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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

animation

Critique éclair #295 - Croquette, le chat merveilleux (2024)

Publié le 1 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, UK, Review, Canada, France, USA, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Croquette, le chat merveilleux (Ten Lives - 2024) :

Croquette (Mo Gilligan), chat doté d'un caractère aussi conséquent que son appétit, n'apprécie guère le retour de Larry (Dylan Llewellyn), scientifique excentrique, dans la vie de sa maîtresse Rose (Simone Ashley), elle aussi chercheuse spécialisée dans la survie des abeilles. D'autant que Rose et Larry travaillent pour le sinistre Richard Craven (Bill Nighy), qui manigance quelque chose dans l'ombre. Mais lorsqu'un mauvais tour de Croquette sur Larry coûte sa 9e vie au félin, le voilà envoyé dans l'au-delà des chats pour y être jugé... et renvoyé sur Terre dans la peau d'autant d'animaux différents qu'il a de vies, pour tenter d'aider Rose.

Coproduction animée internationale à budget limité, ce Ten Lives (au titre vf calamiteux), réalisé par un ancien de chez Disney, Sony, Blue Sky et Dreamworks, assume clairement sa nature de production mid-tier, ne tentant jamais de prétendre être un gros film d'animation à la Pixar, mais simplement un film mignon, qui a bon fond, et parcouru d'un humour anglais assez bien répercuté par le doublage original.

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais ça fonctionne pour ce que c'est, et c'est même plutôt agréable pour qui aime les animaux.

3.5/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Critique éclair #290 - Vaiana, la légende du bout du monde (2026)

Publié le 13 Août 2026 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Disney, Fantastique, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Vaiana, la légende du bout du monde (Moana - 2026) :

Seule fille du chef de son village polynésien, Moana (Catherine Laga'aia) est l'héritière d'une longue lignée d'explorateurs et de navigateurs. Mais depuis que le demi-dieu Maui (Dwayne Johnson) a volé le cœur de la déesse Te Fiti, les ténèbres menacent l'océan, et obligent Moana à prendre la mer, à la recherche de Maui, et du cœur de Te Fiti...

Je m'attendais très honnêtement à pire, dans le genre remake en prises de vue réelles d'un succès Disney. Là, l'objet du remake est Moana, un film vieux d'à peine dix ans, et que j'avais apprécié (tout en étant semi-réticent aux chansons de Lin Manuel)... autant dire que je partais avec de sérieux à-prioris dubitatifs, notamment en ce qui concernait The Rock, sa perruque et son costume de muscles en caoutchouc (je suppose que c'était pour lui éviter de devoir passer des heures dans la chaise de maquillage pour lui effacer ses tatouages/lui appliquer ceux de Maui).

Et puis finalement, ça passe. Principalement parce que c'est une photocopie de l'original, ce qui a ses avantages (tous les points positifs du film original sont tels quels) que ses inconvénients (ce remake est vraiment tout sauf indispensable tant il n'apporte rien au récit).

Moana ? La jeune actrice s'en sort très bien, malgré quelques répliques un peu raides, et ce qui ressemble à un peu d'auto-tuning çà et là. The Rock ? Ses muscles artificiels se font rapidement oublier, la perruque nettement moins, et elle est d'autant plus incompréhensible que dans plusieurs scènes, lorsque Maui a les cheveux mouillés ou attachés, cela fait immédiatement plus naturel et crédible. Le film en lui-même ? Un peu trop de colorimétrie numérique, d'utilisation inutile du Volume avec éclairages artificiels, pas assez de décors naturels. Le reste ? Fidèle à son modèle. En moins énergique et en plus statique, absence d'animation oblige (même si, techniquement, une grosse partie de ce Moana est en effets spéciaux numériques).

Pas le désastre annoncé par le Web et les critiques trop ravis de se payer un Disney, pas non plus un bon film en soi, mais un produit forcément totalement inutile. *haussement d'épaules*

3/6 

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Les bilans de Lurdo - Invincible, saison 4 (2026)

Publié le 8 Août 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Review, USA, Amazon, Critiques éclair, Télévision, Science Fiction, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Animation, Drame

Après une saison 3 qui avait fini par me lasser (symptôme d'une industrie qui n'a de cesse de ressasser toujours les mêmes thèmes et les mêmes problématiques depuis les années 80, persuadée de sa maturité et de sa profondeur), place à la saison 4 de l'adaptation des comics de Kirkman, avec l'un des arcs majeurs d'Invincible : la guerre contre les Viltrumites. 

Invincible, saison 4 (2026) :

Encore traumatisé par son affrontement contre Conquest et les événements entourant la Guerre des Invincibles, Mark déprime en silence, mais doit se remettre en selle au plus vite : en effet, une nouvelle guerre se profile à l'horizon, alors que la Coalition des Planètes se prépare à attaquer frontalement l'Empire viltrumite...

Invincible peut dire merci aux Viltrumites : l'arc narratif de la guerre contre l'Empire permet à la série de s'extirper de l'environnement terrien, de partir dans l'espace, d'explorer de nouveaux mondes étranges, de revenir sur le passé des Viltrumites, de Nolan, sur l'épidémie ayant tué son peuple, etc... au point de laisser aux héros terriens un rôle de figuration.

Certes, ils apparaissent principalement en début de saison, lorsque les Flaxans reviennent, et que les poulpes martiens ressurgissent... mais dans l'ensemble, toute la saison repose vraiment sur les Viltrumites et sur Thragg (Lee Pace), le Grand Régent de la race extraterrestre.

Et ce n'est pas plus mal, car le PTSD de Mark et sa perte de contrôle ne sont pas forcément très intéressants. La grossesse de Eve et son avortement décidé unilatéralement (beaucoup plus controversé dans le comic book), idem. Et il faut donc attendre que la Viltrumite War se déclenche réellement, à mi saison, pour que les choses démarrent réellement et prennent de l'ampleur.

Certes, ça reste alors de la baston DBZ sanguinolente, encore et encore, avec toujours un manque d'enjeux réels (puisque tous les héros survivent à tout et revient toujours plus fort ensuite), mais le show s'avère alors réellement spectaculaire et épique (malgré quelques défaillances au niveau de l'animation et du mixage sonore).

Avant cela, cependant, il faut subir l'épisode 4 de la saison, un récit original signé Kirkman lui-même, et qui envoie Invincible en "Enfer" pour aider Damien (le Hellboy/Rorschach du pauvre de l'univers Invincible) et son patron Satan (Bruce Campbell) à se battre contre Volcanikka (Indira Varma). Un épisode parenthèse bourré de heavy metal, mais aussi totalement inutile, voire inintéressant, si ce n'est pour voir Kirkman faire mumuse avec ses jouets.

Un peu comme avec Tech Jacket, en fait : un personnage inutile, uniquement là pour remplir un quota et parce que Kirkman essayait de lancer un spinoff Tech Jacket à l'époque du comic-book. Résultat : Tech Jacket est genderswapped dans la série, et reste partie prenante du conflit contre les Viltrumites, alors que bon, dans l'ensemble, cette parodie de Blue Beetle n'a pas grand intérêt.

Tout ça jusqu'à une trêve imposée dans le dernier épisode, épisode un peu bordélique et décousu, mais qui conclut la saison en laissant une porte ouverte pas inintéressante, et des sous-intrigues en suspens.

Dans l'ensemble, la saison 4 d'Invincible ne m'a pas paru exceptionnelle, mais le fait qu'elle ait un fil conducteur plus dynamique que précédemment l'a rendue plus sympathique et intéressante à mes yeux. Pas sûr que la suite sera du même niveau, cela dit.

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Critique éclair #275 - Mufasa : le Roi lion (2024)

Publié le 30 Juin 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Animation, Aventure, Disney, Review, USA, Jeunesse

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Mufasa : le Roi lion (2024) :

Séparé de sa famille par une inondation, le jeune Mufasa (Aaron Pierre) trouve refuge dans la meute d'Obasi (Lennie James), lion fainéant père de Taka (Kelvin Harrison Jr.), dont Mufasa devient le frère d'adoption. Il rève alors de trouver Milele, terre promise d'abondance dont Rafiki (John Kani) connaît le chemin, et où Mufasa espère retrouver les siens... jusqu'à l'arrivée de Kiros et de sa meute de lions blancs, qui traquent Mufasa, Taka et leur amie Sarabi (Tiffany Boone).

Le remake du Roi Lion en images photoréalistes, par John Favreau, ne m'avait pas vraiment convaincu à sa sortie en 2019 : si le côté technique était assez bluffant, la redite du film original n'apportait pas grand chose (voire rien du tout), et les ajouts étaient, au mieux, insipides, un peu à l'image de la réorchestration de la bande originale par Zimmer.

Là, c'est pire : Mufasa a tout d'une suite direct-to-video comme Disney aimait les faire à une époque, avec tout ce que cela comprend d'éléments fades, dérivatifs et inutiles.

Artifice de narration permettant de placer les personnages favoris de la franchise même s'ils n'ont rien à faire là (on a un prélude mettant en scène Simba et compagnie, Pumba, Timon, et Rafiki qui "raconte une histoire"), nouvelles chansons qui n'arrivent pas à la cheville des originales (il faut arrêter de caser Lin-Manuel Miranda dans tous les films du studio, ça ne marche plus), nouvelle bande originale générique qui se repose entièrement sur les thèmes de Zimmer pour susciter un peu d'adhésion, récit dérivatif et télégraphié qui tente d'humaniser un peu Scar et en fait un incel vexé que Mufasa lui ai piqué l'élue de son cœur, recyclage superficiel des phrases emblématiques du Roi Lion original pour expliquer d'où elles viennent, effets spéciaux un bon cran en dessous (jamais le photoréalisme n'a été plus inégal), doubleurs remplacés...

Ce Mufasa sent fortement le DTV à tous les niveaux, et son scénario semble étrangement précipité et inabouti, malgré les deux heures du métrage. 

Énorme bof, donc, pour un film d'animation qui ne convainc jamais vraiment totalement, et qui échoue à prouver son utilité en tant que préquelle.

2.5/6

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Critique éclair #267 - Avatar 3 : de feu et de cendres (2025)

Publié le 28 Mai 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA, Disney, Fantastique, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Avatar 3 : de feu et de cendres (Avatar : Fire and Ash - 2025) :

Toujours marqués par les événements ayant mené à la mort de leur fils, Jake (Sam Worthington) et Neytiri (Zoe Saldaña) continuent de vivre avec leur famille au sein de la tribu aquatique des Metkayina. Mais Quaritch (Stephen Lang) et les humains n'en ont pas fini avec eux, ou avec les cétacés Tulkun, qu'ils chassent, et la RDA reçoit l'assistance des Mangkwan, une tribu Na'vi sanguinaire vénérant les flammes et la destruction, menée par la cruelle Varang (Oona Chaplin)...

Bon. Troisième volet de la franchise Avatar (après un second épisode dont je ne garde pas grand souvenir - les effets numériques aquatiques étaient jolis, cela dit - et une déclinaison vidéoludique dont je n'ai même pas passé la cinématique d'introduction), et... on prend les mêmes et on recommence, parfois même littéralement (c'est très répétitif, par rapport aux épisodes précédents : les méchants qui massacrent les baleines, les Na'vi qui passent leur temps à être enlevés par Quaritch et compagnie, la grosse bataille finale, le fils qui tente de prouver sa valeur au père, Quartich et Jake qui s'affrontent encore et encore, etc, etc, etc).

Alors oui, il y a quelques changements : le scénario se force à donner de l'action à Neytiri, se centre beaucoup sur les personnages féminins (notamment celui de Sigourney Weaver) et Varang campe une antagoniste très convaincante (même si, il faut bien l'avouer, les Mangkwan font très méchants de dessin animé, visuellement, et Varang disparaît totalement du film aux deux-tiers)... mais globalement, on est dans la droite lignée d'Avatar 2, avec les mêmes points forts (les effets visuels sont toujours plus aboutis) et les mêmes points faibles (c'est plus que naïf, bourré de digressions mollassonnes, de spiritualité simpliste, de manichéisme, de baleines sous-titrées en Papyrus, de deus ex machina animalier...), avec cependant nettement moins d'inspiration ou d'originalité.

Avatar se répête, Avatar intéresse de moins en moins, Avatar continue de rapporter de l'argent, mais moins qu'avant, et nul doute que sans le prestige associé au nom de James Cameron et les milliards investis par Disney & co dans les parcs d'attraction et tout le reste, la franchise aurait probablement été gentiment rangée au placard au terme de ce troisième volet : la boucle est bouclée, on va probablement arrêter là.

Ou pas.

2.5/6 

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Critique éclair #265 - Jumpers (2026)

Publié le 21 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Animation, Jeunesse, Critiques éclair, Disney, Pixar, Science Fiction, Review, USA, Aventure

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Jumpers (Hoppers - 2026) : 

Jeune femme au tempérament de feu, Mabel (Piper Curda) est prête à tout pour sauver l'étang au bord duquel elle a grandi, et qui menace d'être remplacé par une autoroute. Elle découvre alors un projet scientifique top secret qui lui permet de transférer sa conscience dans le corps d'un castor robotique, et part aussitôt à la rencontre du monde animal, pour tenter de communiquer avec les animaux de la forêt et d'obtenir leur aide contre les projets du Maire, Jerry (Jon Hamm).

Le dernier Disney/Pixar en date, du créateur de la série animée Ours pour un et un pour t'ours, ce Hoppers assume très clairement sa filiation avec les autres Pixars récents (protagoniste à l'origine ethnique mixte, émotion liée à la mort d'une personnage âgée) en évoquant par ailleurs ouvertement Avatar (cité dans les dialogues) et tous les autres films animés dans lesquels le protagoniste humain se retrouve dans le corps d'un animal.

Rien de forcément ultra-original au programme, donc, mais un message écologique pas désagréable, des animaux mignons, des personnages amusants, une maîtrise technique désormais habituelle, et globalement, un bon moment à passer devant ce film qui, cependant, ne dépasse pas le stade du "sympa sans plus".

Il manque peut-être une bande originale plus forte (ici, c'est très oubliable), voire même une révision supplémentaire du script pour approfondir tout ça et vraiment donner quelque chose de mémorable.

3.75/6

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Critique éclair #252 - Super Mario Galaxy, le film (2026)

Publié le 21 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Fantastique, Science Fiction, Jeunesse, USA, Review, Animation, Jeu vidéo

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Super Mario Galaxy, le film (The Super Mario Galaxy Movie - 2026) :

Lorsque la princesse Rosalina (Brie Larson), gardienne du cosmos, est enlevée par Bowser Jr (Benny Safdie), qui veut ainsi venger son père Bowser (Jack Black), Mario (Chris Pratt), Luigi (Charlie Day), Peach (Anya Taylor-Joy) et leur nouvel allié Yoshi (Donald Glover) partent à l'aventure, pour tenter de secourir la monarque...

Le premier Mario (2023), film d'animation des studios Illumination, fut un carton monumental qui restait tout à fait honorable, malgré des scories plus qu'évidentes : scénario ultra simpliste et linéaire, recouvert d'une dose de fanservice surchargé pour faire illusion, et de visuels au demeurant très réussis.

Sans surprise, ce second volet (par et avec les mêmes) possède les mêmes qualités et les mêmes défauts, peut-être même un peu plus prononcés.

Visuellement, c'est superbe et toujours lisible, même durant les moments frénétiques (et dieu sait qu'il y en a), c'est plutôt bien réalisé, dynamique, et certains moments durant lesquels le film change de format (passant à la 2D pixélisée, ou à l'animation japonaise 90s) sont d'agréables surprises.

Le seul problème, c'est que narrativement, c'est aussi totalement creux et insipide, pour ne pas dire fréquemment expédié (la toute fin du métrage, notamment, est catapultée). L'action est non-stop, avec énormément de slapstick pour les plus jeunes, et le scénario avance par à coups, porté par les interventions de la soucoupe ex machina de Bowser Jr, qui téléporte les personnages là où le récit a besoin de les positionner pour continuer ; il y a toujours une volonté très évidente de faire des personnages féminins des héroïnes à part entière, probablement plus efficaces que Mario, Luigi et leurs ennemis (quitte à leur donner des scènes inutiles aux faux airs de digressions, comme Peach au casino) - on sent d'ailleurs qu'Illumination place ses pions pour des spin-offs éventuels, comme un film consacré aux Princesses, un autre à Starfox, ou un film crossover Smash Bros ; et toujours au registre des digressions, le script multiplie les moments inutiles, jamais suffisamment développés pour servir à quoi que ce soit dans le film (les abeilles, les dinosaures, les bébés, etc). 

De manière générale, SMG est globalement toujours aussi rempli de memberberries, uniquement là pour faire oublier au spectateur adulte nostalgique que tout le reste est prévisible, télégraphié, basique au possible... et rarement drôle.

Mais visiblement, agiter ces clés devant le visage des spectacteurs a une nouvelle fois fonctionné, à en juger par le carton au box office de ce deuxième volet, malgré une critique presse assez mitigée. 

Personnellement, hormis un moment ou deux, je ne me suis pas senti aussi indulgent avec cette suite qu'avec l'original. Par conséquent, la note sera plus basse... même si une nouvelle fois, je salue le travail visuel effectué sur le métrage.

3/6 

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Critique éclair #238 - Zootopie 2 (2025)

Publié le 26 Février 2026 par Lurdo dans Animation, Action, Thriller, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Aventure, Comédie, Policier, Jeunesse, Review, USA

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Zootopie 2 (2025) :

Désormais coéquipiers, Nick (Jason Bateman) et Judy (Ginnifer Goodwin) sont en alerte lorsqu'un serpent (Ke Huy Quan), espèce bannie de Zootopie, ressurgit à l'approche de l'anniversaire de la ville, et tente de dérober un livre historique. Mais rapidement, les deux policiers découvrent une conspiration ourdie par la famille Lynxley, dont les membres félins descendent directement du fondateur de la cité...

Je suis bien embêté par ce Zootopie 2 : j'ai revu récemment le premier volet, et mon opinion n'a pas vraiment changé sur celui-ci, c'est une comédie policière sympathique, bien aboutie et réussie techniquement, à défaut d'être ultra-originale ou révolutionnaire.

Alors ça me fait un peu mal au cœur de constater que ce Zootopie 2, qui a explosé tous les records au box-office et a reçu un accueil critique et public dithyrambique... m'a laissé totalement indifférent, voire même m'a un peu ennuyé.

L'équipe créative est pourtant la même, certains doubleurs sont plus qu'efficaces (Warburton et Ke Huy Quan font mouche) et le propos sur les puissants qui écrasent les minorités pour prospérer fait toujours effet, mais je n'ai pas du tout accroché à cette histoire basique de méchants lynx qui ont fait disparaître les serpents de la carte, le tout sur fond de shipping très accru entre les deux personnages principaux (visiblement, les scénaristes/réalisateurs ont décidé de satisfaire les furries qui adorent le premier volet, à en juger par les sous-entendus et la direction globale de la relation Nick/Judy dans cette suite).

L'émotion forcée et les rebondissements m'ont semblé très mécaniques, les personnages alternent courses-poursuites et moments d'analyse psychologique sans que cela ne paraisse réellement naturel, bref, tout m'a semblé très artificiel, en pilotage automatique, au point qu'il m'a fallu plusieurs jours pour en venir à bout.

Étrange, et peut-être que le premier film se suffisait à lui-même.

2.5/6 

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Les bilans de Lurdo - The Mighty Nein, saison 1 (2025)

Publié le 24 Janvier 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Review, USA, Amazon, Drame, Comédie, Télévision

Parce qu'on ne change pas une formule qui gagne, et quand bien même cette formule serait celle de Vox Machina, qui à mes yeux n'a jamais vraiment réussi à s'extirper de son statut d'adaptation de JDR, voici que l'univers de la troupe Critical Role s'étend avec une nouvelle campagne et de nouveaux personnages, chapeautés pour Amazon Prime par Tasha Huo, scénariste sur The Witcher : Blood Origin, Red Sonja, et showrunneuse de l'adaptation animée de Tomb Raider pour Netflix...

The Mighty Nein, saison 1 (2025) :

Alors que le continent de Wildemount est en proie à des tensions croissantes entre les Kryn et l'Empire de Dwendal, des personnalités disparates convergent vers une fête foraine mystérieuse : Beau (Marisha Ray), moine soldat qui mène l'enquête sur les Volstruckers, des sorciers assassins menaçant de plonger le monde dans le chaos ; Caleb (Liam O'Brien), clochard magicien qui tente d'échapper à ces assassins, et se lie d'amitié avec Nott (Sam Riegel), une voleuse gobelin alcoolique ; Fjord (Travis Willingham), marin demi-orc qui obtient des pouvoirs lors d'un naufrage, et accompagne Jester (Laura Bailey), une jeune Tiefling enthousiaste ; et Molly (Taliesin Jaffe), diseur de bonne aventure au passé trouble...

Il serait assez facile de trouver des points communs entre tous les projets de la showrunneuse et cette adaptation de Mighty Nein : une certaine tendance aux personnages torturés et hantés par leur passé, aux femmes fortes au style très queer, une narration parfois un peu bordélique, etc... mais soyons francs : tout cela est en très grande partie hérité de la campagne originale, une campagne de plus de 500-600 heures ici partiellement synthétisée en huit épisodes de 45 minutes.

Et d'ailleurs, un peu comme pour Vox Machina, on n'évite pas les clichés mélodramatiques des JDR, notamment au niveau des personnages (jusqu'à la répétition, d'ailleurs, avec Molly et Fjord qui incarnent tous deux le trope du gentil qui devient incontrôlable et agressif lorsqu'il libère ses pouvoirs cachés obtenus d'une entité maléfique mystérieuse).

Ici, cependant, contrairement à Machina, la série consacre plus de la moitié de sa première saison à constituer le plus gros du groupe des Nein ; c'est probablement pour cela que les trois ou quatre premiers épisodes sont loin de convaincre.

Parfois, c'est dû à des choix artistiques fainéants (l'apparence de Beau, par exemple, très dérivative) ou étranges (la gobline qui se déguise en fillette mais garde ses oreilles de gobelin en évidence, et est doublée par un homme à la voix trafiquée), à des accents approximatifs, ou à des anachronismes dans les dialogues ; ailleurs, c'est parce que les scénaristes ont la main gentiment lourde sur le pathos ; ou encore, parce que le scénario sépare volontairement certains membres du groupe et personnages secondaires (la barbare, le drow qui assiste le méchant) jusqu'à la fin de la saison.

Pendant cette première moitié de saison (de la grosse mise en place), la série est tout à fait regardable, mais un peu bordélique et décousue. Et puis, à partir de la mi-saison, ça se recadre, pour le meilleur (un gros flashback sur Caleb) et pour le pire - enfin, pas vraiment le pire, c'est simplement que le récit retombe dans une adaptation basique de jeu de rôle au format "allez à tel endroit pour rencontrer telle personne, recevez votre mission, équipez-vous chez tel vendeur excentrique, et ramenez l'objet magique gardé dans tel donjon ou chez tel méchant"

Du DnD très (trop ?) classique, qui permet de placer des pièges (notamment un puzzle à base de constellations que l'on retrouve texto dans Sea of Thieves), Nathan Fillion en commanditaire, et une infiltration d'un bal mondain plein de grosses ficelles maladroites... avant de se conclure en cliffhanger pour la saison 2.

Dans l'ensemble, donc, une première saison structurellement discutable, et au format un peu laborieux (honnêtement, 8 x 45 minutes, ça fonctionne nettement moins bien que 10 ou 12 épisodes de 30 minutes), mais que j'ai probablement préféré à une grosse partie de Vox Machina

Ce n'est pas exceptionnel (contrairement à ce que la fanbase de Critical Role s'acharne à affirmer en ligne), et ça retombe toujours dans des clichés inhérents au genre, mais ça se regarde, et ça évite un peu le côté "acteurs de doublage qui veulent montrer l'étendue de leur talent dramatique", ce qui est toujours ça de pris. 

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Les bilans de Lurdo - Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 2 (2025)

Publié le 10 Janvier 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review

Après une saison 1 assez moyenne, qui se voulait suite directe des jeux post-reboot et proposait une Lara Croft traumatisée et émotive, entourée d'un groupe d'amis proches, dans une aventure au sein de la mythologie asiatique, la série revient, et semble vouloir redresser un peu la barre, pour se rapprocher de la Lara impassible et distante des anciens jeux...

Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 2 (2025) :

Contactée par l'organisation PITHOS, dirigée par Mila (Tricia Helfer), Lara Croft (Hayley Atwell) reçoit pour mission de récupérer un masque orisha antique. Elle découvre cependant que Mila a pour but de réunir divers masques appartenant aux dieux orishas, afin de s'accaparer leurs pouvoirs, et de sauver le monde d'une destruction inévitable à long terme...

Au programme, toujours 8 épisodes de 20-25 minutes pour Netflix, toujours la même showrunneuse, toujours Hayley Atwell au doublage de Lara, et une plongée dans les mythes et la diaspora africaine... vues par l'Amérique.

Parce qu'il faut bien l'avouer, la série ne convainc pas plus que précédemment, cette saison.

Elle applique en effet une structure à la Avengers (la méchante qui a des intentions "pures" et qui collectionne un à un les gemmes masques de pouvoir, avant d'affronter une armée de superhéros dieux et de guerriers wakandais africains équipés d'armures boostées aux météorites, le tout sur fond de multitudes de portails circulaires magiques qui s'ouvrent et permettent à tout le monde d'arriver sur le champ de bataille au dernier moment) sur la mythologie orisha, et saupoudre le tout d'un propos très afrocentriste, façon "réhabilitons l'Afrique, ce merveilleux pays pillé par les colons occidentaux et ravagé par les Blancs qui, comme Lara Croft, devraient avoir honte des actes de leurs ancêtres".

Sans oublier une bonne dose de queerbaiting, avec Sam, qui accompagne Lara pendant toute l'aventure sans jamais servir à rien si ce n'est à adresser des regards alanguis à celle-ci.

On se retrouve donc avec un récit qui avance par à-coups, avec des ellipses bancales trahissant un scénario largement dégraissé avant production, des leçons de morale maladroites, et, peut-être plus embêtant, une Lara qui passe totalement au second plan, impassible, et qui fait presque de la figuration dans sa propre série, baladée de pays en pays par les événements (d'ailleurs, c'est amusant, mais Lara et Sam traversent la planète en long, en large et en travers pendant des jours et des jours sans jamais changer de vêtements, ça coûte moins cher à animer) et totalement impuissante face aux forces en sa présence.

Tout au plus se bat-elle contre les sbires humains de l'antagoniste, des sbires qui, unanimement, ont des chara designs ridicules, avec des coupes et couleurs de cheveux improbables, des tatouages, des cicatrices, etc, semblant sortis de l'imagination d'un ado de 13 ans (ou plutôt, à en juger par les réactions enthousiastes de certains coins du Web, "de l'imagination d'une ado queer de 13 ans qui a les hormones en ébullition").

Bref. Visuellement, c'est dans la droite continuité de la saison précédente (ça fait parfois illusion, mais c'est inégal), narrativement, c'est faiblard, et dans l'ensemble, si ça se regarde rapidement grâce au format court, ça reste assez oubliable.

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