Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine...##
La Falaise (The Bluff - 2026) :
Autrefois pirate sanguinaire, Ercell Bodden (Priyanka Chopra) s'est installée sur une île des Caraïbes où elle vit paisiblement avec son fils Isaac (Vedanten Naidoo), handicapé, sa belle-sœur Elizabeth (Safia Oakley-Green), et son époux T.H. (Ismael Cruz Córdova), actuellement en mer. Jusqu'au jour où le cruel Francisco Connor (Karl Urban), ancien compagnon d'armes d'Ercell, ressurgit avec son équipage, et met l'île à feu et à sang pour retrouver l'ex-pirate et le trésor qu'elle lui a dérobé.
Les frangins Russo et Priyanka Chopra collaborent de nouveau (ou plutôt, tentent de justifier leurs précédents contrats avec Amazon pour le flop retentissant de l'univers partagé Citadel), pour ce film de pirates au budget relativement limité (ne pas s'attendre à d'immenses navires qui s'affrontent, etc, une grosse moitié du film se déroulant dans une grotte piégée), au rendu visuel très désagréable (sous-éclairage pour de nombreux intérieurs, et étalonnage numérique orange/bleu qui transforme certaines scènes en défilé d'oompa-loompas), et au rythme assez mollasson.
D'autant qu'au final, on est vraiment dans une histoire assez calibrée du type "XXX est une ex-espionne qui a tout quitté pour fonder une famille, mais un ennemi tout droit sorti de son passé revient se venger, obligeant XXX à reprendre les armes" comme les plateformes de streaming les aiment tant.
Bref, je n'ai pas franchement trouvé ça très maîtrisé, très palpitant voire même tout simplement très intéressant (sauf Karl Urban, qui campe un pirate assez convaincant).
2.25/6
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Si je dis : un acteur anxieux à la ramasse qui tente de décrocher le rôle de ses rêves, tout en étant traqué par le gouvernement, en devant faire face à une certaine oppression systémique à cause de ses origines et de sa nature et en interagissant au quotidien avec un mentor interprété par une légende IRL du monde de l'acting anglo-saxon... non, je ne parle bien évidemment pas de la récente Wonder Man, la satire Marvel de l'industrie hollywoodienne des super-héros US, mais de ce Bait, une mini-série en six épisodes d'une petite demi-heure qui marche dans la même direction que la série du MCU, mais avec une approche et un résultat bien différents...
Coupez !, saison 1 (Bait, saison 1 - 2026) :
Shah Latif (Riz Ahmed), acteur londonien, rêve d'être James Bond. Seul problème : il est d'origine pakistanaise, ce qui passe assez mal aux yeux des spectateurs potentiels du futur Bond, et lui donne un certain handicap dans la course à ce rôle, pour lequel il a pourtant déjà décroché une audition. Et progressivement, alors qu'il fait tout pour obtenir le rôle de 007, Shah va se laisser dévorer par ses ambitions, son anxiété, ses regrets, les attentes d'autrui et le racisme dont il est victime...
Une série Amazon globalement assez bien reçue par les critiques (ce qui ne surprend pas forcément, la combinaison humour british + propos sur le racisme sociétal, l'immigration et l'intégration + cringe humor + satire nombriliste de l'industrie cinématographique + semi-biographie du parcours de Riz Ahmed étant assez attirante pour une certaine presse), mais qui m'a laissé un peu mitigé.
En fait, au visionnage, j'ai eu l'impression que la série était divisée en trois parties : les deux premiers épisodes de mise en place de l'intrigue, de présentation des personnages, et d'introduction du personnage de Shah (acteur bourré de névroses, d'angoisses, un personnage typiquement anglais, maladroit et gentiment baratineur, à l'imagination bien développée), ne sont pas désagréables.
On y découvre donc Shah, pas totalement sympathique, mais pas non plus antipathique, son cousin Zulfi (Guz Khan), entrepreneur magouilleur à la tête d'une flotte de VTC, tout le reste de la famille (au demeurant assez amusante et attachante), ainsi que le rival de Shah (Himesh Patel), et une tête de cochon doublée par Patrick Stewart - tête de cochon qui devient rapidement le mentor imaginaire de Shah/l'expression de toutes ses insécurités, à mesure qu'il s'enfonce dans ses névroses.
Puis, après ces deux épisodes assez légers, arrivent les deux épisodes centraux de la saison : celui de l'Aïd el-Fitr, un épisode festif et familial qui accumule tensions, mensonges, excuses, secrets, etc, jusqu'à l'explosion. Plutôt efficace et sincère, tout comme l'épisode 04, durant lequel Shah passe la nuit suivant l'Aïd à accompagner son ex dans une tournée des clubs, pour tenter de la reconquérir. À nouveau, ça fonctionne, sans virer dans la comédie caricaturale.
Et puis on arrive à la fin de saison, et ça part un peu dans le n'importe quoi : la famille de Shah disparaît, l'acteur perd 250 points de QI et se met à accumuler les bourdes, il part en vrille, la police l'ignore totalement, il se promène et parle constamment avec sa tête de cochon portée dans un sac en bandoulière, il découvre que le MI5 veut le recruter et lui donner le rôle de Bond, il affronte ses échecs au cours d'une scène d'action imaginaire dans une ruelle, il se fait chasser d'une mosquée, il finit à l'hôpital, etc... et comme il a vaincu tous ses démons, il décroche in fine le rôle de Bond.
Alors pour être franc, je vois très bien ce que la série a tenté de faire avec ce récit, avec cette descente aux enfers d'un homme névrosé soumis à de nombreuses pressions, notamment sociétales, avec Patrick Stewart en Jiminy Cricket sarcastique et hostile, avec la rédemption d'un acteur prêt à tout pour la gloire et la viralité, avec le mélange des genres et des tons, etc.
Seulement voilà, j'ai trouvé le tout affreusement déséquilibré, parfois trop caricatural (par moments, Shah est un Howard Steel en puissance), parfois pas assez développé, parfois pas assez sincère, et au final assez frustrant. Pourtant, tous les moments centrés autour de la famille et de la communauté de Shah étaient plutôt agréables... mais dans l'ensemble, je suis resté sur ma faim. Dommage.
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Good Luck, Have Fun, Don't Die (2026) :
Dans un avenir proche, un homme échevelé (Sam Rockwell) apparaît dans un diner de Los Angeles, et se présente aux clients : c'est un voyageur temporel venu du futur, arrivé là pour empêcher l'avènement imminent d'une IA dévastatrice qui va exterminer la moitié de l'humanité. Il se constitue alors une équipe parmi les clients récalcitrants (Haley Lu Richardson, Michael Pena, Zazie Beetz, Asim Chaudry, Juno Temple, Daniel Barnett, Georgia Goodman), et les embarque dans une aventure improbable en ville, pour tenter de rejoindre la maison du créateur de l'IA avant que l'entité ne soit créée...
Mouais. Une comédie de science-fiction réalisée par Gore Verbinski et écrite par le scénariste de The Invention of Lying (avec Ricky Gervais), Dora l'exploratrice, et Love and Monsters, pour un résultat au format quasi-anthologique qui ressemble à des postulats d'épisodes de BlackMirror, sans le mordant british de Charlie Brooker.
Ici, on a donc un pamphlet anti-technologie et anti-IA, qui mélange critique des smartphones, de la réalité virtuelle, de l'IA, des publicités, du clonage, et tout et tout, sous la forme d'un fil conducteur (Rockwell et son équipe qui tentent d'empêcher l'avènement de Skynet de l'IA maléfique) qui dégénère progressivement au gré du film (la dernière ligne droite est un grand n'importe quoi random, avec un chat-centaure géant à l'appareil reproducteur énorme qui éjacule des paillettes, filmé plein cadre), et plusieurs apartés consacrés à l'un ou l'autre des membres du groupes, et à leur quotidien (Juno Temple en mère éplorée qui commande un clone de son fils suite à une énième fusillade scolaire, deux enseignants confrontés à leurs élèves lobotomisés par leurs smartphones et par les réseaux sociaux, Haley Lu Richardson en princesse de fêtes d'anniversaire allergique au Wi-fi qui se fait plaquer quand son mec découvre un monde virtuel, etc).
C'est bordélique, mal rythmé (le tout dure 2h15), ça se pense clairement beaucoup plus malin et radical que ça ne l'est vraiment, la moitié des personnages sont sous-développés et Rockwell fait du Rockwell. On peut ajouter à cela un propos anti-tech assez dérivatif (non seulement Black Mirror, mais aussi Terminator, L'armée des 12 singes, etc), et un script tellement éparpillé qu'il préfère botter en touche à plein de niveaux plutôt que de justifier une grosse partie de ses éléments....
En plus, pour ne rien arranger, visuellement parlant, c'est assez terne.
Je suis donc resté assez indifférent devant le produit fini, qui aurait pu être bien meilleur sur tous les plans (même si l'énergie rebelle et jemenfoutiste du tout n'est pas désagréable).
3/6 (en étant gentil)
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War Machine (2026) :
Traumatisé par la mort de son frère en Afghanistan, et son échec lorsqu'il a tenté de le sauver, un soldat (Alan Ritchson) tente désespérément d'intégrer les rangs des Rangers, et enchaîne les épreuves épuisantes... jusqu'à ce que sa mission finale tourne au cauchemar. Placé à la tête d'une unité pour une simulation sur le terrain, il assiste, impuissant, à l'attaque des futurs Rangers par un ennemi robotique venu des étoiles, et qui ne fait qu'une bouchée des soldats humains.
Un film d'action australo-américain diffusé sur Netflix et qui, soyons très clairs, n'est rien d'autre qu'une revisite de Predator avec un croisement d'AT-ST et d'ED-209 dans le rôle de l'antagoniste extraterrestre.
Rien de vraiment neuf sous le soleil, on est clairement en terrain ultra-balisé, les effets numériques sont assez inégaux (disons que c'est exactement ce à quoi on peut s'attendre d'une production Lionsgate/Netflix), et la machine alien n'est pas forcément ultra probante (envoyer un robot bipède pour envahir une planète ne sera jamais un choix très judicieux, et globalement, niveau design et armement, la machine fait bien trop terrienne pour vraiment convaincre), mais le tout se regarde très bien, c'est dynamique, bourrin, et globalement assez efficace à défaut d'être très original dans le genre.
Après, les cinq/dix dernières minutes d'épilogue, maladroites au possibles, avec glorification de l'armée US, ouverture sur une suite, et musique ronflante (qui globalement lorgne beaucoup sur du sous Jablonsky mâtiné de Brian Tyler), m'ont étrangement refroidi, un peu comme si le film avait manqué sa sortie...
3.75/6
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Afterburn (2025) :
Dans un futur proche où la planète a été victime d'une éruption solaire ayant détruit la majeure partie des ressources technologiques, Jake (Dave Bautista), ex-chasseur de trésors, travaille pour le nouveau Roi d'Angleterre, August Valentine (Samuel L. Jackson), qui lui demande de retrouver et de lui ramener des antiquités. Sa dernière cible, la Mona Lisa, actuellement quelque part en France, sous le contrôle du Général Volkov (Kristofer Hivju)...
Un DTV du réalisateur de Day Shift et de The Killer's Game (d'ailleurs, on se demande si le personnage de résistante française d'Olga Kurylenko n'était pas initialement conçu pour Sofia Boutella), coécrit par Nimrod Antal (Predators) et adapté d'un comic-book de chez Red 5 Comics, en chantier depuis 2008 et passé entre de nombreuses mains avant d'être finalement tourné.
Le résultat, un film d'action post-apocalytique pas désagréable, ne casse pas forcément des briques, mais propose des éléments un peu WTF (le tout se déroule entre St Quentin et Amiens, tourné dans les pays de l'Est ; Batista passe tout le film dépassé par les événements et à jouer de manière plus comique que sérieuse, les méchants ont une esthétique nazie, il y a des tanks, des explosions spectaculaires, des cannibales yamakasi, des gerbes de sang caricaturales...) sur un fond de film d'action-aventure (le saut sur le train, la recherche de trésor) qui rend le tout regardable.
Ça ne transcende jamais son statut de DTV au budget limité, ça oublie des éléments en cours de route (le chien !) et ça reste globalement superficiel, mais je n'ai pas détesté.
Un petit 3/6
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Marche ou crève (The Long Walk - 2025) :
Dans une Amérique dystopienne, chaque nouvelle année voit se tenir une nouvelle édition de La longue marche, retransmission télévisée de la marche forcée de multiples jeunes candidats provenant de tout le pays, dont l'objectif final est d'être l'ultime participant encore debout, afin de remporter une somme inimaginable, et de voir son souhait exaucé. Cette année, Ray (Cooper Hoffman), Pete (David Jonsson), Stebbins (Garrett Wareing), Art (Tut Nyuot) et Collie (Joshua Odjick) font partie de la compétition...
Une adaptation de Stephen King réalisée par Francis Lawrence, et qui repose intégralement sur l'interprétation convaincante de sa distribution, et sur la noirceur de son récit original.
À vrai dire, je n'ai pas énormément de choses à écrire sur le film, visionné il y a de cela plusieurs mois : formellement, c'est très classique, mais ça remplit son office ; le casting est excellent (même si le choix d'un Mark Hamill caricatural en Major ne m'a pas forcément convaincu) ; le rythme est un peu inégal, et les dialogues parfois surécrits... mais dans l'ensemble, le film parvient à captiver, et le tout est un thriller effiace, qui fonctionne plutôt bien.
4/6
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Reconnu coupable (Mercy - 2026) :
Dans un Los Angeles dévoré par la criminalité et les inégalités, Chris Raven (Chris Pratt), inspecteur de police, est accusé du meurtre de sa femme, mais il n'en garde aucun souvenir. Attaché à la chaise de son exécution à venir, il a désormais 90 minutes pour prouver son innocence à la juge Maddox (Rebecca Ferguson), intelligence artificielle d'un nouveau projet judiciaire, et découvrir ainsi la vérité...
Un long-métrage Amazon/MGM réalisé par Timur Bekmambetov, réalisateur kazahk devenu, par la force des choses, spécialiste du genre du cinéma screenlife (ces films qui déroulent leur histoire au travers des écrans de smartphones, d'ordinateurs et autres, comme Unfriended, Searching, Profile ou encore le récent et désastreux War of the Worlds avec Ice Cube)... et qui ici, nous déroule peu ou prou la même formule, en mode thriller futuriste qui lorgne fortement sur Minority Report, mais en plus simpliste, basique, et générique.
Tout est en effet cousu de fil blanc, les nœuds de l'intrigue sont rapidement dénoués par le spectateur (qui se retrouve avec de bonnes longueurs d'avance sur l'enquête de Raven), la construction de l'univers et de ses règles n'est jamais vraiment convaincante (la criminalité de LA qui baisse de 68 % parce qu'une intelligence artificielle a légitimement condamné à mort une quinzaine de personnes, mouais...), et le tout ne fonctionne réellement que grâce au compte à rebours que le récit s'impose.
C'est donc regardable, sans plus, on voit largement les grosses ficelles narratives à tous les niveaux, et au final, c'est typiquement du contenu pour plateforme de streaming (néanmoins sorti en salles), très oubliable et creux.
3/6
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Predator : Badlands (2025) :
À la mort de son frère, tué par leur père pour avoir osé lui tenir tête, Dek (Dimitrius Schuster-Koloamatangi), un Yautja plus faible que ses semblables, s'enfuit, bien décidé à chasser un Kalisk sur la planète Genna, afin de prouver sa valeur en tant que chasseur. Mais sur place, il croise le chemin de Thia (Elle Fanning), un être synthétique de la Weyland-Yutani, elle aussi là pour ramener, avec sa "sœur" jumelle et leurs sbires, un Kalisk pour le compte de la corporation. Bien vite, cependant, Dek et Thia vont devoir faire équipe pour survivre aux créatures de Genna... et à Tessa (Elle Fanning), aux ordres de W-Y.
Après le sympathique Prey et l'honorable film d'animation Predator Killer of Killers, Dan Trachtenberg continue son exploitation de la franchise Predator dans ce Badlands, un métrage qui se rapproche un peu plus d'un film d'aventures tout public (avec des pointes d'humour et un sidekick animalier rigolo) que du ton habituel de la franchise, et qui renforce un peu plus l'univers partagé Alien/Predator, en faisant de la Weyland-Yutani l'antagoniste principal de cette histoire.
Et honnêtement, ça fonctionne plutôt bien, malgré les doutes que j'avais. Il faut dire que les premières photos du Predator faisaient beaucoup trop humaines, et que je me méfie toujours du côté Univers étendu des grosses franchises (difficile de ne pas penser au Mandalorien en regardant ce Badlands), souvent frustrant et inutile.
Ici, on est clairement dans un récit au ton inspiré des comic-books Predator, et à partir de ce moment-là, une fois qu'on en a conscience, on se retrouve devant un film d'aventures/SF plutôt sympathique (Riddick n'est pas loin), avec un Yautja moins imposant que d'habitude, mais qui parvient à convaincre, un choix intrigant de faire parler de façon numérique la majorité des Yautjas démasqués, un bestiaire intéressant (même si le Kalisk est un peu quelconque dans son design, ce qui téléphone un peu un rebondissement tardif), et une relation efficace entre la ginoïde et le Yautja (Elle Fanning emble bien s'amuser dans son double rôle).
Ce n'est pas parfait, la bande originale est trop souvent anecdotique, le rythme est parfois inégal, et certaines doublures numériques manquent de poids (surtout vers le début du film), mais dans l'ensemble, c'est un métrage tout à fait agréable et divertissement, qui n'a pas à rougir en comparaison de la majeure partie des films de la saga Predator.
4.25/6
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Adulthood (2025) :
Lorsque leur mère Judy a un accident et est hospitalisée, incapable de communiquer, Noah (Josh Gad), scénariste immature et Meg (Kaya Scodelario), mère de famille débordée, se retrouvent dans la demeure de leur enfance en Californie, en piètre état... Ils tombent des nues lorsque, emmuré au sous-sol, ils trouvent alors le cadavre d'une voisine disparue il y a bien longtemps. Craignant pour la réputation de leur mère, ils se débarrassent du corps dans un marais voisin, mais les choses se compliquent lorsque le cadavre refait surface, et que Grace (Billie Lourd), l'aide-soignante de leur mère, menace de les dénoncer...
Réalisation d'Alex Winter (le Bill des Bill and Ted), cette comédie noire s'avère relativement sympathique, même si l'essai n'est pas totalement transformé, et que le film peine un peu à conserver une unité de ton suffisante.
Les personnages sont amusants (notamment Anthony Carrigan, en cousin redneck), les morts décomplexées, mais le tout finit par s'essoufler un peu trop vite, et par proposer une dernière ligne droite un peu trop plate pour son propre bien, et une conclusion assez faiblarde.
Quant au propos général sur la maturité, l'âge adulte, l'héritage que l'on laisse à nos enfants, etc, c'est trop en filigrane et en demi-teinte pour vraiment convaincre, un peu à l'image de ces décisions et réactions improbables que les personnages enchaînent sans réelle justification.
Dommage.
3.25/6
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La saison 1 de Fallout était une bonne surprise, une adaptation ludique du monde du jeu vidéo, avec une distribution attachante, un sens de l'humour efficace, des personnages intrigants, et un scénario assez bien mené et accessible. J'avais bien aimé ces 8 premiers épisodes, et j'attendais la suite avec un certain intéret.
Malheureusement, en saison 2, la mayonnaise n'a pas vraiment pris.
Fallout, saison 2 (2025) :
Alors que Maximus (Aaron Moten) est désormais considéré comme un héros par la Confrérie de l'Acier, Lucy (Ella Purnell) continue sa quête en compagnie de la Goule (Walton Goggins), à la recherche de son père (Kyle MacLachlan), réfugié quelque part à New Vegas...
Et histoire de continuer sur l'embryon de métaphore culinaire de l'intro, je vais simplement dire que le problème principal de la saison 2, c'est le mélange des ingrédients. Un peu comme si le chef, après le succès et la réussite de sa recette en saison 1, avait décidé de revisiter celle-ci, en doublant la dose de tous ses ingrédients, en en rajoutant de nouveaux, en mélangeant le tout un bon coup, et en servant dans les mêmes assiettes qu'en saison 1.
Le résultat, c'est un plat totalement déséquilibré, où les saveurs luttent les unes contre les autres, où les goûts s'effacent mutuellement, où le salé, le poivré, et toutes les autres épices s'affrontent et s'étouffent, bref, un plat indigeste, dans lequel les éléments sont bons, mais les proportions, pas du tout.
Mais trève de métaphore culinaire. J'ai donc trouvé cette saison 2 très laborieuse, une saison 2 reposant, à sa base, sur le mystère de Mr House (Justin Theroux) et de ses actions à New Vegas, un mystère... lié à tous les personnages principaux.
C'est l'un des soucis de la saison, d'ailleurs : comme en saison 1, mais dans des proportions encore plus amplifiées, tous les éléments de la série et de son univers sont liés à la poignée de protagonistes centraux du programme, tout le monde est directement lié à Lucy et à la Goule, tout tourne autour d'eux et du personnage de Kyle MacLachlan, au point de rendre l'univers de Fallout exigu et étriqué.
Et le trop plein d'ingrédients de la recette Fallout (saison 2), combiné au toutéliage général, fait que la série se sent obligée de se disperser encore plus que d'habitude : les sous-intrigues se multiplient, centrées sur des personnages secondaires pas indispensables mais que les scénaristes aiment bien (ça, c'est assez typique des saisons 2 télévisuelles, dans lesquelles la production remarque que certains acteurs/rôles secondaires de la s1 sont plus attachants, plus amusants ou plus populaires que prévu, et tentent de leur trouver plus de place, sans réelle justification), alors même qu'une grosse partie de la saison donne bizarrement l'impression de faire du surplace.
C'est aussi un peu la faute à la structure en flashbacks du métrage, qui renvoie constamment au passé de la Goule et de certains autres intervenants, mais aussi au trop plein d'exposition, systématiquement assénée sans grande finesse d'écriture - des problèmes récurrents qui ralentissent le programme et l'envoient fréquemment dans des directions/digressions redondantes ou inutiles.
Ajoutez à cela des caméos ponctuels pas très probants (Kumal Nanjiani, Brian Thompson, Clancy Brown, Ron Perlman, Natasha Hensridge) qui ne sont souvent guère plus que des moments "hé, regardez qui on a ramené pour tel ou tel rôle, vous le reconnaissez ?" voire qui sont mal avisés (Macauley Culkin en légionnaire, qui joue assez mal), une illustration musicale Juke Box qui frôle le James Gunn, et voilà : cette saison 2 de Fallout m'a paru particulièrement bancale, et assez peu engageante.
Pas mauvaise, attention, ça reste bien produit et interprété (bémol sur Culkin, donc, mais aussi sur Moten, qui passe toute la saison renfrogné et replié sur lui-même, un peu trop monolithique), les effets numériques sont réussis, l'humour reste mordant, et globalement, c'est assez honorable.
Mais narrativement, en fin de compte, cette saison 2, surchargée, frustre par toute la mise en place qu'elle fait pour la suite, par des grosses ficelles narratives (tout ce qui concerne Norm, le frère de Lucy) et par un toutéliage pas très intéressant. Dommage.
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