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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

thriller

Critique éclair #201 - The Luckiest Man in America (2025)

Publié le 3 Novembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Histoire, Critiques éclair, Review, USA, Thriller, Biographie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Luckiest Man in America (2025) :

En 1984, après avoir raté son audition pour participer à Press Your Luck, un jeu télévisé à succès, Michael Larson (Paul Walter Hauser) est repêché de justesse, et mis devant les caméras. Aussitôt, il commence à engranger des gains faramineux, amenant la production (David Strathairn, Shamier Anderson...) à s'inquiéter d'une éventuelle tricherie...

Une comédie dramatique inspirée d'une histoire vraie et donc forcément un peu dramatisée pour les besoins de l'écran, avec un Paul Walter Hauser excellent en candidat à la limite de la tricherie, mais qui profite en réalité d'une faille du système pour tenter de devenir enfin quelqu'un.

La reconstitution historique est efficace malgré un budget forcément limité, le casting est plutôt bon (Maisie Williams en guide touristique des studios CBS, Walter Goggins en présentateur du jeu), et le tout déroule sa trame de manière efficace, sans forcément pousser le film vers quelque chose d'exceptionnel.

Cela dit, ça remplit son office, ça se regarde facilement, c'est divertissant et c'est toujours ça de pris.

4/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Haunted Ulster Live (2024)

Publié le 31 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Documentaire, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Thriller, UK, Irlande, Halloween

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Haunted Ulster Live (2024) :

La nuit du 31 octobre 1998, une chaîne de télévision de Belfast décide d'organiser une émission en direct dans une maison réputée hantée, émission présentée par Gerry Burns (Mark Claney) et Michelle (Aimee Richardson). Mais rapidement, alors que les présenteurs font connaissance de la famille occupant les lieux, la situation se complique... en direct devant les caméras.

À l'origine, il y avait Ghostwatch (1992), ce mockumentaire présenté comme une véritable émission à la télévision britannique ; puis il y a eu Dead Line, l'épisode spécial Halloween de la série anglaise Inside No.9, qui rendait hommage à Ghostwatch ; plus récemment, Late Night with The Devil, une version plus américaine du même format.

Et voici donc Haunted Ulster Live, peu ou prou la même chose, mais en Irlande du Nord.

Un mockumentaire sympathique, qui a pour lui une distribution crédible et naturelle, et un certain flegme britannique pas désagréable du tout : les coupures publicitaires, les messages d'intérêt général, les jingles, certains personnages secondaires, etc - ça fonctionne, ça parvient même ponctuellement à créer une petite tension, et bien que la résolution soit un peu fourre-tout et bordélique, l'ensemble se regarde très facilement, notamment grâce à une durée assez courte.

4/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Good Boy (2025)

Publié le 31 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Fantastique, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Review, USA

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Good Boy (2025) :

Todd (Shane Jensen), trentenaire, est atteint d'une maladie pulmonaire chronique. Contre l'avis de sa sœur Vera (Arielle Friedman), il part s'installer, avec son chien Indy, dans la vieille maison familiale, au milieu des bois, réputée hantée mais où Todd cherche un peu de calme. Rapidement, cependant, Indy semble remarquer une présence dans la demeure...

Un film d'horreur au postulat intéressant : tout filmer à hauteur de chien, du point de vue d'Indy (le chien du réalisateur), et garder les visages des humains dans l'ombre (ce qui permet d'ailleurs au réal d'incarner Todd dans la majeure partie des scènes, afin d'obtenir de son toutou les réactions désirées).

Et le tout fonctionne plutôt bien : le chien est attachant et expressif, les effets visuels sont efficaces, on s'inquiète du sort de ce protagoniste canin, et, de par son absence de dialogues et son point de vue unique, le tout laisse suffisamment de zones d'ombre pour que le spectateur se fasse sa propre idée du récit (métaphore de la maladie de Todd, véritable présence surnaturelle hostile, etc... ?) et interprète ses événements comme bon lui semble.

Après, j'avoue que la post-synchro des humains est un peu inégale, et qu'il y a quelques fluctuations de rythme qui auraient pu être évitées. Mais bon, pour un premier film, c'est original et honorable.

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Book of Monsters (2018)

Publié le 30 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Fantastique, UK, Review, Thriller

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Book of Monsters (2018) :

Sur le point de fêter son 18e anniversaire, Sophie (Lyndsey Craine) invite toute sa classe chez elle, sans se douter que les forces du Mal vont se convier à la célébration et libérer des entités maléfiques à l'aide d'un grimoire conservé chez Sophie depuis plusieurs générations...

Une comédie horrifique britannique à très petit budget (un financement participatif de 50-60 000 de dollars) qui lorgne fortement sur les Evil Dead de Raimi, mais avec des trentenaires dans les rôles de teenagers mineurs, une touche de représentation LGBTQ, et une réalisation/un montage clairement cache-misère (à contrario des films de Raimi, donc, qui avait dix fois plus de moyens).

Malgré ces défauts principalement techniques, clairement inhérents au manque d'argent, le tout se regarde plutôt agréablement, notamment parce que ça ne se prend pas totalement au sérieux, que le Livre des monstres est plutôt réussi, que les créatures ne sont pas désagréables et que le film est généreux en hémoglobine.

Après, ça reste clairement limité par son budget, et par une écriture et une interprétation inégale (des personnages inutiles, quelques acteurs assez médiocres), mais il se dégage de tout ça une bonne humeur plutôt sympathique, qui donne envie de voir ce que le réalisateur/scénariste a fait d'autre. 

3.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - R. L. Stine's Pumpkinhead (2025)

Publié le 29 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, USA, Review, Tubi

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R. L. Stine's Pumpkinhead (2025) :

Jeune ado rebelle, Sam (Bean Reid) est mécontent de s'installer avec sa famille à Redhaven, une petite bourgade rurale où tout le monde semble respecter le vénérable Palmer (Kevin McNulty), fermier qui a autrefois sauvé le village avec une récolte miraculeuse. Mais lorsque Sam lui dérobe une citrouille de compétition, il provoque sans le savoir la disparition de son frère aîné Finn (Seth Isaac Johnson), et tente, avec l'aide de Becka (Adeline Lo) et de l'excentrique Rusty (Matty Finochio), de le retrouver avant qu'une malédiction ne l'emporte et que tous les adultes ne l'oublient définitivement...

Téléfilm Tubi de 90 minutes inspiré de l'épisode de Haunting Hour du même nom, lui même inspiré de la nouvelle éponyme de R. L. Stine, ce métrage jeunesse est très Halloweenesque dans sa mise en images et en musique, et ressemble, naturellement, à un gros épisode de Chair de Poule (ou autres séries assimilées).

Seule différence : ça dure 90 minutes, et ça se sent. Le budget pas très important (les flashbacks sommairement animés) n'est malheureusement pas suffisant pour faire diversion, et à partir de 30 minutes (quand Rusty est introduit dans le récit et commence à en faire trois tonnes), le tout ralentit drastiquement, au point de paraître laborieux au possible.

Et le scénario, qui se permet un rebondissement inutile à un quart d'heure de la fin et se conclut abruptement, n'est pas suffisant non plus pour que le tout reste intéressant sur la durée.

Dommage.

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Astronaut (2025)

Publié le 28 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Thriller, Science Fiction, Oktorrorfest, USA, Review

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The Astronaut (2025) :

De retour d'un voyage spatial à la rentrée chaotique dans l'atmosphère, Sam (Kate Mara), astronaute, est aussitôt installée dans une luxueuse demeure gouvernementale sécurisée en pleine forêt, pour y subir toute une batterie de tests réglementaires. Mais rapidement, sous surveillance, elle commence à se demander si elle est bien revenue seule de sa mission, ou si une forme de vie inconnue ne l'a pas accompagnée...

Un thriller paranoïaque plutôt prévisible, à la bande originale envahissante et sans subtilité, et qui, au terme de plus d'une heure, propose un rebondissement assez éventé et télégraphié, qui fait basculer le tout d'un film vaguement horrifique vers quelque chose de plus générique et bienveillant, avec un propos sur l'adoption qui tranche un peu sur tout le côté anxiogène de la première partie.

Mouais. C'est bien interprété, mais je ne suis pas convaincu.

2.25/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Évanouis (2025)

Publié le 27 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Review, USA, Halloween, Oktorrorfest, Thriller, Comédie

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Évanouis (Weapons - 2025) :

À 2 h 17 du matin, 17 enfants d'une même classe ont subitement quitté leur domicile pour disaparaître en courant dans les rues de leur bourgade de Pennsylvanie. Accusée d'être responsable, d'une manière ou d'une autre, Justine Gandy (Julia Garner), l'institutrice de ces enfants, tente de comprendre ce qui s'est produit...

Mouais. Sur la simple base de son film précédent, Barbarian, Zach Gregger semble avoir décroché un totem d'immunité critique et publique, outre-Atlantique : son nouveau film, ce Weapons au titre français générique et insipide, a en effet reçu un accueil dithyrambique de la part de la presse US, qui parle de meilleur film d'horreur de 2025, de summum de tension et d'angoisse, blablabla.

La routine habituelle, en somme, pour ce qui n'est, au final, qu'une variation un peu plus sérieuse du Sorcières de Roald Dahl, mâtiné de Hocus Pocus - SPOILERS : il y a une vieille sorcière en ville, elle est décrépite, déplumée, pas très menaçante, elle a appelé à elle les 17 enfants en question pour aspirer leur jeunesse, et elle crée des zombies pour faire ses basses œuvres.

Et c'est à peu près tout ce que raconte le film : un scénario simple, basique, dérivatif, jamais particulièrement effrayant ou tendu (il y a bien une poignée de jumpscares, mais ça s'arrête là), avec des zombies à l'efficacité diminuée par la décision de les faire courir de manière risible (on est à deux doigts du Naruto Run), des moments semi-comiques (Josh Brolin qui démolit encore et encore le zombie du sdf qui n'a de cesse de se relever) et une narration délibérément destructurée, pour camoufler le manque de profondeur du tout.

On enchaîne en effet les "chapitres", chacun centré sur un personnage différent (on commence par Justine, puis on a Brolin en père éprouvé, puis Alden Ehrenreich en flic infidèle, Austin Abrams en sdf cambrioleur, Benedict Wong en directeur d'école, etc) et qui tous se recoupent ici ou là, pour présenter les événements sous un angle différent... ça donne un peu d'intérêt au récit, qui reste assez bien mené, du moins jusqu'à ce que la sorcière (Amy Madigan) entre en jeu.

À partir de là, et du moment où les tenants et aboutissants du tout deviennent évidents, Weapons perd grandement en intéret, sacrifiant progressivement son suspense sur l'autel de la comédie noire (la sorcière poursuivie) et peinant à justifier ses deux heures.

Assez déçu, je dois dire, même si c'est bien interprété. 

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Mercredi, saison 2 (2025)

Publié le 26 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Thriller, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Fantastique, Jeunesse, Review, USA, Netflix

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Mercredi, saison 2 (Wednesday, season 2 - 2025) :

De retour à Nevermore, Wednesday Addams (Jenna Ortega) est désormais une semi-célébrité admirée de tous pour avoir sauvé l'école, ce qui l'agace un peu. D'autant qu'une nouvelle menace plane sur l'établissement et sur la jeune femme, et que la cadette des Addams tente toujours de maîtriser ses pouvoirs psychiques, au grand dam de sa mère Morticia (Catherine Zeta-Jones)...

Après une saison 1 frustrante, qui ressemblait plus à une tentative de produire un succédané de Sabrina ou de Harry Potter collé de manière artificielle à une franchise établie, et qui passait totalement à côté de son potentiel, la faute à des caractérisations hors sujet et à des gimmicks de scénaristes épuisés (Gough et Millar, les créateurs de Smallville, avaient écrit la moitié de la saison 1 et showrunnaient le reste), la série revient pour une saison 2 de 8 épisodes coupée en deux, avec toujours Tim Burton derrière la caméra de la moitié des épisodes.

Le reste de l'équipe scénaristique a changé, cela dit, et cela se traduit, à l'écran, par quelque chose qui semble mieux caractérisé en ce qui concerne les Addams : alors qu'en saison 1, on avait droit à des Morticia et Gomez ados hors-sujet, horrifiés par le meurtre accidentel d'un stalker, ce qui constituait l'un des points scénaristiques principaux de la saison, cette année, on retrouve, dans la première moitié de cette saison artificiellement coupée en deux, des Addams plus "normaux", qui trouvent une excitation et qui se réjouissent de la mort, du meurtre, du macabre, de la torture, etc.

Catherine Zeta-Jones a suivi un régime botox-ozempic, Isaac Ordonez a beaucoup grandi (et compose un Pugsley que je ne suis pas encore certain d'apprécier, très naïf et dans un rôle-fonction de victime), Joanna Lumley est une Grand-mère Frump plus classe que d'habitude, et Gomez et Fester restent fidèles à eux-mêmes : c'est nettement plus probant en saison 2, je dois dire, notamment au niveau de l'écriture.

Wednesday, elle, reste malheureusement une Veronica Mars goth un peu trop abrasive, qui commence la saison en mode Dexter, en chassant et scalpant un tueur en série avant de le remettre aux autorités (pourquoi ? Habituellement, Mercredi vénère les tueurs en série, qui lui servent de modèle...), et qui passe son temps à se heurter à sa mère, tout en enquêtant sur ses divers stalkers et autres menaces surnaturelles qui l'entourent.

Et alors que la saison 2 se plie en quatre pour intégrer plus d'Addams à la série et plus de membres de la famille dans l'environnement de l'école Nevermore, cela a pour effet de faire passer Wednesday au second plan : privée de son amitié avec Enid (le personnage d'Enid est maltraité, cette année, héritant d'un triangle amoureux insipide, totalement coupée de Wednesday, héritant d'un numéro de danse joli mais inutile, et envoyée dans la nature, bloquée en forme lupine à la fin de la saison - on m'apprendrait que la production voulait se débarrasser d'elle, je ne serais pas surpris), et bloquée dans une écriture répétitive, mécanique et cassante, Wednesday devient un personnage principal un peu lassant, dont le seul trait de caractère est l'arrogance.

Alors dans un premier temps, les scénaristes essaient bien de varier les plaisirs, avec un affrontement un peu forcé entre les Outcasts de Nevermore et un camp de scouts commandés par Anthony Michael Hall, en révélant très tôt l'identité de l'un des stalkers de Wednesday (Agnes, une autre élève fangirl de Wednesday et l'un des points forts de la saison), en faisant revenir certains personnages de la saison 1 (pour les éliminer) ou en multipliant les guests stars (Buscemi en proviseur, Thandie Newton en psy de l'asile local, Billie Piper en prof de musique, Haley Joel Osment en serial killer, Heather Matazarro, Lady Gaga, Frances O'Connor, Casper Van Dien en acteur de soap ou encore ce bon vieux Christopher Lloyd en tête dans un bocal... mais globalement, il manque quelque chose, et la nécessité d'avoir un cliffhanger de mi-saison fait que le scénario avance vraiment par à coups.

Pire : la seconde moitié de la saison (qui voit les showrunners reprendre l'écriture et quasiment traiter cette demi-saison comme une saison à part entière, mais condensée en quatre épisodes) plombe vraiment le tout. En multipliant les sous-intrigues sous-développées, les apparitions éclair, et en centrant tout sur la famille de Tyler, la production tente de faire un immense toutéliage bancal, qui alourdit toute la saison, et donne lieu à des révélations absolument pathétiques.

Comme en saison 1, tout est à nouveau lié à un secret de famille Addams. Comme en saison 1, Morticia et Gomez ont fait disparaître un cadavre durant leurs jeunes années à Nevermore, à nouveau dans des circonstances de légitime défense, et à nouveau, ils ont dissimulé cet événement par peur d'être accusé de meurtre (*soupir)*. Comme en saison 1, Mercredi leur en veut. 

Comme par hasard, ce cadavre est le zombie déterré par Pugsley. Comme par hasard, Frances O'Connor est la mère de Tyler, évadée de l'asile grâce à l'intervention providentielle de Wednesday. Comme par hasard, le zombie est Isaac Night, l'oncle savant fou de Tyler. Comme par hasard, tout ce petit monde en veut mortellement aux Addams. Ah, et j'ai failli oublier : comme par hasard, la main tranchée de Night est devenue la Chose, parce que Night = Thing. *énorme soupir*

C'est bien simple, plus la saison approchait de sa conclusion, et plus j'ai passé de temps la tête enfouie entre les mains, atterré par le niveau pitoyable de l'écriture. D'autant qu'à côté, pour laisser de la place à de multiples éléments teasant une saison 3, tout se résoud de manière catapultée - notamment la sous-intrigue totalement insipide de Buscemi l'arnaqueur à la tête d'une secte, et qui manipule les Sirènes pour parvenir à ses fins : tout ça a été tellement mal amené et développé durant la saison qu'on s'en contrefout royalement... un peu comme la majorité des éléments de la saison (mention spéciale au caméo-éclair de Lady Gaga, uniquement là pour placer son nouveau morceau et tenter de créer un meme de danse, en vain).

Mais cessons de perdre du temps, et allons droit au but : malgré quelques moments sympathiques, comme l'échange de corps (même si, très honnêtement, j'ai trouvé Ortega bien en dessous d'Emma Myers dans l'exercice), ou le personnage d'Agnes (Evie Templeton, qui s'affirme progressivement), la saison 2 de la série s'embourbe progressivement dans ses visions, ses prophéties, ses vengeances et surtout son rythme assez mou, y compris au niveau de la réalisation et du montage.

Tout dure trop trop longtemps, il y a trop de querelles familiales (Grandmère Frump le dit : les Addams de Wednesday sont une famille dysfonctionnelle où tout le monde se ment et se déteste... sauf que ça n'a jamais été le cas dans aucune des autres versions, et c'est presque du hors-sujet) et le tout paraît trop souvent en pilotage automatique, cochant des cases d'une liste d'éléments à utiliser pour valider le cahier des charges Netflix d'une série de ce type.

Ça fait illusion pendant quelques épisodes, ça se prend les pieds dans le tapis en cours de route, et ça tombe totalement à plat dans sa dernière ligne droite. Pas forcément surprenant, mais décevant néanmoins, et je ne serais pas surpris que la saison 3 finisse par être la dernière saison du show (ne serait-ce que parce que Ortega semble se lasser de son rôle figé).

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Home (2025)

Publié le 24 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Critiques éclair, USA, Review

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The Home (2025) :

Taggeur dépressif et drogué issu d'un foyer d'adoption, Max (Pete Davidson) est envoyé réaliser des travaux d'intérêt général dans une maison de retraite huppée. Rapidement, cependant, il s'aperçoit que quelque chose ne tourne pas rond dans l'établissement, et commence à mener l'enquête...

Si vous avez toujours voulu savoir ce que donnerait la finesse du commentaire politique des The Purge, associée à la pertinence des croyances de Q-Anon, et que vous avez peur de la vieillesse et des maisons de retraite, le tout reposant entièrement sur l'interprétation de Pete Davidson, alors The Home est fait pour vous.

Le réalisateur des Purge nous propose donc ce thriller horrifique qui lorgne un peu beaucoup sur Get Out, la composante raciale en moins, et qui a principalement pour lui des effets assez réussis, un peu de body horror convaincante, et une dernière ligne droite assez amusante (SPOILERS) quand Pete Davidson décide de se venger de tous les occupants de la maison de retraite et les massacre dans un bain de sang presque comique.

Le reste, c'est particulièrement médiocre, voire mauvais. Le plus gros du film, c'est "Pete Davidson, hanté par des cauchemars, pense que quelque chose ne tourne pas rond dans la maison de retraite". Un thriller mollasson, parfois très maladroit (il y a tout un propos sur les conflits intergénérationnels entre boomers grabataires et jeunes, avec notamment tout un propos sur le réchauffement climatique et un ouragan appelé "Greta"), ça part dans une direction pas très convaincante à base de conspiration gouvernementale qui fait des expériences sur les personnages âgées... et ça débouche en réalité sur un retournement de situation à la con : tout le personnel et les pensionnaires de la maison de retraite sont en fait de mèche, des membres d'une élite vénérant une déité païenne, qui prélève le contenu d'une glande sur de pauvres victimes issues de foyers d'adoption, et qui se l'injecte pour conserver sa jeunesse éternelle.

Du pur délire Q-Anon, donc, bancal, forcé, et naturellement très con, et qui ne fonctionne ponctuellement que grâce aux interprètes des personnages secondaires, dont Ethan Philips et John Glover (ce dernier étant comme d'habitude excellent). Mais dans l'ensemble, le film reste très très bas de plafond, assez répétitif (les cauchemars se succèdent, les visions aussi), et manque d'un acteur principal plus fort - Pete Davidson n'est pas mauvais, mais reste un peu trop impassible.

1.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Crow (2024)

Publié le 23 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Drame, Romance, Fantastique, Review, USA, Halloween, Oktorrorfest

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The Crow (2024) :

Drogué enfermé dans une institution, Eric Draven (Bill Skarsgård) y croise Shelly (FKA Twigs), dans la même situation que lui, hantée par de lourds secrets et un sombre passé. C'est le coup de foudre, mais peu de temps après leur évasion de l'établissement, le couple amoureux est retrouvé par les sbires de Vincent Roeg (Danny Huston) et sauvagement assassiné. Dans l'au-delà, Eric apprend alors qu'il peut revenir parmi les vivants, porté par les ailes d'un corbeau et rendu invincible, le temps d'exercer sa vengeance...

Film culte s'il en est, The Crow (1994) n'était pas forcément un grand film ou un chef d'œuvre du Septième Art. Néanmoins, son atmosphère, son style visuel, sa bande originale, sa tragédie IRL et sa sincérité en ont fait une oeuvre à part, qu'Hollywood tente depuis de répliquer encore en encore (la copie la moins honteuse étant paradoxalement la version télévisée, qui développait un peu l'univers et son mysticisme sans se défaire du cœur du projet).

Et donc, après des années de development hell durant lesquelles pléthore de noms improbables ont été associés au projet (de Jason Momoa à Stephen Norrington, en passant par Mark Wahlberg, Bradley Cooper, Luke Evans, et bon nombre d'autres acteurs), avec ou sans James O'Barr à l'écriture... voilà le produit fini.

Rupert Sanders (Blanche-Neige et le Chasseur, Ghost in the Shell) à la barre, des scénaristes peu inspirés, une production chaotique et bancale, et un résultat... complètement raté.

En même temps, dès le début, difficile de s'intéresser à cette romance inexistante entre ces deux paumés drogués dépressifs, et notamment ce Eric Draven qui semble tout droit sorti du moule Joker Leto, couvert de tatouages edgy, avec PARIAH tatoué sur les phalanges, constamment torse nu, etc. Les deux personnages n'ont aucune alchimie (malgré le fait que le film consacre 35 minutes à leur relation), la romance est affreusement plate, il n'y a aucune montée en puissance, bref, les personnages sont ratés, à l'image de Danny Huston en grand méchant aux pouvoirs sataniques... qu'il n'utilise jamais vraiment de manière probante.

Ajoutez à cela une bande originale peu pertinente et un film particulièrement mal rythmé : 35 minutes de mise en place, Draven est tué, passe dans l'au-delà, revient à la vie, tente de se venger, est tué, revient dans l'au-delà, fait un pacte avec une force surnaturelle, revient à la vie, se maquille en Crow sur du Enya, et se venge enfin, au bout de 75 minutes, lors d'une scène à l'opéra gratuitement gore et numérique, sorte de violence à la John Wick, mais en plus mou et nettement moins rythmé...

... et puis ensuite, il faut se dépécher de finir le film : en quinze minutes, Draven retrouve le méchant, l'emmène avec lui dans l'au-delà, et paf, générique de fin sur une fin ouverte à la con.

Honnêtement, même sans la moindre comparaison avec l'original, ce Crow 2024 un vrai ratage spectaculaire, tiré vers le fond par une esthétique pub de parfum, des acteurs impassibles, un rythme inexistant, une romance qui l'est tout autant, et une charge émotionnelle négative.

À la limite, on m'aurait dit "c'est un métrage uniquement produit pour garder les droits d'exploitation de la franchise, comme pour Hellraiser, Children of the Corn, Leprechaun ou autres franchises de ce genre", je me serais montré plus indulgent.

1.5/6 

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