Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
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G.O.A.T. (Him - 2025) :
Future légende du football américain, Cam Cade (Tyriq Withers) est agressé peu de temps avant d'être sélectionné par son équipe favorite, les San Antonio Saviors, et perd alors toute confiance en lui. Jusqu'à ce que son idole de toujours, le GOAT Isaiah White (Marlon Wayans), qui lui aussi est passé par une période de doute après une blessure, lui propose de l'intégrer à l'équipe s'il parvient à le convaincre de sa valeur, au cours d'une semaine d'entraînement privé dans l'immense propriété de White, au milieu du désert. Mais cette semaine va pousser Cam dans ses derniers retranchements, et lui révéler les secrets les plus sombres du GOAT...
Un joli ratage que ce film pourtant auréolé d'un hype certaine avant sa sortie, hype principalement générée de raisons indépendantes de la qualité réelle du film : ça parle de football us, le sport préféré des Ricains ; c'est produit par Jordan Peele ; et ça cible ouvertement un public afro-américain, en abordant des thématiques comme le sacrifice, la pauvreté, les familles qui dépendent entièrement du succès de l'athlète de la fratrie, l'exploitation des sportifs noirs par des Blancs, la religion/le sport en tant que religion, etc, le tout enveloppé dans une couche d'horreur façon "pacte avec le diable".
Pas de chance, ça tombe totalement à plat : si le tout a du style (beaucoup de travail sur les images, sur le montage, sur l'action, avec notamment des séquences rayons X qui font très Mortal Kombat), l'écriture ne suit pas, oubliant de développer la majeure partie de ses personnages, proposant une critique sociale éventée et convenue, des dialogues laborieux, et beaucoup de platitudes.
Et surtout, ça reste ultra-pauvre en horreur et en tension. Tout au plus le film se réveille-t-il dans ses cinq dernières minutes, pour mettre en images une sorte de rédemption cathartique tant pour le personnage principal que pour les jeunes athlètes exploités par le système... mais ça s'arrête là.
Trop sérieux pendant 95% de sa durée, trop nawak pendant le reste, jamais suffisamment subtil, le film a le postérieur entre plusieurs chaises, et malgré les efforts des deux acteurs principaux, ça ne convainc pas.
2/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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