Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Kraken (2026) :
Lorsque l'invention qu'elle a mise au point avec son ex (Mikkel Bratt Silset) semble avoir des conséquences inattendues sur la faune locale, Johanne (Sara Khorami), biologiste marine, rend visite à la ferme à saumons où travaille celui-ci... et découvre que leur projet semble avoir réveillé le Kraken.
Vraiment pas accroché à ce monster movie norvégien qui cache son kraken cthulhuesque pendant près d'une heure (quelques plans aériens sont assez réussis, et quand la bestiole apparaît enfin, il y a là aussi une poignée de belles images), puis se termine abruptement en 80 minutes, après un face à face de l'héroïne avec la bête.
Le problème étant que l'héroïne (et tout le reste de la distribution) est assez insipide, que le récit est bien peu palpitant, que les tentacules numériques qui grognent et ont des appendices imbriqués ne sont pas très impressionnants, et que les poux de mer géant ne servent que de facehuggers Wish peu probants.
Encéphalogramme plat, en ce qui me concerne, même si le décor des fjords donne lieu à de jolis visuels.
1.75/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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Stranger Things, saison 5 (2025) :
Malgré sa défaite, la menace Vecna est toujours présente, et face aux actions du Dr Kay (Linda Hamilton), qui a établi un laboratoire de recherche militaire dans l'Upside Down et traque Eleven (Millie Bobby Brown), les habitants d'Hawkins se mobilisent, faisant des sorties dans l'Upside Down pour tenter de retrouver Vecna et de l'éliminer pour de bon...
Ce qui est amusant, quand on est totalement déconnecté des tendances et des réseaux sociaux comme je peux l'être à certaines périodes de l'année, c'est qu'on parvient à se détacher totalement des bad buzzs et autres réactions épidermiques autour de telle ou telle œuvre ou personne.
Ce qui permet d'avoir énormément de recul, comme par exemple avec cette ultime saison de Stranger Things, descendue en flammes par le Web et par les critiques comme si c'était la pire production de tous les temps.
Alors qu'en réalité, c'est une fin de série assez appropriée, à l'image de la série dans son ensemble, bien que très imparfaite et handicapée par un format comme toujours très inutile (trois fournées pour un total de 8 épisodes, à la durée oscillant entre une et deux heures). De quoi, en théorie, donner largement le temps aux frères Duffer et à leurs collègues de boucler toutes les intrigues, de développer tout ce qui doit être développé, et d'éviter de bâcler leur conclusion par manque de temps.
En théorie.
Dans les faits, cette saison de Stranger Things laisse beaucoup d'espace à deux personnages, qui deviennent essentiels et éclipsent un peu les autres : Holly (Nell Fisher), la jeune sœur Wheeler, enlevée par Vecna et qui devient un élément essentiel du retour de Max (Sadie Sink) dans le monde réel ; et Will Byers (Noah Schnapp), qui exploite son lien mental avec Vecna, s'assume (il a droit à un moment coming out plutôt réussi) et qui développe, au fur et à mesure de la saison, des dons psychiques dignes d'Eleven.
Et c'est tant mieux, à vrai dire, car Schnapp s'avère un acteur des plus solides, meilleur que certains de ses compères, notamment Millie Bobby Brown (pas aidée par un personnage en rébellion, qui passe son temps à antagoniser Hopper, et qui sous-joue la plupart de ses scènes).
C'est d'ailleurs probablement l'un des points négatifs récurrents de la saison : tout ce qui tourne autour d'Eleven est assez creux, répétitif (elle veut se battre, Hopper refuse, elle lui désobéit, elle réalise à nouveau qu'elle met tout le monde en danger, elle part...) et pas aidé par le retour de Kali (Linnea Berthelsen), la punkette de la saison 2, qui n'est vraiment là que pour permettre à Eleven de disparaître en fin de saison.
Un personnage-fonction sous-développé vraiment pas nécessaire, comme pas mal d'éléments de la saison : plus le temps passe et plus la série souffre, sans surprises, de sa distribution toujours plus conséquente. Il y a trop de personnages secondaires, ils se retrouvent tous plus ou moins associés en sous-groupes ou binômes souvent aléatoires, ils sont rarement développés comme il le faudrait, et surtout, ils sont tous protégés par une plot armor qui fait qu'ils ne sont jamais vraiment en danger.
Résultat, on a droit à des scènes collectives où chaque personnage a une ou deux répliques, où les scénaristes répètent encore et encore les enjeux de la saison histoire de donner quelque chose à dire à tous les acteurs, et ça devient frustrant. D'autant que la série rajoute de nouveaux personnages à chaque saison, avec ici Holly, qui prend plus de place, mais aussi le Dr Kay (Linda Hamilton), en antagoniste creuse et générique, ou encore le petit Derek (Jake Connelly), bully bedonnant qui se trouve embarqué dans toute cette affaire.
Bref, trop de personnages, pas assez de développement, pour une saison qui joue la carte de l'origin story (on découvre les origines de Vecna et de ses pouvoirs, ainsi que tout ce qui en a découlé - Eleven, etc), qui surexpose un peu son bestiaire (les premiers épisodes sont bourrés de démogorgons, qui disparaissent totalement de la fin de saison), culmine par un rapprochement destructeur de deux mondes (les fans de Marvel seront familiers avec le concept), assez spectaculaire, et par près d'une heure d'épilogue pas forcément nécessaire.
Un épisode de conclusion assez frustrant, donc, un peu boursouflé, à l'image de la saison et de la série dans son intégralité, un peu balourd dans son écriture... mais qui parvient tout de même à sonner juste et à être sincère, çà et là, comme avec cette fin de partie de JDR, un passage de flambeau touchant à une nouvelle génération d'aventuriers.
Dans l'ensemble, Stranger Things aura tout de même souffert de son succès et de la carte blanche accordée par Netflix : le programme est devenu bigger, louder, et aussi dumber, privilégiant le spectaculaire à l'efficacité, et peinant parfois à gérer son budget (ce qui se voit clairement à l'écran, tant le produit fini est visuellement inégal). C'est dommage, mais pas forcément surprenant de la part d'un programme Netflix.
En tout cas, cette saison finale est loin d'être le désastre décrié par beaucoup, même si le fait que j'ai toujours trouvé la série inégale, même dans ses meilleures saisons, doit beaucoup m'aider à relativiser et à raison garder.
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Nightborn (2026) :
Peu de temps après leur arrivée dans le vieux chalet délabré de leur famille, construit au milieu des forêts finlandaise, Saga (Seidi Haarla), finnoise, se découvre enceinte de son époux Jon (Rupert Grint), anglais, suite à leurs ébats enthousiastes en pleine forêt. Mais les bois de Finlande cachent de nombreuses forces surnaturelles, et bien vite, le bébé du couple s'avère particulièrement incontrôlable, bruyant, et intrinsèquement lié à la nature sauvage, au point de ne se nourrir que de viande et de sang. Pour Saga, c'est là le début d'une spirale infernale...
Mouais. Formellement, cette coproduction européenne distribuée par Shudder n'est pas désagréable, avec une bande originale immédiatement identifiable du fondateur du groupe Apocalyptica, et un récit totalement empreint de folklore finlandais... mais c'est peut-être aussi là que le bât blesse. Car ces histoires de changelins, de bébés maléfiques, de folklore nordique sur les esprits de la forêt, autant j'aime bien sur le papier, autant dans les faits, ça ne fait jamais vraiment preuve d'une folle originalité.
Ici, on est donc dans la métaphore de la dépression post-partum, du rejet du bébé considéré comme un monstre qui vous vide de tout, de la transformation de son corps que l'on trouve immonde après la grossesse, de la métamorphose de la mère en bête prête à tout pour défendre son petit, etc : c'est assez classique, la grossesse comme phénomène quasi-surnaturel a déjà été traitée dans pas mal de films, que le bébé soit démoniaque, extra-terrestre ou autre.
Le côté très finlandais du tout, lui, est à la fois un avantage et un inconvénient, comme dans cette interprétation très inégale, dans laquelle s'entrechoquent les styles de jeu, surtout en langue anglaise : ça crée un décalage, une sorte de malaise, mais ça peut aussi sortir du récit, malgré les efforts de l'interprète principale.
Et puis, outre son aspect pratique pour les effets spéciaux, le fait de cacher constamment le visage du bébé à l'écran est clairement pensé comme significatif (Saga refuse de l'humaniser, le qualifie de "ça", et donc on ne le montre pas comme un vrai bébé, mais comme une créature sinistre... du moins, jusqu'à la fin), mais c'est plus maladroit et forcé que réellement probant.
Après, si l'on n'a pas trop vu de film similaire avant, ça passe. Personnellement, j'ai trouvé le tout un peu attendu et classique, malgré quelques moments intéressants.
2.5/6
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Le Réveil de la momie (Lee Cronin's The Mummy - 2026) :
Des années après sa disparition au Caire, la jeune Katie (Natalie Grace) est retrouvée, à la suite d'un accident d'avion, momifiée dans un sarcophage transporté par l'aéronef. Rendue à sa famille (Jack Reynor, Laia Costa, Shylo Molina, Billie Roy), Katie est catatonique et émaciée, et très rapidement, il apparaît qu'une force maléfique s'est emparée d'elle...
Il faut bien l'avouer : c'est assez osé de sortir un film d'horreur intitulé The Mummy alors même qu'Universal annonce le revival de sa franchise d'aventures avec Brendan Fraser, mais fallait-il attendre autre chose de Blumhouse Pictures et James Wan, toujours partants pour faire de l'horreur percutante à bas prix.
Quoiqu'il en soit, c'est ainsi qu'est née cette Momie, et que le réalisateur/scénariste Lee Cronin (jusque là uniquement connu pour son Evil Dead Rise efficace) a vu son nom figurer en tête d'affiche... pour un film qui ressemble effectivement plus souvent à un Evil Dead craspec qu'à un film de momie.
Pourtant, ça ne commence pas trop mal, avec une relecture intéressante du sujet et une mise en place efficace... mais une fois les trente premières minutes écoulées, le tout devient très inégal, alternant entre un sous-Exorciste assez quelconque, du pur Evil Dead avec des démons moqueurs, de nombreux effets sanglants et volontairement dégoûtants, un enregistrement audio lugubre, un vieux prof d'histoire qui explique tout et une enquête policière/archéologique un peu faiblarde.
Toute la dernière ligne droite de ces 2h15 (trop long, tout ça) est ainsi grand-guignolesque au possible, avec des raccourcis narratifs discutables (tout ce qui tourne autour du rituel), et ça se finit paradoxalement assez mollement, de manière plutôt plate.
Dommage, parce que le côté bilingue (une grosse partie du film se déroule en Égypte, avec cast local parlant arabe) était plutôt agréable, que l'ambiance est bien poisseuse et que ponctuellement, le film fonctionne.
3/6
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They Will Kill You (2026) :
À la recherche de Maria (Myha'la), sa sœur perdue, Asia Reaves (Zazie Beetz) se fait embaucher parmi le personnel de maison du Virgil, un hôtel privé de Manhattan, pour la retrouver. Mais sur place, elle découvre bien vite que tous les occupants du Virgil sont immortels après avoir conclu un pacte avec le diable, et qu'elle a été désignée comme prochain sacrifice...
Une comédie d'action horrifique réalisée et coécrite par un nouveau talent russe, produite par les Muschietti (Ça), qui évoque un peu les Ready or Not, mais un Ready or Not passé à la moulinette de John Wick (pour la violence ultra-explosive et décomplexée, et l'héroïne indéboulonnable) et d'Edgar Wright (pour le montage, le rythme et le côté cool et déconneur).
C'est bourrin, assez bordélique, avec une narration destructurée qui repart en arrière, une esthétique façon horreur gothique qui tranche radicalement avec tous les choix musicaux (principalement là pour rendre Asia badass et moderne), des visages familiers (Heather Graham, Tom Felton) qui se font couper en morceaux, encore et encore, une Patricia Arquette à l'accent irlandais discutable, et une Zazie plutôt convaincante dans les nombreux affrontements, même si ça finit par tourner à vide.
Il faut dire qu'au bout d'un moment, les innombrables combats de Zazie démembrant du cultiste immortel pouvant se régénérer en quelques minutes deviennent assez répétitifs, même si le réalisateur essaie de varier un peu les plaisirs, avec une séquence amusante mettant en scène un globe oculaire, ou un boss fight improbable à la fin.
Honnêtement, ce n'est pas forcément honteux, mais ça privilégie un peu trop la forme au fond, et une fois que le cool factor forcé ne fait plus effet, on attend mollement la fin.
Un petit 3/6 en étant gentil.
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Scary Movie 6 (2026) :
Lorsque le tueur Ghostface refait surface et s'en prend à la sœur de Sara (Olivia Rose Keegan), cette dernière se tourne rapidement vers sa mère paranoïaque, Cindy Campbell (Anna Faris), qui vit en recluse depuis une vingtaine d'années. Et bien vite, le groupe d'amis autrefois traqué par le tueur se reforme, pour le meilleur et pour le pire...
Il faut le savoir : entre leurs films des années 2000 et leurs nombreuses sitcoms, depuis les années 90, le clan Wayans bénéficie d'un totem d'immunité auprès d'un certain public américain, totem qui a valu à l'annonce de ce reboot des Scary Movie d'être accueilli par une vague d'enthousiasme démesurée. Oui, si l'on en croit le Web et les réseaux sociaux, les Scary Movies des Wayans sont des films cultes à ce jour inégalés, et les critiquer revient à commettre un crime de lèse majesté.
Et ce, alors que les Scary Movies des Wayans n'ont toujours été que des parodies faciles et fainéantes du genre horrifique, avec des gags graveleux peu inspirés et de l'humour de stoner.
Sans surprise, donc, cette nouvelle version de Scary Movie ne vole pas plus haut que ça : une parodie décousue des derniers succès du genre, sur fond de retrouvailles des personnages des films originaux, d'humour daté se voulant irrévérencieux, d'une bonne dose d'anti-wokisme (quoi que cela puisse bien vouloir dire), et de gags qui tombent souvent à plat. Trop souvent.
On a droit à des parodies totalement aléatoires sans rapport avec le postulat de départ du film (la parodie du biopic de Michael Jackson, celle de Kpop Demon Hunters), qui font vraiment "mini sketches du SNL", et le tout finit par être très monotone, sans la moindre originalité.
Énorme bof, donc, probablement inférieur aux Scary Movies originaux.
1.75/6
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Over Your Dead Body (2026) :
Dan (Jason Segel), réalisateur de publicités, et sa femme Lisa (Samara Weaving), actrice, ne se supportent plus. Au point qu'ils ont tous deux prévu de profiter d'un séjour dans un chalet isolé pour éliminer l'autre. Mais sur place, rien ne se passe comme prévu, notamment lorsque trois criminels évadés (Timothy Olyphant, Keith Jardine, Juliette Lewis) décident de les prendre en otage...
Remake d'un film du réalisateur norvégien des Dead Snow, Hansel et Gretel et des Violent Night, ici réalisé par l'un des membres de Lonely Island (Popstar et Macgruber), cette comédie horrifique s'avère un peu trop inégale pour son propre bien. Pendant la première moitié du métrage, en effet, Segel et Weaving semblent un peu désynchronisés dans leur interprétation, elle étant assez premier degré, tandis que Segel cabotine beaucoup dans ce qui ressemble alors à un Guerre des Rose sanglant et bourrin.
Et puis les criminels arrivent, tout aussi cabotins, et le niveau de violence augmente d'un gros cran, en même temps que la méchanceté : il y a tentative de viol (sur Segel), ça se poignarde, des membres explosent, des têtes aussi, bref, ça pousse les curseurs assez loin pour ce qui était présenté comme une comédie/thriller... et ça peine à équilibrer humour et sadisme.
Ponctuellement, le film fonctionne en tant que mélange d'horreur et d'humour noir, mais trop souvent, ça bascule dans du slapstick prévisible ou dans du gore gratuit, et au final, ça lasse un peu, même si les fréquents flashbacks remettant le récit en perspective permettent de redonner un coup de fouet (enfin, celui du père vétéran, surtout).
En somme, un résultat mitigé qui, sans être désastreux, ne m'a pas convaincu sur la durée.
3/6
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Quitte ou Double (The Highest Stakes - 2026) :
Cinq joueurs de poker se retrouvent dans un grand hôtel, pour y prendre part à un tournoi de poker télévisé, sous l'œil attentif de Samuel Nicholas (Seth Green), maître du jeu et présentateur de l'émission : il y a là Michael Quinn (Kevin Dillon), un inspecteur aux méthodes brutales, Tom Cartright (Dylan Walsh), un politicien potentiellement présidentiable, le Dr Stevens (Dan Bucatinsky), un chirurgien névrosé, Billy Gray (Charlie Weber), représentant de commerce aux nombreux bons plans, et Aurora (Eloise Lovell Anderson), une escort girl à l'aplomb certain. Mais rapidement, la véritable nature du tournoi se révèle, et ses enjeux deviennent de plus en plus conséquents...
Et l'on ouvre cette Oktorrorfest 2026 avec un métrage un peu décalé : un film indépendant écrit par des producteurs, réalisé par un ancien de chez Hallmark et qui, très rapidement, dévoile sa nature de thriller fantastique.
Oui, comme l'indiquent les nombreux personnages aux noms évoquant l'Enfer, le personnage de Seth Green est bien le Diable, les joueurs sont tous condamnés à l'Enfer, et la partie de poker a pour enjeux l'âme des uns et des autres : malgré le fait que le scénario utilise ceci comme un twist surprenant, pas de grande surprise, on le comprend très vite, et le métrage, assez maladroit dans l'ensemble, n'est pas assez maîtrisé pour dissimuler suffisamment ses intentions.
Après, ça se regarde, malgré ces maladresses, donc, et un certain côté racoleur dans le personnage d'Aurora : d'ailleurs, l'aspect diable/âmes aurait pu donner quelque chose de bondieusard et de moralisateur, mais là aussi, le film évite cet écueil en conservant un certain ton sarcastique et décalé qui rapproche un peu le tout d'un Conte de la Crypte, toutes proprotions gardées.
Bref, pas désagréable bien qu'assez approximatif. Seth Green semble bien s'amuser, en tout cas.
2.75/6 en étant gentil
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Disclosure Day (2026) :
Présentatrice météo à Kansas City, Margaret (Emily Blunt) est saisie d'une crise inexplicable en direct à la télévision, crise qui lui fait soudain parler dans une langue inconnue. Rapidement, elle comprend alors qu'elle est désormais dotée de pouvoirs de télépathie, et qu'elle n'est pas seule dans cette siruation : elle est contactée par Hugo (Colman Domingo), qui tente d'organiser la fuite de Kellner (Josh O'Connor), informaticien en possession d'archives improbables sur l'existence d'une vie extraterrestre sur Terre...
Le Spielberg le plus récent, et un retour à l'ufologie pour le réalisateur, avec malheureusement un scénario de David Koepp, qui se montre de plus en plus inégal, surtout sur ce sujet (cf le Crâne de Crystal). Au programme, une structure alternée montrant le parcours parallèle de Margaret (une Emily Blunt un peu trop botoxée/collagénée, mais toujours efficace), poursuivie par les autorités, et celui de Kellner (Josh O'Connor, pas très marquant), qui tente de fuir avec ce qu'il a volé.
Le tout pour un thriller qui fait un peu daté, très années 90 et X-files, en fait, un peu longuet pour ce que ça raconte, et paradoxalement un peu mou dans certaines péripéties, alors que le film n'est qu'une grosse course-poursuite. Tout aussi daté, le moment de la révélation internationale de l'existence des aliens : daté sur un plan technique (on sent le film embêté par l'absence de modernité de son écriture, et qui est obligé de rajouter des répliques à droite et à gauche pour tenter de contrer les nouvelles technologies comme le Web, l'IA, etc), et au niveau de ses conséquences et des réactions du grand public.
C'est un film de believer, et ça se sent : Spielberg semble persuadé que la diffusion de telles vidéos sur des chaînes d'info aurait un impact transcendental et immédiat, et que toutes les religions en seraient instantanément bouleversées (quand le personnage de l'ex-nonne t'explique que "nous avons tous été élevés dans la croyance d'un être suprême", blablabla, on sent que le film est très américain à ce niveau). Je suis probablement trop cynique pour adhérer à ce point de vue un peu naïf, pas aidé par le fait que tout ça a, in fine, déjà été traité ailleurs, et qu'en adhérant à ce point aux clichés de l'ufologie (avec des Petits Gris très clichés), le film peine à imposer son identité.
Après, ça reste du Spielberg, donc c'est bien filmé, et certaines séquences ont de l'idée (j'aime bien la notion de l'abduction alien filmée comme un conte de fées enneigé avec des animaux magiques), mais dans l'ensemble, ça reste très moyen, et thématiquement assez vieillot.
3/6
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Enola Holmes 3 (2026) :
Alors qu'elle est sur le point d'épouser Tewkesbury (Louis Partridge) à Malte, Enola (Millie Bobby Brown) s'aperçoit que son frère Sherlock (Henry Cavill) a été enlevé. Puis c'est le tour de sa belle-mère : avec l'aide de sa mère (Helena Bonham Carter), du Dr Watson (Himesh Patel), d'un révolutionnaire local (Joe Azzopardi) et de son fiancé, la jeune femme mène alors l'enquête... et va se retrouver confrontée à un(e) ennemi(e) de longue date.
Troisième volet de la saga des Enola Holmes de Netflix, après un premier volet somme toute agréable bien qu'un peu léger et fanficcy, et un deuxième bien plus balourd, avec une Moriarty militante opprimée par une société victorienne raciste et sexiste...
Ici, on se trouve un peu au carrefour des deux approches, avec toujours une mise en scène et un montage ludiques, un rythme assez soutenu, une Millie Bobby Brown qui est nettement plus motivée que dans Stranger Things, une Helena Bonham Carter qui s'amuse, des décors maltais agréables, de l'aventure, mais aussi tout un propos sur la colonisation par l'Empire Britannique, un Louis Partridge toujours aussi falot, un Cavill qui fait globalement de la figuration, une Moriarty qui cabotine toujours autant, et surtout plein d'éléments un peu sous-développés, dont notamment toute la résolution de l'intrigue, assez facile et simpliste.
Globalement, cependant, avec sa durée limitée, ce troisième épisode se regarde tranquillement, même si un certain nombre d'éléments tombent à plat. Rien de très mémorable, malheureusement, mais ça fait ce pour quoi une production de plateforme de streaming est conçue : ça occupe pendant 90 minutes.
3.5/6
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