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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Halloween Oktorrorfest 2026 - Les bilans de Lurdo - Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (2026)

Publié le 27 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Netflix, USA, Review, Jeunesse

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Stranger Things : Chroniques de 1985, saison 1 (Tales of '85 - 2026) :

En plein hiver 1985, à Hawkins, la bande de Mike, Dustin et les autres doit se mesurer à une nouvelle menace : des créatures végétales sorties de l'Upside Down s'attaquent aux habitants de la ville, et mutent, devenant toujours plus dangereuses et meurtrières. Pour les aider, Nikki, une nouvelle élève débrouillarde et rebelle, fille de la professeure de sciences remplaçante...

L'équivalent de Jurassic World : Camp Cretaceous/Chaos Theory pour la franchise Stranger Things, Tales of '85 se veut une série d'aventures secondaires produite pour Netflix, à destination de la jeunesse, et se plaçant, chronologiquement, entre la saison 2 et la saison 3 de la série originale.

Au programme, une aventure parallèle dérivée du combat des jeunes de Hawkins contre les créatures de l'Upside Down, avec ici des monstroplantes qui mutent et s'adaptent progressivement à leur nouvel environnement, et un nouveau membre de la bande en la personne de Nikki, une jeune punkette rebelle visuellement codée butch, et qui colle au mandat "plus de personnages féminins doués en science" des plateformes de streaming d'il y a quelques années", et qui repartira clairement de son côté à la fin de la série, histoire de ne pas impacter la continuité de la série-mère.

On se retrouve donc avec une série animée visuellement plutôt réussie (la patte graphique est intéressante, les personnages identifiables et sympathiques, les fumées, flammes et liquides apparemment animées en imitation 2d ajoutent du style) mais qui, in fine, ne parvient jamais vraiment à se défaire de son statut de quête secondaire pour la bande de Stranger Things, aux enjeux contenus et limités, et sans réel impact.

Chroniques de 1985 propose donc 10 épisodes d'une vingtaine de minutes, qui ne sont pas doublés par les acteurs originaux (ce qui n'est pas bien grave au final) et qui se destinent tellement à la jeunesse que le récit est simplifié au possible, les rebondissements sont assez évidents, et le happy end est sans surprise.

Ça reste néanmoins une extension agréable de l'univers Stranger Things (ici en mode hivernal et dans les tempêtes de neige, ce qui apporte un peu de dépaysement), avec des épisodes divertissants (les citrouilles), des personnages attachants, mais une Eleven qui m'a semblé un peu trop surpuissante pour le bien du programme. 

Rien d'exceptionnel, rien de désastreux, et ça arrive un peu après la bataille, mais ça se regarde.

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Les bilans de Lurdo - Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (2026)

Publié le 10 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Netflix, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Animation

La saison 1 d'Avatar, produite pour Netflix en 2024, était honorable : sans atteindre le niveau de l'adaptation de One Piece, cette version en prises de vue réelles de la série animée était tout à fait regardable. Un peu maladroite, globalement inégale à tous les niveaux (écriture, interprétation, effets spéciaux...) mais pleine de bonne volonté, la saison 1 incitait à l'indulgence, en attendant une saison 2 qui corrigerait au moins une partie de ces défauts.

Cette saison 2 est là, en 7 épisodes d'une petite heure... et c'est dans la droite lignée de la précédente.

Avatar, le dernier maître de l'air, saison 2 (Avatar : The Last Airbender, season 2 - 2026) :

À la recherche d'un maître de la terre pour le former, Aang (Gordon Cormier) et ses compères (Kiawentiio, Ian Ousley, Miyako) arrivent à Ba Sing Se, la ville du Royaume de la Terre, et tentent d'avertir le Roi de l'attaque imminente des troupes de la Nation du Feu. Plus facile à dire qu'à faire, d'autant qu'Azula (Elizabeth Yu) et ses sbires manigancent de leur côté pour infiltrer la ville, retrouver Zuko (Dallas Liu) et faire tomber la Nation de la Terre...

Il est d'ailleurs assez frustrant, pour quelqu'un comme moi qui n'a aucune expérience réelle de la série d'animation, d'aborder cette saison 2 et de retrouver, une nouvelle fois, des défauts récurrents, sans savoir s'ils sont hérités du programme original, ou le résultat d'une adaptation très inégale.

Ainsi, cette saison s'articule autour de plusieurs axes au succès plus ou moins discutable : ici, l'apprentissage de Aang auprès de Toph, la petite earthbender cassante et moqueuse ; là, Katara qui joue les héroïnes déguisées à Ba Sing Se ; ailleurs, les manigances distinctes d'Azula et de Long Feng, éminence grise de Ba Sing Se ; sans oublier la rédemption de Zuko, qui renoue avec le bien au contact des habitants de la ville.

Le tout avec des thématiques de choix, de destin, de confiance, de solitude, de poids des responsabilités... et de crise d'adolescence à la Harry Potter 5. Parce que oui, plus la saison avance, et plus Aang devient irascible et colérique, avec une caractérisation de moins en moins nuancée, ce qui aboutit, vers la fin de la saison, à une grosse dispute entre tout le monde, dispute qui apparaît vraiment forcée et artificielle.

C'est assez symptomatique de l'écriture du show, en fait : pleine de sa bonne volonté, la série tente d'intégrer un maximum de personnages et d'intrigues secondaires de la série animée, sans avoir nécessairement le temps nécessaire à leur consacrer. Avatar saison 2 tente d'avoir le beurre et l'argent du beurre, mais dans les faits, cela se traduit par un programme qui manque de tissu connectif, qui donne fréquemment l'impression au spectateur novice d'avoir manqué une scène ou une sous-intrigue, qui se contente de mentionner tel ou tel élément ou de le passer en avance rapide et préfère envoyer ses personnages dans une quête secondaire pas très intéressante (mais populaire auprès des fans), plutôt que de se concentrer sur le cœur de son récit.

On peut par exemple citer le personnage de Jet, sans le moindre intérêt ici, la sous-quête de la bibliothèque, l'enlèvement (jamais motivé) d'Appa, ou encore une grosse partie de la rédemption de Suko, très clichée et rendue inutile par sa résolution (son heel turn final ne fonctionne pas du tout).

Et à force de survoler et de faire des choix d'adaptation improbables, la série affaiblit ses éléments centraux : difficile de prendre le sort d'Aang au sérieux quand ses répliques cassantes et ses atermoiements le rendent antipathiques, que le jeune acteur est toujours assez inégal, et que les décisions du personnage ne sont pas toujours suffisamment justifiées par le récit.

Bref, cette saison se veut plus sombre et sérieuse, mais son écriture reste naïve et simpliste (il arrive un point où les platitudes asiatiques pseudo-spirituelles ne suffisent plus), très "série d'animation pour enfants", et tous ses raccourcis et ses grosses ficelles en sappent l'impact recherché : le show s'éparpille parfois, les rebondissements sont tous télégraphiés, les moments dramatiques ou épiques manquent de poids, et narrativement, le tout ne fonctionne réellement qu'en fonction de l'attachement que l'on a pour les personnages et la franchise dans son ensemble.

Ça reste regardable, certains personnages restent intéressants (Iroh, en quête de pardon et de rédemption, mais aussi Azula, principalement parce que l'actrice s'amuse bien) mais cette saison plus statique m'a nettement moins convaincu que la première année. Et très honnêtement, je ne vois pas trop comment Netflix va bien pouvoir boucler son récit de manière satisfaisante en une ultime et dernière saison à venir...

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Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 4 (2026)

Publié le 5 Septembre 2026 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Amazon, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, Télévision, USA

Après une saison 3 qui se concluait en happy end d'apparence définitive, et un Mighty Nein au format discutable, retour de l'équipe Vox Machina pour une saison 4 plus noire, avec un cliffhanger menant directement vers une saison 5 de conclusion. Toujours 12 épisodes d'une vingtaine de minutes, avec cette saison deux guests vocaux notables : Wayne Brady en wannabe aventurier comique, et Andy Serkis dans le rôle du grand méchant...

La légende de Vox Machina, saison 4 (The legend of Vox Machina, season 4 - 2026) : 

Ses membres profitant désormais chacun de leur statut de héros aux quatre coins d'Exandria, Vox Machina est contraint de se reformer lorsqu'une secte malveillante se manifeste, avec pour objectif de permettre au Murmurant (Andy Serkis), une entité autrefois bannie par les Dieux, de connaître son ascension et de revenir parmi les vivants...

Une saison intéressante dans sa construction et dans son déroulement, jusqu'à une conclusion qui, malheureusement pour moi, retombe dans les travers habituels du show. Mais je vais y revenir.

Au début de cette saison, les membres de Vox Machina sont éparpillés, profitant chacun de leur happy end respective : un an après la séparation du groupe, Percy et Vex vivent une vie de noblesse assez terne, le premier passant son temps à faire des expériences sur l'orbe trouvée dans les cryptes de la demeure familiale, et la seconde rêvant d'un peu d'action ; Keyleth et Vax, eux, poursuivent l'initiation de l'Ashari en voyageant autour du monde, cherchant par la même occasion un remède à l'infection qui se propage dans le corps de Vax ; et Pike et Grog s'ennuient, frustrés par la fin du groupe et le manque d'aventure, jusqu'à ce que Taryon Darrington (Wayne Brady) vienne les trouver pour leur proposer une mission..

C'est là le point de départ de la saison, et pendant plusieurs épisodes, le show fait le point sur Vox Machina, avant de lentement, mais sûrement, les confronter à une même menace : la secte qui vénère le Murmurant (aka Vecna dans le lore de D&D, mais pas là, pour des raisons de droits et de Stranger Things) et tente de le ramener dans notre monde.

Alors oui, il y a clairement là un abus de toutéliage, d'autant plus flagrant en fin de saison, quand le Murmurant se lance dans son grand monologue de méchant expliquant tout son plan, ainsi que la manière dont il a manipulé tout et tout le monde depuis le début pour arriver à ses fins : c'est maladroit, ce n'est pas très bien écrit et c'est gentiment capillotracté, mais bon...

Reste que la première moitié de saison, plus légère, reste sympathique, avec de petites chansons rigolotes, un épisode en mode Ocean's Eleven (avec illustration musicale et format qui vont avec) et un Taryon un peu saoûlant au début, mais qui finit par se montrer attachant.

Et puis, à mi-parcours, le show redevient un peu sérieux, quand la menace du Murmurant se précise : on a droit à de l'exposition, à de grosses ficelles mélodramatiques assez prévisibles (le robot, le grand-père, le père, etc) et à nouveau à du toutéliage entre Vox Machina et tous les événements importants de leur monde.

Ensuite, après un épisode d'horreur gothique dans les souterrains du manoir de Percy, et une parenthèse rigolote chez Scanlan (en mode Gros Elvis), la saison attaque sa dernière ligne droite, et là, c'est un festival de moments ultra-larmoyants et dramatiques, comme Vox Machina les adore : Vox Machina qui échafaude un plan assez médiocre, qui se solde par la mort de Grog ; Pike qui rejoue la partition d'Anakin Skywalker, se laisse ronger par la colère, séduire par les promesses de Palpatine du Murmurant de ramener Padmé Grog et les autres à la vie, et fait un heel turn (pas très convaincant) contre ses amis ; la mission de la dernière chance dans l'Upside Down la dimension de Vecna du Murmurant pour aller le tuer et sauver Pike ; énormément d'action spectaculaire ; le monologue final maladroit du Murmurant ; et une fin à la Empire Contre Attaque, tragique, sombre et douce-amère.

Le problème, à mes yeux, étant que formellement, l'écriture n'est pas forcément au niveau : les influences sont évidentes, le trait est assez forcé (Pike devient progressivement de plus en plus agaçante et impulsive, alors qu'une plume plus subtile aurait probablement réussi à rendre son revirement plus "sympathique"), et ça donne lieu à pas mal de remplissage, qui rallonge inutilement la sauce. Et puis je ne m'en suis jamais caché : j'ai toujours eu du mal avec le côté mélodramatique de Vox Machina, qui m'a souvent semblé forcé (ou, au minimum, mal dosé).

Après, la saison semble mieux structurée, et est assez agréable à visionner.  Se pose cependant toujours la question du "qu'est-ce qui est hérité de la campagne de JDR originale de 2017, et qu'est-ce qui est inédit ?". Une question à laquelle je n'ai pas vraiment de réponse, mais qui explique probablement beaucoup de choses quant aux scories narratives du tout.

Restera à voir comment la série se concluera dans un avenir proche, avec la saison 5, qui devrait amener à la fin de la première campagne du groupe...

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Critique éclair #295 - Croquette, le chat merveilleux (2024)

Publié le 1 Septembre 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, UK, Review, Canada, France, USA, Fantastique

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Croquette, le chat merveilleux (Ten Lives - 2024) :

Croquette (Mo Gilligan), chat doté d'un caractère aussi conséquent que son appétit, n'apprécie guère le retour de Larry (Dylan Llewellyn), scientifique excentrique, dans la vie de sa maîtresse Rose (Simone Ashley), elle aussi chercheuse spécialisée dans la survie des abeilles. D'autant que Rose et Larry travaillent pour le sinistre Richard Craven (Bill Nighy), qui manigance quelque chose dans l'ombre. Mais lorsqu'un mauvais tour de Croquette sur Larry coûte sa 9e vie au félin, le voilà envoyé dans l'au-delà des chats pour y être jugé... et renvoyé sur Terre dans la peau d'autant d'animaux différents qu'il a de vies, pour tenter d'aider Rose.

Coproduction animée internationale à budget limité, ce Ten Lives (au titre vf calamiteux), réalisé par un ancien de chez Disney, Sony, Blue Sky et Dreamworks, assume clairement sa nature de production mid-tier, ne tentant jamais de prétendre être un gros film d'animation à la Pixar, mais simplement un film mignon, qui a bon fond, et parcouru d'un humour anglais assez bien répercuté par le doublage original.

Ça ne casse pas trois pattes à un canard unijambiste, mais ça fonctionne pour ce que c'est, et c'est même plutôt agréable pour qui aime les animaux.

3.5/6 

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Critique éclair #290 - Vaiana, la légende du bout du monde (2026)

Publié le 13 Août 2026 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Disney, Fantastique, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##   

Vaiana, la légende du bout du monde (Moana - 2026) :

Seule fille du chef de son village polynésien, Moana (Catherine Laga'aia) est l'héritière d'une longue lignée d'explorateurs et de navigateurs. Mais depuis que le demi-dieu Maui (Dwayne Johnson) a volé le cœur de la déesse Te Fiti, les ténèbres menacent l'océan, et obligent Moana à prendre la mer, à la recherche de Maui, et du cœur de Te Fiti...

Je m'attendais très honnêtement à pire, dans le genre remake en prises de vue réelles d'un succès Disney. Là, l'objet du remake est Moana, un film vieux d'à peine dix ans, et que j'avais apprécié (tout en étant semi-réticent aux chansons de Lin Manuel)... autant dire que je partais avec de sérieux à-prioris dubitatifs, notamment en ce qui concernait The Rock, sa perruque et son costume de muscles en caoutchouc (je suppose que c'était pour lui éviter de devoir passer des heures dans la chaise de maquillage pour lui effacer ses tatouages/lui appliquer ceux de Maui).

Et puis finalement, ça passe. Principalement parce que c'est une photocopie de l'original, ce qui a ses avantages (tous les points positifs du film original sont tels quels) que ses inconvénients (ce remake est vraiment tout sauf indispensable tant il n'apporte rien au récit).

Moana ? La jeune actrice s'en sort très bien, malgré quelques répliques un peu raides, et ce qui ressemble à un peu d'auto-tuning çà et là. The Rock ? Ses muscles artificiels se font rapidement oublier, la perruque nettement moins, et elle est d'autant plus incompréhensible que dans plusieurs scènes, lorsque Maui a les cheveux mouillés ou attachés, cela fait immédiatement plus naturel et crédible. Le film en lui-même ? Un peu trop de colorimétrie numérique, d'utilisation inutile du Volume avec éclairages artificiels, pas assez de décors naturels. Le reste ? Fidèle à son modèle. En moins énergique et en plus statique, absence d'animation oblige (même si, techniquement, une grosse partie de ce Moana est en effets spéciaux numériques).

Pas le désastre annoncé par le Web et les critiques trop ravis de se payer un Disney, pas non plus un bon film en soi, mais un produit forcément totalement inutile. *haussement d'épaules*

3/6 

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Les bilans de Lurdo - Invincible, saison 4 (2026)

Publié le 8 Août 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Review, USA, Amazon, Critiques éclair, Télévision, Science Fiction, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Animation, Drame

Après une saison 3 qui avait fini par me lasser (symptôme d'une industrie qui n'a de cesse de ressasser toujours les mêmes thèmes et les mêmes problématiques depuis les années 80, persuadée de sa maturité et de sa profondeur), place à la saison 4 de l'adaptation des comics de Kirkman, avec l'un des arcs majeurs d'Invincible : la guerre contre les Viltrumites. 

Invincible, saison 4 (2026) :

Encore traumatisé par son affrontement contre Conquest et les événements entourant la Guerre des Invincibles, Mark déprime en silence, mais doit se remettre en selle au plus vite : en effet, une nouvelle guerre se profile à l'horizon, alors que la Coalition des Planètes se prépare à attaquer frontalement l'Empire viltrumite...

Invincible peut dire merci aux Viltrumites : l'arc narratif de la guerre contre l'Empire permet à la série de s'extirper de l'environnement terrien, de partir dans l'espace, d'explorer de nouveaux mondes étranges, de revenir sur le passé des Viltrumites, de Nolan, sur l'épidémie ayant tué son peuple, etc... au point de laisser aux héros terriens un rôle de figuration.

Certes, ils apparaissent principalement en début de saison, lorsque les Flaxans reviennent, et que les poulpes martiens ressurgissent... mais dans l'ensemble, toute la saison repose vraiment sur les Viltrumites et sur Thragg (Lee Pace), le Grand Régent de la race extraterrestre.

Et ce n'est pas plus mal, car le PTSD de Mark et sa perte de contrôle ne sont pas forcément très intéressants. La grossesse de Eve et son avortement décidé unilatéralement (beaucoup plus controversé dans le comic book), idem. Et il faut donc attendre que la Viltrumite War se déclenche réellement, à mi saison, pour que les choses démarrent réellement et prennent de l'ampleur.

Certes, ça reste alors de la baston DBZ sanguinolente, encore et encore, avec toujours un manque d'enjeux réels (puisque tous les héros survivent à tout et revient toujours plus fort ensuite), mais le show s'avère alors réellement spectaculaire et épique (malgré quelques défaillances au niveau de l'animation et du mixage sonore).

Avant cela, cependant, il faut subir l'épisode 4 de la saison, un récit original signé Kirkman lui-même, et qui envoie Invincible en "Enfer" pour aider Damien (le Hellboy/Rorschach du pauvre de l'univers Invincible) et son patron Satan (Bruce Campbell) à se battre contre Volcanikka (Indira Varma). Un épisode parenthèse bourré de heavy metal, mais aussi totalement inutile, voire inintéressant, si ce n'est pour voir Kirkman faire mumuse avec ses jouets.

Un peu comme avec Tech Jacket, en fait : un personnage inutile, uniquement là pour remplir un quota et parce que Kirkman essayait de lancer un spinoff Tech Jacket à l'époque du comic-book. Résultat : Tech Jacket est genderswapped dans la série, et reste partie prenante du conflit contre les Viltrumites, alors que bon, dans l'ensemble, cette parodie de Blue Beetle n'a pas grand intérêt.

Tout ça jusqu'à une trêve imposée dans le dernier épisode, épisode un peu bordélique et décousu, mais qui conclut la saison en laissant une porte ouverte pas inintéressante, et des sous-intrigues en suspens.

Dans l'ensemble, la saison 4 d'Invincible ne m'a pas paru exceptionnelle, mais le fait qu'elle ait un fil conducteur plus dynamique que précédemment l'a rendue plus sympathique et intéressante à mes yeux. Pas sûr que la suite sera du même niveau, cela dit.

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Critique éclair #275 - Mufasa : le Roi lion (2024)

Publié le 30 Juin 2026 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Animation, Aventure, Disney, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Mufasa : le Roi lion (2024) :

Séparé de sa famille par une inondation, le jeune Mufasa (Aaron Pierre) trouve refuge dans la meute d'Obasi (Lennie James), lion fainéant père de Taka (Kelvin Harrison Jr.), dont Mufasa devient le frère d'adoption. Il rève alors de trouver Milele, terre promise d'abondance dont Rafiki (John Kani) connaît le chemin, et où Mufasa espère retrouver les siens... jusqu'à l'arrivée de Kiros et de sa meute de lions blancs, qui traquent Mufasa, Taka et leur amie Sarabi (Tiffany Boone).

Le remake du Roi Lion en images photoréalistes, par John Favreau, ne m'avait pas vraiment convaincu à sa sortie en 2019 : si le côté technique était assez bluffant, la redite du film original n'apportait pas grand chose (voire rien du tout), et les ajouts étaient, au mieux, insipides, un peu à l'image de la réorchestration de la bande originale par Zimmer.

Là, c'est pire : Mufasa a tout d'une suite direct-to-video comme Disney aimait les faire à une époque, avec tout ce que cela comprend d'éléments fades, dérivatifs et inutiles.

Artifice de narration permettant de placer les personnages favoris de la franchise même s'ils n'ont rien à faire là (on a un prélude mettant en scène Simba et compagnie, Pumba, Timon, et Rafiki qui "raconte une histoire"), nouvelles chansons qui n'arrivent pas à la cheville des originales (il faut arrêter de caser Lin-Manuel Miranda dans tous les films du studio, ça ne marche plus), nouvelle bande originale générique qui se repose entièrement sur les thèmes de Zimmer pour susciter un peu d'adhésion, récit dérivatif et télégraphié qui tente d'humaniser un peu Scar et en fait un incel vexé que Mufasa lui ai piqué l'élue de son cœur, recyclage superficiel des phrases emblématiques du Roi Lion original pour expliquer d'où elles viennent, effets spéciaux un bon cran en dessous (jamais le photoréalisme n'a été plus inégal), doubleurs remplacés...

Ce Mufasa sent fortement le DTV à tous les niveaux, et son scénario semble étrangement précipité et inabouti, malgré les deux heures du métrage. 

Énorme bof, donc, pour un film d'animation qui ne convainc jamais vraiment totalement, et qui échoue à prouver son utilité en tant que préquelle.

2.5/6

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Critique éclair #267 - Avatar 3 : de feu et de cendres (2025)

Publié le 28 Mai 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Cinéma, Critiques éclair, Science Fiction, Review, USA, Disney, Fantastique, Animation

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Avatar 3 : de feu et de cendres (Avatar : Fire and Ash - 2025) :

Toujours marqués par les événements ayant mené à la mort de leur fils, Jake (Sam Worthington) et Neytiri (Zoe Saldaña) continuent de vivre avec leur famille au sein de la tribu aquatique des Metkayina. Mais Quaritch (Stephen Lang) et les humains n'en ont pas fini avec eux, ou avec les cétacés Tulkun, qu'ils chassent, et la RDA reçoit l'assistance des Mangkwan, une tribu Na'vi sanguinaire vénérant les flammes et la destruction, menée par la cruelle Varang (Oona Chaplin)...

Bon. Troisième volet de la franchise Avatar (après un second épisode dont je ne garde pas grand souvenir - les effets numériques aquatiques étaient jolis, cela dit - et une déclinaison vidéoludique dont je n'ai même pas passé la cinématique d'introduction), et... on prend les mêmes et on recommence, parfois même littéralement (c'est très répétitif, par rapport aux épisodes précédents : les méchants qui massacrent les baleines, les Na'vi qui passent leur temps à être enlevés par Quaritch et compagnie, la grosse bataille finale, le fils qui tente de prouver sa valeur au père, Quartich et Jake qui s'affrontent encore et encore, etc, etc, etc).

Alors oui, il y a quelques changements : le scénario se force à donner de l'action à Neytiri, se centre beaucoup sur les personnages féminins (notamment celui de Sigourney Weaver) et Varang campe une antagoniste très convaincante (même si, il faut bien l'avouer, les Mangkwan font très méchants de dessin animé, visuellement, et Varang disparaît totalement du film aux deux-tiers)... mais globalement, on est dans la droite lignée d'Avatar 2, avec les mêmes points forts (les effets visuels sont toujours plus aboutis) et les mêmes points faibles (c'est plus que naïf, bourré de digressions mollassonnes, de spiritualité simpliste, de manichéisme, de baleines sous-titrées en Papyrus, de deus ex machina animalier...), avec cependant nettement moins d'inspiration ou d'originalité.

Avatar se répête, Avatar intéresse de moins en moins, Avatar continue de rapporter de l'argent, mais moins qu'avant, et nul doute que sans le prestige associé au nom de James Cameron et les milliards investis par Disney & co dans les parcs d'attraction et tout le reste, la franchise aurait probablement été gentiment rangée au placard au terme de ce troisième volet : la boucle est bouclée, on va probablement arrêter là.

Ou pas.

2.5/6 

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Critique éclair #265 - Jumpers (2026)

Publié le 21 Mai 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Animation, Jeunesse, Critiques éclair, Disney, Pixar, Science Fiction, Review, USA, Aventure

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ##  

Jumpers (Hoppers - 2026) : 

Jeune femme au tempérament de feu, Mabel (Piper Curda) est prête à tout pour sauver l'étang au bord duquel elle a grandi, et qui menace d'être remplacé par une autoroute. Elle découvre alors un projet scientifique top secret qui lui permet de transférer sa conscience dans le corps d'un castor robotique, et part aussitôt à la rencontre du monde animal, pour tenter de communiquer avec les animaux de la forêt et d'obtenir leur aide contre les projets du Maire, Jerry (Jon Hamm).

Le dernier Disney/Pixar en date, du créateur de la série animée Ours pour un et un pour t'ours, ce Hoppers assume très clairement sa filiation avec les autres Pixars récents (protagoniste à l'origine ethnique mixte, émotion liée à la mort d'une personnage âgée) en évoquant par ailleurs ouvertement Avatar (cité dans les dialogues) et tous les autres films animés dans lesquels le protagoniste humain se retrouve dans le corps d'un animal.

Rien de forcément ultra-original au programme, donc, mais un message écologique pas désagréable, des animaux mignons, des personnages amusants, une maîtrise technique désormais habituelle, et globalement, un bon moment à passer devant ce film qui, cependant, ne dépasse pas le stade du "sympa sans plus".

Il manque peut-être une bande originale plus forte (ici, c'est très oubliable), voire même une révision supplémentaire du script pour approfondir tout ça et vraiment donner quelque chose de mémorable.

3.75/6

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Critique éclair #252 - Super Mario Galaxy, le film (2026)

Publié le 21 Avril 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Fantastique, Science Fiction, Jeunesse, USA, Review, Animation, Jeu vidéo

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Super Mario Galaxy, le film (The Super Mario Galaxy Movie - 2026) :

Lorsque la princesse Rosalina (Brie Larson), gardienne du cosmos, est enlevée par Bowser Jr (Benny Safdie), qui veut ainsi venger son père Bowser (Jack Black), Mario (Chris Pratt), Luigi (Charlie Day), Peach (Anya Taylor-Joy) et leur nouvel allié Yoshi (Donald Glover) partent à l'aventure, pour tenter de secourir la monarque...

Le premier Mario (2023), film d'animation des studios Illumination, fut un carton monumental qui restait tout à fait honorable, malgré des scories plus qu'évidentes : scénario ultra simpliste et linéaire, recouvert d'une dose de fanservice surchargé pour faire illusion, et de visuels au demeurant très réussis.

Sans surprise, ce second volet (par et avec les mêmes) possède les mêmes qualités et les mêmes défauts, peut-être même un peu plus prononcés.

Visuellement, c'est superbe et toujours lisible, même durant les moments frénétiques (et dieu sait qu'il y en a), c'est plutôt bien réalisé, dynamique, et certains moments durant lesquels le film change de format (passant à la 2D pixélisée, ou à l'animation japonaise 90s) sont d'agréables surprises.

Le seul problème, c'est que narrativement, c'est aussi totalement creux et insipide, pour ne pas dire fréquemment expédié (la toute fin du métrage, notamment, est catapultée). L'action est non-stop, avec énormément de slapstick pour les plus jeunes, et le scénario avance par à coups, porté par les interventions de la soucoupe ex machina de Bowser Jr, qui téléporte les personnages là où le récit a besoin de les positionner pour continuer ; il y a toujours une volonté très évidente de faire des personnages féminins des héroïnes à part entière, probablement plus efficaces que Mario, Luigi et leurs ennemis (quitte à leur donner des scènes inutiles aux faux airs de digressions, comme Peach au casino) - on sent d'ailleurs qu'Illumination place ses pions pour des spin-offs éventuels, comme un film consacré aux Princesses, un autre à Starfox, ou un film crossover Smash Bros ; et toujours au registre des digressions, le script multiplie les moments inutiles, jamais suffisamment développés pour servir à quoi que ce soit dans le film (les abeilles, les dinosaures, les bébés, etc). 

De manière générale, SMG est globalement toujours aussi rempli de memberberries, uniquement là pour faire oublier au spectateur adulte nostalgique que tout le reste est prévisible, télégraphié, basique au possible... et rarement drôle.

Mais visiblement, agiter ces clés devant le visage des spectacteurs a une nouvelle fois fonctionné, à en juger par le carton au box office de ce deuxième volet, malgré une critique presse assez mitigée. 

Personnellement, hormis un moment ou deux, je ne me suis pas senti aussi indulgent avec cette suite qu'avec l'original. Par conséquent, la note sera plus basse... même si une nouvelle fois, je salue le travail visuel effectué sur le métrage.

3/6 

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