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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

thriller

Critique éclair #289 - Enola Holmes 3 (2026)

Publié le 11 Août 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Thriller, Policier, Netflix, Jeunesse, Review, USA, UK

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Enola Holmes 3 (2026) :

Alors qu'elle est sur le point d'épouser Tewkesbury (Louis Partridge) à Malte, Enola (Millie Bobby Brown) s'aperçoit que son frère Sherlock (Henry Cavill) a été enlevé. Puis c'est le tour de sa belle-mère : avec l'aide de sa mère (Helena Bonham Carter), du Dr Watson (Himesh Patel), d'un révolutionnaire local (Joe Azzopardi) et de son fiancé, la jeune femme mène alors l'enquête... et va se retrouver confrontée à un(e) ennemi(e) de longue date.

Troisième volet de la saga des Enola Holmes de Netflix, après un premier volet somme toute agréable bien qu'un peu léger et fanficcy, et un deuxième bien plus balourd, avec une Moriarty militante opprimée par une société victorienne raciste et sexiste...

Ici, on se trouve un peu au carrefour des deux approches, avec toujours une mise en scène et un montage ludiques, un rythme assez soutenu, une Millie Bobby Brown qui est nettement plus motivée que dans Stranger Things, une Helena Bonham Carter qui s'amuse, des décors maltais agréables, de l'aventure, mais aussi tout un propos sur la colonisation par l'Empire Britannique, un Louis Partridge toujours aussi falot, un Cavill qui fait globalement de la figuration, une Moriarty qui cabotine toujours autant, et surtout plein d'éléments un peu sous-développés, dont notamment toute la résolution de l'intrigue, assez facile et simpliste.

Globalement, cependant, avec sa durée limitée, ce troisième épisode se regarde tranquillement, même si un certain nombre d'éléments tombent à plat. Rien de très mémorable, malheureusement, mais ça fait ce pour quoi une production de plateforme de streaming est conçue : ça occupe pendant 90 minutes.

3.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - Daredevil : Born Again, saison 2 (2026)

Publié le 30 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Marvel, MCU, Review, USA, Disney, Thriller, Drame, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision

La première saison de Daredevil : Born Again, le revival Disney+ de la série Daredevil de Netflix, s'était avérée une bonne surprise malgré une genèse compliquée, et un changement de showrunner en cours de route. Et tandis que Marvel tente de réintégrer lentement tous les personnages des séries Marvel/Netflix à son MCU actuel (avec les soucis que cela peut entraîner niveau continuité ou chronologie), le revival continue avec 8 nouveaux épisodes de 50 minutes qui, plus que jamais, se veulent le reflet de l'Amérique trumpienne d'aujourd'hui...

Daredevil : Born Again, saison 2 (2026) :

Avec ses méthodes brutales et sa milice anti-justiciers, le Maire Fisk (Vincent D'Onofrio) a remis de l'ordre dans la ville de New-York, et est désormais intouchable. Mais Karen Page (Deborah Ann Woll) et Matt Murdock (Charlie Cox) sont bien décidés à le faire tomber, et à aider les victimes du Maire, alors même que ce dernier subit des pressions du gouvernement, et que Bullseye (Wilson Bethel) est toujours en liberté, électron libre bien décidé à se venger de Fisk et de ses sbires...

Il faut dire qu'entre Fisk détenteur de tous les pouvoirs à New York, qui s'exhibe dans un match de boxe comme Trump à la WWE, sa milice privée qui enlève le moindre opposant et l'enferme sans raison dans des geôles moisies, l'ultraviolence décomplexée de tout le monde, et l'impunité totale du Kingpin face aux contrepouvoirs, alors même qu'il fait tout pour s'enrichir en secret, difficile de ne pas voir les points communs avec la réalité américaine actuelle. Surtout lorsqu'une foule en colère prend d'assaut une institution publique vers la fin de la saison, comme un reflet déformé de l'assaut du Capitole le 06 janvier.

Heureusement, ce parallèle évident ne devient jamais trop appuyé, principalement parce que la série parvient à équilibrer ses différents fils pour tisser une tapisserie narrative assez harmonieuse. Ici, la "rédemption" de Bullseye ; ailleurs, la compromission d'Heather, l'ex de Murdoch, qui se laisse entraîner dans le sillage de Fisk et est dévorée progressivement par son PTSD ; en parallèle, les rapports troubles de BB Urich et de Daniel, qui oscillent entre amitié, manipulation, et sacrifice ; sans oublier Karen et Matt, qui tentent d'organiser la résistance, recrutent Jessica Jones, et cherchent un moyen de faire tomber Fisk devant un tribunal...

Le tout sur fond de thématiques évidentes, comme la justice, la rédemption, le pardon, l'équilibre, etc... qui excluent bizarrement Frank Castle de la discussion et de la saison ("il fait probablement son truc dans son coin", explique un personnage en début de saison pour expliquer cette absence).

Il y a de l'action (parfois un peu brouillonne selon les réalisateurs), de l'émotion (la mort de Vanessa Fisk est très bien interprétée par tout le monde), un peu d'humour (j'ai beaucoup apprécié le personnage de Mr Charles/Matthew Lillard, poil à gratter de la CIA qui vient mettre des bâtons dans les roues de chacun), c'est visuellement très sombre (et parfois trop stylisé, comme à chaque fois que Moorhead et Benson réalisent et plaquent leurs éclairages colorés un peu partout), avec des tentatives d'aller au delà de la simple illustration visuelle (le miroir, dans l'épisode final, de la progression de Daredevil d'un côté, et de Fisk de l'autre, qui se fraient chacun un chemin brutal parmi la foule des manifestants et des sbires de Fisk, comme reflets déformants l'un de l'autre).

Tout ça poura aboutir à une fin ouverte, où Murdock, après avoir eu son moment "I am Iron Man" en plein tribunal, finit emprisonné, tandis que Fisk est contraint de partir en exil, hanté par la mort de sa femme et sa défaite.

De quoi conclure une saison bien menée et très d'actualité, qui ne se défait jamais d'un certain idéalisme un peu naïf ("trust the system"), et qui évite de tomber dans le travers du conflit de super-héros bourré de caméos (pour lequel la série n'a pas le budget, de toute façon).

Reste à voir ce que donnera la saison 3, avec plus de Defenders et potentiellement moins de Fisk...

 

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE SÉRIES - The Punisher : One Last Kill (2026)

Publié le 29 Juillet 2026 par Lurdo dans Action, Thriller, Critiques éclair, Marvel, MCU, Review, USA, Disney, Drame, Télévision, Les bilans de Lurdo

Après une saison 2 de la série The Punisher de Netflix en demi-teinte, et une première fournée d'épisodes de Daredevil : Born Again qui opposait directement Frank Castle aux initiatives de Fisk à New York (et se concluait par l'évasion du Punisher des geôles de ce dernier), on pouvait s'attendre à ce que le Punisher fasse partie intégrante des "troupes" réunies autour de Daredevil pour affronter la milice privée de Fisk, en saison 2 de Born Again.

Mais il n'en est rien, puisque Castle est absent de cette saison 2, et qu'on le retrouve, à la place, dans ce one-shot à la chronologie un peu bordélique, co-écrit par Jon Bernthal.

The Punisher - One Last Kill (2026) : 

Retranché dans un immeuble de Little Sicily, Frank Castle (Jon Bernthal) est au bord du suicide, totalement perdu après avoir vengé les siens et massacré la pègre de New York. Jusqu'à ce que Ma Gnucci (Judith Light), doyenne de la famille Gnucci, refasse surface, encore en vie, et annonce à Frank qu'elle a mis une prime sur sa tête, et que tous les criminels de la ville vont bientôt être à ses trousses...

De l'aveu même de la production, l'objectif de ce téléfilm (qui n'est en réalité qu'un épisode spécial de The Punisher) était de faire passer Castle d'ex-soldat sanguinaire et dépressif, obsédé par l'idée de faire payer ceux qui ont tué sa famille, à un statut de justicier s'interposant entre le crime et le quidam moyen. Autrement dit : lui donner une nouvelle mission, laisser derrière lui la vengeance et étendre le champ de son action.

Une sorte de pont entre le Castle de la série Punisher, celui que l'on retrouve dans la saison 1 de Born Again, et celui qui fera brièvement équipe avec Spider-Man dans le Brand New Day à venir... ce qui fonctionne plus ou moins ici.

Frank déprimé, zombie obsédé par la vengeance mais incapable de s'extirper de son PTSD pour aider autrui, sur le point de se suicider et hanté par le souvenir des siens, mais qui repart pour un tour dès qu'une cible se présente à lui, c'est une caractérisation assez mélodramatique, mais pas désagréable.

C'est un peu toujours la même partition du Frank tourmenté, comme dans sa série, mais avec des variations, et à partir de la moitié de l'épisode, lorsque Castle se sort de sa torpeur et recommence à casser du méchant, on retrouve là un Punisher qui fait plaisir à voir, brutal et destructeur.

Malheureusement, il est alors un peu difficile de relier ce Punisher évoluant dans Little Sicily, ce quartier fictif de New York, pendant des émeutes improbables, avec le New York ultra-policé de Fisk, dans Daredevil : Born Again, saison 2. Supposément, One Last Kill prendrait place en parallèle du début de cette saison 2 - soit. On peut tout de même se demander où était Castle lorsque toute la ville s'est soulevée aux côtés de Daredevil pour renverser le Kingpin... 

Mais bon, ce sont là des soucis de continuité et d'univers partagé : pris indépendamment de Daredevil, One Last Kill est tout à fait satisfaisant, bien qu'un peu court et abrupt, et ressemblant plus au premier épisode d'une nouvelle saison qu'à un épisode unitaire.

Ce one-shot aurait probablement bénéficié de 15-20 minutes supplémentaires afin d'étoffer un peu le tout et de mieux le replacer dans sa continuité... mais on se contentera de ce qu'on a, en attendant la sortie du Spider-Man.

  (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #280 - QUINZAINE FRANÇAISE - Le Secret de Kheops (2025)

Publié le 13 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Histoire, Review, France

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##    

Le Secret de Kheops (2025) :

Archéologue obsédé par le trésor perdu du pharaon Kheops, Christian Robinson (Fabrice Luchini) découvre que celui-ci a peut-être été ramené en France à l'époque de Napoléon, et dissimulé à Paris. De retour en France, Robinson tente alors de renouer avec sa fille Isis (Julia Piaton), avec qui il est brouillé, sans se douter qu'il attire sur eux la convoitise de traficants d'antiquités...

Première réalisation de l'actrice Barbara Schulz, Le Secret de Kheops se veut une comédie d'aventures façon chasse au trésor à Paris, sur fond de relation père/fille qui se renoue.

Pas forcément désagréable à regarder, avec un script fait sur mesure pour Luchini (son personnage archéologue passe son temps à débiter des faits historiques et des anecdotes) heureusement assez calme et mesuré (toutes proportions gardées, il y a tout de même quelques débordements), un récit bon enfant, mais aussi un côté thriller/polar moyennement convaincant, et un récit qui, dans sa dernière ligne droite, devient bourré de grosses ficelles bordéliques.

Pas grand chose à dire de plus : c'est assez improbable, mais ça fait à peu près illusion jusqu'aux 20 dernières minutes, et dans l'ensemble, ça n'ose peut-être pas aller suffisamment soit dans l'aventure soit dans la comédie pour marquer les esprits.

Un petit 3/6  

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Critique éclair #279 - QUINZAINE FRANÇAISE - Natacha (presque) hôtesse de l'air (2025)

Publié le 12 Juillet 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Aventure, France, Review, Policier

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Natacha (presque) hôtesse de l'air (2025) :

Dans les années 60, prête à tout pour devenir hôtesse de l'air, Natacha (Camille Lou) se retrouve embarquée malgré elle dans une sombre histoire de vol de tableau lorsque la Joconde est dérobée devant ses yeux sur le tarmac. Avec Walter (Vincent Dedienne), steward un peu idiot, la voilà traquée à travers l'Europe par les autorités, notamment lancées à ses trousses par André Molrat (Didier Bourdon), ministre français de la Culture ayant mis en scène le vol du tableau pour pouvoir ensuite tirer toute la gloire de sa restitution...

Adaption libre de la bande dessinée francobelge (pas très mémorable) Natacha par la créatrice de Connasse, ce Natacha (presque) hôtesse de l'air opte pour un ton semi-parodique, à mi-chemin entre OSS 117 (la mise en avant du sexisme ambiant, la reconstitution historique générale) et du Chabat (anachronismes, moments méta - Natacha se dispute avec la voix off de Luchini - et autres références, comme le conspirationniste "BFM"). Le tout porté par une bande originale du toujours très efficace Erwann Chandon, et par l'interprétation dynamique de Camille Lou.

Et ça fonctionne mieux que prévu, même si le film accuse un certain coup de mou à mi-parcours. C'est enjoué, tout le monde s'amuse (notamment Elsa Zylberstein et Isabelle Adjani), et le tout s'avère plutôt divertissant, à défaut d'être toujours suffisamment rythmé ou nerveux pour fonctionner jusqu'au bout.

3.25/6 

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Critique éclair #278 - QUINZAINE FRANÇAISE - Le grand déplacement (2025)

Publié le 10 Juillet 2026 par Lurdo dans Comédie, Aventure, Critiques éclair, Cinéma, Thriller, Science Fiction, France, Review, Belgique

## Pour célébrer la Fête nationale, comme tous les ans, place au cinéma et à la comédie française, avec des critiques cinématographiques tous les deux jours, jusque mi-juillet... ##    

Le grand déplacement (2025) :

Suite à la redécouverte d'une source énergétique oubliée, l'Afrique est sur le point de conquérir les étoiles, et prépare, en secret, une mission jusqu'à la planète Nardal, une planète habitable qui pourrait bien sauver l'humanité. Mais le voyage va être long, la concurrence avec les Américains est rude, et Pierre Blé (Jean-Pascal Zadi), pilote français, est assez gaffeur et incompétent...

Mwébof.

C'est dommage, en découvrant le pitch de cette conquête spatiale parodique à la sauce africaine, écrite et réalisée par Zadi, je partais plutôt enthousiaste.

Et puis, après une mise en place sympatoche, sans plus, non sans maladresses (les échanges sur l'esclavage, etc, arrivent comme un cheveu sur la soupe), mais avec suffisamment d'éléments rigolos (Judor en r2-d2 cassant), la deuxième moitié du métrage tourne à vide une fois que le lancement a eu lieu : ça récite souvent son texte, ça se veut un peu trop sérieux et dramatique pour son propre bien, tout l'humour noir et politique est assez mal amené, et si les images spatiales sont jolies, ça n'est tout simplement pas bien rythmé ou ni maîtrisé.

Ponctuellement amusant, mais ça s'arrête là. Dommage.

2/6

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Critique éclair #264 - The Wrath of Becky (2023)

Publié le 19 Mai 2026 par Lurdo dans Action, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review

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The Wrath of Becky (2023) :

Trois ans après la mort de son père aux mains de néo-nazis, Becky (Lulu Wilson) est désormais vagabonde, avec son chien Diego, recueillie par Elena (Denise Burse), une personne âgée ravie d'avoir un peu de compagnie. Jusqu'à ce que des miliciens alt-right misogynes suivent Becky chez elle, tuent Elena et volent le chien de la jeune femme après l'avoir assommée. Lorsqu'elle reprend connaissance, Becky décide alors de se venger...

Après avoir revu Lulu Wilson dans le très réussi Pizza Movie, je me suis souvenu de sa participation dans le médiocre Becky, ainsi que de l'existence de cette suite... une suite, qui, in fine, n'est pas franchement plus convaincante que le premier métrage.

Certes, on quitte un peu le format home invasion pour se rapprocher de quelque chose d'un peu plus John Wickesque (on lui a piqué son chien, elle veut le récupérer), à deux doigts du rape and revenge (sauf que le scénario n'ose bizarrement pas aller jusque là, alors même que les méchants du film méprisent totalement les femmes et que Becky est inconsciente, à leur merci) mais entre le personnage de Becky qui devient une psychopathe surentraînée et sanguinaire paradoxalement assez incapable et poseuse, les antagonistes miliciens d'extrême droite misogynes assez cons et basiques (Seann William Scott est efficace en leader des méchants, mais pas autant que pouvait l'être Kevin James dans le premier volet), leurs motivations assez quelconques (ils veulent faire une mini-insurrection pour éliminer une sénatrice), et toutes ces tentatives assez vaines de rendre Becky relativement badass (avec des cadrages, des one-liners, des effets de montage), le tout tourne un peu à vide, et la mayonnaise ne prend pas franchement.

Et puis la fin qui voit Becky recrutée par la CIA sur un malentendu, mouais.

2/6

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Critique éclair #262 - Reckless (2026)

Publié le 12 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Action, Thriller, UK, Review, Comédie

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Reckless (2026) :

Doublé par ses collègues au terme d'un braquage, Devon (Scott Adkins) est arrêté et envoyé en prison où, par la force des choses, il doit apprendre à se défendre, mais ne dévoile jamais l'identité des autres cambrioleurs. Lorsqu'il sort enfin de cellule, il décide cependant de leur rendre visite pour récupérer sa part du butin... mais les choses dégénèrent assez rapidement dès qu'il croise le chemin de Kimber (Nicole Deon), comptable pour la pègre.

Un polar anglais distribué par la plateforme de streaming de la chaîne Sky, et bourrée de personnages incompétents et râleurs, de trognes improbables, de morts sanglantes, d'un sens de l'humour pas ultra fin (il y a un running gag balourd sur le viol en prison)... et c'est tout.

On sent que le réalisateur et les scénaristes sont fans de Guy Ritchie (le montage, le rythme, le style, tout est inspiré des premiers films de Ritchie, jusqu'à avoir Vinnie Jones dans un rôle de méchant sous-exploité) et Scott Adkins semble bien s'amuser en protagoniste incapable, mais globalement, si le tout est regardable, ça reste très en surface, le rythme est bancal, l'action limitée et le film peine à s'extirper de l'ombre de ses modèles.

2.75/6 

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Critique éclair #261 - Pirouette fatale (2026)

Publié le 7 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Action, USA, Netflix, Review, UK, Horreur

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Pirouette fatale (Pretty Lethal - 2026) :

Un groupe de ballerines américaines (Lana Condor, Iris Apatow, Millicent Simmonds, Avantika, Maddie Ziegler) et leur coach (Lydia Leonard) se rendant à une compétition en Hongrie tombent en pannent au milieu de nulle part, et sont contraintes de se réfugier au Teremok Inn, une auberge louche gérée par Devora Kasimer (Uma Thurman), ex-danseuse étoile désormais associée à la pègre hongroise. Rapidement, la situation dégénère alors, et les danseuses n'ont d'autre choix que de se défendre contre tous les criminels assoiffés de sang qui fréquentent l'établissement....

Un thriller d'action anglo-américain proposé par Amazon, qui commence un peu comme un film d'horreur à la Hostel, lorgne fortement sur Green Room, mais ne se prend jamais au sérieux, et reste fermement dans le camp de la comédie, avec des personnages de mafieux incompétents, une Uma Thurman qui cabotine, et une illustration musicale décalée, notamment de la dance music des 90s. 

Comme le tout est totalement implausible et assume cet état de fait, le film s'avère assez sympatoche, principalement sur la force de sa distribution (les ballerines sont excellentes, y compris les actrices les moins connues), de son action assez brutale, et de son énergie globale.

Ce n'est pas parfait, loin de là (je dois dire que l'éclairage aux néons ultra-contrastés, j'en ai un peu ma claque), mais une fois que le film démarre vraiment, c'est assez amusant à suivre.

Un petit 3.75/6 

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Les bilans de Lurdo - SEMAINE WALPURGIS - Talamasca : l'ordre secret, saison 1 (2025)

Publié le 3 Mai 2026 par Lurdo dans Thriller, Les bilans de Lurdo, Télévision, USA, AMC, Fantastique, Horreur, Walpurgis, Critiques éclair

Adaptation très libre du concept de Talamasca introduit dans les romans d'Anne Rice, Talamasca : l'ordre secret arrive sur AMC avec une saison de seulement six épisodes de 45-50 minutes, écrite et chapeautée par John Lee Hancock, réalisateur et scénariste, notamment de deux films de Clint Eastwood, mais aussi script doctor et plume à l'origine de nombreux films très oubliables.

De quoi se méfier de ce programme vendu comme un mélange de série d'espionnage et de surnaturel, et troisième production AMC couvrant l'univers d'Anne Rice, après un Interview with the Vampire très réussi, et un Sorcières de Mayfair vraiment peu convaincant...

Talamasca : l'ordre secret, saison 1 (Talamasca : The Secret Order - 2025) :

Guy (Nicholas Denton), doué de dons de télépathie, découvre un jour l'existence de la Talamasca, une organisation secrète ayant pour mission de surveiller les menaces surnaturelles qui entourent, dans l'ombre, l'humanité : sorcières, vampires, démons, esprits, etc. Il apprend bien vite, de la bouche d'Helen (Elizabeth McGovern), responsable de la branche new-yorkaise, qu'il est lui-même le produit de cette organisation, et qu'il doit retrouver un objet unique, dit "752", contenant tous les secrets de la Talamasca, avant que le 752, disparu à Londres, ne tombe entre des mains malveillantes...

Le problème, lorsque l'on tente de faire une série d'espionnage, c'est qu'il faut réussir à créer un suspense, une tension narrative, motivée par les secrets, les menaces et les rebondissements inattendus.

Talamasca est dépourvu de tout cela. Pendant six épisodes, Guy (qui évoque beaucoup Eddie Redmayne, mais sans l'excentricité et les choix d'interprétation inattendus) tente de remplir sa mission pour le Talamasca sans jamais paraître particulièrement impliqué, plus intéressé par la recherche de sa mère disparue (une sous-intrigue en filigrane laissée en suspens) que par son nouvel employeur et sa mission.

On se retrouve donc avec un protagoniste débutant, pas très doué (dans le final, il se fait interroger par la police, et se fait prendre au piège par des questions inattendues... car jamais il n'envisage d'utiliser son don de télépathie), et même assez antipathique, qui se rapproche de Doris, une "sorcière" pas très charismatique non plus, et est traqué à la fois par les sbires du vampire Jasper (excellent William Fitchner, probablement l'un des points positifs de la série), et par un duo d'enquêteurs de la police (là aussi, une sous-intrigue totalement plate et insipide, digne d'un procedural générique).

Le tout en étant vaguement surveillé de loin par Helen et son sourire mystérieux (qui cherche sa sœur jumelle), et par son officier traitant du MI5 (une jolie espionne aux perruques ridicules, et qui semble sortie d'Alias).

Tout est mou, les filatures s'enchaînent sans rythme ni énergie, les personnages sont globalement fades et cliché, les rebondissements n'en sont pas vraiment, les caméos (de Bogosian, qui reprend son personnage d'Interview with the vampire, et de Jason Schwartzman, en vampire maniéré) sont anecdotiques, bref, pour un programme de 6 épisodes à peine, c'est affreusement plat, et assez laborieux à terminer.

On aurait pu avoir une série ludique, intéressante et dans la droite lignée d'un Poltergeist : The Legacy - un mélange d'épisodes unitaires sur l'organisation qui fait face à des menaces surnaturelles, et des épisodes "mythologiques" sur le 752 et la recherche de sa mère par Guy, avec de multiples occasions de développer les personnages et leurs relations. Mais non, c'est fini, le temps des séries de ce type, avec des saisons de 13 à 22 épisodes.

Désormais, on est dans l'ère du contenu pour plateforme de streaming qui tente de singer de la prestige tv sans en avoir le budget : 6 épisodes, petit budget, beaucoup de promesses, mais pas le temps de rendre les personnages attachants et intéressants, pas le temps d'approfondir... Énorme bof, en somme.

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