Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

showtime

Les bilans de Lurdo - Dexter : Resurrection, saison 1 (2025)

Publié le 23 Novembre 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Thriller, USA, Review, Dexter, Policier, Showtime, Critiques éclair, Drame

Honnêtement je ne m'y attendais pas : après de nombreuses saisons ratées, et une tentative de spin-off intéressante, mais aussitôt annulée par la chaîne, voilà (encore) une suite à la série-mère Dexter, à nouveau sous l'égide du showrunner d'origine... et malgré des défauts frustrants, c'est plutôt sympathique !

Dexter : Resurrection, saison 1 (2025) :

Alors qu'il surveille son fils Harrison (Jack Alcott), devenu groom dans un hôtel de New York, Dexter Morgan (Michael C. Hall) découvre que Leon Prater (Peter Dinklage), milliardaire philanthrope, est en réalité un fan de tueurs en série, qui organise régulièrement des réunions regroupant divers tueurs de la ville. Dexter voit alors là une occasion rêvée de rencontrer ses semblables et de les éliminer... sans se douter que Batista (David Zayas), à la retraite, est lui-même sur ses traces.

On avait laissé Dexter Morgan à l'agonie à la fin de Dexter New Blood puis entre deux eaux dans Dexter - Les Origines : le revoici revenu à la vie, mais transplanté à New York, où il surveille son fils Harrison de loin.

Et immédiatement, cela change beaucoup de choses. J'ai en effet toujours été persuadé qu'une grande partie du charme et de l'atmosphère si particulière de Dexter provenait de la ville de Miami, de son ambiance, de sa chaleur, de sa musique latino et cubaine, de la photographie si distincte de la serie, et du climat étouffant de la Floride.

Des éléments pour moi indissociables de l'univers Dexter, et que New Blood (qui avait tout transposé dans la neige et le grand Nord) avait totalement perdus (à contrario de Dexter Origins, grâce à sa structure en flashback). Là, pour cette "résurrection", on s'éloigne encore plus de l'ADN de la série dans sa première incarnation : adieu la Floride, place à New York ; adieu la musique latino et le score envoûtant de feu Daniel Licht, place à énormement de morceaux à la mode, de la musique urbaine, des gros titres qui ont du coûter cher, et qui n'ont pas un tiers de la personnalité des thèmes originaux (qui réapparaissent vaguement, cà et là, sous forme de bribes amputées et presque vaporeuses, quand Dexter tue).

Gros probleme d'atmosphère, donc, qui se combine paradoxalement à une volonté de faire ouvertement dans le fanservice, en multipliant les visions du passé (John Lithgow, Erik King, Jimmy Smits, Christian Camargo et bien sûr James Remar) et les caméos d'anciens (Batista, Masuka, Quinn), ainsi que dans le stunt casting, avec bon nombre d'acteurs connus dans de petits rôles de tueurs/victimes de Dexter (Eric Stonestreet, Krysten Ritter, David Dastmalchian, Neil Patrick Harris...) ou adjacents (Dinklage, Uma Thurman).

Malgré cela, pourtant, et d'autres problèmes dont je parlerai plus bas, progressivement, la mayonnaise prend.

Probablement parce que cette saison renoue avec l'essence même de Dexter : Dexter qui tue, conseillé par l'esprit de son père, et qui tente, en parallèle, de trouver sa place dans la société, et de déterminer s'il est un monstre du mauvais côté de la Loi et de la morale. Les problèmes de paternité de Dexter, sa relation compliquée avec Harrison, son amitié naissante avec Blessing (Ntare Guma Mbaho Mwine), la transmission éventuelle de son Dark Passenger à Harrison... rien de forcément neuf ou inédit pour la série, mais un traitement globalement efficace, qui sait ménager son suspense.

Et puis en face, il y a la tentation. La tentation de Prater, ses contacts, son argent ; la tentation de Krysten Ritter, une tueuse qui flirte avec Dexter ; la tentation de trouver une famille d'adoption auprès de tous ces tueurs en série qui connaissent les mêmes pulsions que Dex ; la tentation d'éliminer Batista, qui menace Dexter à chaque instant... encore une fois, rien de révolutionnaire, mais la saison gère bien ses menaces et ses résolutions, donc ça fonctionne.

Cependant, la série ne serait pas ce qu'elle est sans ses grosses ficelles narratives qui font que Dexter s'en sort toujours comme par magie : personnages secondaires brièvement stupides ; erreurs grossières de Dexter ; enquête de Claudette (Kadia Saraf), policière perspicace mais un peu autiste, qui piétine soudain au moment le plus opportun ; interruptions au moment crucial de certains dialogues ; la batterie du téléphone de Dex, dans le dernier épisode ; la filature risible de Batista, visible comme le nez au milieu du visage ; voire même toute la caractérisation de Batista, cette saison, qui est au mieux discutable, au pire honteuse.

Autant d'éléments forcés, qui ont toujours été présents dans Dexter, qui ne sont pas rédhibitoires, mais qui ne cessent de faire lever les yeux au ciel quand ils surviennent. 

Heureusement, cette saison, les éléments positifs dominent nettement les scories (même si je regrette le manque de générique et d'ambiance musicale, qui auraient pu clairement améliorer le tout). Resurrection est une sorte de retour aux origines, une remise à plat de Dexter qui efface les erreurs du passé, et reprend les bases de la série pour les exploiter au mieux... et faire évoluer son personnage principal, plus à l'aise dans ses baskets.

Reste à voir ce que donnera la saison 2, si tant est qu'elle n'est pas annulée de manière aléatoire dans six mois.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Dexter : les origines (2024)

Publié le 4 Juin 2025 par Lurdo dans Les bilans de Lurdo, Télévision, Review, USA, Thriller, Policier, Critiques éclair, Showtime, Drame, Dexter, Paramount

Depuis sa création en 2006 sur Showtime, Dexter a atteint une dimension de série culte... mais est aussi devenue un programme très inégal, au gré des showrunners, des saisons, des antagonistes, etc.

J'ai passé en revue quelques-unes de ces saisons dans ces pages, et si le degré d'appréciation de chaque saison reste très subjectif (par exemple, je ne suis pas super fan de la saison 2, pourtant très appréciée, mais c'est simplement parce que je n'apprécie guère l'actrice Jaime Murray), tout le monde s'entend plus ou moins pour dire que la série, passée sa quatrième saison, n'a fait que décliner.

Jusqu'au relaunch de 2021, avec Clyde Phillips (showrunner de la première heure) aux commandes, qui se voulait une sorte de rédemption de la série, visant à corriger la fin de la saison 8, unanimement détestée... mais qui finissait par frustrer, la faute à une écriture médiocre bourrée de facilités.

Dexter : les origines (Dexter : Original Sin - 2024) :

Gisant dans une ambulance, agonisant, Dexter (Michael C. Hall) voit sa vie défiler devant ses yeux. Il revit ainsi ses jeunes années, en 1991, lorsque, sous la supervisition de Harry (Christian Slater), et à peine âgé d'une vingtaine d'années, Dexter (Patrick Gibson) faisait ses premiers pas au sein de la police de Miami, et ses premiers pas en tant que tueur en série. Ce, alors même qu'un mystérieux meurtrier s'en prend aux enfants de certains officiels de la ville, et qu'un tueur en série frappe les démunis...

Revoici donc Dexter en 10 épisodes de 45-60 minutes pour Paramount+, sous la forme d'une préquelle revenant dans le Miami au début des années 90, et narrant les premiers émois meurtriers du tueur en série... Alors soyons tout de suite très clairs : le gimmick du "Dexter revisite ses souvenirs avant de mourir" n'est qu'un artificie narratif bien pataud et artificiel, puisque non seulement la série nous montre de nombreuses choses dont Dexter ne peut avoir eu connaissance, mais en plus, le programme va être suivi de Dexter Resurrection, au nom assez clair.

Après, ce retour en arrière dans le temps est surtout un gros prétexte pour délaisser le cadre enneigé de la dernière saison de Dexter, et revenir à quelque chose de plus chaud, d'ensoleillé, et aussi de plus racoleur (toutes les "adolescentes" de la série, de Deb à sa copine Sofia en passant par toutes leurs comparses, sont constamment en petites tenues moulantes et ultra-légères, bien cadrées, au point que ça en devient fréquemment forcé), avec en prime une illustration musicale très juke-box.

Et qui dit préquelle dit versions plus jeunes des personnages familiers : ça passe pour Harry, Laguerta (Christina Milian), Masuka (Alex Shimizu) et Batista (James Martinez), c'est très réussi pour Dexter (Patrick Gibson fait un excellent travail de mimétisme et tient particulièrement bien les tics de diction de Michael C. Hall), mais ça coince un peu plus pour Debra (Molly Brown), dont la nouvelle actrice, si elle fait de son mieux pour singer l'interprétation et la diction de Jennifer Carpenter, n'en a ni le physique ni la caractérisation (elle passe toute la saison embarquée dans des frasques de lycéenne girly rose bonbon, à se droguer, à coucher, à se rebeller contre son père, à engueuler son frère, etc).

Encore une fois, ce n'est pas la faute de l'actrice, mais des scénaristes, qui peinent à la rendre vraiment intéressante ou à rendre naturels tous ses fucks et ses insultes, ainsi que son soudain intérêt pour le travail de la police, en fin de saison ; idem pour Harry, qui passe toute la saison à s'inquiéter des tendances de Dexter (ce qui est normal), à enquêter sur le tueur s'en prenant aux démunis (en fait, c'est Brian, le frère de Dexter, qui se venge de ceux qui lui ont fait du mal : un toutéliage forcé, à nouveau, et pas forcément très utile) et à avoir des flashbacks relatant sa relation avec la mère de Dexter (le péché originel d'Harry), et tout ce qui en a découlé, y compris le toutéliage avec Brian. Des flashbacks redondants, pas très utiles, qui se contentent de répéter ce qu'on savait déjà et qui semblent uniquement là pour donner des choses à faire à Christan Slater.

Ce qui pèse tout de même assez lourdement sur l'ensemble de la saison, une saison qui se regarde, mais qui n'est pas forcément très palpitante : Dexter rencontre ses futurs collègues, Dexter tue des méchants, Dexter commet des erreurs sans conséquences car résolues par des grosses ficelles narratives très faciles, et le méchant principal est rapidement évident, dès ses premières apparitions (encore une fois, le fait d'avoir un tueur masqué et de cacher délibérément son identité trahit paradoxalement immédiatement cette dernière, surtout quand il n'y a que deux nouveaux acteurs au casting, Patrick Dempsey et Sarah Michelle Gellar).

Cela dit, cette préquelle de Dexter a pour elle de restaurer un peu de l'atmosphère de la série originale, ce qui est toujours très agréable. Après, même si le tout est nettement plus agréable à suivre et nettement moins cosplay que ce que je redoutais, je ne suis pas certain que le tout soit réellement indispensable, si ce n'est pour faire de Dexter une franchise avec plusieurs séries en parallèle...

M'enfin ça se regarde.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité