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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

thriller

Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - The Boroughs, saison 1 (2026)

Publié le 4 Octobre 2026 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review, USA, Thriller, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Action, Science Fiction, Fantastique

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

The Boroughs : retraite rebelle, saison 1 (The Boroughs, season 1 - 2026) :

Veuf depuis peu, Sam (Alfred Molina), ingénieur à la retraite, s'installe à contrecœur dans une communauté de retraités, The Boroughs, gérée par Blaine (Seth Numrich) et sa compagne (Alice Kremelberg). Là, il rencontre ses nouveaux voisins : le couple composé de Art (Clarke Peters) et Judy (Alfre Woodard) ; l'amant de Judy, Jack (Bill Pullman) ; Wally (Denis O'Hare), ancien médecin malade ; Renee (Geena Davis), ex-manager dans le monde de la musique... Mais lorsque des morts mystérieuses se succèdent et que des événements surnaturels surviennent dans la communauté, Sam et ses compères décident de mener l'enquête.

Après Stranger Things, nouvelle production des frères Duffer pour Netflix, avec cette série qui, à nouveau, fleure bon les années 80, tant sur le plan de la musique (la bande originale lorgne beaucoup sur Silvestri, Williams, etc) que du concept même (le groupe de personnes du troisième âge confronté à des événements surnaturels, c'est assez typique de l'époque, très Amblin et Cocoon), sans même parler du générique lorgnant sur la Quatrième dimension et sur The Outer Limits...

Bref, les intentions sont évidentes, la distribution a fait ses preuves, les thématiques coulent de source (mortalité, vieillesse, maladie, abandon, inutilité, deuil, acceptation, etc), et ces huit épisodes de moins d'une heure se regardent assez facilement, même s'il faut bien le reconnaître, il n'y aura pas d'énorme surprise pour le spectateur aguerri.

De manière assez évidente, les monstres très laids et menaçants ne sont pas aussi méchants qu'il semblent l'être, et les véritables monstres sont forcément des humains refusant de vieillir : les rebondissements du programme restent assez évidents, y compris lorsque Wallie (atteint d'un cancer) se joint à l'ennemi en échange d'une guérison (ce heel turn n'est jamais très prononcé et est rapidement annulé).

Qui plus est, la dernière ligne droite de la série se fait plus cahotante, avec des tunnels d'exposition maladroits et de grosses ficelles narratives un peu trop télégraphiées, histoire de tout simplifier et de tout bien expliquer en temps et en heure à temps pour la fin de saison : un peu plus de subtilité dans l'écriture aurait été une bonne chose, mais bon, on est chez Netflix.

Ce qui frustre un peu plus, c'est ce cliffhanger final, qui arrive après un happy end assez clair et définitif, et n'aura jamais aucune résolution (la série a été annulée au terme de cette saison 1) : ce n'était pas nécessaire de laisser une telle porte ouverte, le récit conclu se suffisait à lui-même.

Bref. Une seule et unique saison sympathique (principalement grâce au capital sympathie des interprètes et à l'atmosphère du tout), sans plus, pas dénuée de défauts d'écriture, mais assez bien produite néanmoins. 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Le Dernier refuge (2026)

Publié le 3 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest, Halloween, Critiques éclair, Horreur, Netflix, Review, USA

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Le Dernier refuge (The Last House - 2026) :

La vie de famille paisible de Jason Delgado (Wagner Moura), son épouse Ann (Greta Lee) et leurs deux enfants Graham (Noah Alexander Sosnowski/Gabriel Chung) et Ruth (Riley Chung/Emma Ho/Arden Cho) est soudain bouleversée lorsqu'une force surnaturelle s'abat sur leur domicile et les confine aux quatre murs de la maison. Bientôt, ils réalisent que toute l'humanité est affectée, et que lorsque tombe la pluie, des créatures agressives rodent autour des habitations. Mais il y a plus pressant : sans réserves de vivres ou médicaments, la survie de chacun est des plus précaires, alors que ce confinement forcé se prolonge encore et encore...

Une bonne grosse métaphore du confinement et de la pandémie de la COVID-19, qui a très clairement fait beaucoup de dégâts psychologiques chez certains scénaristes, puisque ce Dernier refuge, production Netflix réalisée par Louis Leterrier, passe une bonne moitié de sa durée à nous retracer le quotidien bouleversé de cette famille parfaite confrontée à un confinement qui lui est imposé.

Pendant près d'une heure, on a droit ainsi à toutes les réactions et grosses ficelles de ce genre de récit, avec des personnages au comportement un peu outré, énormément de renvois et d'évocation de la COVID-19, et la mise en place de plein d'éléments qui reviennent ensuite, comme autant d'obstacles télégraphiés auxquels les personnages sont ensuite confrontés (la maladie du chien, la fissure de la cheminée, etc).

Malgré cela, malgré une écriture inégale (la narration en voix-off bourrée de platitudes de Ruth adulte, certaines réactions assez artificielles) et malgré une tendance à la cruauté animale facile (la famille subsiste en installant un piège devant chez eux, et visiblement, ils ont toute la faune de la planète qui se précipite dedans chaque jour), ça se regarde plutôt bien, ou du moins, c'est suffisamment intrigant pour conserver l'attention du spectateur.

Et puis, dans la deuxième moitié du métrage, le film change de ton, pour devenir un survival confrontant la famille aux créatures de dehors (des poulpes cthulhuesques assez réussis). Alors qu'ils sont à bout, malnourris depuis 5 ans, épuisés et dépressifs, les membres de la famille Delgado se transforment soudain en McGyvers dynamiques qui se fabriquent des armes, piègent la maison façon Home Alone, et ont même droit à un montage façon Agence Tous Risques : la dernière ligne droite du film enchaîne les facilités, les moments bancals, et la résolution finale, en un claquement de doigt, déçoit notablement, à la fois naïve et trop facile. 

Le film botte ainsi en touche avec une fin ouverte attendue, et laisse le spectateur sur une note décevante, tirant ainsi toute l'expérience vers le bas. Dommage, il y avait de l'idée, c'est globalement bien interprété, et formellement, c'est convaincant.

3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Backrooms (2026)

Publié le 2 Octobre 2026 par Lurdo dans A24, Cinéma, Horreur, Critiques éclair, Halloween, Review, USA, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest

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Backrooms (2026) :

Clark (Chiwetel Ejiofor), vendeur de meubles en difficultés financières, découvre dans le sous-sol de sa boutique un passage interdimensionnel qui l'emmène dans les Backrooms, un espace désert et labyrintique ressemblant à des bureaux anonymes et génériques. Il se confie rapidement à sa psychiatre Mary Kline (Renate Reinsve), avant de partir explorer les Backrooms avec deux de ses employés. Mais lorsqu'il ne revient pas, c'est à Mary de pénétrer dans cette dimension incompréhensible...

Espaces liminaux + creepypastas + A24 + réalisateur Youtubeur de 21 ans = combo gagnant dans la presse et sur le Web pour ce film qui, très clairement, coche toutes les cases de ce qui est à la mode dans le genre en ce moment.

Malheureusement, je dois bien dire que je suis clairement resté insensible à cette proposition. Il faut dire que le côté malaise de l'horreur liminale ne me touche pas du tout, que toute la mise en place est assez longue (plus de 25 minutes avant d'entrer dans les backrooms), que je suis revenu depuis bien longtemps du genre found footage qui constitue une partie du métrage, et que la seconde moitié du film m'a paru globalement assez maladroite, avec un semblant d'explication et de métaphore psychologique (mais pas trop) et un rythme assez bancal.

Je suis donc resté totalement à la porte du métrage, malgré des décors assez réussis et quelques créatures intéressantes (mais jamais malsaines ou effrayantes). 

2.75/6 (pas surpris que le public relativement jeune fasciné par le lore des backrooms ait adoré, cela dit)

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Forbidden Fruits (2026)

Publié le 1 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Fantastique, USA, Review, Oktorrorfest, Thriller, Jeunesse

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Forbidden Fruits (2026) :

Vendeuses glamour au magasin de mode Free Eden, Apple (Lili Reinhart), froide, cassante et autoritaire, Fig (Alexandra Shipp), rebelle et intelligente, et Cherry (Victoria Pedretti), blonde pas très vive d'esprit, sont les reines du mall texan où elles travaillent. Jusqu'à l'arrivée de Pumpkin (Lola Tung), une vendeuse ambitieuse qui rejoint rapidement leur équipe, et découvre alors que les trois jeunes femmes forment un coven de sorcières, qui acceptent d'accepter l'arrivante dans leurs rangs...

Encore un de ces scénarios de la Black List dont la réputation dépasse clairement la qualité réelle, et qui a tapé dans l'œil d'un certain type d'exécutifs (ici, le film est produit par Diablo Cody), pour finir tourné contre toute attente et diffusé sur Shudder.

Bon, je vais être clair : je n'ai pas du tout accroché à ce film qui tente très fort d'accéder à un statut culte, entre sa vibe années 80/mall girls, son ton ouvertement kitsch et campy, ses influences évidentes (Jawbreaker, Mean Girls, Clueless, et bien sûr Dangereuse Alliance), son illustration musicale très particulière, et sa nature de teen movie lorgnant sur la comédie et l'horreur.

Seul souci : le film n'est que rarement amusant, souvent forcé, et l'horreur très peu présente (tout comme le surnaturel, à vrai dire, puisque le tout finit par plus lorgner sur du thriller que sur de l'horreur pure et dure).

L'ensemble m'a fortement donné envie de faire avance rapide, et à part Victoria Pedretti (totalement méconnaissable par rapport aux mini-séries de Mike Flanagan, et plutôt rigolote ici), le tout n'est jamais vraiment convaincant, que ce soit dans le ton général ou dans l'écriture. 

1.5/6

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Send Help (2026)

Publié le 29 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Thriller, Horreur, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA

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Send Help (2026) :

Experte comptable timide et complexée, Linda Liddle (Rachel McAdams) déchante lorsque la promotion qui lui avait été promise est attribuée à un collègue incompétent par Bradley Preston (Dylan O'Brien), le nouveau patron de son entreprise, jeune, beau, et particulièrement méprisant. Aussi, lorsque Linda et la haute direction de l'entreprise subissent un crash d'avion sur une île déserte, ne laissant en vie que Linda et Bradley, la passionnée de Koh-Lanta y voit là une occasion de repartir à zéro, et peut-être, de se rapprocher de Bradley, qui lui plaît beaucoup malgré ses défauts...

Une comédie noire signée Sam Raimi, et qui ne fait pas forcément dans la finesse (le relookage de Rachel McAdams en mode bibliothécaire maladroite et névrosée est très caricatural), mais qui se laisse regarder tranquillement, sans atteindre forcément des sommets (contrairement à ce que l'internet s'est empressé de le dire).

Bizarrement, on se retrouve en effet devant un scénario un peu épisodique et mécanique dans sa progression, avec des moments très exubérants (la première chasse au sanglier, l'affrontement final), une interprétation volontairement outrée çà et là, et d'autres passages guère palpitants.

Tout le monde semble s'amuser, mais je pense que j'aurais préféré quelque chose de plus court et de plus dynamique, au final, notamment au niveau de la fin, qui joue un peu trop avec le 4e mur.

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - The Empty Man (2020)

Publié le 28 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Thriller, Fantastique, Review, USA, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Religion

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The Empty Man (2020) :

En deuil, l'ex-policier James Lasombra (James Badge Dale) est informé par son amie Nora (Marin Ireland) qu'Amanda (Sasha Frolova), la fille adolescente de cette dernière, a mystérieusement. Il commence alors son enquête, une enquête qui tourne autour du mystérieux Empty Man, figure inquiétante vénérée par certains jeunes, et autour de laquelle est centrée un sinistre mouvement sectaire, l'Institut Pontifex, dirigé par Arthur Parsons (Stephen Root)...

Premier long-métrage de David Prior, adapté d'un comic book, qui nous propose ici un film de plus de 2 heures aux tendances lovecraftiennes (avec cultistes, sentiment d'horreur cosmique et caméo de Nyarlathotep vers la fin), métrage qui aurait probablement mérité d'être un peu raccourci.

Il faut dire qu'après une introduction assez intrigante au fin fond de l'Himalaya, le métrage revient assez rapidement à quelque chose qui ressemble à du creepypasta assez générique, avec Slenderman l'Empty Man qui se manifeste au bout de trois jours pour t'emporter après que tu aies effectué tel geste anodin en l'invoquant, blablabla.

Cette partie enquête n'est ainsi pas très convaincante, et il faut attendre que le protagoniste commence à enquêter sur la Scientologie secte étrange au cœur de tout ça pour que le métrage retrouve une direction intéressante (le rituel nocturne, avec flammes touchant les cieux, est notamment visuellement très réussi).

Après, ça reste inégal à divers niveaux, notamment la narration, puisque le rebondissement final sur la nature de Lasombra (en même temps, avec un nom comme ça...) est plus que prévisible, et que la conclusion arrive donc sans grande surprise au terme d'une exposition un peu maladroite.

Mais pour un premier film dans le genre, The Empty Man reste plus qu'honorable, même si certains éléments sont vraiment de trop et auraient dû être retirés du scénario (et d'autres, comme l'utilisation de Stephen Root, auraient mérité plus de temps).

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - It Ends (2026)

Publié le 26 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Thriller, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA

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It Ends (2026) :

Récemment diplômés, James (Phinehas Yoon), Day (Akira Jackson) et Fisher (Noah Toth) retrouvent leur ami Tyler (Mitchell Cole), qu'ils n'ont pas revu depuis longtemps, pour un road trip qui, rapidement, tourne au cauchemar : pris au piège sur une route forestière sans fin, les quatre amis perdent toute notion du jour et de la nuit, incapables de s'arrêter et menacés par des hordes anonymes qui hantent la forêt et se jettent sur la voiture si celle-ci s'arrête plus de 90 secondes...

Et encore un microbudget vendu comme un chef d'œuvre générationnel, "par le producteur de Backrooms", avec des critiques extatiques comparant le tout à Sartre, parlant de métrage liminal définissant un peu plus le genre pour la génération actuelle, etc, etc...

Alors qu'en réalité, It Ends est un vague thriller existentiel sur un pitch assez classique ("des voyageurs sur une route qui ne finit pas", on a déjà vu ça, avec multiple arguments surnaturels qui sont ici écartés très tôt : purgatoire, enfer, au-delà), qui tourne un peu à vide dans sa dernière ligne droite, et qui est suffisamment vague pour laisser place à des interprétations en tout genre (la route comme métaphore de la vie, laborieuse, répétitive, sans le moindre sens, et qui se termine sans prévenir, la route comme illustration des angoisses de la Gen Z qui ne sait pas ce que l'avenir leur réserve, etc, etc), ce qui explique probablement pourquoi ce type de film fait les belles heures de Reddit et autres plateformes similaires bourrées d'analystes du dimanche qui semblent découvrir le genre à chaque nouvelle sortie...

C'est honorable compte tenu des moyens investis, mais bon, de là à crier au génie...

3.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Iron Lung (2026)

Publié le 24 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Drame, Thriller, Horreur, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest, Halloween, Review, USA, Jeu vidéo

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Iron Lung (2026) : 

Dans un monde où l'humanité est au bord de l'extinction, et toutes les étoiles et planètes ont mystérieusement disparu, un terroriste (Markiplier) en quête de rédemption est envoyé à bord d'un sous-marin miniature explorer les océans de sang d'une lune récemment découverte. Mais rapidement, il va découvrir qu'il n'est pas seul sous ces mers d'hémoglobine...

Un projet ambitieux de la part du YouTubeur Markiplier, qui a pris un petit jeu indépendant d'horreur, et en a financé l'adaptation, qu'il a écrite, réalisée, interprétée et distribuée, et qui s'est avérée un succès au box-office, rapportant 10-15 fois sa mise.

Une belle réussite, donc, pour ce projet qui mèle huis-clos paranoïaque et oppressant, horreur cosmique, gore décomplexé, etc.

Ce n'est pas dénué de défauts : le film est probablement trop long pour son propre bien, ponctuellement assez brouillon à l'image (principalement quand ça s'énerve, vers la fin), certaines scènes ne sont pas indispensables, et l'interprétation de Markiplier, si elle m'a paru juste et convaincante, a été fréquemment critiquée dans les médias.

Mais dans l'ensemble, pour un premier film à petit budget, c'est plutôt réussi, poisseux et prenant.

4/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les Cartes du mal (2024)

Publié le 23 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Review, USA, Thriller

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Les Cartes du mal (Tarot - 2024) :

Parce qu'ils ont décidé de se faire tirer leur horoscope par leur amie Haley (Harriet Slater), à partir d'un jeu de tarot étrange trouvé dans une demeure louée pour l'occasion, un groupe de jeunes (Adain Bradley, Jacob Batalon, Avantika, Humberly González, Wolfgang Novogratz, Larsen Thompson) devient la cible d'un esprit vengeur, qui les traque un à un et les tue en accord avec les prédictions des cartes...

Ouhlà, c'était gentiment naze, ce film, qui semblait tout droit sorti d'une collection de films d'horreur insipides et génériques pour jeunes des années 2000.

Enfin, pas tout à fait. Je corrige. C'est assez con, adapté d'une nouvelle intitulée Horrorscope, co-écrit par le scénariste du Moonfall de Roland Emmerich, et ça hésite constamment entre un ton goguenard et ironique, assez décontracté (le groupe de jeunes ne prend pas trop au sérieux la menace, leurs rapports sont naturels), et un récit ultra-premier degré supposé faire peur (qui ne fonctionne pas du tout).

Le métrage finit ainsi par ressembler à un Final Destination du pauvre, avec des victimes insipides et transparentes (à l'exception de Batalon, de l'indienne de Pretty Lethal, et d'Harriet Slater, qui évoque Emma Stone), des mises à mort téléphonées dès la lecture de l'horoscope, énormément d'exposition maladroite, et une illustration musicale pas ultra-probante.

Le pire étant que visuellement, c'est plutôt joli et travaillé, avec des créatures convaincantes, une recherche au niveau de l'éclairage, et une direction artistique intéressante.

Mais bon, dans l'ensemble, c'est vraiment l'écriture qui est trop faible pour que cela vaille le coup d'œil.

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Slanted (2026)

Publié le 22 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Review, USA, Horreur, Thriller, Fantastique, Science Fiction, Oktorrorfest, Halloween

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Slanted (2026) :

Fille d'immigrés chinois, Joan (Shirley Chen) rêve depuis toujours d'être reine de sa promotion au lycée. Aussi, lorsque l'indétrônable Olivia (Amelie Zilber) annonce qu'elle se désiste cette année, Joan est prête à tout pour gagner. Y compris à subir une transformation radicale qui va la rendre blonde, caucasienne et ultra-populaire (Mckenna Grace).

Fréquemment comparé à Carrie et à The Substance, Slanted se veut une satire sociale horrifique, avec tout un propos sur l'immigration, l'identité ethnique, l'intégration/immigration, le racisme, et tout et tout... mais très honnêtement, j'ai trouvé le tout plus proche d'un épisode de Fais-moi peur ou autre anthologie jeunesse du même genre, qui aurait pu avoir exactement la même histoire, avec un peu moins de sang, et la même morale.

Au final, c'est un métrage assez superficiel et timide, qui prend largement son temps (la transformation de Chen en Grace n'arrive qu'au bout de 45 minutes, sur 1h40 de film), qui est assez léger sur les effets sanglants, sur la satire, qui manque de subtilité (le changement de format d'image pour symboliser la transformation), d'enjeux et qui, pendant un bon moment, n'est guère plus qu'un Mean Girls en plus anecdotique.

Bof, en somme, malgré de bonnes intentions.

2/6 

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