Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
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Hokum (2026) :
Auteur américain à succès en panne d'inspiration, Ohm Bauman (Adam Scott) décide de se rendre dans un hôtel irlandais où ses parents avaient passé leur lune de miel. Là, il croise le chemin de Fiona (Florence Ordesh), une employée, et de Jerry (David Wilmot), un habitant du coin porté sur l'alcool et les champignons hallucinogènes. Après un séjour à l'hôpital pour une tentative de suicide, Bauman revient à l'hôtel... mais Fiona a disparu, une disparition possiblement liée à la suite nuptiale de l'hôtel, réputée hantée par une sorcière maléfique.
Damian McCarthy, le réalisateur de Caveat et d'Oddity, remet le couvert, avec un film de fantômes très bien accueilli par la presse et le Web, au point de voir instantanément ce Hokum propulsé parmi le top 3 des films d'horreur 2026 de plusieurs publications et de nombreux internautes... mais très honnêtement, c'est dans la droite lignée des œuvres précédentes du bonhomme, notamment dans leurs défauts.
Les films de McCarthy ont en effet des qualités certaines (ambiance pesante, interprétation, mise en scène, idées intéressants), mais aussi des défauts récurrents, sur lesquels, bizarrement, bon nombre de critiques semblent fermer les yeux : rythme bancal, structure maladroite, flashbacks inutiles, caractérisation agressive/peu naturelle, et scénario parfois trop classique pour son propre bien.
Ici... c'est exactement la même chose. À nouveau, le cadre, la photographie, l'atmosphère pesante de cet hôtel irlandais sont très réussis, le personnage lapin est frappant, et une fois que Bauman descend dans les tunnels, le film passe un cap... mais le problème, c'est qu'il faut arriver à ce moment.
Avant cela, on a une petite heure de métrage assez plate, avec des personnages inutilement cassants et antipathiques (le patron de l'hôtel qui fait une bèvre apparition, Bauman lui-même à la limite de la sociopathie et qui brûle la main d'un employé pour que ce dernier le laisse tranquille), une introduction inutile sur le conquistador du livre de Bauman, des flashbacks pas très probants, et une grosse place laissée à un meurtrier qui tente de dissimuler ses traces.
À ce titre, tout le climax du film ne fonctionne qu'à moitié, manquant de concision et de punch, mais proposant aussi quelques moments très réussis.
Bilan très mitigé, pour moi, exactement comme pour les films précédents du réalisateur, et donc exactement la même note. Et puis honnêtement, tout le côté "métaphore de la culpabilité du personnage principal, blablabla", ras-le-bol.
3/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
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