'agonie dans les étendues glacées du Pôle Nord, le Baron Victor Frankenstein (Oscar Isaac) raconte alors comment, dans son arrogance, il a décidé de créer un être vivant (Jacob Elordi) à partir de morceaux de cadavres, et comment celui-ci a échappé à son contrôle pour ensuite le traquer jusqu'aux confins de la planète...

Guillermo Del Toro continue sa collaboration avec Netflix, après ses séries prenant place dans l'univers de Trollhunters, son Cabinet de curiosités anthologique très inégal, et son Pinocchio plus qu'honorable. Ici, il nous propose donc une nouvelle adaptation de Frankenstein dans la droite lignée de son Crimson Peak (loin d'être le Del Toro que je préfère, honnêtement)... et si dès les premières images, on sent qu'on est un bon cran au-dessus du tout-venant des productions Netflix (il y a un vrai travail visuel, la direction artistique est ambitieuse, les décors sont spectaculaires - malgré un étalonnage et une colorimétrie numériques décevants, avec ce bon vieux contraste bleu/orange faisandé), ça reste une adaptation d'un récit vu et revu... ce qui donne un film assez inégal.

Paradoxalement, alors que de l'avis général, le film s'améliore à mesure qu'il déroule son récit, c'est la première moitié du film, jusqu'à la naissance du monstre, qui est paradoxalement la plus intéressante à mes yeux : Guillermo ajoute des éléments, en développe d'autres, propose des personnages secondaires inédits, et parvient à faire lentement monter la sauce.

Une fois le monstre né, par contre, on retombe dans quelque chose de beaucoup plus balisé, avec des moments qui ne fonctionnent pas (les attaques de loups numériques sur la ferme), une relation Créature/Elizabeth sous-développée (d'ailleurs, de manière générale, Mia Goth est vraiment transparente ici, un problème récurrent du casting des personnages féminins de plusieurs films de GDT) et un récit qui bascule intégralement du point de vue de la Créature, ce qui change vraiment la dynamique du métrage (Elordi est très bien dans le rôle, ce n'est pas le problème).

Au final, ça se regarde assez bien malgré ses 2 h 32 au compteur, et c'est tout à fait honorable, mais je n'ai clairement pas accroché autant que la majorité des critiques extatiques.

4/6 

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Critique éclair #257 - SEMAINE WALPURGIS - Queens of the Dead (2025)

Publié le 29 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Horreur, Fantastique, Walpurgis, Review, USA

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Tina Romero's Queens of the Dead (2025) :

Lorsqu'une épidémie de zombies frappe la ville de New York, les habitués du Club Yum, géré par Dre (Katy O'Brian), tentent tant bien que mal de survivre : il y a notamment Sam (Jaquel Spivey), ex-drag queen rongé par le trac et qui tente de remonter sur scène ; Nico (Tomas Matos), petit trafiquant qui tente de s'imposer parmi les autres queens ; Ginsey (Nina West), figure incontournable du club ; Barry (Quincy Dunn-Baker), futur beau-frère de Dre ; et bien d'autres encore...

La fille de George Romero aux commandes d'un film de zombies kitsch/camp, pro-LGBTQ, avec des drag queens décomplexées qui font leur numéro, un semblant de satire sociale, et un caméo de Tom Savini, ça avait de quoi présager du meilleur... en théorie.

Dans les faits, malheureusement, ce Queens of the Dead est assez décevant. La faute à un rythme en dents de scie (il y a un gros ventre mou assez peu engageant), à un budget clairement limité (le film est assez timide sur les effets gore), à une satire faiblarde, à des clins d'œil balourds, et à un équilibre global assez peu maîtrisé, penchant largement plus vers la comédie lgbtq flamboyante (avec ses queens qui s'insultent, ses rivalités, ses moments absurdes, etc, etc, etc) que vers le film d'horreur.

Sauf que voilà, pour qu'une comédie d'horreur (ou même une comédie tout court), fonctionne à peu près, il faut que ça reste drôle et rythmé. Là, malheureusement, sur 1 h 40, ça finit par tourner à vide, il n'y a jamais la moindre tension, et le camp et le kitsch atteignent assez rapidement leurs limites.

Dommage.

2.5/6 

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Critique éclair #256 - SEMAINE WALPURGIS - Lookout (2025)

Publié le 28 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Walpurgis, Review, USA, Science Fiction

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Lookout (2025) :

Melissa (Meghan Carrasquillo), garde-forestière américaine, prend son service dans sa tour de garde, au milieu de nulle part. Là, seule avec elle-même et avec ses communications radio avec un collègue, elle fait le point, tout en explorant les environs, jusqu'à ce qu'une menace émerge des bois... et des étoiles.

Un long-métrage indépendant assez frustrant, qui pendant 45 minutes ressemble peu ou prou à une adaptation du jeu vidéo Firewatch... avant de basculer dans un sous-X-Files pendant une vingtaine de minutes, qui voit un Terminator possédé par un liquide noir venu des étoiles traquer la garde-forestière et des chasseurs rednecks pour récupérer un caillou spatial.

Et c'est à peu près tout : autant la première partie est sympathique et pose une ambiance intéressante, qui aurait pu déboucher sur de l'horreur cosmique ou sur quelque chose de pesant, autant la suite et fin tombent totalement à plat, trahies par un côté technique faiblard et par un scénario qui semble à court d'idées.

Gros bof, donc, pour l'ensemble.

2/6 

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Critique éclair #255 - SEMAINE WALPURGIS - We Bury the Dead (2026)

Publié le 27 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Horreur, Halloween, Fantastique, Walpurgis, Review, USA, Australie, Critiques éclair, Drame, Thriller

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

We Bury the Dead (2026) :

Après qu'une bombe américaine ait accidentellement explosé au large de la Tasmanie, y tuant instantanément toute forme de vie, les secours s'aperçoivent que certains des morts reviennent à la vie, coquilles vides et à peine animées. Ava (Daisy Ridley), américaine, se porte volontaire pour assister les services d'urgence, à la recherche de son époux Mitch (Matt Whelan), disparu lors de l'incident...

Un film de zombies américano-australien qui n'en est pas vraiment un, puisque les zombies (qui sont présents au compte-gouttes) servent ici de toile de fond à la crise existentielle de son héroïne (excellente Daisy Ridley), une héroïne qui tente de tourner la page - non pas de la mort de son mari durant l'incident qui déclenche l'apparition des zombies, mais de la crise de son couple avant cet incident.

Sous prétexte de nous narrer les conséquences de cet incident (un incident d'ailleurs assez intéressant, y compris dans son approche du zombies), le film nous raconte ainsi (SPOILERS), via des mini-flashbacks fréquents, comment ce couple incapable de procréer a fini par se déliter, comment Ava alors a trompé son époux, comment celui-ci l'a quitté, et pourquoi elle a rejoint les services de secours pour le retrouver.

Le problème, en fait, c'est que la caractérisation générale du personnage d'Ava ne la rend pas très intéressante ou attachante : c'est une femme meurtrie dans son amour propre, infidèle, qui fait des choix discutables durant le film - tout l'aparté chez Riley (Mark Coles Smith), un militaire éploré conservant le corps zombifié de sa femme enceinte, est le résultat de décisions improbables et manque de subtilité - et qui finit renforcée dans ses positions, puisque le scénario (SPOILERS AGAIN) finit par la récompenser et par lui permettre de faire son deuil, en révélant que son mari la trompait (post-séparation, cela dit), en lui offrant un nouveau compagnon charismatique (méconnaissable Brenton Thwaites), et un bébé (celui de Riley, qui nait du corps à peine conscient de son épouse zombie).

Happy end, donc, pour Ava, qui arrive au terme d'un métrage auquel je n'ai clairement pas accroché.

Certaines idées sont intéressantes (le concept de zombies revenus à la vie "pour terminer ce qu'ils n'ont pas pu terminer de leur vivant" comme de bons vieux fantômes ancrés au monde des vivants), le côté lent et mesuré, économe en action et en menaces, change un peu... mais globalement, je suis vraiment resté sur ma faim, sans particulièrement adhérer au ton, à l'illustration musicale, ou aux personnages et à leur parcours.

Mais bon, je suis clairement minoritaire dans mon opinion, donc... 

2.5/6

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Critique éclair #254 - SEMAINE WALPURGIS - Retour à Silent Hill (2026)

Publié le 26 Avril 2026 par Lurdo dans Horreur, Thriller, Walpurgis, Cinéma, Critiques éclair, Fantastique, USA, Review

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Retour à Silent Hill (Return to Silent HIll - 2026) :

Artiste-peintre, James (Jeremy Irvine) croise un jour le chemin de Mary (Hannah Emily Anderson), une jolie inconnue dont il tombe éperdument amoureux. Ensemble, ils vivent une romance idyllique dans la petite ville côtière de Silent Hill. Mais rapidement, le sinistre passé de la ville et de Mary bouleverse le couple, menant au décès de cette dernière. Lorsque James revient à Silent Hill, des années plus tard, il vit alors une véritable descente aux enfers...

En 2006, il y avait le premier Silent Hill de Gans et Avery, une adaptation libre et imparfaite du premier jeu, avec un rythme, des dialogues et une interprétation inégaux, une illustration musicale bordélique, mais aussi un vrai travail de réalisation ainsi qu'une direction artistique excellente, qui respectait totalement le poisseux rouillé et l'atmosphère pesante de la franchise (la sirène !).

En 2012, Silent Hill : Revelation 3D, adaptait platement et sans style Silent Hill 3, remplaçait Gans et Avery par M. J. Bassett derrière la caméra et à l'écriture, et tentait, en plus de jouer la carte du gimmick 3D, de s'imposer comme suite directe du premier, avec reprise de certains rôles par les acteurs originaux (mais pas Jodelle), de nouveaux personnages ratés (un Kit Harington insipide, une Carrie Ann Moss inutile, un Malcolm McDowell cabotin), et des kilomètres d'exposition balourde tirant le tout vers le bas.

Et donc, en 2026, Gans - dont la carrière est au point mort après le development hell de tous ses projets depuis La Belle et la bête de 2014 - remet le couvert, pour adapter en solo (avec le coscénariste du remake raté de The Crow, et la scénariste de La Belle et la bête) et très librement Silent Hill 2.

Ce qui implique, ici, une adaptation sans budget (les postiches et costumes sont fréquemment risibles, façon mauvais cosplay), totalement pataude et improbable (le symbolisme et les métaphores du récit original sont surlignés et surexpliqués, les dialogues sont laborieux et raides, et le tout se veut une relecture d'Orphée aux Enfers, comme le jeu original, mais sans avoir un dixième du talent nécessaire pour y parvenir), avec des rajouts wtf (toute l'histoire de la secte, développée plus que de mesure), une interprétation inégale, des passages obligés de Silent Hill qui ne sont plus là que pour faire du fanservice, et peut-être plus gênant, plus aucun sense du style ou de la mise en scène, et plus aucune tension ni atmosphère : Retour à Silent Hill semble être le fruit du travail d'un faiseur anonyme, et le tout ressemble, sans véritable surprise de la part du studio qui a produit le The Crow de 2024, à une simple exploitation des droits de la franchise, dépourvue d'ambition artistique.

Pas franchement meilleur que Revelation, et peut-être même pire.

1.5/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Ça : Bienvenue à Derry, saison 1 (2025)

Publié le 25 Avril 2026 par Lurdo dans Walpurgis, Comédie, Critiques éclair, Drame, Thriller, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Review, USA, HBO, Jeunesse, Horreur

Et c'est parti pour cette déclinaison télévisuelle des deux Ça de Muschietti, une série en 8 épisodes d'une grosse heure et supposée servir de préquelle aux deux films susnommés.

Un défi de taille (notamment parce que le statut de préquelle complique grandement les enjeux du programme) confié au co-scénariste du Chapitre 2 de Ça, qui sert ici de co-schowrunner et de scénariste de la moitié des épisodes de Bienvenue à Derry... pour le meilleur et pour le pire, et pour un programme qui ressemble souvent à du fanservice pour lecteurs de Stephen King.

Ça : Bienvenue à Derry, saison 1 (It : Welcome to Derry, chapter 1 - 2025) :

Au début des années 60, la petite bourgade de Derry, dans le Maine, est bouleversée par de multiples morts d'enfants - une Entité maléfique s'est réveillée, et un petit groupe d'enfants va devoir tout faire pour éviter un massacre. D'autant qu'en parallèle, l'armée américaine explore les environs, pour tenter de trouver un moyen de contrôler la créature et de l'exploiter à ses fins... 

Il est facile de comprendre pourquoi une série dérivée de Ça fait sens, du point de vue des exécutifs de Warner/HBO : les films ont été un succès, et la menace de Pennywise est, de par sa nature cyclique, facile à déplacer dans le temps, tous les 27 ans.

Sauf que répéter bêtement les événements du roman de King n'aurait aucun intérêt : pour contrer ce souci, Muschietti et compagnie repartent dans le passé, dans les années 60, période de ségrégation, de racisme et de guerre froide. De quoi amener des idées intéressantes, notamment en matière de peur sociétale... du moins, en théorie.

Dans les faits, la série passe en effet son temps en équilibre précaire, à ménager la chèvre et le chou, entre bête photocopie du récit original, fanfiction vaguement basée sur celui-ci, toutéliage approximatif et tentatives de prendre le spectateur à contrepied et d'intégrer un propos social et racial (à la Lovecraft Country). Mais au final, malheureusement, un manque de subtilité et, plus gênant, de peur, fait que le tout se retrouve souvent le postérieur entre plusieurs chaises.

Dès le premier épisode, on sent que la production est un peu mal à l'aise, divisant son show en deux parties principales : d'un côté, l'arrivée du Major Leroy Hanlon (Jovan Adepo), supposément incapable de ressentir la peur (un élément que la série n'utilise jamais à juste escient, et que l'acteur peine à exprimer), qui rejoint la base militaire locale, et apprend de la bouche du commandant Shaw (James Remar) que l'armée utilise les pouvoirs psychiques de Dick Hallorann (Chris Chalk) pour localiser des artefacts magiques capables de contrôler Ça, afin d'en faire une arme contre les Soviétiques.

Pourquoi pas, et Chris Chalk est excellent dans le rôle du personnage de The Shining, mais systématiquement, la série peine à rendre tout cela très probant, notamment vers la fin de saison, quand le véritable plan des militaires est révélé et s'avère plus risible qu'autre chose.

Et en parallèle, donc, la jeune Lilly Bainbridge (Clara Stack), qui assiste impuissante au massacre de son groupe d'amis au terme du premier épisode, et passe la saison à en reconstruire un autre, afin d'affronter Ça. Le tout, saupoudré de flashbacks sur les origines de Pennywise, sur l'arrivée de Ça sur Terre, etc, et sur le rôle des tribus indiennes locales, qui gardent l'entité... mais s'avèrent bien incapables dans l'ensemble.

On le voit, il y a de quoi dire et de quoi faire, dans cette première saison. Malheureusement, si je devais en retirer quelques éléments, je commencerais probablement par Ça, qui est réduit ici à des punchlines Freddy Krueger-esques, et à des apparitions guère effrayantes. Le manque de peur ou de malaise (paradoxalement, la série ne parviendra jamais à égaler sa scène d'ouverture, dans la voiture) est vraiment l'un des soucis du programme, un souci d'autant plus marqué à mesure que la série s'enfonce dans la mythologie de Ça et de Pennywise, qu'elle filme une poursuite en vélo dans un cimetière comme un épisode de Fais-moi peur ou comme, ou encore qu'elle s'essaie au drame de l'incendie du Black Spot, mais échoue à en exprimer l'horreur à force de pirouettes de caméra, de flammes numériques et d'un plan-séquence m'as-tu-vu.

En soi, pourtant, la série se regarde assez bien, la reconstitution historique est compétente, et l'interprétation est honorable, même si parfois inégale. Inégaux aussi, les effets spéciaux (le grand final est spectaculaire, mais la colorimétrie jaunâtre nettement moins, et certains éléments clairement numériques tombent à plat, comme le brouillard ou la tempête de neige), ou la structure globale de la saison : difficile de ne pas se dire que certains éléments sont vraiment superflus ou sous-développés (à ce titre, le personnage d'Ingrid Kersh/Madeleine Stowe ne sert absolument à rien de toute la saison), ou que le scénario, dans son ensemble, devient de plus en plus bête à mesure qu'il se blockbusterise.

Après, n'oublions pas que les adaptations télévisuelles de King ont toujours été plus ou moins bancales et discutables, même les plus cultes : guère surprenant, donc, que cette préquelle inutile et un peu maladroite (qui sera apparemment suivie d'une autre préquelle, dans les années 30, et ainsi de suite jusqu'à annulation) se prenne un peu les pieds dans le tapis, et peine à totalement convaincre.

Reste à voir si "les massacres de Pennywise au travers des époques" seront vraiment suffisants pour faire tenir le programme sur la durée. Personnellement, j'en doute, mais on verra bien.

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Critique éclair #239 - Anaconda (2025)

Publié le 3 Mars 2026 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Review, USA, Cinéma, Action

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Anaconda (2025) :

Amis d'enfance passionnés de cinéma, Doug (Jack Black), réalisateur raté, Claire (Thandiwe Newton), mère de famille, et Kenny (Steve Zahn), électron libre alcoolique, n'en croient pas leurs yeux quand Griff (Paul Rudd), leur compère acteur, leur annonce qu'il possède les droits du film Anaconda, de 1997. La petite bande part alors pour l'Amazonie, pour y tourner un remake de leur film préféré, mais rapidement, les voilà confrontés à un véritable anaconda mangeur d'hommes... et à des trafiquants locaux qui traquent une jeune femme, Ana (Daniela Melchior).

Aïe, un joli plantage que cet Anaconda, qui rejoint Dear Santa dans les projets récents de Jack Black qui semblent avoir été vendus et conçus à l'arrache sur la base d'un pitch absurde de deux lignes, avant d'être semi-improvisés en plein tournage.

Tout dans cet Anaconda 2025 tourne en effet à vide, de la mise en place de près d'une demi-heure, à la sous-intrigue insipide sur les contrebandiers (uniquement là pour ajouter au body count du serpent), en passant par les personnages secondaires sous-développés, et par ce virage semi-sérieux dans la dernière ligne droite, avec caméo express de Ice Cube (amusant), et explosions dans tous les sens.

Black, Rudd et Thandiwe Newton s'amusent, il y a quelques détails bien trouvés (les costumes de Jurassic Park), mais c'est mollasson, parfois lourd et plat (la scène du "pipi"), Steve Zahn ne sert à rien, le serpent numérique est très inégal dans son rendu et ses déplacements et le tout use et abuse d'un propos nombriliste et méta sur l'industrie hollywoodienne (notamment quand l'équipe tombe sur une autre équipe de tournage tournant elle-même un remake officiel d'Anaconda avec J-Lo - caméo dans le générique de fin, d'ailleurs - et Ice Cube, équipe qui se fait dévorer par le serpent) qui n'est pas assez mordant ou pertinent pour vraiment fonctionner.

Assez faible, tout ça.

2/6

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Critique éclair #206 - Sketch (2025)

Publié le 14 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, Review, USA, Aventure, Horreur

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sketch (2025) :

Marquée par la mort récente de sa mère, et par le refus de son père Taylor (Tony Hale) d'aborder le sujet, la petite Amber (Bianca Belle) se rabat sur sa créativité pour exprimer ses sentiments... en créant de nombreux dessins morbides et violents, qui inquiètent les adultes. Jusqu'au jour où son frère Jack (Kue Lawrence) découvre un lac étrange aux propriétés magiques : lorsque les dessins d'Amber tombent dans ce lac, ils prennent vie... et menacent de détruire la ville.

Un chouette film familial à l'ancienne, qui traite du deuil, de la psychologie enfantine, de la thérapie par l'art, etc, de manière à la fois drôle, spectaculaire et touchante, avec des effets numériques réussis (en même temps, le scénariste/réalisateur travaille pour une boîte d'effets spéciaux), des enfants naturels et convaincants et une distribution globalement sympathique.

Ça frôle fréquemment l'horreur (dans sa mise en images, dans sa mise en musique, etc), ça traite du deuil des enfants de manière sérieuse et mature, ça évoque le cinéma Amblin, Terabithia, Chair de Poule, Harold et le crayon magique et plein d'autres choses, bref, c'est très agréable, bien mené, et l'on ne s'ennuie pas.

Une excellente surprise.

4.5/6 

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