Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
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Werewolves (2024) :
Un an après qu'une super lune étrange ait déclenché la mutation de la lycanthropie chez près d'un milliard d'humains, provoquant une nuit de massacres à l'échelle mondiale, une nouvelle super lune est sur le point de survenir. Wesley Marshall (Frank Grillo) et son équipe de chercheurs ont passé cette année à tenter de mettre au point un remède - une lotion servant d'écran lunaire entre la peau et la lumière lunaire - mais alors que tous les humains sont barricadés pour échapper à l'astre nocturne, les tests des scientifiques échouent : désormais protégés pendant une heure à peine, Marshall et sa collègue Amy Chen (Katrina Law) doivent traverser la ville envahie de garous, pour rejoindre au plus vite la demeure de la belle-sœur et de la nièce de Marshall (Ilfenesh Hadera, Kamdynn Gary)...
Un métrage horrifique qui ressemble, sur le papier, à un mélange entre The Purge et un film de garous lambda, ce qui n'est pas forcément désagréable, en théorie.
Dans l'exécution, malheureusement, ce n'est pas vraiment convaincant.
Les garous s'en sortent à peu près bien : silhouette plutôt menaçante, transformations mi-physiques mi-CGI honorables compte tenu du budget limité, costume globalement efficace (à l'exception de la gueule des garous, figée dans un rictus pas très probant) ; à l'identique, Grillo fait du Grillo (bon éclat de rire quand le scénario révèle que cet ex-militaire bodybuildé et à la gueule de tueur est en fait docteur en microbiologie) et Katrina Law assure son rôle.
Mais l'écriture est plutôt faible, au delà du postulat initial : répliques clichées, personnages stupides (la belle-sœur est à ce titre déplorable, à accumuler les pires réactions et décisions imaginables malgré avoir été préparée à l'action par son beau-frère pendant une année entière), grosses ficelles et approximations, le film tout entier finit tiré par le bas par son écriture... et c'est bien dommage, parce qu'un survival bien tendu dans lequel des personnages doivent traverser une ville pleine de garous aurait pu donner quelque chose de mémorable.
Donnez ça à un Carpenter lorsqu'il était au sommet de son art, et malgré un budget réduit, on aurait pu avoir un classique. En état, c'est du DTV sorti en salles, avec un véritable abus de lumières stroboscopiques, et des idées mal avisées (donner aux garous des accessoires visuels identifiables, pour leur donner une identité, oui, mais c'est fait sans la moindre cohérence interne).
2.25/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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