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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

thriller

Critique éclair #187 - Jurassic World : Renaissance (2025)

Publié le 11 Août 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Aventure, Critiques éclair, Review, Science Fiction, USA, Thriller

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Jurassic World : Renaissance (Jurassic World : Rebirth - 2025) :

Engagés par Martin Krebs (Rupert Friend), représentant d'une société pharmaceutique, pour aller recueillir des échantillons de sang de dinosaures sur l'île de Saint Hubert, Zora Bennett (Scarlett Johansson), mercenaire, Henry Loomis (Jonathan Bailey), paléontologue, et l'équipage du bateau de Duncan Kincaid (Mahershala Ali), recueillent en route la famille de Reuben (Manuel Garcia-Rulfo) - Teresa (Luna Blaise), Isabella (Audrina Miranda) et Xavier (David Iacano), le petit-ami slacker de Teresa - dont le voilier a été attaqué par un mosasaure. Mais ce dernier les traque toujours, et finit par forcer l'équipe de Bennett à s'échouer sur St Hubert... qui s'avère être un laboratoire abandonné renfermant les pires expériences d'InGen.

En 2022 j'avais conclu ma critique de Jurassic World Dominion par un "il est temps de mettre un terme à la franchise" assez lapidaire. En 2025, avec ce Rebirth assez anémique, cette phrase n'a jamais été plus d'actualité.

En même temps, entre Gareth Edwards à la réalisation (un Godzilla bof, un Rogue One sauvé en post-prod par les reshoots de Tony Gilroy, un The Creator insipide au possible) qui sait faire de belles images et maîtrise les effets numériques, au détriment de l'écriture, de l'histoire, des personnages et de la direction d'acteurs ; David Koepp au script (un David Koepp très productif et avec une longue carrière, notamment le Jurassic Park de 1993, mais qui, avec les années, a besoin d'un réalisateur inspiré pour transcender ses scripts de moins en moins probants), Alexandre Desplat à la musique (toujours techniquement impeccable, mais toujours aussi peu capable de créer des thèmes mémorables et de composer des bandes originales marquantes) ainsi qu'une franchise à bout de souffle, il ne fallait pas s'attendre à des miracles.

Là, dès les premiers instants, on a droit à un pseudo commentaire méta sur l'état de la franchise, qui nous dit que trente ans après Jurassic Park et le retour des dinosaures sur notre Terre, le monde s'en contrefout désormais, que tous les dinosaures en liberté à la fin de Dominion sont morts à cause du climat actuel, et qu'il n'en reste qu'une poignée qui survit dans les zones tropicales de notre globe.

En somme, on fait table rase des épisodes précédents, on oublie les personnages de ces films, on repart sur des bases plus simples (assez similaires à celles du Monsters de Edwards), et... euh... on raconte une histoire générique et assez insipide, avec une équipe de mercenaires (menés par une ScarJo sarcastique qui injecte un peu de nonchalance dans le film, pour le meilleur et pour le pire) qui part sur une île perdue (et y arrive au bout d'une heure de film) pour récupérer des échantillons de sang de dinos, pour le compte d'un méchant calqué sur le Burke de Aliens. Et on rajoute une famille de touristes paumés et un bébé dino pour faire vendre des produits dérivés.

Sur ce scénario très mécanique se greffent donc les mésaventures de la famille de latinos, qui croisent le chemin d'un T-Rex, en réchappent de justesse, et sont globalement uniquement là pour permettre au film d'alterner entre les mercenaires en mission et la famille.

Malheureusement, les uns comme les autres sont sous-développés, les personnages ont une fâcheuse tendance à systématiquement réagir de la manière la plus stupide possible (mention spéciale à l'une des latinas qui ne trouve rien de mieux que de trainer lourdement et bruyamment un canot gonflable sous le nez d'un T-Rex assoupi), et face à eux, on retrouve des dinosaures à géométrie variable, entre les dinos habituels, plus ou moins bien intégrés à l'image, et les nouveaux mutants, des petits dinos ("Mutadons") ressemblant à des Skekses de Dark Crystal, et le gros D-Rex, une sorte de Rancor mâtiné de mutant d'Alien 4, et qui, selon les plans, est de la taille d'un kaiju, ou d'un T-Rex basique.  

Pas de miracle, comme je le disais : c'est globalement assez médiocre, j'ai un peu décroché dans la dernière ligne droite tant je n'avais rien à faire de ces protagonistes, et si c'est peut-être un peu mieux que Dominion - et encore, pas sûr -, l'utilisation timide, agaçante et un peu aléatoire des thèmes de John Williams par Desplat (façon "je vais en utiliser les quelques premières mesures, histoire de faire jouer la nostalgie, mais au moment crucial de chaque thème, je vais repartir dans mes compositions à moi") a achevé de me frustrer.

2/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Squid Game, saison 3 (2025)

Publié le 8 Août 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Les bilans de Lurdo, Télévision, Corée, Review, Critiques éclair, Netflix, Drame

On ne peut pas dire que j'avais été particulièrement convaincu par la saison 2 de Squid Game, comme peut en attester ma critique en ces pages : personnages pas toujours convaincants, astuces de scénario éventées, rebondissements prévisibles... heureusement que la mécanique principale du jeu fonctionnait toujours bien et permettait de faire passer la pilule.

On remet donc le couvert, pour une ultime saison... sans grand optimisme.

Squid Game, saison 3 (2025) :

La tentative de révolte de Seong Gi-hun (Lee Jung-jae) et d'une partie des candidats a échoué, et le Squid Game se poursuit : brisé et déprimé, Seong Gi-hun doit désormais continuer la partie, malgré ses réticences et la mort de son ami Jung-bae (Lee Seo-hwan)...

Ouhlà, que j'en ai eu du mal avec cette troisième saison de Squid Game, en réalité les six épisodes de la seconde moitié d'une saison 2 artificiellement coupée en deux par Netflix lors de la production.

J'ai eu du mal, au point d'avoir fortement lutté contre une envie de faire avance rapide sur tout ce qui se déroulait hors du jeu à proprement parler : l'enquête policière, la nord-coréenne qui aide le père de la petite malade à s'échapper, et surtout, les VIP caucasiens qui regardent le spectacle. Des VIP à la post-synchro pitoyable, à l'écriture laborieuse, et qui n'apportent absolument rien à la série/saison.

Et dans le jeu en lui-même, ce n'est pas forcément meilleur : malgré ses six épisodes, la saison s'articule principalement autour de trois jeux - un grand jeu de cache-cache dans un labyrinthe, un jeu de saut à la corde au dessus du vide, et finalement, un jeu d'élimination par étapes, où les survivants doivent convenir d'un éliminé après être parvenus à un consensus.

Des jeux malheureusement présentés systématiquement de manière très prévisible, au point d'affaiblir considérablement la charge émotionnelle des différentes éliminations (ou même le message que le scénariste veut faire passer çà ou là) ; et déjà que la majorité des personnages secondaires ne sont pas forcément très attachants, quand en plus le scénariste succombe à la facilité du "j'ai prévu de tuer ce personnage à la fin de l'épisode, donnons-lui un monologue émouvant ou deux pour qu'il parte en beauté", on en vient à pousser de gros soupirs à chaque rebondissement télégraphié de manière trop balourde.

C'est probablement ça qui m'a le plus frustré dans cette saison : tout est cousu de fil blanc, ça se termine exactement comme on pouvait le deviner lorsqu'un certain nouveau participant (numérico-animatronique) est intégré de force au jeu, les antagonistes continuent d'être des caricatures ambulantes, et ça traine en long, en large et en travers, pour aboutir à des décisions ou des morts évidentes depuis le début.

Pourtant, le programme a globalement été très bien accueilli par la presse, ravie du nihilisme et des thématiques de la série. Le problème avec ça, c'est que ces mêmes thématiques, et ce même nihilisme, étaient déjà là en saison 1, et se suffisaient alors à eux-mêmes.

Tout ce qui a suivi, en fin de compte, n'a été que redondance, une redondance qui, forcément, ne fait pas du tout avancer le schmilblick.

(et puis cerise sur le gâteau, le caméo de Cate Blanchett à la toute fin... potentiellement pour un spin-off américain... je dis non. Tout simplement non.)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - FUBAR, saison 2 (2025)

Publié le 7 Août 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Netflix, Science Fiction, Romance, Télévision, Les bilans de Lurdo

Retour de la série d'action-comédie d'Arnold Schwarzenegger pour Netflix, une série qui-n'est-pas-vraiment-une-suite-de-True-Lies-mais-s'en-inspire beaucoup, et showrunnée par le responsable de Reacher pour Amazon...

FUBAR, saison 2 (2025) :

Alors qu'il est caché dans une maison sécurisée avec sa famille et son équipe, à l'abri de tous ceux qui veulent leur mort, Luke Brunner (Arnold Schwarzenegger) apprend qu'un dangereux terroriste a pour but d'éradiquer 90 % de la population humaine en commençant par détruire le réseau électrique américain. Pour cela, il a requis les services de Greta Nelso (Carrie-Anne Moss), super-espionne et ex-amante de Luke, et de Chips (Guy Burnet), son bras droit...

Et honnêtement, la première saison de FUBAR ne m'avait pas forcément laissé un souvenir impérissable, une sorte de série d'action de network très approximative à l'écriture assez faiblarde, qui n'avait d'intérêt que par sa dimension de fanservice pour fans de Schwarzie, et qui peinait à s'élever au-delà d'une certaine médiocrité inhérente aux séries de Netflix.

Un gros DTV d'action délayé sur huit épisodes d'une heure, en somme... et il en va de même pour cette saison 2. Techniquement, c'est même peut-être pire, puisque le show reprend tous les personnages de la saison 1 (sauf la directrice de la branche régionale de la CIA, remplacée cette saison par ce bon vieux Enrico Colantoni), et leur rajoute de multiples nouveaux personnages, avec en tête Carrie-Anne Moss (en ex-espionne est-allemande autrefois dans une relation torride avec Arnold - sauf que les deux acteurs n'ont pas la moindre alchimie), et Guy Burnet (qui s'est fait un look d'Hans Gruber du pauvre pour incarner un espion rival au lourd passé).

La série se plie donc en quatre pour trouver de la place pour tout ce petit monde (la sous-intrigue du cochon, les moments comic-relief de Baruchel et d'Andy Buckley), et ça donne une saison assez bordélique, qui, autour d'une intrigue de base assez simple - quatre centrale électriques menacées -, part dans tous les sens, envoie ses personnages dans l'espace, dans le sous-marin de James Cameron, tente d'utiliser Schwarzie comme s'il avait 20-30 ans de moins, de créer une romance torride avec CAM, multiplie les clins d'œil à la filmo d'Arnold (la roue de la souffrance m'a arraché un sourire), fait du placement produit bien honteux face caméra (et ce dès le premier épisode de la saison), propose des scènes d'action improbables sans en avoir le budget ni le rythme, etc.

Et pourtant... je n'ai pas détesté. Probablement parce que tout le monde semble s'amuser, et avoir conscience qu'ils ne font pas de l'Art, mais simplement une série d'action et d'espionnage de streaming : ce qui leur permet de s'amuser avec des idées idiotes (les hallucinations dans le sous-marin, le photoshoot du cochon), de ne pas s'embarrasser de subtilités ou de standards d'écriture, et de faire leur truc dans leur coin.

Ce n'est pas bon, c'est bourré de problèmes, c'est trop long pour ce que ça raconte, et les rebondissements du scénario sont absolument tous téléphonés et prévisibles, mais ça reste suffisamment second degré pour être regardable, en arrière-plan, pendant qu'on fait autre chose... 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Reacher, saison 1 (2022)

Publié le 3 Août 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Critiques éclair, Review, USA, Amazon, Les bilans de Lurdo, Télévision, Reacher

Sur un coup de tête, et parce que je n'étais pas d'humeur à regarder quelque chose de plus complexe, j'ai décidé de tenter la saison 1 de Reacher, adaptation des romans de Lee Child pour Amazon, après deux films avec Tom Cruise dans le rôle principal.

Pas de Tom Cruise, ici, mais Alan Ritchson, nettement plus proche du Reacher colossal des livres, et une première saison de 8x45-50 minutes, adaptant le premier récit mettant le personnage en vedette...

Reacher, saison 1 (2022) :

À son arrivée dans la petite ville de Margrave, en Georgie, Jack Reacher (Alan Ritchson), ex-militaire qui erre désormais de ville en ville comme un vagabond, se retrouve embarqué dans une conspiration qui le dépasse lorsque son frère Joe est retrouvé mort. Bien vite, les cadavres se multiplient autour de Reacher, qui ne peut compter que sur deux policiers locaux, Oscar Finlay (Malcolm Goodwin) et la charmante Roscoe Conklin (Willa Fitzgerald) pour l'aider à mettre fin à un trafic international de fausse monnaie...

Je m'étais déjà fait la réflexion en regardant les films avec Tom Cruise : Reacher, c'est particulièrement régressif, comme un film d'action des années 80-90 avec Steven Seagal, et il ne faut donc clairement pas s'attendre à autre chose que des grosses ficelles narratives et trente tonnes de facilités, enrobées dans des atours d'actioner bourrin.

Et avec Nick Santora (Punisher : War Zone, la production de nombreuses séries pas très subtiles comme Prison Break, FUBAR, Scorpion, The Fugitive...) et son équipe à l'écriture, il ne faut pas s'attendre à ce que les dialogues transcendent tout ça : ici, Reacher est écrit comme un über-Sherlock Holmes doté de dons de voyance, capable de faire des déductions improbables jamais vraiment justifiées de manière crédible au travers de plages d'exposition maladroite et balourde, et qui servent de prétexte à ses enquêtes et à ses bastons.

Je mentirais donc en disant que cette première saison de Reacher m'a convaincu sur le fond : c'est ultra-basique, le scénario a l'épaisseur d'un épisode de l'Agence Tous Risques ou du Rebelle (délayé sur 7 ou 8 heures), les répliques clichées et les rebondissements télégraphiés s'enchaînent, les moments "émotion" sont forcés... et dans l'ensemble, ce n'est pas terrible (mais je suppose qu'une grosse partie de ces problèmes proviennent du récit original, très roman de gare).

Reste la forme, alors, et là, c'est assez inégal : le casting est plutôt réussi (les méchants sont antipathiques, Ritchson a la carrure du personnage, Fitzgerald est très attachante, Goodwin amusant, Kristen Kreuk et Harvey Guillén ont de petits rôles), l'interprétation est solide (quelques moments convainquent moins en début de saison, mais on va placer ça sur le compte d'acteurs et d'une production qui se cherchent)... mais étrangement, l'action est moins probante.

Du moins dans toute la première partie de la saison, puisque la grosse scène d'action finale, en fin de saison, fonctionne assez bien - mais le reste de l'action est plus discutable, jamais vraiment mis en valeur par le montage (histoire de cacher un manque de moyens ? Un manque de savoir-faire ?) et la réalisation, très plate. 

Après, j'ai bien conscience que cette critique semble particulièrement négative - mais ce n'est pas réellement le cas.

Oui, Reacher ne remportera pas de récompenses, et c'est peu ou prou l'équivalent des séries de Stephen J. Cannell, un peu modernisées (la présence de Bruce McGill dans un role de méchant n'aide pas à se défaire de cette impression)... mais pour peu qu'on aborde le tout en ayant pleinement conscience de tout ça (c'était mon cas, et les films d'action bas-de-plafond ne m'ont jamais dérangé), et qu'on éteigne son cerveau, on passe quelques heures plutôt divertissantes à regarder un colosse à la musculature improbable détruire des méchants sans sourciller. 

Ça pourrait être mieux... mais ça pourrait aussi être pire.

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Critique éclair #186 - Diablo (2025)

Publié le 1 Août 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Thriller, USA, Review, Critiques éclair, Colombie

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Diablo (2025) :

Lorsque la jeune Elisa (Alana De Le Rossa) est enlevée par Kris (Scott Adkins), elle ne se doute pas que celui-ci est son père biologique, braqueur sorti de prison après avoir été arrêté et trahi par Vicente (Lucho Velasco), son ancien compère qui, depuis, élève Elisa comme sa fille. Aussitôt, Vicente met une prime sur la tête de Kris, et pour ne rien arranger, un tueur à gages psychopathe (Marko Zaror) décide de traquer lui aussi l'ex-taulard, pour régler ses comptes avec Vicente...

Un film d'action américano-colombien tourné en Colombie, et dans lequel Scott Adkins change un peu de registre, s'essayant au rôle de papa d'une adolescente qui a beaucoup de répondant. Face à lui, Marko Zaror, qui s'est fait un look pas possible et compose un personnage de tueur à gages digne d'un méchant de James Bond (ou de No Country for Old Men), avec crâne dégarni, lunettes cassées et crochet de pirate, tour à tour remplacé par un poing en métal (ce qui est plus pratique pour taper) ou par une lame (plus pratique pour tuer).

Le tout dans un métrage plutôt sympathique, avec des cascades très réussies (tout le final, dans une usine désaffectée, est assez mémorable), et un rythme assez maîtrisé.

Pas désagréable, tout ça.

Un petit 4/6

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Critique éclair #185 - Deep Cover (2025)

Publié le 30 Juillet 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Policier, Thriller, UK, Review

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Deep Cover (2025) :

Kat (Bryce Dallas Howard), actrice peinant à trouver le succès, enseigne l'improvisation à Londres, jusqu'à ce qu'elle soit contactée par l'Inspecteur Billings (Sean Bean), de la Police londonienne, qui lui propose une mission : avec deux de ses élèves, se faire passer pour des acheteurs de cigarettes de contrebande, et tenter de prendre sur le fait les responsables d'une petite boutique locale. Kat choisit alors Marlon (Orlando Bloom), acteur aux méthodes immersives et Hugh (Nick Mohammed), un informaticien timide, pour l'accompagner, mais rapidement, le trio doit se faire passer pour des trafiquants de drogue, et est amené à travailler avec des criminels endurcis, à savoir Metcafle (Ian McShane) et ses sbires, Fly (Paddy Considine) et Shosh (Sonoya Mizuno)...

Comédie policière anglaise diffusée sur Amazon courant juin, Deep Cover est apparemment basée sur une idée originale de Colin Trevorrow (les Jurassic World)... et ça fonctionne, dans l'ensemble.

Ce concept de placer des comédiens d'improv' dans une situation dangereuse et improbable n'est pas forcément d'une originalité folle (les Trois Amigos ne sont pas loin), mais l'ambiance anglaise, le ton global du film (qui doit apparemment beaucoup à la plume de The Pin, duo comique anglais qui incarne ici les deux policiers incapables aux trousses du trio principal), et les acteurs qui semblent bien s'amuser (Orlando Bloom en mode actor's studio) font que le tout se regarde très facilement, et s'avère plutôt divertissant.

Ça ne révolutionne rien, mais pour une production de plateforme de streaming, c'est tout à fait honorable.

4/6 

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Critique éclair #182 - Heads of State (2025)

Publié le 23 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, USA, Review, Amazon

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Heads of State (2025) :

Lorsqu'Air Force One, qui transporte le Premier ministre britannique Sam Clarke (Idris Elba) et le Président américain Will Derringer (John Cena), est victime d'un acte terroriste, les deux hommes se retrouvent perdus quelque part en Biélorussie. Malgré leurs caractères opposés, Clarke et Derringer doivent désormais faire équipe et s'associer à Noel Bisset (Priyanka Chopra Jonas), du MI6, pour rejoindre à temps une conférence de l'OTAN à Trieste, tout en échappant aux terroristes et à leurs complices au sein du gouvernement...

Une buddy comedy du réalisateur de Hardcore Henry et Nobody, pour Amazon/MGM, avec Idris Elba en Premier ministre anglais et John Cena en acteur-devenu-Président des USA (un rôle qui semble presque avoir été écrit pour Dwayne Johnson, honnêtement, y compris au niveau de la distribution secondaire - Idris, Carla Gugino), ça ne pouvait clairement pas donner un chef-d'œuvre du septième art ou un summum de vraisemblance ou de subtilité.

Par conséquent, il ne fallait pas s'attendre à autre chose qu'à une comédie d'action décérébrée, rythmée, bourrine et spectaculaire, avec un duo principal qui passe son temps à s'envoyer des vannes et des piques, et des scènes d'action improbables : ça tombe bien, c'est exactement ce en quoi consiste ce Heads of State, qui s'avère un métrage plutôt agréable à suivre, avec en prime un message pro-OTAN et anti-isolationniste plutôt approprié en ces heures trumpiennes.

Ajoutez à cela quelques idées impertinentes et excentriques, un caméo pétaradant de Jack Quaid, et voilà, un film qui ne révolutionne absolument rien (y compris dans le genre du "Président des USA qui tombe dans une embuscade et doit se défendre", déjà bien exploité par Air Force One, Big Game, etc), qui est totalement prévisible, qui propose un bad guy manquant de charisme, mais qui divertit et s'avère sans prétentions, surtout lorsqu'on le compare aux autres films d'action pétéradants des plateformes de streaming.

Pour le capital sympathie et la bonne humeur générale : 4/6 

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Critique éclair #167 - Ballerina (2025)

Publié le 4 Juillet 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Cinéma, Critiques éclair, USA, Review

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Ballerina (2025) :

Lorsque son père est assassiné pour le compte du Chancelier (Gabriel Byrne), la petite Eve Macarro est secourue par Winston Scott (Ian McShane) et formée par les Ruska Roma de la Directrice (Anjelica Huston). À l'âge adulte, Eve (Ana de Armas) décide de traquer le Chancelier, et part pour Hallstatt, en Autriche, pour assouvir sa vengeance...

Après John Wick 4 et la série The Continental, voici un second spin-off de l'univers de John Wick, Ballerina, réalisé par Len Wiseman (réalisateur des Underworld), et s'inscrivant en parallèle des films John Wick de la franchise... et ça ne fonctionne pas trop mal, à vrai dire.

Rien de révolutionnaire au programme, cela dit : ça reste un film d'action dans la droite lignée des Wick, avec des scènes d'action efficaces, une Ana de Armas qui tient bien son rôle, et un scénario de vengeance basique mais approprié, le tout enrobé d'une réalisation plutôt bien tenue et stylisée.

J'ai même envie de dire que contrairement à JW4, il n'y a pas ici cette impression de personnages superhéroïques et invulnérables qui survivent à des chocs et des événements qui auraient tué des humains normaux, voire même des militaires surentrainés - et c'est assez rafraîchissant, je dois dire (à l'image du cadre géographique de l'action, une jolie bourgade lacustre et enneigée), surtout après un quatrième volet de Wick qui poussait le curseur assez loin dans ce domaine.

John Wick, justement, a droit à son apparition dans ce spin-off, une apparition qui, heureusement, ne prend pas trop de place : c'était la bonne attitude à avoir, et Keanu n'éclipse pas de Armas, ce qui était un risque.

Dans l'ensemble, donc, une bonne surprise, nerveuse, punchy, violente et maîtrisée.

4/6 (Norman Reedus, par contre, fait de la figuration) 

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Les bilans de Lurdo - The Penguin, saison 1 (2024)

Publié le 29 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Policier, HBO, Review, USA, DC, Télévision, Les bilans de Lurdo

Suite directe de The Batman de Matt Reeves (un film inégal mais qui est remonté un peu dans mon estime au revisionnage), ce The Penguin propose, en huit épisodes d'une heure environ diffusés sur HBO Max, de narrer l'ascension du Pingouin dans le monde de la pègre de Gotham City, sous la supervision de Lauren LeFranc, ancienne scénariste sur Chuck et Agents of SHIELD...

The Penguin, saison 1 (2024) :

Alors que Gotham City se remet difficilement de l'acte terroriste du Riddler, Oz Cobb (Colin Farrell), dit "le Pingouin", ex bras droit de feu Carmine Falcone, décide de s'emparer du pouvoir dans les sphères criminelles, et d'organiser le trafic d'une nouvelle drogue. Il fait alors tout son possible pour monter les deux grandes familles du crime, les Falcone et les Maroni, l'une contre l'autre, mais la libération inattendue de Sofia Falcone (Cristin Milioti), fille de Carmine et tueuse en série enfermée à Arkham, va mettre des batons dans les roues du Pingouin...

Une crime story dans l'univers de Batman, mais sans Batman, une ascension à la Scarface plutôt réussie et intrigante, portée par une interprétation excellente de plusieurs acteurs, en particulier Colin Ferrell (on oublie totalement que c'est lui sous le masque), Cristin Milioti (excellente en fille de mafieux revancharde), et Deirdre O'Connell (en mère du Pingouin, atteinte de Parkinson et de sénilité).

Tout au long des huit épisodes de la saison, donc, on suit les parcours parallèles de Oz Cobb et de Sofia Falcone, qui tous deux finissent par gravir les échelons de la pègre : le premier en trahissant et manipulant tout le monde, en montant les Maroni et les Falcone les uns contre les autres, en manigançant, et en se trouvant toujours au bon endroit, au bon moment ; la seconde en se montrant implacable, en acceptant son héritage, en rejetant sa réputation, et en allant toujours plus loin pour s'imposer.

Le tout, sur fond de Gotham ravagée par les exactions du Riddler, et corrompue de bout en bout. De quoi dresser un portrait sinistre de la ville de Batman, totalement absent de la série, et humaniser au maximum le personnage du Pingouin, que ce soit au travers de son amitié naissante avec le jeune Victor (Rhenzy Feliz), qu'il prend sous son aile après l'avoir surpris en train de voler les jantes de sa voiture (un renvoi direct à Jason Todd et Batman), mais aussi et surtout via sa relation avec sa mère Francis.

Une relation dévouée et fusionnelle qui sera recontextualisée en fin de saison, tout comme cette amitié avec Victor, qui trouvera un dénouement inévitable à ce même moment : qu'on se le dise, dans le monde de la pègre de Gotham, il n'y a pas de fin heureuse, et tout le monde est capable de tuer si les motivations sont suffisantes.

En face de Farrell, impeccable, on a aussi Cristin Milioti, sexy, vénéneuse, instable et à fleur de peau, qui compose une antagoniste parfaite pour le Pingouin : tout dans le personnage est un contraste total à l'existence de Cobb, et l'actrice parvient, à grands renforts de nuances et de moments subtils, à donner corps à cette fille de mafieux accusée de crimes qu'elle n'a pas commis, torturée dans un asile, et bien décidée à se venger du destin et de la vie... en commençant par Cobb.

Bref, une très bonne surprise que cette mini-série (je suppose que c'est une mini-série, car je ne vois pas de saison arriver derrière) qui se conclue de la seule manière possible : par un Pingouin triomphant... et l'apparition du Batsignal dans le ciel.

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Critique éclair #164 - The Instigators (2024)

Publié le 27 Juin 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Comédie, Critiques éclair, USA, Review, Apple, Action

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The Instigators (2024) :

Lorsque deux petites frappes pas très douées de Boston, Rory (Matt Damon), dépressif, et Cobby (Casey Affleck), alcoolique, se trouvent embarquées dans un braquage mal préparé et dérobent un bracelet appartenant à l'ancien Maire véreux de la ville (Ron Perlman), ils sont contraints de prendre la fuite, embarquant avec eux le Dr Rivera (Hong Chau), la psychothérapeute de Rory...

Une comédie criminelle signée Doug Liman, produite par Ben Affleck et Matt Damon, et tournée (probablement avec un budget assez limité) pour Apple Tv... pour un résultat assez typique des productions de plateformes de streaming : c'est regardable, mais c'est assez quelconque et oubliable, jamais particulièrement drôle, pêchu ou tendu, en tout cas pas suffisamment pour convaincre plus que ça.

L'écriture est un peu inégale (la psychothérapeute qui ne cesse jamais d'analyser son client, même en plein milieu d'une course poursuite, c'est parfois assez forcé), une grosse partie du budget semble avoir été consacrée aux cascades automobiles, et la distribution assez prestigieuse (Alfred Molina, Toby Jones, Ving Rhames, Michae Stuhlbarg...) semble fréquemment sous-exploitée, mais dans l'ensemble, ce n'est pas non plus un désastre. 

C'est simplement totalement anecdotique.

3/6 

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