Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

horreur

Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Ça : Bienvenue à Derry, saison 1 (2025)

Publié le 25 Avril 2026 par Lurdo dans Walpurgis, Comédie, Critiques éclair, Drame, Thriller, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Review, USA, HBO, Jeunesse, Horreur

Et c'est parti pour cette déclinaison télévisuelle des deux Ça de Muschietti, une série en 8 épisodes d'une grosse heure et supposée servir de préquelle aux deux films susnommés.

Un défi de taille (notamment parce que le statut de préquelle complique grandement les enjeux du programme) confié au co-scénariste du Chapitre 2 de Ça, qui sert ici de co-schowrunner et de scénariste de la moitié des épisodes de Bienvenue à Derry... pour le meilleur et pour le pire, et pour un programme qui ressemble souvent à du fanservice pour lecteurs de Stephen King.

Ça : Bienvenue à Derry, saison 1 (It : Welcome to Derry, chapter 1 - 2025) :

Au début des années 60, la petite bourgade de Derry, dans le Maine, est bouleversée par de multiples morts d'enfants - une Entité maléfique s'est réveillée, et un petit groupe d'enfants va devoir tout faire pour éviter un massacre. D'autant qu'en parallèle, l'armée américaine explore les environs, pour tenter de trouver un moyen de contrôler la créature et de l'exploiter à ses fins... 

Il est facile de comprendre pourquoi une série dérivée de Ça fait sens, du point de vue des exécutifs de Warner/HBO : les films ont été un succès, et la menace de Pennywise est, de par sa nature cyclique, facile à déplacer dans le temps, tous les 27 ans.

Sauf que répéter bêtement les événements du roman de King n'aurait aucun intérêt : pour contrer ce souci, Muschietti et compagnie repartent dans le passé, dans les années 60, période de ségrégation, de racisme et de guerre froide. De quoi amener des idées intéressantes, notamment en matière de peur sociétale... du moins, en théorie.

Dans les faits, la série passe en effet son temps en équilibre précaire, à ménager la chèvre et le chou, entre bête photocopie du récit original, fanfiction vaguement basée sur celui-ci, toutéliage approximatif et tentatives de prendre le spectateur à contrepied et d'intégrer un propos social et racial (à la Lovecraft Country). Mais au final, malheureusement, un manque de subtilité et, plus gênant, de peur, fait que le tout se retrouve souvent le postérieur entre plusieurs chaises.

Dès le premier épisode, on sent que la production est un peu mal à l'aise, divisant son show en deux parties principales : d'un côté, l'arrivée du Major Leroy Hanlon (Jovan Adepo), supposément incapable de ressentir la peur (un élément que la série n'utilise jamais à juste escient, et que l'acteur peine à exprimer), qui rejoint la base militaire locale, et apprend de la bouche du commandant Shaw (James Remar) que l'armée utilise les pouvoirs psychiques de Dick Hallorann (Chris Chalk) pour localiser des artefacts magiques capables de contrôler Ça, afin d'en faire une arme contre les Soviétiques.

Pourquoi pas, et Chris Chalk est excellent dans le rôle du personnage de The Shining, mais systématiquement, la série peine à rendre tout cela très probant, notamment vers la fin de saison, quand le véritable plan des militaires est révélé et s'avère plus risible qu'autre chose.

Et en parallèle, donc, la jeune Lilly Bainbridge (Clara Stack), qui assiste impuissante au massacre de son groupe d'amis au terme du premier épisode, et passe la saison à en reconstruire un autre, afin d'affronter Ça. Le tout, saupoudré de flashbacks sur les origines de Pennywise, sur l'arrivée de Ça sur Terre, etc, et sur le rôle des tribus indiennes locales, qui gardent l'entité... mais s'avèrent bien incapables dans l'ensemble.

On le voit, il y a de quoi dire et de quoi faire, dans cette première saison. Malheureusement, si je devais en retirer quelques éléments, je commencerais probablement par Ça, qui est réduit ici à des punchlines Freddy Krueger-esques, et à des apparitions guère effrayantes. Le manque de peur ou de malaise (paradoxalement, la série ne parviendra jamais à égaler sa scène d'ouverture, dans la voiture) est vraiment l'un des soucis du programme, un souci d'autant plus marqué à mesure que la série s'enfonce dans la mythologie de Ça et de Pennywise, qu'elle filme une poursuite en vélo dans un cimetière comme un épisode de Fais-moi peur ou comme, ou encore qu'elle s'essaie au drame de l'incendie du Black Spot, mais échoue à en exprimer l'horreur à force de pirouettes de caméra, de flammes numériques et d'un plan-séquence m'as-tu-vu.

En soi, pourtant, la série se regarde assez bien, la reconstitution historique est compétente, et l'interprétation est honorable, même si parfois inégale. Inégaux aussi, les effets spéciaux (le grand final est spectaculaire, mais la colorimétrie jaunâtre nettement moins, et certains éléments clairement numériques tombent à plat, comme le brouillard ou la tempête de neige), ou la structure globale de la saison : difficile de ne pas se dire que certains éléments sont vraiment superflus ou sous-développés (à ce titre, le personnage d'Ingrid Kersh/Madeleine Stowe ne sert absolument à rien de toute la saison), ou que le scénario, dans son ensemble, devient de plus en plus bête à mesure qu'il se blockbusterise.

Après, n'oublions pas que les adaptations télévisuelles de King ont toujours été plus ou moins bancales et discutables, même les plus cultes : guère surprenant, donc, que cette préquelle inutile et un peu maladroite (qui sera apparemment suivie d'une autre préquelle, dans les années 30, et ainsi de suite jusqu'à annulation) se prenne un peu les pieds dans le tapis, et peine à totalement convaincre.

Reste à voir si "les massacres de Pennywise au travers des époques" seront vraiment suffisants pour faire tenir le programme sur la durée. Personnellement, j'en doute, mais on verra bien.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires
Publicité

Critique éclair #239 - Anaconda (2025)

Publié le 3 Mars 2026 par Lurdo dans Aventure, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Review, USA, Cinéma, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Anaconda (2025) :

Amis d'enfance passionnés de cinéma, Doug (Jack Black), réalisateur raté, Claire (Thandiwe Newton), mère de famille, et Kenny (Steve Zahn), électron libre alcoolique, n'en croient pas leurs yeux quand Griff (Paul Rudd), leur compère acteur, leur annonce qu'il possède les droits du film Anaconda, de 1997. La petite bande part alors pour l'Amazonie, pour y tourner un remake de leur film préféré, mais rapidement, les voilà confrontés à un véritable anaconda mangeur d'hommes... et à des trafiquants locaux qui traquent une jeune femme, Ana (Daniela Melchior).

Aïe, un joli plantage que cet Anaconda, qui rejoint Dear Santa dans les projets récents de Jack Black qui semblent avoir été vendus et conçus à l'arrache sur la base d'un pitch absurde de deux lignes, avant d'être semi-improvisés en plein tournage.

Tout dans cet Anaconda 2025 tourne en effet à vide, de la mise en place de près d'une demi-heure, à la sous-intrigue insipide sur les contrebandiers (uniquement là pour ajouter au body count du serpent), en passant par les personnages secondaires sous-développés, et par ce virage semi-sérieux dans la dernière ligne droite, avec caméo express de Ice Cube (amusant), et explosions dans tous les sens.

Black, Rudd et Thandiwe Newton s'amusent, il y a quelques détails bien trouvés (les costumes de Jurassic Park), mais c'est mollasson, parfois lourd et plat (la scène du "pipi"), Steve Zahn ne sert à rien, le serpent numérique est très inégal dans son rendu et ses déplacements et le tout use et abuse d'un propos nombriliste et méta sur l'industrie hollywoodienne (notamment quand l'équipe tombe sur une autre équipe de tournage tournant elle-même un remake officiel d'Anaconda avec J-Lo - caméo dans le générique de fin, d'ailleurs - et Ice Cube, équipe qui se fait dévorer par le serpent) qui n'est pas assez mordant ou pertinent pour vraiment fonctionner.

Assez faible, tout ça.

2/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #206 - Sketch (2025)

Publié le 14 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, Review, USA, Aventure, Horreur

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sketch (2025) :

Marquée par la mort récente de sa mère, et par le refus de son père Taylor (Tony Hale) d'aborder le sujet, la petite Amber (Bianca Belle) se rabat sur sa créativité pour exprimer ses sentiments... en créant de nombreux dessins morbides et violents, qui inquiètent les adultes. Jusqu'au jour où son frère Jack (Kue Lawrence) découvre un lac étrange aux propriétés magiques : lorsque les dessins d'Amber tombent dans ce lac, ils prennent vie... et menacent de détruire la ville.

Un chouette film familial à l'ancienne, qui traite du deuil, de la psychologie enfantine, de la thérapie par l'art, etc, de manière à la fois drôle, spectaculaire et touchante, avec des effets numériques réussis (en même temps, le scénariste/réalisateur travaille pour une boîte d'effets spéciaux), des enfants naturels et convaincants et une distribution globalement sympathique.

Ça frôle fréquemment l'horreur (dans sa mise en images, dans sa mise en musique, etc), ça traite du deuil des enfants de manière sérieuse et mature, ça évoque le cinéma Amblin, Terabithia, Chair de Poule, Harold et le crayon magique et plein d'autres choses, bref, c'est très agréable, bien mené, et l'on ne s'ennuie pas.

Une excellente surprise.

4.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Blog Update ! - Halloween Oktorrorfest 2025 - Deuxième quinzaine de septembre + octobre

Publié le 2 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Review, Update, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Télévision

Bilan XL pour le Téléphage Anonyme, qui couvre ainsi l'intégralité de l'Halloween Oktorrorfest 2025, notre marathon de cinéma et de séries télévisées fantastiques et horrifiques, qui s'est étendu de mi-septembre à début novembre...

01 - La mort d'une licorne (2025) - 2.5/6

02 - The Monkey (2025) - 2.25/6

03 - Your Monster (2024) - 3/6

04 - Nosferatu (2024) - 3/6

05 - Time Cut (2024) - 1.5/6

06 - Get Away (2024) - 3.5/6

07 - The Wolf of Snow Hollow (2020) - 2/6

08 - Hell of a Summer (2023) - 3.5/6

09 - Minore (2023) - 3.25/6

10 - The Woman in the Yard (2025) - 2/6

11 - Companion (2025) - 3.75/6

12 - Wolf Man (2025) - 3/6

13 - The Baby in the Basket (2025) - 2.5/6

14 - Dead Talents Society (2024) - 4.5/6

15 - Terrifier 3 (2024) - 3/6

16 - Ash (2025) - 1.75/6

17 - Kryptic (2024) - 3.25/6

18 - Stereoscope (2024) - 2.25/6

19 - George A. Romero's Resident Evil (2025) - 3/6

20 - Werewolves (2024) - 2.25/6

21 - Black Cab (2024) - 2.5/6

22 - Destination finale : Bloodlines (2025) - 4.25/6

23 - The Ugly Stepsister (2025) - 4.25/6

24 - Fear Street : Prom Queen (2025) - 2.75/6

25 - Until Dawn : la mort sans fin (2025) - 2/6

26 - Sinners (2025) - 3.75/6

27 - M3GAN 2.0 (2025) - 2/6

28 - Satan Wants You (2023) - 3.5/6

29 - 28 ans plus tard (2025) - 2.5/6

30 - Orang Ikan : Monster Island (2024) - 2/6

31 - La maison du mal (2023) - 2/6

32 - G.O.A.T. (2025) - 2/6

33 - Abraham's Boys (2025) - 2.25/6

34 - Shell (2025) - 2.25/6

35 - Together (2025) - 4/6

36 - V/H/S Halloween (2025) - 2.5/6

37 - The Crow (2024) - 1.5/6

38 - The Toxic Avenger (2025) - 3.75/6

39 - The Home (2025) - 1.75/6

40 - Scared Shitless (2024) - 3.25/6

41 - Ick (2025) - 2/6

42 - Halloween à tout prix (2025) - 3/6

43 - Found Footage : The Making of the Patterson Project (2025) - 3.75/6

44 - Évanouis (2025) - 2.5/6

45 - Dracula (2025) - 2/6

46 - The Astronaut (2025) - 2.25/6

47 - R. L. Stine's Pumpkinhead (2025) - 2.5/6

48 - Une Nuit au Zoo (2025) - 3.5/6

49 - Book of Monsters (2018) - 3.5/6

50 - How to Kill Monsters (2024) - 3.75/6

51 - Good Boy (2025) - 3.75/6

52 - Haunted Ulster Live (2024) - 4/6

---

Un peu moins de films passés en revue durant cette Oktorrorfest 2025, en comparaison de l'année dernière, avec, comme toujours, du bon et du moins bon.

 

# Film(s) du mois : 

Quelques très bonnes surprises, durant cette saison : Dead Talents Society, une comédie fantastique taïwanaise qui évoque l'au-delà de Beetlejuice, mais à la mode asiatique ; le dernier volet de la franchise Destination Finale, amusant et fidèle à celle-ci ; The Ugly Stepsister, une relecture sanglante de Cendrillon ; Together, et sa body horror romantique ; et Haunted Ulster Live, revisite irlandaise du format Ghostwatch.

Parmi les autres films plus qu'honorables, cette saison, on peut aussi citer Companion, un film sur l'IA qui ne se prend pas trop au sérieux ; Sinners, bourré de qualités même si je n'ai pas forcément accroché à la proposition ; The Toxic Avenger, un remake sympatoche du vieux film Troma ou encore Good Boy, du point de vue d'un chien fidèle et perspicace.

 

# Flop(s) du mois : 

Pas mal de flops, cette année, avec, parmi les plus évidents, le Dracula de Besson (un beau ratage dérivatif au possible) ; la version 2024 de The Crow, assez laborieuse ; le second volet de M3GAN, une tentative de reproduire le succès viral du premier de manière totalement artificielle ; Ash, de l'horreur spatiale sans intérêt, ou encore l'adaptation de Until Dawn (plus proche d'une adaptation officieuse de Dead by Daylight que d'Until Dawn), The Home et son scénario Qanonesque, et GOAT/Him, une satire bancale du monde du football américain, teintée de critique sociale et raciale...

---

# Petit écran :

Comme toujours, il n'y a pas que le cinéma dans l'Oktorrorfest, il y a aussi les séries télévisées, avec du bon et du moins bon : si la première saison de Creature Commandos s'est avérée plutôt amusante et dynamique, la seconde saison de The Last of Us m'a globalement frustré, en choisissant de faire d'Ellie un personnage antipathique et agaçant.

Idem pour la deuxième année de Wednesday, qui ne commençait pas trop mal, semblant rectifier les erreurs de la première saison et mieux comprendre les Addams, mais qui a finit par retomber dans ses travers, avec une seconde moitié de saison bordélique et à côté de la plaque, et une Mercredi qui n'est guère plus qu'un cliché sarcastique sur pattes.

Cela dit, cela m'a permis de mieux cerner ce que Netflix voulait dans cette série, d'autant que peu de temps auparavant, j'avais regardé la première saison du très campy Les nouvelles aventures de Sabrina, de 2018. Les éléments des deux séries sont les mêmes, le focus sur une héroïne exceptionnelle aux pouvoirs uniques, les triangles amoureux... et le bordel général au niveau de l'écriture.

On peut aussi mentionner The Bondsman, une pâle copie de Brimstone à la sauce country ; Hysteria !, et sa Satanic Panic caricaturale mais pas inintéressante ; Haunted Hotel, une série animée Netflix pas désagréable, mais peu marquante ; Marvel Zombies, une mini-série Marvel pas indispensable ; et, peut-être plus embêtant, la saison 1 d'Alien Earth, pourtant très réussie visuellement et formellement, mais dont l'écriture part tellement en vrille, et dont les personnages sont tellement idiots qu'au final, on ressort de là frustré et agacé.

Et n'oublions pas l'ultime saison de What We Do In the Shadows, une conclusion agréable, à défaut d'être particulièrement exceptionnelle. 

 

Retrouvez aussi les bilans de toutes les séries critiquées jusqu'à présent en ces pages en cliquant ici et en consultant nos archives là.

---

# À venir :

CHANGEMENT DE PROGRAMME pour ce blog, à l'approche de Noël.

Comme expliqué ici, à l'occasion de la Christmas Yulefest 2025, qui débutera le 15 novembre, le blog des Téléphages Anonymes reprend du service pour cette saison festive, et des critiques quotidiennes de films de Noël y seront donc publiées comme chaque année, pendant que ce blog-ci sera mis en veille pendant le mois de décembre.

Cela ne signifie pas pour autant que le blog va se mettre en pause pendant plus de deux mois : pendant la première quinzaine de novembre, il reprend son rythme habituel, avec des critiques quotidiennes de films et de séries.

Ensuite, cependant, et de manière plus sporadique jusqu'en janvier, il y aura quelques bilans tv et quelques critiques cinéma, en nombre limité, en fonction de mes visionnages et/ou de l'actualité. Histoire de ne pas laisser ce blog végéter sans nouvelles publications...

------------

Vous pouvez retrouver la liste de tous les films passés en revue dans ces pages sur la page dédiée à cet effet, accessible via l'onglet Cinéma du menu de haut de page.

 

 

 

En parallèle, les archives des Téléphages Anonymes restent en ligne : 

- L'historique de toutes les éditions précédentes de la Christmas Yulefest, et des films, téléfilms et séries de Noël passés en revue à cette occasion, est disponible sur les pages Index Christmas Yulefest alphabétique et saisonnier.

- L'historique de tous les films et séries d'horreur passés précédemment en revue à l'occasion de l'Halloween Oktorrorfest annuelle, est disponible ici.

- L'index de tous les autres films passés en revue sur le blog des Téléphages est accessible en cliquant directement sur ce lien (000-1000), sur celui-ci (1001-2000) ou bien ce dernier (2000+)...

- Et enfin, les bilans de toutes les autres séries critiquées sont recensés dans dans l'index Séries alphabétique qui leur est consacré.

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Alien : Earth, saison 1 (2025)

Publié le 2 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Science Fiction, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, USA, Review, FX, Disney

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Alien : Earth, saison 1 (2025) :

Envoyé à l'autre bout de la galaxie pour en ramener des spécimens extraterrestres potentiellement exploitables, le vaisseau Maginot de la Weyland-Yutani s'écrase sur Terre suite à un sabotage, et détruit au passage un immeuble de Prodigy, une corporation rivale. Aussitot, Boy Kavalier (Samuel Blenkin), le petit génie immature à la tête de Prodigy, envoie sur place des équipes accompagnées de Wendy (Sydney Chandler) et des Garçons perdus (Adarsh Gourav, Erana James, Lily Newmark, Jonathan Ajayi, Kit Young), des prototypes révolutionnaires d'androïdes dans lesquels la conscience d'enfants malades a été transférée. Sur place, ils trouvent des créatures improbables, échappées du vaisseau, ainsi que Joe Hermit (Alex Lawther), le frère de Wendy, qui ignore que sa petite sœur a été transférée dans un robot...

Il fallait s'en douter : Legion, la série FX/Marvel de Noah Hawley, était déjà un programme assez expérimental et psychédélique, qui partait dans tous les sens et se perdait un peu en cours de route, avec des choix de casting et des décisions créatives improbables (au point que j'avais lâché l'affaire après la saison 2).

Donc forcément, lorsque ce même Noah Hawley s'attaque à la franchise Alien, il ne pouvait que reprendre le tout en main pour nous présenter sa version. En l'occurrence, un programme un peu brinquebalant, qui semble fréquemment plus intéressé par les conflits entre mégacorporations et les interrogations existentielles et transhumanistes de ses protagonistes androïdes que par les aliens, et qui se perd fréquemment dans ses effets de style (beaucoup de fondus-enchaînés) et dans sa métaphore sur Peter Pan, martelée encore et encore pour que tout le monde comprenne bien que la série a des choses importantes à dire sur l'humanité, la vie, la mort, la société d'aujourd'hui, et tout le reste.

Un résultat polarisant et un peu frustrant, à vrai dire, qui repose très fréquemment sur l'incompétence et la bétise des personnages (un grand classique de l'univers Alien, certes, mais ce n'est pas une raison pour en abuser), ici semi-justifiée par l'idée de mettre des consciences d'enfants dans des corps de robots adultes - ce qui amène plein de philosophie de comptoir, effectivement, mais aussi du surjeu, et de grosses ficelles narratives un peu évidentes.

C'est peut-être ça le vrai problème d'Alien Earth : la série ne semble pas très intéressée par l'idée de parler de l'Alien ou de le montrer (si ce n'est ponctuellement, et en particulier vers la fin de saison, lorsque l'Alien devient le chien de garde de Wendy), plus préoccupée par ses hybrides, ses cyborgs et ses androïdes, ainsi que par les autres types d'entités extraterrestres ramenées par le vaisseau.

Et c'est ainsi que l'on se retrouve, in fine, avec une série dont les personnages les plus intéressants sont Morrow (Babou Ceesay), antagoniste cyborg travaillant pour Weyland-Yutani, mais aussi et surtout Kirsh (Timothy Olyphant), androïde scientifique observant tout comme une grande expérience sur l'humanité, et un petit œil tentaculaire plus intelligent que tout le reste des personnages réunis, qui lui aussi semble observer son environnement depuis la carcasse d'un mouton réanimé. 

Un duo d'observateurs autour desquels gravitent des personnages interprétés par des acteurs compétents (j'ai certaines réserves sur les Enfants Perdus, à qui l'on demande de jouer de manière enfantine des pré-ados dans des corps d'adultes, et qui en plus ont un cerveau de génie - donc, forcément, arrive un moment où ça coince), mais aux réactions fatigantes : personne ne semble avoir le moindre instinct de survie, les capacités de Wendy sont clairement exagérées, les méchants sont très caricaturaux (Samuel Blenkin en fait trois tonnes en Zuckerberg de l'espace), et, peut-être plus embêtant, l'alien (un mélange de numérique et de cascadeur en costume) n'est jamais vraiment mis en valeur par la mise en scène et la réalisation (c'est notamment vrai quand Noah Hawley confie la réalisation des épisodes à quelqu'un d'autre - aussitôt, ça devient plus sage, plus pépère, et ça manque de tension).

D'autant plus frustrant, tout ça, que la direction artistique rétro 70s de l'ensemble est vraiment excellente à tous les niveaux : l'épisode 05, qui nous refait Alien dans le Maginot, en flashback, est à ce titre très convaincant... même si c'est peu ou prou le point d'orgue de la saison, que tout ce qui vient ensuite paraît étrangement catapulté, et que, comme l'ensemble de la série, le tout est agrémenté de touches excentriques, çà ou là, qui laissent plus dubitatif que convaincu (je pense notamment à l'utilisation de morceaux de rock/métal en guise de générique de fin, ou d'éléments totalement gratuits qui n'ont pas vraiment de payoff à la fin de la saison).

Une chose est sûre, la série se conclut d'une manière assez peu probante, ou du moins, qui ne m'a pas du tout fait envie : je reviendrai probablement en seconde saison (parce que ça reste bien produit, dans un univers que j'apprécie), mais j'ai du mal à envisager quel pourrait être l'intérêt de ces nouvelles aventures de Wendy la super-androïde, des Enfants perdus en rébellion et de leur brave toutou extraterrestre. On verra bien.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Marvel Zombies, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Marvel, MCU, Disney, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Review, USA, Horreur, Télévision, Action

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Marvel Zombies, saison 1 (2025) :

Sur une planète ravagée par une horde de zombies, Kamala Khan (Ima Vellani), Riri Williams (Dominique Thorne) et Kate Bishop (Hailee Steinfeld) assistent au crash d'un jet du SHIELD, avec à son bord un transmetteur unique. Elles prennent alors la route pour le rapporter à la seule base du SHIELD encore active, avec l'espoir de sauver le monde avant que la maléfique Reine des Morts, Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), ne fasse déferler son armée de zombies sur les derniers survivants humains...

Mini-série Disney+ en quatre épisodes de 25-35 minutes, Marvel Zombies arrive dans la continuité de l'épisode similaire de What If (saison 1), pour nous présenter une adaptation libre des comics du même nom, où l'univers Marvel est envahi de cadavres réanimés.

On retrouve donc l'univers Marvel présenté dans What If, où Peter Parker tentait de rejoindre le Wakanda pour essayer de sauver le monde grâce à la technologie locale... sauf qu'ici, on suit plusieurs points de vue différents. Dans le premier épisode, donc, les Young Avengers de Kamala reçoivent l'aide de Blade Knight (un mélange de Blade et de Moon Knight, à l'effigie de Mahershala Ali) et de la famille de Yelena, pour un premier épisode en mode road trip à l'issue funeste.

Dans le second épisode, on a droit à une relecture de Shang Chi durant l'invasion zombie, un Shang Chi qui évolue en sorte de Mad Max, avant de se réfugier à bord du Raft, le pénitencier flottant du MCU, désormais utilisé par Zemo pour transporter des humains via la mer. Sauf que forcément, les Atlantes sont eux aussi contaminés par le virus zombie, et Namor massacre la moitié du cast en quelques instants.

Le récit emmène alors tout le monde à Kamar Taj, où l'on retrouve Spidey et compagnie : leur mission au Wakanda a échoué (suite à l'arrivée de Thanos), et l'on apprend que tout ce qui intéresse Wanda, c'est de réunir une armée suffisamment puissante pour vaincre Infinity Hulk - une incarnation de Banner qui a intégré l'énergie des Pierres d'Infinité et empêche l'univers de s'auto-détruire.

À partir de là, et après un passage à New Asgard, le tout devient une grosse bagarre générale qui se conclue dans le dernier épisode, de manière là aussi douce amère et globalement tragique.

En soi, ça se regarde, malgré un côté visuel parfois inégal - certains personnages sont très fidèles à leurs modèles, d'autres ne leur ressemblent pas du tout, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient doublés ou non par les acteurs correspondants ; après, comme pour Eyes of Wakanda, ce qui émane le plus de ce projet, c'est une impression d'inachevé, ou plutôt de bancal : Marvel Zombies est clairement un reste de la politique de contenu MCU précédente, lorsque d'innombrables projets étaient mis en chantier pour fournir du contenu à Disney+.

Le résultat, c'est un programme qui a un peu le postérieur entre deux chaises : trop court pour justifier son existence en tant que mini-série, trop long pour être intégré dans une saison de What If...?, Marvel Zombies n'est pas désagréable, et est même parfois très joli, esthétiquement parlant, mais n'est guère plus qu'un pas de côté anecdotique qui n'apporte pas grand chose au MCU, si ce n'est donner de quoi faire aux héros un peu oubliés des phases 4 et 5.

C'est toujours ça de pris, surtout à Halloween,et ça reste divertissant, mais on a parfois l'impression que ça sert çà et là à remplir des causes contractuelles pour les projets qui ont connu un succès moindre.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Haunted Hotel, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Haunted Hotel, saison 1 (2025) :

Les mésaventures quotidiennes et surnaturelles de la famille Freeling, qui tente de gérer un hôtel empli de fantômes : Katherine (Eliza Coupe), qui vient d'hériter de l'établissement ; Nathan (Will Forte), son frère décédé et bon à rien, qui hante l'hôtel et tente d'aider sa famille ; Ben (Skyler Gisondo), le fils adolescent de Katherine, naïf et maladroit ; Esther (Natalie Palamides), sa petite sœur, autoritaire, manipulatrice et sadique ; et Abaddon (Jimmi Simpson), un démon enfermé dans le corps immortel d'un enfant du 18e siècle, et qui peine à s'adapter à vie moderne...

Une série animée made in Netflix créée par un scénariste de Rick et Morty, et qui tente clairement de composer quelque chose à mi-chemin entre la sitcom Ghosts (dans sa version anglaise comme américaine) et de l'animation pour adultes dans la droite lignée des séries de Roiland et Harmon ou de MacFarlane.

On est en effet en terrain ultra-balisé, que ce soit dans la caractérisation des personnages (la mère dépassée, l'oncle fantaisiste, l'ado benet, la petite sœur chaotique et machiavélique, le gamin ultra-intelligent à grosse voix et qui fait des one-liners improbables et sarcastiques - coucou Stewie), dans la structure, ou dans les intrigues et dans l'écriture en général, qui tente de tisser un fond émotionnel sur les liens familiaux, les mensonges, le deuil, le divorce, l'absence du père au sein même de péripéties qui n'auraient pas dépareillé dans Gravity Falls.

Et ponctuellement, ça fonctionne, la série étant assez divertissante, bien doublée, et plutôt compétente visuellement parlant (même si honnêtement, ça reste dans la norme des séries d'animation contemporaines).

Mais la plupart du temps, Haunted Hotel reste très dérivative et prévisible, tant dans ses gags, ses références évidentes aux classiques du genre, que dans ses tentatives de générer de l'émotion. L'écriture est globalement un peu trop superficielle, ne parvenant pas forcément à approfondir ses personnages pour qu'ils se démarquent suffisamment de leurs influences, et il reste un problème de rythme, qui fait que le programme ne parvient jamais vraiment à atteindre la folie de ses modèles, et cahote occasionnellement, selon les épisodes.

Après, c'est une saison 1 de 10 x 25 minutes, ça se cherche un peu, il faudra voir si, si suite il y a, la production se lâche réellement. En l'état, ça reste un peu trop anecdotique à mon goût.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Haunted Ulster Live (2024)

Publié le 31 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Documentaire, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Thriller, UK, Irlande, Halloween

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Haunted Ulster Live (2024) :

La nuit du 31 octobre 1998, une chaîne de télévision de Belfast décide d'organiser une émission en direct dans une maison réputée hantée, émission présentée par Gerry Burns (Mark Claney) et Michelle (Aimee Richardson). Mais rapidement, alors que les présenteurs font connaissance de la famille occupant les lieux, la situation se complique... en direct devant les caméras.

À l'origine, il y avait Ghostwatch (1992), ce mockumentaire présenté comme une véritable émission à la télévision britannique ; puis il y a eu Dead Line, l'épisode spécial Halloween de la série anglaise Inside No.9, qui rendait hommage à Ghostwatch ; plus récemment, Late Night with The Devil, une version plus américaine du même format.

Et voici donc Haunted Ulster Live, peu ou prou la même chose, mais en Irlande du Nord.

Un mockumentaire sympathique, qui a pour lui une distribution crédible et naturelle, et un certain flegme britannique pas désagréable du tout : les coupures publicitaires, les messages d'intérêt général, les jingles, certains personnages secondaires, etc - ça fonctionne, ça parvient même ponctuellement à créer une petite tension, et bien que la résolution soit un peu fourre-tout et bordélique, l'ensemble se regarde très facilement, notamment grâce à une durée assez courte.

4/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Halloween Oktorrorfest 2025 - Good Boy (2025)

Publié le 31 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Good Boy (2025) :

Todd (Shane Jensen), trentenaire, est atteint d'une maladie pulmonaire chronique. Contre l'avis de sa sœur Vera (Arielle Friedman), il part s'installer, avec son chien Indy, dans la vieille maison familiale, au milieu des bois, réputée hantée mais où Todd cherche un peu de calme. Rapidement, cependant, Indy semble remarquer une présence dans la demeure...

Un film d'horreur au postulat intéressant : tout filmer à hauteur de chien, du point de vue d'Indy (le chien du réalisateur), et garder les visages des humains dans l'ombre (ce qui permet d'ailleurs au réal d'incarner Todd dans la majeure partie des scènes, afin d'obtenir de son toutou les réactions désirées).

Et le tout fonctionne plutôt bien : le chien est attachant et expressif, les effets visuels sont efficaces, on s'inquiète du sort de ce protagoniste canin, et, de par son absence de dialogues et son point de vue unique, le tout laisse suffisamment de zones d'ombre pour que le spectateur se fasse sa propre idée du récit (métaphore de la maladie de Todd, véritable présence surnaturelle hostile, etc... ?) et interprète ses événements comme bon lui semble.

Après, j'avoue que la post-synchro des humains est un peu inégale, et qu'il y a quelques fluctuations de rythme qui auraient pu être évitées. Mais bon, pour un premier film, c'est original et honorable.

3.75/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2025 - How to Kill Monsters (2024)

Publié le 30 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, UK, Review

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

How to Kill Monsters (2024) :

Seule survivante d'un massacre sanguinaire durant lequel ses amis ont tenté de la sacrifier à un démon le soir d'Halloween, Jamie (Lyndsey Craine) est arrêtée par la police et amenée au poste de police local, où elle est interrogée. Mais rapidement, il s'avère que les forces du Mal l'ont suivie, et, accompagnée des membres d'un enterrement de vie de jeune fille (Fenfen Huang, Michaela Longden, Juné Tiamatakorn, Louella Gaskell) et d'un duo de frères policiers incapables (Aaron Dennis, Daniel Thrace), Jamie va tenter de récupérer l'Eldritch Blade, unique objet capable de refermer la porte vers le monde des démons...

On prend les mêmes et on recommence, avec une suite spirituelle à Book of Monsters, dont on retrouve ici une partie des acteurs dans des rôles parfois similaires, mais aussi assez différents... et ça fonctionne mieux.

Financé en partie (comme les précédents films de l'équipe) via Kickstarter, ce HTKM puise ses inspirations dans les Evil Dead, le cinéma de Carpenter, mais aussi Hot Fuzz, une influence qui se traduit, à l'écran, par un film beaucoup plus orienté comédie, avec un montage et des gags beaucoup plus marqués.

Et honnêtement, pendant une bonne heure, l'alchimie fonctionne plutôt bien ; le film est léger, les effets sont dans la continuité de Book of Monsters, il semble y avoir plus de place pour l'expérimentation et le décalage, bref, c'est fun, tout en restant un film à petit budget conscient de ses limites.

La dernière demi-heure, qui arrive après un twist plus ou moins évident, fonctionne un peu moins bien, mais à ce point du film, le capital sympathie des acteurs et des personnages emporte tout de même l'adhésion, et le tout reste très sympatoche.

3.75/6 

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>