Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Wolf Man (2025) :
Blake (Christopher Abbott), père de famille aimant marié à Charlotte (Julia Garner), journaliste surbookée, et papa de Ginger (Matilda Frith), emmène ses proches au fin fond de l'Oregon, pour y effectuer la liquidation de la maison du père de Blake, déclaré officiellement mort après sa disparition dans les bois. Mais peu de temps après leur arrivée, ils ont un accident de la route lorsqu'une figure hirsute surgit devant leur camion de déménagement. Désormais seuls dans la forêt, ils doivent survivre contre une créature mi-homme mi-loup qui les traque...
Relecture Blumhouse du mythe du loup-garou réalisée par Leigh Whannell (L'homme Invisible, Upgrade), ce Wolf Man a été plutôt fraîchement reçu par la presse anglosaxonne, après une genèse compliquée (le film était initialement supposé appartenir au Dark Universe, puis mettre en vedette Ryan Gosling et Whannell est revenu sur le projet peu de temps avant le début du tournage, après avoir cédé la place à un autre réalisateur).
Au final, et alors que l'étiquette Blumhouse et quelques dires du réalisateur/scénariste sur les thématiques du film (maladies dégénératives héréditaires, cycle de la violence, parentalité, etc) me laissaient craindre une énième tentative d'elevated horror, ce Wolf Man s'avère un récit assez direct et classique, qui fonctionne assez bien... du moins, pendant une grosse heure.
Ensuite, une fois la transformation de Blake entérinée (parce que oui, il est griffé et se transforme à son tour) et son affrontement contre l'autre garou evacué, le film tourne un peu à vide, retournant Blake contre ses proches, jusqu'à une fin pseudo-symbolique qui n'émeut pas.
En fait, le film se trouve le postérieur entre deux chaises : il n'appuie pas assez sur ses métaphores et son symbolisme pour être vraiment de l'elevated horror, pour plaire aux critiques qui n'attendaient que cela, et pour justifier sa dernière ligne droite... et paradoxalement, ces éléments sont encore trop présents pour que le film puisse prétendre être simplement un divertissement horrifique de base, aux effets tout à fait honorables et aux visions lupines intéressantes.
Whannell semblait avoir plein de choses à dire, mais pour une raison ou une autre, tout a été trop dilué dans le produit fini, notamment la caractérisation des personnages secondaires (Julia Garner semble absente, n'ayant rien d'autre à jouer que l'horreur).
Bilan très mitigé, donc, pas forcément le désastre annoncé par la presse, mais pas non plus un succès. Je n'ai pas détesté la première heure, donc...
3/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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Companion (2025) :
Iris (Sophie Thatcher) est la petite-amie idéale et aimante de Josh (Jack Quaid) et ensemble, ils vont passer un week-end dans un manoir isolé appartenant à Sergey (Rupert Friend), le petit-ami de Kat (Megan Suri). Là, ils les retrouvent, ainsi que le flamboyant Eli (Harvey Guillén) et son compagnon, le chef Patrick (Lukas Gage). Mais lorsqu'Iris commet un acte irréparable, c'est le drame, et tout le monde se retourne contre elle...
Un thriller de science-fiction en mode "l'intelligence artificielle c'est dangereux", mais du point de vue du robot, cette fois-ci, le tout mâtiné de comédie sympatoche, qui a le bon goût de ne pas se prendre trop au sérieux ni de trop attendre avant de dérouler les twists et autres rebondissements de son récit, somme toute assez prévisibles même sans rien savoir du film ou de son affiche.
Plutôt bien interprété, plutôt efficace, ce Companion ne révolutionnera rien sur le fond comme sur la forme, mais se tient bien dans l'ensemble, grâce à sa distribution. On ne peut cependant s'empêcher de se dire que le tout aurait pu pousser les curseurs un peu plus loin.
3.75/6
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The Woman in the Yard (2025) :
Mère de famille afroaméricaine dans la tourmente depuis un accident de voiture à l'issue fatale, Ramona (Danielle Deadwyler) est déprimée et convalescente, peinant à payer ses factures et à s'occuper de ses deux enfants, Tay (Peyton Jackson), adolescent, et la petite Annie (Estella Kahiha). Jusqu'à ce que la figure sinistre d'une femme vêtue de noir apparaisse dans leur jardin, et se rapproche lentement...
*soupir*
Nan, mais là, je n'en peux plus de ces films d'horreur "intelligents", "transcendés" ou "elevated", où la menace surnaturelle n'est qu'une grosse métaphore du traumatisme du protagoniste principal, de ses problèmes psychologiques, blablabla... Ici, c'est la même chose, la femme en noir représentant la dépression et les pulsions suicidaires de Ramona, chose que tout spectateur attentif aura compris très rapidement.
On se retrouve donc avec un film Blumhouse cousu de fil blanc (ou de fil noir, plutôt), avec un personnage principal assez antipathique (Danielle Deadwyler se donne à fond, mais l'écriture ne lui fait pas de cadeau), une écriture balourde (un fois de plus, un script de la Black List s'avère surcoté) qui multiplie les références aux miroirs histoire de préparer la fin du film (en queue de poisson), et un ensemble frustrant à la dernière ligne droite brouillonne, que Jaume Collet-Serra, à la réalisation, parvient presque à sauver derrière la caméra.
Presque.
2/6
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The Wolf of Snow Hollow (2020) :
Lorsqu'un meurtre sanguinaire secoue la petite communauté de Snow Hollow, dans l'Utah, les rumeurs se multiplient. Et quand surviennent d'autres meurtres tout aussi brutaux, on parle de tueur en série... voire de loup-garou. Mais John Marshall (Jim Cummings), adjoint au shérif, alcoolique et bourré de névroses colériques, n'y croit pas un instant, et décide de mener l'enquête...
Un mélange bancal de comédie, de thriller policier et de film d'horreur, qui repose en grande partie sur l'interprétation de Jim Cummings, à la fois réalisateur, scénariste et interprète principal du film : il joue un rôle très similaire à celui tenu dans son premier film, celui d'un policier ultra-sérieux, en constante ébullition et tourmenté par ses démons (notamment l'alcool). Un jeu d'acteur très particulier, tout en expression vide et regard perdu dans le lointain, en premier degré artificiel, en intensité forcée, et en coups de gueule imprévisibles.
J'ai lu un critique le comparer à un sous-Vince Vaughn, dans son jeu, et ce n'est pas faux, le charisme en moins (on pourrait aussi imaginer le même film avec un lead plus charismatique et déjanté comme Nicolas Cage, qui aurait probablement rendu le tout plus intéressant).
En tout cas, on adhère ou pas à cette interprétation (pas très naturelle), au ton très particulier du film (présenté comme une comédie, mais jamais particulièrement drôle, comme un film d'horreur sans réelle horreur, et comme un thriller policier, alors que c'est à peine plus qu'un épisode de Scooby-Doo un peu plus sanglant) et à sa forme parfois décousue et déstructurée.
Personnellement, je n'ai pas du tout adhéré à la proposition, malgré des extérieurs enneigées assez bien filmés : le manque de sincérité de l'interprétation du personnage principal, son évolution, tout ça... ça m'a rebuté, voire agacé.
2/6
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The Last of Us, saison 2 (2025) :
Cinq ans après que Joel (Pedro Pascal) ait libéré Ellie (Bella Ramsey) du laboratoire des Fireflies, le duo est en froid, tiraillés par des non-dits et des secrets problématiques. Ellie, elle, s'affirme en tant qu'adolescente, se rapprochant de sa meilleure amie Dina (Isabela Merced)... sans savoir qu'Abby (Kaitlyn Dever), fille d'un médecin Firefly tué par Joel, est sur la piste de ce dernier, bien décidée à se venger.
Après une saison 1 en demi-teinte, ou du moins qui m'avait laissé assez mitigé et dubitatif, voici la nouvelle fournée d'épisodes de la série, toujours chapeautés par Neil Druckmann et Craig Mazin. Cette fois-ci, seulement 7 épisodes au programme (ce qui, on va le voir, est un problème), et une adaptation partielle du second jeu The Last of Us, un jeu auquel, une fois encore, je n'ai pas joué, et donc pour lequel je n'ai aucun attachement émotionnel particulier (cela dit, j'étais au courant du sort de Joel, et des thématiques principales de cette partie du récit - la vengeance, le cercle vicieux de la violence, la communauté, etc).
Très honnêtement, une fois de plus, ça m'a laissé de marbre, probablement encore plus qu'en saison 1. Ce qui s'explique facilement, en réalité, puisque d'un focus sur le duo Joel/Ellie, assez attachant, le programme bascule cette saison sur un autre duo, Ellie/Dina, une romance adolescente qui a un impact direct sur la caractérisation des personnages.
Parce que l'un des problèmes de cette saison 2, c'est Ellie. Pas au niveau de Bella Ramsey, qui reste une actrice convaincante (quoiqu'en disent bon nombre de boulets en ligne, qui la détestent viscéralement pour son physique), mais de la manière dont elle est écrite.
Un peu comme Harry Potter dans un certain roman de la saga, Ellie fait ici sa crise d'adolescence tardive : elle a 19 ans, elle se croit adulte et invulnérable, elle pense tout savoir, elle ne respecte personne, elle est en colère, elle en veut à Joel de ses mensonges, elle est immature et égocentrique, elle fonce sans réfléchir pour tenter de retrouver Abby et de l'éliminer, quitte à faire preuve d'ultraviolence et de torture pour parvenir à ses fins, avant d'affirmer bien fort qu'elle n'est pas cruelle comme ceux qu'elle tue.
En saison 2, Ellie est ainsi mécontente et bourrée de contradictions, mais tout cet aspect angsty, dark et gritty se trouve confronté, en parallèle, à sa romance avec Dina, une romance très adolescente, et à une écriture qui ne parvient pas à décider si Ellie a été élevée et formée pour être une survivante dans un monde en perpétuel danger, ou si c'est une ado basique, incompétente et impulsive qui fait des erreurs d'ado basique, incompétente et impulsive et oublie totalement tout son entraînement parce qu'elle est amoureuse.
Bref, Ellie est fréquemment agaçante et antipathique (en partie délibérément, en partie non) durant cette saison... ce qui rend le tout assez compliqué, puisqu'elle devient, par défaut, le personnage principal du show. D'autant qu'en parallèle, elle et Dina bénéficient d'une plot armor évidente pendant ces 7 épisodes, ce qui n'aide pas à se passionner pour leur sort.
À côté, les scénaristes tentent d'élargir le monde de TLOF, mais ne convainquent pas vraiment : en envoyant Ellie et Dina à Seattle, un champ de bataille où s'affrontent deux factions (le WLF d'Abby, organisation paramilitaire générique, et les Serafites, religieux extrémistes assez caricaturaux), la production restreint un peu le champ des possibles, préférant insister sur le côté relationnel du programme que sur la pandémie d'infectés, un peu mise de côté : certes, on nous montre d'autres types d'infectés, on nous explique qu'ils deviennent intelligents, qu'ils peuvent se propager via des spores, mais finalement, hormis le siège spectaculaire de Fort Jackson, tôt dans la saison, les infectés finissent par passer en arrière-plan, éclipsés par les différentes factions humaines et par Ellie/Dina.
Il n'est donc guère surprenant que le meilleur épisode de la saison soit, en fin de compte, un épisode totalement en flashbacks, qui revient sur l'évolution de la relation Ellie/Joel pendant l'ellipse de cinq ans entre les deux saisons : c'est touchant, c'est mélancolique, c'est très réussi.
Dommage que juste derrière, la saison touche immédiatement à sa fin, avec un final assez bancal, tout un passage inutile en bateau et chez les Serafites, une mort téléphonée au possible (lorsqu'un personnage secondaire est soudain mis en avant plus que d'habitude au travers de dialogues intenses et émotionnels, c'est qu'il ne va passer l'épisode), une césarienne assez forcée (l'une des sbires d'Abby, enceinte, est frôlée par une balle perdue qui entaille sa gorge sur cinq-dix centimètres... et immédiatement, trois secondes après, elle demande à Ellie de lui ouvrir le ventre au couteau pour sortir le bébé avant qu'elle ne soit vidée de son sang - WTF), des personnages qui se téléportent çà et là, et de manière globale, une fin de saison qui ne résoud rien et qui paraît plus que précipitée.
Tout ça pour permettre une saison 3 retraçant le parcours d'Abby (comme dans le jeu, qui changeait de point de vue à mi-parcours pour mettre le joueur dans la peau de celle-ci) : pas sûr que ça fonctionne vraiment de la même manière dans cette version tv, compte tenu des impératifs et délais de production, de la lassitude du public qui déjà commence à se détourner de la série, et du simple fait que pour l'instant, il est nettement plus facile de se ranger du côté d'Abby que d'Ellie.
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Your Monster (2024) :
Après avoir appris qu'elle était atteinte d'un cancer, Laura (Melissa Barrera) est plaquée par son compagnon, et perd à la fois ce dernier et le rôle principal de la comédie musicale qu'ils avaient écrite ensemble. Épuisée par la maladie et par le chagrin, Laura découvre alors Monster (Tommy Dewey), le monstre qui vit dans son placard et sous son lit depuis son enfance. Contre toute attente, Laura et Monster vont alors apprendre à cohabiter, et finir par se trouver de nombreux points en commun...
Au premier abord, une comédie romantique fantastique, sorte de version adulte de Little Monsters ou de Monstres et compagnie, qui progressivement prend un tournant plus psychologique (Monster est une métaphore pour la colère intérieure que ressent Laura), jusqu'à une conclusion qui ne surprend pas forcément, mais qui fonctionne.
Cela dit, je ne suis pas certain que l'équilibre global du métrage (entre romance, film sur les coulisses de Broadway et l'univers des comédies musicales, thriller psychologique, etc) soit parfaitement maîtrisé, ce qui donne un peu l'impression d'une mayonnaise qui ne prend pas totalement.
Après, ça se regarde tranquillement, même si niveau interprétation, ça ne fait pas toujours dans la finesse, qu'il faut apprécier les quelques chansons, et que le tout aurait pu être plus maîtrisé.
3/6
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The Monkey (2025) :
Lorsqu'ils découvrent un singe mécanique dans les affaires de leur père absent, Hal (Christian Convery/Theo James), réservé et timide, et son frère jumeau Bill (Christian Convery/Theo James), brusque et violent, découvrent que le singe se déclenche parfois aléatoirement, et provoque des morts accidentelles dans leur entourage. Mais alors qu'ils pensaient s'en être débarrassé, et qu'ils ne se parlent plus, voilà que le singe ressurgit plusieurs dizaines d'années plus tard, et menace de détruire leur vie.
Ici, pour cette adaptation libre de Stephen King, c'est un peu différent, puisque Perkins, fort du succès critique de Longlegs, propose avec The Monkey un récit qui lorgne un peu sur Destination Finale (des morts "accidentelles" qui se déclenchent via des objets inanimés, malheureusement un peu trop téléphonées dans le cas présent), qui commence dans les années 90 (qui ont, sans raison, le style des années 70, tant musicalement que visuellement), et se conclue 30 ans plus tard.
Un artifice narratif très Kingien (le secret paranormal du passé qui revient hanter les protagonistes), pour une mise en images étrangement grotesque : dans ce qui semble être une volonté de faire de l'humour noir mordant, Perkins pousse le curseur assez loin (mais pas trop), avec des morts très graphiques, à la limite du caricatural et du slapstick de cartoon.
Malheureusement, le rythme n'est pas au rendez-vous, le casting et la caractérisation sommaire des personnages les rend tout sauf intéressants (entre autres, Theo James dans le rôle principal, un Theo James qui ne m'a jamais vraimentintéressé à l'écran) et la plupart des morts sanglantes touchent des personnages dont on se moque royalement : il y a donc un vrai problème d'implication du spectateur, d'autant que Perkins ne parvient pas à rendre palpable ou sincère cette histoire de frères jumeaux ennemis et de père absent.
En fait, j'ai l'impression de me répéter, mais encore une fois, cette histoire aurait probablement mieux fonctionné au format plus court d'un Creepshow ou d'une anthologie. Là, ça tire un peu à la ligne, sans être suffisamment horrifique pour marquer, ou drôle pour emporter l'adhésion.
Un petit 2.25/6, et encore...
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## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
Mission : Impossible - The Final Reckoning (2025) :
Deux mois après avoir récupéré la clef permettant de détruire l'Entité, Ethan Hunt (Tom Cruise) ne peut qu'observer, impuissant, le chaos international dans lequel l'intelligence artificielle plonge la planète. Il parvient alors à convaincre le gouvernement américain de lui apporter son assistance pour une ultime mission impossible, durant laquelle Ethan et son équipe vont devoir retrouver le sous-marin soviétique abritant le code source de l'Entité, alors que de nombreuses forces hostiles les traquent...
Deux ans après Dead Reckoning, partie 1 (mais deux mois seulement dans le récit, ce qui coince un peu aux entournures vu le coup de vieux de certains acteurs entre les deux films, et certains choix narratifs - la maladie soudaine de Luther), qui m'avait laissé plus que dubitatif pour de nombreuses raisons (cf la critique liée ci-dessus), voici enfin la suite, présentée comme le grand final de la franchise Mission Impossible, un grand spectacle/rétrospective bourré de fanservice (beaucoup de renvois aux précédents volets de la franchise, explication rétroactive de la Patte de lapin, identité réelle de Briggs, caméo de l'analyste du premier film, etc) mais paradoxalement ultra-sérieux et mélodramatique.
Parce qu'il faut bien l'avouer : si les 2h52 de ce Final Reckoning avaient été en mode blockbuster décérébré à la Fast & Furious, avec un Ethan Hunt passant son temps à s'en sortir de justesse en grimaçant et en morflant (à la Jackie Chan), comme dans certains des épisodes précédents, et une légèreté de ton assumée, il y aurait des chances que le tout fonctionne bien mieux. Le seul problème, et ce dernier volet en est plus la preuve que jamais, c'est que plus Christopher McQuarrie poursuit son association avec Tom Cruise, plus il a carte blanche pour faire ce qu'il veut de ses scripts, moins ces derniers sont bons.
Un peu comme s'il oubliait progressivement comment écrire un film au contact de l'argent ; Final Reckoning est à ce titre un ratage : flashbacks répétés et inutiles (je suis sûr qu'en enlevant tous les flashbacks aux précédents MI, on gagnerait facilement 15 minutes), exposition balourde et redondante, artifices de scénario gratuits et digressions qui ne font que rallonger la sauce, personnages secondaires innombrables et forcés, longues plages de dialogues ronflantes sur le destin, l'humanité, etc, ressorts scénaristiques périmés (je l'ai déjà dit, mais tout ce qui tourne autour de l'Entité, qui maintenant, en plus, a des disciples inutiles, est d'une connerie abyssale, digne d'un ado de 13 ans qui utilise des mots et des notions sans les comprendre), etc, etc, etc.
Le tout sur un ton bien trop pesant, sérieux et mélodramatique pour son propre bien ("c'est la fin du mooonde ! Ethan, tu es l'Élu !"), sur fond de bande-originale recyclant les deux thèmes principaux de la saga en mode sous-sous-Zimmer et autres variations basiques.
Alors oui, c'est spectaculaire, les cascades sont réussies (même si tout le passage dans le sous-marin est interminable), et ça divertit... mais ça n'en fait pas un bon film pour autant, d'autant que "Gabriel" et l'Entité restent toujours des antagonistes particulièrement ternes et insipides (le premier finissant de bien piteuse manière).
2.25/6
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## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
The Pickup (2025) :
Travis (Pete Davidson), un conducteur de camion blindé glandeur et incapable, est associé à Russell (Eddie Murphy), un vétéran sur le point de prendre sa retraite, pour faire une dernière tournée de ramassage... mais lors du transport, ils sont attaqués par un groupe de criminels qui tente de prendre d'assaut le camion blindé. Ils finissent ainsi à la merci de Zoe (Keke Palmer), leader des criminels, qui s'avère être la jeune femme avec laquelle Travis a passé la nuit précédente...
Une comédie Amazon réalisée par Tim Story, ça n'allait pas être un chef d'œuvre, ni un summum de rythme et d'action vraisemblable. Sans surprise, donc, cette comédie d'action des scénaristes de The Package se traine mollement une fois la première demi-heure passée, et s'essouffle alors considérablement, pas aidée par un Eddie Murphy en pilotage automatique, une Eva Longoria inexistante et un Andrew Dice Clay insipide.
Les personnages sont globalement assez bêtes (le nombre de fois où, en tant que spectateur, on se dit "mais ils sont idiots de faire ça !" est impressionnant, et ce tant du côté des braqueurs que des agents de sécurité), Keke Palmer et Pete Davidson font leur truc dans leur coin (on appréciera ou non, selon que l'on supporte ou non le numéro habituel de Davidson), le caméo de Roman Reigns est rapide et oubliable, et globalement, à part la première demi-heure (mise en place + une course-poursuite efficace sur l'autoroute, qui bénéficie de cascades réelles - bien qu'improbables), un gros ventre mou se met en place, et on s'ennuie rapidement.
Bof.
2.25/6
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Dernière saison de Reacher à ce jour, après une saison 2 assez quelconque, et toujours 8 épisodes de 40-50 minutes, pour un résultat plus sympathique que ce à quoi je m'attendais...
Reacher, saison 3 (2025) :
Lorsque Reacher (Alan Ritchson) réalise que Quinn (Brian Tee), un traître sadique vendant des secrets militaires, laissé pour mort des années plus tôt par Reacher, est toujours en vie, il s'associe avec des agents de la DEA, menés par Duffy (Sonya Cassidy), pour infiltrer le gang de Beck (Anthony Michael Hall), trafiquant d'armes travaillant pour Quinn. Rapidement, cependant, la mission se complique, car Reacher est surveillé de près dans son rôle de garde du corps du fils de Beck (Johnny Berchtold)...
Alors soyons clairs : cette saison 3 de Reacher ne réinvente pas la roue, et ne corrige pas vraiment les défauts inhérents à la série. Il y a toujours de grosses ficelles narratives honteuses, des problèmes de logique interne, des dialogues maladroits, de l'exposition laborieuse, des choix d'interprétation discutables (la caractérisation et l'accent de Boston de Sonya Cassidy ont beaucoup déplu, outre-Atlantique) et des choix de casting faiblards (Brian Tee ne fait pas grande impression en bad guy sadique).
La série Reacher reste donc fidèle à elle-même... mais en comparaison de la saison 2, il y a du mieux : l'intrigue est plus intéressante (et se permet même une introduction en mode in media res) malgré de nombreuses facilités et approximations, les catchphrases (répétées à l'infini en saison 2) sont nettement moins présentes, et l'on retrouve un peu de Reacher seul contre tous, même s'il reçoit toujours l'aide de Neagley et des agents de la DEA (des agents qui, cela dit, passent une grosse partie de leur temps bloqués dans un chalet avec un otage, une sous-intrigue insipide et répétitive qui ne débouche sur rien de probant).
Reacher lui-même semble plus dynamique, cette année : physiquement, Ritchson semble mieux préparé, moins bouffi, plus nerveux, son Reacher court, tue et se bat de manière plus efficace... et ça se sent, d'autant qu'il est opposé à un colosse de 2 m 20 qui le domine de bout en bout, et que le montage et la réalisation mettent Ritchson un peu plus en valeur dans l'action.
Anthony Michael Hall, lui, assure dans son rôle de semi-antagoniste, et de manière générale, pour peu que l'on ferme les yeux sur certains problèmes d'écriture mentionnés plus haut, toute la mission de Reacher, infiltré dans le manoir de Beck et devant donner le change aux autres criminels, fonctionne assez bien, changeant la dynamique de la série et son cadre.
Bien sûr, on n'échappe pas au toutéliage reliant cette histoire au passé de Reacher : Quinn est un überméchant qui a torturé et tué la protégée de Reacher quand il était dans l'armée, Reacher veut se venger, blablabla... pas forcément super original ni super passionnant, mais bon, c'est la formule Reacher qui veut ça. Peut-être qu'avec un bad guy plus charismatique, ça aurait fonctionné.
Quoi qu'il en soit, la saison se regarde assez facilement, contrairement à la 2 et à son côté répétitif, et dans l'ensemble, le tout est plutôt agréable à suivre. Et la toute fin renforce encore plus la filiation de Reacher avec des séries comme Le Rebelle et autres...
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