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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

thriller

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (2018)

Publié le 5 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Télévision, Les bilans de Lurdo, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, Jeunesse, Netflix, USA, Review, Thriller, Critiques éclair, Romance

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Les Nouvelles aventures de Sabrina, saison 1 (The Chilling Adventures of Sabrina, season 1 - 2018) :

Dans la petite ville de Greendale, Sabrina Spellman (Kiernan Shipka) vit une existence paisible avec ses amies. Sauf que Sabrina est une sorcière qui vit avec ses deux tantes Zelda (Miranda Otto) et Hilda (Lucy Davis), elles aussi sorcières, et qu'elle approche de ses 16 ans : le moment de son baptème maléfique approche, et Sabrina, mi-humaine mi-sorcière, va devoir choisir entre sa vie de mortelle et sa vie au service du Seigneur des ténèbres...

Je mentirais en disant que je ne l'ai pas vu venir : je ne suis pas particulièrement fan du travail de Berlanti, Roberto Aguirre-Sacasa, et de leurs équipes sur les séries du type Riverdale pour la CW, je n'ai jamais vraiment regardé la sitcom Sabrina des années 90-00, je me méfie toujours des séries Netflix des années 2010 (qui confondent fréquemment quantité avec qualité), et je n'ai jamais trouvé Kiernan Shipka particulièrement bonne actrice. Donc forcément, ce reboot Netflix de la série Sabrina, en 36 épisodes d'une heure environ (techniquement diffusés par Netflix en deux saisons découpées en quatre parties, que tout le monde, critiques comme spectateurs, considère comme quatre saisons distinctes), partait avec un handicap certain.

Mais je me suis dit qu'après des années à avoir esquivé ce programme, il fallait bien que je lui donne sa chance à l'occasion de l'Oktorrorfest. Et maintenant que j'ai visionné la première saison de la série (les 10 premiers épisodes + 1 épisode de Noël), on va dire que je ne poursuivrai pas l'expérience plus loin.

Quelque chose ne fonctionne tout simplement pas du tout sur moi, dans ce qu'on nous présente à l'écran.

Est-ce la description de cet univers bizarre, délibérément intemporel et kitsch, où Satan est réel, où ses disciples sont sanguinaires et malfaisants (mais aussi un peu précieux, à remplacer "Dieu" par "Satan" ou "Lucifer" dans toutes les expressions du quotidien comme "Oh mon dieu"), où tous les clichés possibles et imaginables sur le satanisme sont utilisés et considérés comme la réalité (cannibalisme, sacrifices, nécromancie, meurtres d'enfant, orgies) mais qui paradoxalement prend plus de pincettes avec des sujets plus sulfureux (abus sexuels, etc), bref, où tout ce qui est satanique est codé comme l'ennemi à abattre et le Mal (une vision très américaine de la religion, donc)... et qui en même temps voudrait positionner Sabrina et ses proches (des sorcières vénérant Satan et tous ses rites corrompus) comme des personnages positifs et attachants ?

Est-ce la tentative d'aborder des thèmes de société comme le bizutage, la misogynie, le patriarcat, la religion, la justice sociale, le harcèlement, les personnes non-binaires et trans, etc, de manière approximative et maladroite, très CW ?

Est-ce la réalisation immonde, qui noie sa photographie et sa direction artistique (pourtant convaincants) derrière du flou artificiel qui recouvre 50 % de l'image (heureusement, ça se calme un peu dans le dernier tiers de la saison) ?

Est-ce ce générique assez laid, à l'ancienne mais on ne peut plus repoussant ?

Est-ce le groupe de personnages secondaires mortels (tous les amis lycéens de Sabrina), une collection de cases à cocher dans le cahier des charges de la diversité de Netflix, tous plus insipides et génériques les uns que les autres, y compris et surtout le petit-ami de Sabrina (dont la bluette adolescente n'intéresse jamais) ?

Est-ce l'écriture, parfois désastreuse ? Est-ce la prestation excentrique de Michelle Gomez, qui cabotine encore plus qu'en Missy dans Doctor Who, dans le rôle de Lilith ? Est-ce le format Netflix, avec des épisodes trop longs et mal rythmés ? Est-ce l'École des sorciers et sorcières, affreusement dérivative et sans la moindre inspiration ? Est-ce l'épisode 5, une sorte de sous-Buffy maladroit où un démon onirique confronte chaque Spellman à ses pires cauchemars ? Est-ce le Cunning, sorte de sous-Shining du pauvre ?

Ou est-ce plus simplement Sabrina elle-même, une héroïne antipathique, privilégiée, un peu arrogante et persuadée de tout savoir mieux que les autres, jouée par une Shipka raide (certaines scènes d'émotion, vers la fin de la saison, sont assez laborieuses), une Élue exceptionnelle qui n'a jamais à subir les conséquences à ses actes (sauf le temps de quelques scènes, mais c'est vite oublié), qui prend les décisions à la place d'autrui, ignorant systématiquement les avertissements de ses proches pour courir demander leur aide quand ses actions ont des conséquences funestes ? Une héroïne paradoxale, supposément élevée en tant que sorcière et connaissant tout de cet univers, mais semblant pourtant le découvrir un peu plus à chaque épisode (parce qu'il faut bien un référent pour le spectateur) ? Un personnage qui cache, derrière des atours de SJW engagée, un égocentrisme conséquent, et qui ramène toujours tout à elle et à ses désirs ?

On l'aura compris, Sabrina est probablement l'élément que j'apprécie le moins dans la série qui porte son nom. Et c'est dommage, parce que le programme a beaucoup de style, que les deux tantes sont attachantes, que Richard Coyle est excellent en Grand Prêtre de l'Église satanique à laquelle Sabrina appartient, et que malgré tous les problèmes que j'ai avec le show, l'ambiance générale est plutôt agréable.

Mais voilà, il reste encore 25 épisodes à regarder, des épisodes qui, de l'avis même des fans, ne vont qu'en empirant et en renforçant les mauvaises tendances de la saison 1, donc, je ne vais pas m'infliger plus de souffrances, et j'arrête là.

D'autant qu'en fin de saison et dans l'épisode 11 (un épisode spécial Noël bordélique et fourre tout, qui mélange pseudo-Krampus, Yule Lads islandais, Sainte Lucie, une séance de spiritisme, et des sorcières qui écoutent des chants de Noël pourtant clairement chrétiens), la production tente de relooker Sabrina pour la rendre plus vénéneuse et menaçante (elle a enfin accepté son destin de sorcière et ses pleins pouvoirs), et honnêtement, la perruque moche blonde platine et le rouge à lèvres noir, ça n'est vraiment pas ça... 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Kryptic (2024)

Publié le 3 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Halloween, Oktorrorfest, USA, Review, Thriller

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Kryptic (2024) :

Barb Valentine (Chloe Pirrie), cyptozoologue, disparait un jour dans les bois en traquant le Sooka, une créature de légende réputée pour perturber l'espace-temps et la mémoire de quiconque entre en contact avec elle. Des années plus tard, Kay Hall (Chloe Pirrie), une jeune femme hésitante, se joint à un groupe de touristes pour visiter ces mêmes bois, et aperçoit le Sooka, mais revient totalement amnésique de cette expérience. Les deux femmes se ressemblent cependant comme deux gouttes d'eau, et tandis que Kay tente de comprendre qui elle est réellement, elle embarque dans un road trip improbable...

Je dois bien avouer que je ne suis pas vraiment satisfait de ce résumé, qui est à peu près aussi clair que ne l'est le métrage : un mélange de creature feature et de grosse métaphore à usages multiples (sur l'autonomie, la place de la femme, la sexualité, la découverte de soi, etc), menée par une interprétation décalée et fragile de Chloe Pirrie dans un double rôle compliqué, et qui plonge le spectateur dans un récit abscons à la temporalité déstructurée, aux multiples micro-flashbacks pleins de latex et de substances visqueuses, à la sexualité assumée, avec des images très bien filmées, et un renvoi plus qu'évident à une imagerie évoquant le Petit Chaperon Rouge.

Difficile à critiquer, peut-être trop vague et éparpillé pour son propre bien (une grosse partie du film consiste en des rencontres de la protagoniste avec d'autres personnages paumés), mais intéressant néanmoins : c'est un premier film, la réalisatrice a beaucoup à dire, et ce métrage, bien qu'imparfait, est prometteur.

3.25/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Ash (2025)

Publié le 2 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Halloween, Oktorrorfest, Science Fiction, Review, USA, Thriller

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Ash (2025) :

Lorsqu'elle revient à elle, amnésique, Riya Ortis (Eiza González) réalise qu'elle se trouve sur une planète éloignée, dans une base spatiale dont tous les autres occupants sont morts dans d'atroces souffrances. Et alors que de multiples souvenirs grotesques ressurgissent et la hantent, Brion (Aaron Paul), un inconnu, arrive sur place, après avoir supposément reçu un message de détresse de la base alors qu'il était en orbite... 

Pas grand chose à en dire, de ce Ash pourtant assez bien accueilli par la critique.

Un film d'horreur/SF Shudder réalisé par Flying Lotus, un rappeur/producteur de musique/DJ, Ash lorgne sur beaucoup de choses familières (de Alien à Dead Space en passant par Event Horizon et autres The Thing) et propose un métrage assez mollasson qui se repose entièrement sur ses images (très stylisées et monochromes), son montage (déconstruit et bourré de flashbacks/jump scares) et sa musique (très Vangelis/Carpenter).

Le reste ? Mwébof. Gonzalez passe le plus clair de son temps dans un état fébrile et apeuré, le scénario ressemble à un jeu vidéo où le protagoniste retrouve ses souvenirs en collectant des journaux de bord, et la fin laisse de marbre.

Je suppose qu'on appréciera plus ou moins selon que l'on accroche ou pas à la vision artistique du réalisateur : je suis resté à la porte, et je me suis bien ennuyé.

1.75/6

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Baby in the Basket (2025)

Publié le 29 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Religion, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Thriller, UK, Review

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The Baby in the Basket (2025) : 

En 1942, alors que la Seconde Guerre Mondiale bat son plein, un bébé est déposé sur les marches d'un couvent reculé en Écosse. La Mère Supérieure (Maryam d'Abo) et les Sœurs (Elle O’Hara, Amber Doig-Thorne, Michaela Longden...) recueillent aussitôt le nourrisson, mais rapidement, celui-ci semble avoir une influence maléfique sur les religieuses, et notamment sur Sœur Agnes (Doig-Thorne), qui y voit là l'œuvre du Diable. Une à une, les Sœurs commencent à sombrer dans la folie, et pour ne rien arranger, la présence de Daniel (Nathan Shepka), ex-militaire et homme à tout faire, en trouble plus d'une.

Un film de couvent britannique qui évoque, par son ton grandiloquent et ses moyens assez réduit, un certain cinéma anglais des années 70. Ce n'est pas très bon (le film met 30 minutes à poser ses personnages avant que le bébé n'apparaisse), c'est assez fauché (le bébé démon à la fin) et c'est parfois très inégal dans l'interprétation et les effets, mais ça se regarde étrangement, principalement parce que ça a un certain charme rétro. Mais ça s'arrête là.

2.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Wolf Man (2025)

Publié le 27 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Thriller, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Review

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Wolf Man (2025) :

Blake (Christopher Abbott), père de famille aimant marié à Charlotte (Julia Garner), journaliste surbookée, et papa de Ginger (Matilda Frith), emmène ses proches au fin fond de l'Oregon, pour y effectuer la liquidation de la maison du père de Blake, déclaré officiellement mort après sa disparition dans les bois. Mais peu de temps après leur arrivée, ils ont un accident de la route lorsqu'une figure hirsute surgit devant leur camion de déménagement. Désormais seuls dans la forêt, ils doivent survivre contre une créature mi-homme mi-loup qui les traque... 

Relecture Blumhouse du mythe du loup-garou réalisée par Leigh Whannell (L'homme Invisible, Upgrade), ce Wolf Man a été plutôt fraîchement reçu par la presse anglosaxonne, après une genèse compliquée (le film était initialement supposé appartenir au Dark Universe, puis mettre en vedette Ryan Gosling et Whannell est revenu sur le projet peu de temps avant le début du tournage, après avoir cédé la place à un autre réalisateur).

Au final, et alors que l'étiquette Blumhouse et quelques dires du réalisateur/scénariste sur les thématiques du film (maladies dégénératives héréditaires, cycle de la violence, parentalité, etc) me laissaient craindre une énième tentative d'elevated horror, ce Wolf Man s'avère un récit assez direct et classique, qui fonctionne assez bien... du moins, pendant une grosse heure.

Ensuite, une fois la transformation de Blake entérinée (parce que oui, il est griffé et se transforme à son tour) et son affrontement contre l'autre garou evacué, le film tourne un peu à vide, retournant Blake contre ses proches, jusqu'à une fin pseudo-symbolique qui n'émeut pas.

En fait, le film se trouve le postérieur entre deux chaises : il n'appuie pas assez sur ses métaphores et son symbolisme pour être vraiment de l'elevated horror, pour plaire aux critiques qui n'attendaient que cela, et pour justifier sa dernière ligne droite... et paradoxalement, ces éléments sont encore trop présents pour que le film puisse prétendre être simplement un divertissement horrifique de base, aux effets tout à fait honorables et aux visions lupines intéressantes.

Whannell semblait avoir plein de choses à dire, mais pour une raison ou une autre, tout a été trop dilué dans le produit fini, notamment la caractérisation des personnages secondaires (Julia Garner semble absente, n'ayant rien d'autre à jouer que l'horreur).

Bilan très mitigé, donc, pas forcément le désastre annoncé par la presse, mais pas non plus un succès. Je n'ai pas détesté la première heure, donc...

3/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Companion (2025)

Publié le 26 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Horreur, Science Fiction, Halloween, Oktorrorfest, Review, Romance, Thriller, USA

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Companion (2025) :

Iris (Sophie Thatcher) est la petite-amie idéale et aimante de Josh (Jack Quaid) et ensemble, ils vont passer un week-end dans un manoir isolé appartenant à Sergey (Rupert Friend), le petit-ami de Kat (Megan Suri). Là, ils les retrouvent, ainsi que le flamboyant Eli (Harvey Guillén) et son compagnon, le chef Patrick (Lukas Gage). Mais lorsqu'Iris commet un acte irréparable, c'est le drame, et tout le monde se retourne contre elle... 

Un thriller de science-fiction en mode "l'intelligence artificielle c'est dangereux", mais du point de vue du robot, cette fois-ci, le tout mâtiné de comédie sympatoche, qui a le bon goût de ne pas se prendre trop au sérieux ni de trop attendre avant de dérouler les twists et autres rebondissements de son récit, somme toute assez prévisibles même sans rien savoir du film ou de son affiche.

Plutôt bien interprété, plutôt efficace, ce Companion ne révolutionnera rien sur le fond comme sur la forme, mais se tient bien dans l'ensemble, grâce à sa distribution. On ne peut cependant s'empêcher de se dire que le tout aurait pu pousser les curseurs un peu plus loin.

3.75/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Woman in the Yard (2025)

Publié le 25 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Drame, Thriller, Fantastique, Horreur, Critiques éclair, Oktorrorfest, Halloween, USA, Review

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The Woman in the Yard (2025) :

Mère de famille afroaméricaine dans la tourmente depuis un accident de voiture à l'issue fatale, Ramona (Danielle Deadwyler) est déprimée et convalescente, peinant à payer ses factures et à s'occuper de ses deux enfants, Tay (Peyton Jackson), adolescent, et la petite Annie (Estella Kahiha). Jusqu'à ce que la figure sinistre d'une femme vêtue de noir apparaisse dans leur jardin, et se rapproche lentement...

*soupir*

Nan, mais là, je n'en peux plus de ces films d'horreur "intelligents", "transcendés" ou "elevated", où  la menace surnaturelle n'est qu'une grosse métaphore du traumatisme du protagoniste principal, de ses problèmes psychologiques, blablabla... Ici, c'est la même chose, la femme en noir représentant la dépression et les pulsions suicidaires de Ramona, chose que tout spectateur attentif aura compris très rapidement.

On se retrouve donc avec un film Blumhouse cousu de fil blanc (ou de fil noir, plutôt), avec un personnage principal assez antipathique (Danielle Deadwyler se donne à fond, mais l'écriture ne lui fait pas de cadeau), une écriture balourde (un fois de plus, un script de la Black List s'avère surcoté) qui multiplie les références aux miroirs histoire de préparer la fin du film (en queue de poisson), et un ensemble frustrant à la dernière ligne droite brouillonne, que Jaume Collet-Serra, à la réalisation, parvient presque à sauver derrière la caméra.

Presque.

2/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - The Wolf of Snow Hollow (2020)

Publié le 22 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Thriller, Horreur, Halloween, Review, USA, Oktorrorfest, Critiques éclair

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The Wolf of Snow Hollow (2020) :

Lorsqu'un meurtre sanguinaire secoue la petite communauté de Snow Hollow, dans l'Utah, les rumeurs se multiplient. Et quand surviennent d'autres meurtres tout aussi brutaux, on parle de tueur en série... voire de loup-garou. Mais John Marshall (Jim Cummings), adjoint au shérif, alcoolique et bourré de névroses colériques, n'y croit pas un instant, et décide de mener l'enquête... 

Un mélange bancal de comédie, de thriller policier et de film d'horreur, qui repose en grande partie sur l'interprétation de Jim Cummings, à la fois réalisateur, scénariste et interprète principal du film : il joue un rôle très similaire à celui tenu dans son premier film, celui d'un policier ultra-sérieux, en constante ébullition et tourmenté par ses démons (notamment l'alcool). Un jeu d'acteur très particulier, tout en expression vide et regard perdu dans le lointain, en premier degré artificiel, en intensité forcée, et en coups de gueule imprévisibles.

J'ai lu un critique le comparer à un sous-Vince Vaughn, dans son jeu, et ce n'est pas faux, le charisme en moins (on pourrait aussi imaginer le même film avec un lead plus charismatique et déjanté comme Nicolas Cage, qui aurait probablement rendu le tout plus intéressant).

En tout cas, on adhère ou pas à cette interprétation (pas très naturelle), au ton très particulier du film (présenté comme une comédie, mais jamais particulièrement drôle, comme un film d'horreur sans réelle horreur, et comme un thriller policier, alors que c'est à peine plus qu'un épisode de Scooby-Doo un peu plus sanglant) et à sa forme parfois décousue et déstructurée.

Personnellement, je n'ai pas du tout adhéré à la proposition, malgré des extérieurs enneigées assez bien filmés : le manque de sincérité de l'interprétation du personnage principal, son évolution, tout ça... ça m'a rebuté, voire agacé.

2/6 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - The Last of Us, saison 2 (2025)

Publié le 21 Septembre 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Action, Critiques éclair, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Drame, Thriller, Romance, USA, HBO, Fantastique

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The Last of Us, saison 2 (2025) :

Cinq ans après que Joel (Pedro Pascal) ait libéré Ellie (Bella Ramsey) du laboratoire des Fireflies, le duo est en froid, tiraillés par des non-dits et des secrets problématiques. Ellie, elle, s'affirme en tant qu'adolescente, se rapprochant de sa meilleure amie Dina (Isabela Merced)... sans savoir qu'Abby (Kaitlyn Dever), fille d'un médecin Firefly tué par Joel, est sur la piste de ce dernier, bien décidée à se venger.

Après une saison 1 en demi-teinte, ou du moins qui m'avait laissé assez mitigé et dubitatif, voici la nouvelle fournée d'épisodes de la série, toujours chapeautés par Neil Druckmann et Craig Mazin. Cette fois-ci, seulement 7 épisodes au programme (ce qui, on va le voir, est un problème), et une adaptation partielle du second jeu The Last of Us, un jeu auquel, une fois encore, je n'ai pas joué, et donc pour lequel je n'ai aucun attachement émotionnel particulier (cela dit, j'étais au courant du sort de Joel, et des thématiques principales de cette partie du récit - la vengeance, le cercle vicieux de la violence, la communauté, etc).

Très honnêtement, une fois de plus, ça m'a laissé de marbre, probablement encore plus qu'en saison 1. Ce qui s'explique facilement, en réalité, puisque d'un focus sur le duo Joel/Ellie, assez attachant, le programme bascule cette saison sur un autre duo, Ellie/Dina, une romance adolescente qui a un impact direct sur la caractérisation des personnages.

Parce que l'un des problèmes de cette saison 2, c'est Ellie. Pas au niveau de Bella Ramsey, qui reste une actrice convaincante (quoiqu'en disent bon nombre de boulets en ligne, qui la détestent viscéralement pour son physique), mais de la manière dont elle est écrite.

Un peu comme Harry Potter dans un certain roman de la saga, Ellie fait ici sa crise d'adolescence tardive : elle a 19 ans, elle se croit adulte et invulnérable, elle pense tout savoir, elle ne respecte personne, elle est en colère, elle en veut à Joel de ses mensonges, elle est immature et égocentrique, elle fonce sans réfléchir pour tenter de retrouver Abby et de l'éliminer, quitte à faire preuve d'ultraviolence et de torture pour parvenir à ses fins, avant d'affirmer bien fort qu'elle n'est pas cruelle comme ceux qu'elle tue.

En saison 2, Ellie est ainsi mécontente et bourrée de contradictions, mais tout cet aspect angsty, dark et gritty se trouve confronté, en parallèle, à sa romance avec Dina, une romance très adolescente, et à une écriture qui ne parvient pas à décider si Ellie a été élevée et formée pour être une survivante dans un monde en perpétuel danger, ou si c'est une ado basique, incompétente et impulsive qui fait des erreurs d'ado basique, incompétente et impulsive et oublie totalement tout son entraînement parce qu'elle est amoureuse.

Bref, Ellie est fréquemment agaçante et antipathique (en partie délibérément, en partie non) durant cette saison... ce qui rend le tout assez compliqué, puisqu'elle devient, par défaut, le personnage principal du show. D'autant qu'en parallèle, elle et Dina bénéficient d'une plot armor évidente pendant ces 7 épisodes, ce qui n'aide pas à se passionner pour leur sort.

À côté, les scénaristes tentent d'élargir le monde de TLOF, mais ne convainquent pas vraiment : en envoyant Ellie et Dina à Seattle, un champ de bataille où s'affrontent deux factions (le WLF d'Abby, organisation paramilitaire générique, et les Serafites, religieux extrémistes assez caricaturaux), la production restreint un peu le champ des possibles, préférant insister sur le côté relationnel du programme que sur la pandémie d'infectés, un peu mise de côté : certes, on nous montre d'autres types d'infectés, on nous explique qu'ils deviennent intelligents, qu'ils peuvent se propager via des spores, mais finalement, hormis le siège spectaculaire de Fort Jackson, tôt dans la saison, les infectés finissent par passer en arrière-plan, éclipsés par les différentes factions humaines et par Ellie/Dina.

Il n'est donc guère surprenant que le meilleur épisode de la saison soit, en fin de compte, un épisode totalement en flashbacks, qui revient sur l'évolution de la relation Ellie/Joel pendant l'ellipse de cinq ans entre les deux saisons : c'est touchant, c'est mélancolique, c'est très réussi.

Dommage que juste derrière, la saison touche immédiatement à sa fin, avec un final assez bancal, tout un passage inutile en bateau et chez les Serafites, une mort téléphonée au possible (lorsqu'un personnage secondaire est soudain mis en avant plus que d'habitude au travers de dialogues intenses et émotionnels, c'est qu'il ne va passer l'épisode), une césarienne assez forcée (l'une des sbires d'Abby, enceinte, est frôlée par une balle perdue qui entaille sa gorge sur cinq-dix centimètres... et immédiatement, trois secondes après, elle demande à Ellie de lui ouvrir le ventre au couteau pour sortir le bébé avant qu'elle ne soit vidée de son sang - WTF), des personnages qui se téléportent çà et là, et de manière globale, une fin de saison qui ne résoud rien et qui paraît plus que précipitée.

Tout ça pour permettre une saison 3 retraçant le parcours d'Abby (comme dans le jeu, qui changeait de point de vue à mi-parcours pour mettre le joueur dans la peau de celle-ci) : pas sûr que ça fonctionne vraiment de la même manière dans cette version tv, compte tenu des impératifs et délais de production, de la lassitude du public qui déjà commence à se détourner de la série, et du simple fait que pour l'instant, il est nettement plus facile de se ranger du côté d'Abby que d'Ellie.

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Your Monster (2024)

Publié le 17 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Fantastique, Horreur, Thriller, Halloween, Oktorrorfest, Romance, Review, USA, Critiques éclair

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Your Monster (2024) :

Après avoir appris qu'elle était atteinte d'un cancer, Laura (Melissa Barrera) est plaquée par son compagnon, et perd à la fois ce dernier et le rôle principal de la comédie musicale qu'ils avaient écrite ensemble. Épuisée par la maladie et par le chagrin, Laura découvre alors Monster (Tommy Dewey), le monstre qui vit dans son placard et sous son lit depuis son enfance. Contre toute attente, Laura et Monster vont alors apprendre à cohabiter, et finir par se trouver de nombreux points en commun...

Au premier abord, une comédie romantique fantastique, sorte de version adulte de Little Monsters ou de Monstres et compagnie, qui progressivement prend un tournant plus psychologique (Monster est une métaphore pour la colère intérieure que ressent Laura), jusqu'à une conclusion qui ne surprend pas forcément, mais qui fonctionne.

Cela dit, je ne suis pas certain que l'équilibre global du métrage (entre romance, film sur les coulisses de Broadway et l'univers des comédies musicales, thriller psychologique, etc) soit parfaitement maîtrisé, ce qui donne un peu l'impression d'une mayonnaise qui ne prend pas totalement.

Après, ça se regarde tranquillement, même si niveau interprétation, ça ne fait pas toujours dans la finesse, qu'il faut apprécier les quelques chansons, et que le tout aurait pu être plus maîtrisé.

3/6 

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