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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

irlande

Halloween Oktorrorfest 2026 - Hokum (2026)

Publié le 7 Octobre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Halloween, Oktorrorfest, Horreur, Fantastique, Review, Irlande, Thriller

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Hokum (2026) :

Auteur américain à succès en panne d'inspiration, Ohm Bauman (Adam Scott) décide de se rendre dans un hôtel irlandais où ses parents avaient passé leur lune de miel. Là, il croise le chemin de Fiona (Florence Ordesh), une employée, et de Jerry (David Wilmot), un habitant du coin porté sur l'alcool et les champignons hallucinogènes. Après un séjour à l'hôpital pour une tentative de suicide, Bauman revient à l'hôtel... mais Fiona a disparu, une disparition possiblement liée à la suite nuptiale de l'hôtel, réputée hantée par une sorcière maléfique.

Damian McCarthy, le réalisateur de Caveat et d'Oddity, remet le couvert, avec un film de fantômes très bien accueilli par la presse et le Web, au point de voir instantanément ce Hokum propulsé parmi le top 3 des films d'horreur 2026 de plusieurs publications et de nombreux internautes... mais très honnêtement, c'est dans la droite lignée des œuvres précédentes du bonhomme, notamment dans leurs défauts.

Les films de McCarthy ont en effet des qualités certaines (ambiance pesante, interprétation, mise en scène, idées intéressants), mais aussi des défauts récurrents, sur lesquels, bizarrement, bon nombre de critiques semblent fermer les yeux : rythme bancal, structure maladroite, flashbacks inutiles, caractérisation agressive/peu naturelle, et scénario parfois trop classique pour son propre bien.

Ici... c'est exactement la même chose. À nouveau, le cadre, la photographie, l'atmosphère pesante de cet hôtel irlandais sont très réussis, le personnage lapin est frappant, et une fois que Bauman descend dans les tunnels, le film passe un cap... mais le problème, c'est qu'il faut arriver à ce moment.

Avant cela, on a une petite heure de métrage assez plate, avec des personnages inutilement cassants et antipathiques (le patron de l'hôtel qui fait une bèvre apparition, Bauman lui-même à la limite de la sociopathie et qui brûle la main d'un employé pour que ce dernier le laisse tranquille), une introduction inutile sur le conquistador du livre de Bauman, des flashbacks pas très probants, et une grosse place laissée à un meurtrier qui tente de dissimuler ses traces.

À ce titre, tout le climax du film ne fonctionne qu'à moitié, manquant de concision et de punch, mais proposant aussi quelques moments très réussis.

Bilan très mitigé, pour moi, exactement comme pour les films précédents du réalisateur, et donc exactement la même note. Et puis honnêtement, tout le côté "métaphore de la culpabilité du personnage principal, blablabla", ras-le-bol.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Le Réveil de la momie (2026)

Publié le 18 Septembre 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Irlande, USA, Thriller, Review

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Le Réveil de la momie (Lee Cronin's The Mummy - 2026) :

Des années après sa disparition au Caire, la jeune Katie (Natalie Grace) est retrouvée, à la suite d'un accident d'avion, momifiée dans un sarcophage transporté par l'aéronef. Rendue à sa famille (Jack Reynor, Laia Costa, Shylo Molina, Billie Roy), Katie est catatonique et émaciée, et très rapidement, il apparaît qu'une force maléfique s'est emparée d'elle...

Il faut bien l'avouer : c'est assez osé de sortir un film d'horreur intitulé The Mummy alors même qu'Universal annonce le revival de sa franchise d'aventures avec Brendan Fraser, mais fallait-il attendre autre chose de Blumhouse Pictures et James Wan, toujours partants pour faire de l'horreur percutante à bas prix.

Quoiqu'il en soit, c'est ainsi qu'est née cette Momie, et que le réalisateur/scénariste Lee Cronin (jusque là uniquement connu pour son Evil Dead Rise efficace) a vu son nom figurer en tête d'affiche... pour un film qui ressemble effectivement plus souvent à un Evil Dead craspec qu'à un film de momie.

Pourtant, ça ne commence pas trop mal, avec une relecture intéressante du sujet et une mise en place efficace... mais une fois les trente premières minutes écoulées, le tout devient très inégal, alternant entre un sous-Exorciste assez quelconque, du pur Evil Dead avec des démons moqueurs, de nombreux effets sanglants et volontairement dégoûtants, un enregistrement audio lugubre, un vieux prof d'histoire qui explique tout et une enquête policière/archéologique un peu faiblarde.

Toute la dernière ligne droite de ces 2h15 (trop long, tout ça) est ainsi grand-guignolesque au possible, avec des raccourcis narratifs discutables (tout ce qui tourne autour du rituel), et ça se finit paradoxalement assez mollement, de manière plutôt plate.

Dommage, parce que le côté bilingue (une grosse partie du film se déroule en Égypte, avec cast local parlant arabe) était plutôt agréable, que l'ambiance est bien poisseuse et que ponctuellement, le film fonctionne.

3/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Critique éclair #258 - SEMAINE WALPURGIS - Man and Witch : The Dance of a Thousand Steps (2024)

Publié le 30 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Fantastique, Jeunesse, Irlande, Review, Aventure, UK, Walpurgis

Pendant une semaine, pour fêter Walpurgis, la nuit des Sorcières, ce 30 avril, célébrons Halloween au printemps, avec une poignée de séries fantastiques et de films d'horreur...

Man and Witch - The Dance of a Thousand Steps (2024) :

Maudit par un sorcier maléfique, un berger (Greg Steinbruner) se tourne vers la sorcière locale (Tami Stronach) pour tenter de rompre la malédiction, et de trouver enfin l'amour. Celle-ci lui impose alors trois tâches impossibles (soulever des milliers de fois un tronc d'arbre énorme, vaincre la horde d'ogres qui terrorise le royaume à l'aide d'une simple cuillère en bois, apprendre la danse des mille pas), mais progressivement, alors qu'il les réalise contre toute attente, elle s'aperçoit qu'elle s'éprend du berger...

Un conte de fées anglais écrit par son interprète principal (marié IRL à Tami Stronach, ici interprète de la sorcière et connue pour son rôle d'impératrice dans L'Histoire sans fin) et qui s'avère très réminiscent d'un certain type de programme à l'ancienne, très british.

On pense à de la pantomime, aux Monstres et merveilles de Jim Henson, à Ella Enchanted, aux mini-séries Hallmark d'antan... c'est de la fantasy bon enfant, très années 80, sans trop de budget mais qui ne se prend pas au sérieux, avec un certain décalage, c'est parfois ouvertement parodique (une ou deux poursuites à la Benny Hill), il y a plein de petits caméos amusants, parfois vocaux, parfois à l'écran (Christopher Lloyd, Sean Astin, Michael Emerson, Jennifer Saunders, Eddie Izzard, Bill Bailey...), et, à défaut d'être qualitativement exceptionnel, le tout s'avère très sympathique...

... si tant est que l'on sache à quoi s'attendre avant d'aborder le métrage, et que l'on adhère à cette approche. Si l'on s'attend à de la fantasy à gros budget ou à quelque chose de sérieux, il vaut mieux passer son chemin : on est ici dans la décontraction et la bonne humeur, ce qui, j'en conviens, est un peu hors-sujet dans le cadre de cette semaine Walpurgis !

3.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #243 - SAINT PATRICK - The O'Briens (2013)

Publié le 17 Mars 2026 par Lurdo dans St Patrick, Comédie, Drame, Cinéma, Critiques éclair, Review, Irlande, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

The O'Briens (2013) :

Deux ans après la mort de son épouse, Pat O’Brien (Tommy O’Neil) veut se remarier avec Mary (Caroline Rothwell), sa nouvelle compagne. Il réunit donc ses enfants chez lui, dans sa ferme, pour leur annoncer la nouvelle : mais entre Fionn (Liam McMahon), qui arrive de New York avec sa petite amie barmaid (Amber Jean Rowan) un peu écervelée, Una (Slaine Kelly) qui arrive de Dublin avec son mari Brendan (Lochlann O'Mearain) et leurs enfants, et Gareth (Emmett Hughes), le cadet mécontent qui n'a pas fait son coming-out auprès de sa famille, les retrouvailles sont compliquées, d'autant que Pat veut aussi vendre l'exploitation familiale, et que Mary a une fille, Saoirse (Kellie Blaise), serveuse au pub local, au charme de laquelle Fionn n'est pas insensible...

Un film irlandais sur la réunion d'une famille dysfonctionnelle, écrit par trois de ses interprètes (Emmett Hughes, Slaine Kelley et Paddy Courtney), et qui s'avère tout à fait regardable, malgré un aspect technique trahissant parfois son budget très limité (la prise de son est très inégale, notamment la post-synchro).

Après, c'est classique dans le genre, mais plutôt bien mené, les personnages sont sympathiques (sauf Gareth la drama queen trop immature) et l'environnement irlandais apporte une couleur agréable, ainsi que de petites touches d'humour amusantes (le glandeur du village qui sert d'homme à tout faire et réapparaît tout au long du film).

3.5/6 

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Haunted Ulster Live (2024)

Publié le 31 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Documentaire, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Thriller, UK, Irlande, Halloween

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Haunted Ulster Live (2024) :

La nuit du 31 octobre 1998, une chaîne de télévision de Belfast décide d'organiser une émission en direct dans une maison réputée hantée, émission présentée par Gerry Burns (Mark Claney) et Michelle (Aimee Richardson). Mais rapidement, alors que les présenteurs font connaissance de la famille occupant les lieux, la situation se complique... en direct devant les caméras.

À l'origine, il y avait Ghostwatch (1992), ce mockumentaire présenté comme une véritable émission à la télévision britannique ; puis il y a eu Dead Line, l'épisode spécial Halloween de la série anglaise Inside No.9, qui rendait hommage à Ghostwatch ; plus récemment, Late Night with The Devil, une version plus américaine du même format.

Et voici donc Haunted Ulster Live, peu ou prou la même chose, mais en Irlande du Nord.

Un mockumentaire sympathique, qui a pour lui une distribution crédible et naturelle, et un certain flegme britannique pas désagréable du tout : les coupures publicitaires, les messages d'intérêt général, les jingles, certains personnages secondaires, etc - ça fonctionne, ça parvient même ponctuellement à créer une petite tension, et bien que la résolution soit un peu fourre-tout et bordélique, l'ensemble se regarde très facilement, notamment grâce à une durée assez courte.

4/6 

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Critique éclair #131 - Old Guy (2025)

Publié le 4 Avril 2025 par Lurdo dans Cinéma, Action, Comédie, Thriller, USA, Irlande, UK, Critiques éclair

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ## 

Old Guy (2025) :

Fatigué et récemment blessé à la main, en plus de souffrir d'arthrose, Dolinski (Christoph Waltz), tueur à gages renommé, reçoit pour ultime mission de superviser Wihlborg (Cooper Hoffman), un jeune assassin de la Gen Z difficile à canaliser. Mais la mission prend un tournant dramatique quand, envoyés en Irlande du nord, le duo se trouve pris entre deux feux...

Mouais.

Une comédie d'action sans beaucoup d'action ni de comédie, chapeautée par Simon West qui nous propose pourtant ici un métrage assez mou et décousu, ce Old Guy est très oubliable.

Aucun des relations (que ce soit celle de mentor/protégé de Dolinski et Wihlbord, ou la pseudo-romance de Dolinski avec son amie de long date, jouée par une Lucy Liu fidèle à elle-même - et est ici sous-exploitée) ne paraît suffisamment développée, le récit reste assez quelconque, il n'y a aucun style, et les quelques éléments un peu excentriques (Dolinski qui s'éclate en boîte de nuit, par exemple) ne débouchent sur rien.

Pas grand chose à en dire de plus, en fait, c'est du pilotage automatique.

2/6

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Critique éclair #123 - SAINT PATRICK - Quintessentially Irish (2024)

Publié le 17 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Documentaire, Irlande, Review, Histoire

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Quintessentially Irish (2024) :

Un documentaire de plus de deux heures sur l'Irlande et tout ce qui touche de près ou de loin à la culture irlandaise et aux Irlandais : leur nature ludique et festive, leur hospitalité, leur scène musicale, leur lien avec la nature, leur sens de l'humour et de l'absurde, les liens très forts qui unissent ce peuple, son histoire, ses liens avec l'Europe, l'Angleterre, les États-Unis, les arts, la puissance économique de l'Irlande, l'histoire de la marque Guinness, la politique compliquée, le racisme, la religion, la langue irlandaise, etc, etc, etc.

On est clairement dans un métrage louant l'Irlande sous tous ses aspects, que n'aurait pas renié l'office du tourisme du pays, et si ça reste intéressant et sympathique, on sent tout de même passer les deux heures du film - par exemple, toute l'ouverture sur Pierce Brosnan qui raconte en long, en large et en travers sa carrière, n'était pas forcément indispensable.

Après, ça reste instructif sur certains points, et les Irlandais restent, eux, tout à fait attachants.

3.5/6 

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Critique éclair #122 - SAINT PATRICK - Love of the Irish (2025)

Publié le 17 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Romance, Irlande, USA, Review, Télévision, Hallmark, St Patrick

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Love of the Irish (2025) :

Malheureuse en amour comme dans sa carrière de danseuse, Fiona (Shenae Grimes-Beech) part avec sa mère Helen (Moira Kelly) pour un séjour en Irlande, espérant retrouver là sa grand-mère biologique, qu'Helen, adoptée, n'a jamais connue. Suivant la trace d'une lettre, elle arrive alors dans une petite bourgade où, pendant que sa mère renoue avec sa génitrice, elle fait la connaissance de Liam (Stephen Hagan), un père célibataire au caractère bien trempé.

Mwébof. En soi, rien de particulièrement mauvais dans cette déclinaison irlandaise de la romcom basique made in Hallmark, ici réalisée par Ali Liebert (qui a un petit caméo au passage), mais le tout est tellement générique et déjà vu (le père célibataire, les disputes du couple principal, les clichés locaux) qu'on n'en retient pas grand chose, la faute à une écriture peu inspirée.

Il n'y a vraiment que la sous-intrigue d'Helen et de sa mère biologique qui fonctionne réellement et parvient à générer un peu d'émotion : le reste est en pilotage automatique, même si les décors et paysages irlandais sont très jolis.

2.75 + 0.25 pour l'Irlande = 3/6

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