Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
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Shell (2025) :
La carrière de Samantha Lake (Elisabeth Moss), actrice de série télévisée, est aujourd'hui au point mort. En surpoids, bourrée de complexes et de doutes, Sam comprend alors qu'elle doit avoir recours aux services de Shell, une société pharmaceutique au traitement révolutionnaire, dirigée par la charismatique Zoe Shannon (Kate Hudson). Aussitôt, la carrière de Sam renaît, sa vie est transformée... et son métabolisme aussi.
Bizarre de visionner ce métrage signé Max Minghella (fils du réalisateur Anthony Minghella) un an après The Substance, film qui a fait énormément de buzz, et dont ce Shell ressemble un peu (beaucoup) à une version Wish. Là où The Substance allait jusqu'au bout de ses idées, avec des interprètes se donnant corps et âme à leurs rôles, ici, tout paraît timide et générique, tout en partageant le même propos sur le sexisme et le jeunisme du monde du spectacle, sur le besoin de s'accepter tel qu'on est, etc.
Une partie du problème de Shell, c'est son ton, nettement plus satirique et léger/comique dans sa première moitié, avant de virer au thriller basique et insipide par la suite : difficile de prendre le tout trop au sérieux, comme par exemple la transformation de Samantha Lake, qui se limite à "on lui met des pulls et des imperméables informes pendant la première moitié du film, on les enlève ensuite et on prétend qu'Elizabeth Moss est soudainement devenue ultra-sexy et irrésistible".
Ça ne fonctionne pas vraiment, donc, d'autant que l'écriture est assez maladroite, entre la scène balourde des vibros, le meet-cute improbable ("- votre chat s'appelle Salem, comme le chat de Sabrina" "- Oui, c'est génial, personne ne comprend jamais la référence !", alors que c'est probablement l'un des noms de chats noirs les plus communs sur le Web, avec Binx), et un vrai refus de créer de la tension intéressante, ou d'aller encore plus avant dans la body horror ou dans le grotesque (il y a bien quelques touches, çà et là, comme ce repas où tout le monde mange la peau de Zoe, mais ça ne va jamais plus loin).
Alors certes, il y a beaucoup de visages familiers dans les seconds rôles (Elizabeth Berkley, la fille de Cindy Crawford, ce bon vieux Peter McNicol, Randall Park, Mary Lynn Rajskub...), la bande originale n'est pas désagréable (dans la première moitié du film) et les dernières minutes du métrage, en mode creature feature avec une langouste géante, sont amusantes, mais l'ensemble du film donne l'impression de ne pas oser et d'être coincé dans un entre-deux fade jamais aussi percutant que The Substance.
2.25/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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