Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

animation

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Batman, le justicier masqué, saison 1 (2024)

Publié le 14 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, DC, Amazon, Review, Thriller, Fantastique, Jeunesse, Télévision

Dix épisodes de 20-25 minutes pour cette suite spirituelle à la série animée Batman des années 90 : chapeautée par Bruce Timm en personne, produite par JJ Abrams et Matt Reeves, et ayant recours à des scénaristes de comics, Caped Crusader se déroule intégralement dans les années 30-40, avec un Batman proche de son incarnation originale, et une réinvention de l'univers de Gotham, pour un résultat délibérément très rétro et film noir...

Batman, le justicier masqué, saison 1 (Batman : Caped Crusader, season 1 - 2024) :

À Gotham, une poignée d'hommes de loi tente de fire respecter la Loi et l'ordre, dans une ville où règne la corruption et le crime. Heureusement, le Batman, un justicier nocturne, aide la police en s'opposant aux criminels les plus extrèmes et déséquilibrés...

Dans l'ensemble, une saison 1 plutôt réussie, même si non dénuée de problèmes et de scories. Ce n'était pas gagné, puisque passer après Batman TAS, avec un trait aussi proche, une identité aussi marquée, et une réputation aussi massive, c'était assez risqué.

Mais cette nouvelle série fonctionne assez bien, même si, pour être très honnête, elle n'échappe pas aux impératifs de l'époque (notamment en matière de diversité à l'Américaine) et à quelques réinventions totalement inutiles.

Tout au long de la saison, Caped Crusader propose ainsi une sorte de quasi-Year Two du personnage de Batman : il est récemment établi, mais rencontre toujours certains de ses alliés et ennemis pour la première fois (Catwoman, Clayface, Harvey), et sa relation avec Alfred est plus distante, évoluant au fil du temps. De manière générale, d'ailleurs, Batman est ici plus froid et calculateur, obsédé par sa mission. 

L'occasion pour Timm et compagnie de réinventer certaines des figures incontournables de l'univers Batman : si Bruce reste égal à lui-même (pas convaincu par la grosse voix forcée adoptée par Hamish Linklater en Batman), Gordon et sa fille deviennent afro-américains, Barbara (toujours rousse) devenant avocate commise d'office, Harleen Quinzel devient asiatique et l'une des amies de Barbara, Montoya devient quasi-plus size et a un début de romance avec Harley, Alfred est lui-aussi rondouillard, le Pingouin devient une chanteuse de cabaret qui n'hésite pas à éliminer ses enfants adultes lorsque ceux-ci la trahissent, etc...

Plein de petits changements qui, pour la plupart, fleurent bon le résultat d'un cahier des charges imposé (honnêtement, tout le côté diversité n'apporte absolument rien aux personnages... ni ne leur enlève quoi que ce soit, donc à quoi bon) et sont assez anecdotiques.

Là où la série surprend, par contre, c'est dans le rôle de Batman, qui passe très souvent au second plan, laissant la place aux enquêtes de Gordon, de Montoya, de Barbara ; qui parait fréquemment dépassé par les événements, ou avoir besoin d'aide pour affronter les méchants, etc.

En faisant passer son Batman en retrait, Timm & co changent totalement la dynamique du programme, installant notamment une sous-intrigue de fond sur la corruption de la police, et sur Harvey Dent, assez antipathique, mais dont la transformation en Two-Face a ainsi plus de poids dramatique en toute fin de saison.

Mais pour arriver là, il faut passer par des épisodes plus ou moins inégaux : le Pingouin est anecdotique, mais la relecture de Clayface fonctionne bien ; l'adaptation de Catwoman est assez classique, mais efficace, à contrario de deux épisodes hors-sujet qui opposent Batman à un fantôme issu de la Révolution américaine, puis à Nocturna la vampirette fringuée comme Mercredi Addams ; la nouvelle Harley, qui a à peine le temps de s'installer qu'elle devient aussitôt une antagoniste, est plus une tweener qu'une véritable méchante, ce qui participe de la réhabilitation du personnage à la mode chez DC...

Le show, qui fait pourtant tout son possible pour imposer son ambiance rétro/noir (allant jusqu'à imposer un grain artificiel à l'image), finit par souffler malgré tout le chaud et le froid sur certains plans.

D'autant que d'un point de vue technique, c'est là aussi inégal : l'animation est assez raide (notamment les déplacements et les combats de Batman) avec en particulier quelques problèmes dès que les personnages tournent la tête, et des proportions aléatoires (Montoya semble parfois étirée en largeur dans certains épisodes, comme si elle avait été dessinée avec une silhouette normale, et que le côté plus-size avait été rajouté tardivement dans la production) ; il manque un vrai thème musical fort ; le doublage de Linklater est polarisant, comme je l'ai dit plus haut ; et les scénaristes ont fait le choix d'éliminer certains des méchants de manière définitive au terme de leur arc narratif - pour Firebug, ce n'est pas très grave, mais pour Dent, ça laisse plus dubitatif.

Cela dit, j'ai été agréablement surpris par le programme, alors que je ne m'attendais qu'à une redite des greatest hits de Bruce Timm : en l'état, c'est imparfait, mais le ton plus "réaliste" et noir est agréable et intéressant, et je suis curieux de voir la suite, quand bien même le tout se termine par l'annonce (précoce, amha) de l'arrivée du Joker...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - La légende de Vox Machina, saison 3 (2024)

Publié le 12 Avril 2025 par Lurdo dans Action, Amazon, Animation, Aventure, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Drame, Romance, Review, USA, Télévision

Troisième saison pour Vox Machina, une saison toujours sur Amazon, toujours en 12 x 25 minutes, toujours bien animée et spectaculaire, toujours aussi bien accueillie par le public... et toujours aussi frustrante pour moi, comme cela l'était en saison 2.

La légende de Vox Machina, saison 3 (The legend of Vox Machina, season 3 - 2024) :

Désormais en possession des Vestiges de légende, Vox Machina doit affronter Thordax avant que les œufs de ce dernier n'éclosent. Pour cela, ils doivent unir leurs forces à celles de leurs nombreux alliés, et faire confiance à Raishan, alliée de Thordax qui semble vouloir trahir ce dernier...

Alors très franchement, je ne me suis pas renseigné, et donc je ne sais pas si la série connaîtra une saison 4 (la fin de saison semble assez définitive et ferait une happy end convenable, avec une porte ouverte pour une suite, au cas où), mais je ne suis pas certain d'être de la partie.

Non pas que cette saison 3 soit mauvaise, loin de là... mais plus le temps passe, et plus je m'aperçois que je n'ai pas l'attachement nécessaire aux personnages à l'univers pour passer outre les défauts récurrents du programme, inhérents à sa nature d'adaptation de campagne de JDR.

La saison 3 reprend ainsi là où la série s'était arrêtée : sur le conflit de Vox Machina contre le Conclave des Dragons de Thordax. Et si l'on ne peut pas nier que les affrontements sont toujours impressionnants, visuellement, le fait que la série botte immédiatement en touche et envoie l'équipe en quête d'un autre artefact, à l'autre bout du monde, n'en est que plus frustrant.

On se retrouve alors avec pas mal de digressions et de sous-quêtes : ici, Scanlan qui tente de renouer avec sa fille et déprime ; là, Percy qui retrouve Ripley et Orthax le démon, qui veulent produire des armes à feu en grand nombre ; ailleurs, Kayleth qui chouine parce que personne ne l'écoute ; et puis le groupe se sépare, la moitié partant en Enfer, l'autre étant embarquée dans une intrigue secondaire pas très intéressante avec Allura et Kima ; il y a des coucheries et du shipping dans tous les sens ; Pike apprend à ne plus se fier uniquement à sa Foi ; on a droit à un match de catch entre un démonKong et Thordaxzilla ; Percy décède ; et la communauté de l'anneau Vox Machina et de tous leurs alliés s'unit pour attaquer le Mordor le volcan où trône Sauron Thordax, dans un ultime affrontement épique qui occupe deux bons épisodes et conclut la saison...

Ah, non, c'est vrai, il reste encore trois épisodes ensuite, principalement centrés sur un autre boss fight, Kayleith qui élimine Raishan, et sur le groupe qui ramène Percy à la vie.

Donc voilà - malgré l'action comme toujours épique, les enjeux finissent par être limités : les personnages principaux bénéficient tous d'une plot armor, jeu de rôle oblige, ils montent tous en puissance d'une manière ou d'une autre (level up oblige), c'est très très axé sentiments et larmes (l'humour continue de reculer progressivement), et si l'on sent la bonne volonté de tout le monde pour transformer une campagne de JDR en récit cohérent et bien structuré, ça reste un peu vain.

Car à mes yeux, Vox Machina continue de grincer aux entournures, et sans l'attachement inhérent des fans aux personnages, qu'ils ont suivi pendant des années et des années avant le début de la série, je peine à m'intéresser vraiment à tout ça : entre deux saisons, j'ai tendance à oublier qui est qui, qui fait quoi, et qui sont tous ces personnages secondaires, je me contrefous du shipping un peu pataud, et lorsque vient un moment typiquement JDR, ça a tendance à me sortir du récit plus qu'autre chose.

Après, comme d'habitude, les fans répondront sans doute présent, donc mon avis importe peu.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Les bilans de Lurdo - Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 1 (2024)

Publié le 6 Avril 2025 par Lurdo dans Animation, Netflix, Critiques éclair, Action, Fantastique, Review, USA, Les bilans de Lurdo

Huit épisodes de 25 minutes environ pour cette série animée Netflix prenant place dans la continuité de la trilogie récente de jeux vidéo rebootant le personnage et son univers... un programme qui demande donc d'avoir joué à ces jeux pour vraiment cerner la personnalité de Lara, bien comprendre ses réactions et savoir qui sont tous ses amis et collègues.

Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 1 (2024) :

Toujours hantée par les événements récents l'ayant marquée, Lara Croft (Hayley Atwell) traque Charles Devereaux (Richard Armitage), qui tente de réunir des artefacts de légende dissimulés aux quatre coins de la planète, afin de se venger d'une société secrète descendant des Templiers...

Animée par le studio responsable des Castlevania, de Skull Island ou encore du reboot des Maîtres de l'Univers, tout ça pour Netflix, Tomb Raider : la légende de Lara Croft a été écrite et showrunnée par une scénariste ayant fait ses armes sur... euh... une adaptation ciné de Red Sonja (pas encore sortie), et sur... le calamiteux Witcher : L'héritage du sang.

Un pur produit Netflix, donc, même si ce Tomb Raider s'en sort à peu près honorablement sur le plan de la production : c'est dynamique (les personnages sont ponctuellement un peu raides et l'animation inégale, mais rien de méchant), c'est bien doublé (Hayley Atwell est excellente), c'est assez fidèle à la franchise ; bref, c'est honorable... mais ce n'est pas exceptionnel, notamment sur le plan de l'écriture.

C'est probablement une question de goûts personnels, mais je n'ai pas particulièrement accroché à toute cette histoire d'artefacts et de mythologie chinoise - déjà, parce que je n'ai pas une grande affinité pour tout le panthéon chinois, son esthétique, etc, mais aussi et surtout parce que je n'ai pas les prérequis vidéoludiques nécessaires pour vraiment apprécier cette Lara Croft bourrée d'états d'âme, de culpabilité et de traumatismes, qui pleure fréquemment, qui est particulièrement proche de tous ses amis tout en les maintenant en distance car elle est fermée émotionnellement, etc.

Des amis d'ailleurs jamais vraiment suffisamment présentés et développés pour qu'un néophyte s'y intéresse (par exemple Sam, sur qui repose l'intégralité du cliffhanger final) : je n'ai joué qu'au premier volet de la trilogie rebootée, à sa sortie, (et encore, je ne suis pas allé bien loin à l'époque faute de temps), et donc, la plupart de ces personnages ou des références aux jeux m'ont laissé totalement de marbre - à partir de là, difficile de ne pas trouver un peu maladroite l'insistance de la scénariste/showrunneuse à revenir encore et encore sur les traumatismes de Lara (avec flashbacks fréquents), sur son côté émotionnellement fragile, et sur son besoin de se reposer sur ses amis et compères pour s'en sortir.

Il y a notamment tout un passage à Paris avec Camilla, la BFF de Lara (et plus si affinités ? Elle est présentée comme l'amie d'enfance de Lara, mais la scénariste a, de son propre aveur, délibérément joué la carte du queerbaiting avec quelques sous-entendus), agent badass d'Interpol, des Templiers, les catacombes, de l'accordéon, blablabla : un tout tellement cliché que ça m'a bien fait lever les yeux au ciel. Idem pour Devereaux, au character design assez médiocre, et qui finit par être un bad guy assez anecdotique.

Et puis, je l'avoue, le show part bien trop rapidement dans le surnaturel à mon goût : dès le deuxième épisode, Lara affronte sans broncher des créatures géantes, des fantômes, des démons, etc ; je sais que la franchise n'a jamais hésité à aller franchement dans cette direction, mais il n'y a ici aucune montée en puissance dans le surnaturel, on y va à fond dès les premiers épisodes, il y en a partout, tout le temps, ça bourrine et ça finit par une déesse chinoise, une menace de destruction complète de la Terre, un paradis perdu, et des dinosaures.

Parce que oui, il fallait bien placer des dinosaures, au cours d'un ultime épisode faisant très (trop) jeu vidéo, avec pièges et énigmes à résoudres, et, donc, un immense T-Rex... que Lara finit par achèver au fusil à pompe sur fond de musique triomphale. Parce que c'est dans le jeu vidéo. Youpi.

Je le redis : j'ai eu du mal. La série est tellement inféodée aux trois jeux vidéos, à leur caractérisation de Lara et aux clichés du support qu'elle finit par frustrer et par agacer un peu... heureusement, l'interprétation de Hayley Atwell reste enthousiasmante et énergique, portant quasiment l'intégralité du show sur ses épaules. Le reste, malheureusement, étant trop peu inspiré pour me convaincre.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Critique éclair #126 - Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (2024)

Publié le 24 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Fantastique, Critiques éclair, Japon, USA, Review, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (The Lord of the Rings: The War of the Rohirrim - 2024) : 

Deux siècles avant la découverte de l'Anneau unique, Hera, fille du Roi Helm du Rohan, se trouve contrainte de prendre la tête de son peuple lorsque Wulf, un seigneur rival, s'allie aux mercenaires Haradrim de son père, tué par Helm, pour se venger et prendre la tête du Rohan...

Un long-métrage d'animation japonais co-écrit par Philippa Boyens, et adaptant librement les Appendices du Seigneur des Anneaux, pour proposer un récit de princesse guerrière pas particulièrement original, avec une dose de fanservice inévitable (les thèmes musicaux, quelques voix au doublage, les mentions inutiles de Gandalf ou de Saruman à la fin), et des visuels qui divisent.

Il faut dire que c'est un peu le problème de base, quand on conçoit un tel projet, surtout dans un style anime très marqué : il faut réussir à impliquer le spectateur, alors que les personnages n'ont pas de réelle identité visuelle (au delà de "personnage d'anime"), ont une caractérisation assez basique, que l'animation est parfois inégale, et que globalement, le métrage ne fait que répêter peu ou prou ce que l'on a déjà vu dans la trilogie principale (le siège-bis du gouffre de Helm est à ce titre catapulté et décevant).

Ici, je ne peux pas dire que ça ait fonctionné sur moi : c'est longuet pour ce que ça raconte, c'est redondant, ça n'est jamais vraiment aussi intense et dramatique que ça semble vouloir l'être et esthétiquement, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, même si je dois reconnaître le travail abattu du côté production.

Bof. 

2.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Kite Man, saison 1 (2024)

Publié le 9 Mars 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Romance, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, DC, HBO, Comédie, USA, Review, Fantastique, Science Fiction, Télévision

Spin-off en 10 épisodes de la série d'animation Harley Quinn (qui commence à gentiment tourner à vide) ce Kite Man : Hell Yeah ! n'est ni plus ni moins qu'une déclinaison de la formule de la série d'origine : un couple principal amoureux et déjanté, un groupe de seconds couteaux éclectiques et pas très futés, des références et clins d'œil moqueurs, et des antagonistes menaçants... sans oublier le gimmick ambulant Bane, qui est abonné à des sous-intrigues soulignant toujours plus son incompétence.

Kite Man, saison 1 (Kite Man : Hell Yeah ! , season 1 - 2024) :

Amoureux et désireux de s'établir ensemble, Kite Man (Matt Oberg) et sa compagne Golden Glider (Stephanie Hsu) finissent par racheter Noonan's, bar miteux pour super-méchants, qu'ils gèrent tant bien que mal, entourés de leurs habitués Bane (James Adomian), la Reine des Fables (Janelle James), les Dubelz (Michael Imperioli), etc, sans oublier le personnel du bar, Sean Noonan (Jonathan Banks) et Malice Wundabar (Natasia Demetriou)... Mais l'Équation d'anti-vie de Darkseid (Keith David) finit entre leurs mains, et Lex Luthor (Lance Reddick/Amuche Chukudebelu) et Helen Villigan (Judith Light) sont prêts à tout pour l'obtenir.

Les scénaristes (tous issus de Harley Quinn) ne s'en cachent pas, et le titre original de la série (Noonan's) était assez clair à ce sujet : Kite Man a été conçue comme une version animée et superhéroïque de Cheers, avec ce que ça implique de format sitcom et de personnages secondaires.

Et effectivement, la série s'avère assez agréable à regarder, pour peu que l'on n'en attende pas plus qu'un contenu léger et parodique. Pour tenter d'impressionner son père, Kite Man tente d'obtenir un vrai pouvoir, et se transforme un temps en Beast Mode (une sorte de super bro super connard) ; Glider tente de contrôler ses pouvoirs et d'assumer ses mommy issues ; Bane remonte le temps via des toilettes magiques (visiblement, un des scénaristes a récemment revu Hot Tub Time Machine) et tombe amoureux de la mère de Glider, dans les années 80 ; une poule s'empare de l'Équation et devient un kaiju géant et destructeur ; l'élection du Méchant célibataire le plus sexy déchire la communauté des super-méchants ; Darkseid finit par arriver ; et toute la saison se conclut par de la baston générale entre les habitués de Noonan's et les sbires de Luthor... entre autres.

Et pendant tout ce temps, le couple Kite Man/Glider reste toujours sympathique et attachant, jamais trop criminel, vulgaire ou sarcastique pour agacer le spectateur, et les épisodes s'enchaînent, toujours rythmés et amusants, avec quelques caméos rigolos (Richard Kind en inspecteur de l'hygiène, Clayface, Frank la plante carnivore...) et une écriture qui n'a toujours que faire de la censure... ou presque, puisque comme d'habitude, à l'Américaine, on peut montrer tous les démembrements et les litres de gore imaginables, mais la nudité, c'est verboten.

Pas forcément surprenant, en soi, mais quand les scénaristes font exprès de placer toute une scène de combats dans un spa, avec une Glider totalement nue (mais stratégiquement floutée) qui tue tout le monde en faisant des pirouettes, on se demande bien quel intérêt ils y trouvent... (d'autant que ce n'est même pas fait sur un ton comique, à la Austin Powers).

Mais peu importe. En conclusion, Kite Man, c'est tout à fait honorable et regardable, mais il faut bien avouer que le programme ne parvient pas forcément à justifier l'existence de ce spin-off anecdotique, au delà du gimmick memesque "Kite Man c'est un loser, et ça, c'est drôle".

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Critique éclair #118 - Vice-Versa 2 (2024)

Publié le 7 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Animation, Pixar, Disney, Critiques éclair, Drame, USA, Review, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Vice-Versa 2 (Inside Out 2 - 2024) :

Désormais sur le point de devenir adolescente, Riley (Kensington Tallman) est invitée à prendre part à un camp d'entraînement de hockey avec ses deux meilleures amies Bree (Sumayyah Nuriddin-Green) et Grace (Grace Lu). Mais tout se complique lorsque Bree et Grace lui annoncent qu'elles ne vont plus se voir à la rentrer, et la pression à l'idée de rencontrer son idole Val (Lilimar), joueuse de renom, déclenche un torrent de nouvelles émotions dans son organisme : Anxiété (Maya Hawke), Envie (Ayo Edebiri), Ennui (Adèle Exarchopoulos) et Embarras (Paul Walter Hauser), qui vont prendre le contrôle de Riley, au grand dam de Joie (Amy Poehler) et de ses collègues...

Le premier Inside Out, s'il souffrait un peu du symptôme Pixar du film qui commence par une idée de court-métrage très forte et se poursuit sous la forme d'un récit d'aventures sympathique mais pas au même niveau, restait globalement un excellent divertissement, drôle et touchant.

Neuf ans plus tard, cette suite fait sens, puisque Riley a grandi, et qu'elle fait désormais l'expérience de nouvelles émotions. Et ça reste réussi, bien qu'un cran en dessous du premier volet (ce qui n'est pas forcément très surprenant, en soi).

Alors si j'étais aussi cynique qu'une bonne partie des critiques américains, je dirais que ce film pue l'exploitation de franchise, que Pixar n'a plus d'inspiration depuis que c'est une succursale Disney, que les disparités salariales qui ont mené au remplacement de Mindy Kaling et de Bill Hader par Liza Lapira et Tony Hale sont honteuses, que le scénario aurait dû développer le grand secret de Riley et le lier à son admiration pour Val dans une sorte de crush amoureux LGBTQ non assumé, et que sais-je encore...

Mais non : tous ces arguments frôlent en réalité bien souvent le putaclic, et Inside Out 2 reste un film tout à fait charmant et sympathique, bien qu'un peu prévisible, notamment parce qu'il ne bénéficie plus de l'effet de surprise du premier.

Les nouvelles émotions sont efficaces, leur impact sur Riley sonne juste, et le message reste cohérent avec celui du premier film : ça fonctionne, même si, effectivement, ça n'atteint pas les sommets du premier (notamment en termes d'émotion, mais aussi de musique, Giacchino ne revenant pas pour cette suite).

4/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - What If...?, saison 3 (2024)

Publié le 1 Mars 2025 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Anthologie, Comédie, Critiques éclair, Marvel, MCU, Les bilans de Lurdo, Télévision, Disney, Science Fiction, Fantastique, Jeunesse, USA, What If

Les deux premières saisons de What If...? étaient de bonnes surprises, des anthologies souvent légères et amusantes, parfois un peu plus sérieuses, qui présentaient des scénarios alternatifs aux événements du MCU.

Certes, la saison 2 était tout de même un cran en dessous, victime de scénaristes ayant confondu la popularité du personnage de Capitaine Carter avec un besoin impérieux de la faire figurer dans la moitié des épisodes de la saison, et paradoxalement, la sérialisation de l'anthologie était ainsi devenue inutilement trop prononcée... mais ce n'était pas rédhibitoire pour autant.

Pour cette saison 3, annoncée comme l'ultime saison de la série par un Marvel qui freine un peu sur son calendrier et resserre ses budgets, peu de changement (la showrunneuse a passé la main à son bras droit des deux premières saisons, mais tout de même a écrit deux épisodes), mais une réception étrangement hostile de la part des critiques qui, pour beaucoup, semblent tout juste découvrir le concept et le ton général de la série après trois saisons, reprochant soudain à ce programme (diffusé à Noël, rappelons-le) de ne pas être plus profond, plus sombre et plus dramatique... ou tout l'inverse.

What If...?, saison 3 (2024) :

- 3x01 : "What If... the Hulk Fought the Mech Avengers?" : Après qu'une transformation incontrôlable de Hulk ait donné naissance à l'Apex, un kaiju indestructible accompagné de Gamma Beasts innombrables, la Guerre Gamma a ravagé la Terre, et les Avengers survivants ont vaincu les monstres à bord de leurs Mecha-Avengers. Mais l'Apex est de retour, et Captain America (Anthony Mackie) doit partir à la recherche de Bruce Banner (Mark Ruffalo), en exil...

Un mélange de Godzilla, de Pacific Rim, des Avengers, de Voltron, de Macross, etc, avec un gros casting vocal, des plans plutôt jolis, et des inspirations assumées (la version finale de Hulk), pour un tout qui se regarde, sans plus. Il faut dire que je ne suis pas forcément fan du genre "méchas vs monstres", donc...

- 3x02 : "What If... Agatha Went to Hollywood?" : Parce qu'elle veut s'emparer des pouvoirs du Céleste Tiamut, Agatha Harkness (Kathryn Hahn), star du Hollywood des années 30, décide de recourir aux services de Kingo (Kumail Nanjiani), l'ultime Éternel, pour réaliser un dernier rituel. Mais le maître de Kingo, Arishem, ne l'entend pas de cette oreille...

Un épisode années 30 et comédie musicale très divertissant, et visuellement assez spectaculaire. Les acteurs s'amusent clairement au doublage, le numéro de danse virevolte dans tous les sens, et il est amusant de constater que le MCU animé gère mieux l'existence des Éternels que le MCU cinématographique.

- 3x03 : "What If... the Red Guardian Stopped the Winter Soldier?" : Au début des années 90, le Red Guardian (David Harbour) part pour les USA, afin de prouver qu'il a plus de valeur que le Soldat de l'hiver (Sebastian Stan), envoyé tuer les Stark. S'en suit un road trip avec les deux hommes, des soldats aux caractères radicalement différents, traqués par Bill Foster (Laurence Fishburne)...

À nouveau, un épisode plutôt comique, en mode buddy comedy, dont on sent que les acteurs (Harbour en tête) s'en donnent à cœur joie en forçant le trait. C'est rythmé, plein d'action, c'est assez drôle, bref, c'est réussi, avec en prime une référence sortie de nulle part à Thelma et Louise.

- 3x04 : "What If... Howard the Duck Got Hitched?" : Lorsqu'ils se rencontrent durant une fête donnée par Thor, c'est le coup de foudre entre Howard le canard (Seth Green) et Darcy (Kat Dennings), qui finissent par se marier et par donner naissance à un œuf. Mais bien vite, toutes les forces du mal de l'univers tentent de mettre la main sur cet œuf au destin unique...

Troisième épisode à la suite dans le registre de la comédie, avec ici un gros, gros casting vocal (presque tout le monde reprend son rôle), une chanson de KISS et une animation décomplexée, en mode course poursuite à la Benny Hill aux quatre coins de la galaxie, avec une fin façon Arche d'alliance. Ça n'a pas dû être économique à produire, mais c'était rigolo.

- 3x05 : "What If... the Emergence Destroyed the Earth?" : Le Watcher observe un monde où, après la destruction de la Terre au cours de l'Émergence de Tiamut, Mysterio (Alejandro Saab) a pris le contrôle des ruines à l'aide de ses illusions et de son armée de robots. Avec une poignée de survivants, Riri Williams (Dominique Thorne) tente de vaincre Vision et son maître...

Mwébof, celui-là, une version post-apocalyptique pleine de seconds couteaux d'un univers improbable, avec en tête d'affiche une Riri Williams qui déjà ne convainquait pas particulièrement dans Black Panther 2. Quant à la toute fin, à savoir lorsque le Watcher cesse de se contenter de regarder et intervient semi-directement, mouais... c'est la suite logique de ce qui a été amené jusque là dans la série, mais je n'ai pas trop envie que ça fasse toute la fin de la série là-dessus.

- 3x06 : "What If... 1872?" : Justicier au Far West, Shang Chi (Simu Liu) et sa coéquipière Kate Bishop (Hailee Steinfeld) partent sur les traces du malfaisant Hood, qui enlève et exploite les immigrants chinois, et est responsable de la disparition de Xi (Meng'er Zhang), la sœur de Shang Chi...

Une sorte de Shang Chi 2 en version western (avec une confrontation finale entre Schang Chi et sa sœur qui ressemble probablement à ce qu'aurait donné le final d'un SC 2 ou 3), plutôt bien mené, même si au final, tout reste très prévisible. Uatu continue d'intervenir, ce qui débouche sur un double épisode final qui lui est consacré...

- 3x07/08 : "What If... the Watcher Disappeared?"/"What If... What If?" : Lorsqu'elles réalisent que Uatu est en danger, Captain Carter (Hailey Atwell), Kahhori (Devery Jacobs), Storm (Alison Sealy-Smith) et Byrdie (Natasha Lyonne) cherchent à accéder à la Cinquième dimension, et ont recours pour cela à un Infinity Ultron pacifiste (Ross Marquand). Mais les Watchers ont déjà décidé du sort de Uatu (Jeffrey Wright) et une ultime bataille débute alors pour sauver ce dernier...

Un double épisode final assez bof, en partie parce qu'à nouveau centré sur la team Girl power de Captain Carter (je ne suis pas du tout fan du personnage de Byrdie, façon rock chick/riot grrrl au doublage très... spécial), mais aussi parce que la deuxième moitié dégénère dans de la baston à la DBZ avec des personnages surpuissants, une fusion, une absence totale de véritables conséquences (tout le monde se passe à tabac, mais même pas un bleu), un transfert de pouvoirs bien trop facile, et un sacrifice de Carter (encore une fois) assez attendu.

Ça se regarde sur le plan du spectacle pur et simple, mais je n'ai pas trouvé tout ça particulièrement intéressant, à une scène ou deux près.

(et puis la manière dont Storm-Thor est introduite à l'arrache, juste histoire d'utiliser la doubleuse, mwébof)

Bilan saisonnier :

Une ultime saison frustrante, car proposant quelque chose de ludique et de léger dans sa première partie, avant de rebasculer dans ses travers habituels et de tout centrer sur Captain Carter vers la fin. Ce qui est un exemple assez typique de surexposition : j'aime bien le personnage de Carter en tant qu'homologue interdimensionnel de Rogers, mais entre la saison précédente et cette fin de saison, là, c'est trop.

D'autant plus que le show reste assez maladroit dans sa manière de cocher les cases du cahier des charges de représentativité habituel chez Marvel TV et Disney (on place un maximum de personnages secondaires féminins et/ou issus de la diversité, mais ils font à peine plus que de la figuration) ou de rendre OP ses personnages inventés, comme Byrdie, Storm-Thor ou Kahhori.

Bref, un peu déçu par la dernière ligne droite du programme, qui se termine (de manière assez appropriée) par un monologue d'Uatu bouclant la boucle... mais qui passe par de la baston à gogo et des facilités frustrantes pour en arriver là.

Après, est-ce que cela fait rétroactivement de la série "la pire production Marvel", comme beaucoup de commentateurs en ligne et certains critiques "pro" l'ont affirmé ? Ces mêmes critiques qui sont incapables de se mettre d'accord sur ce qu'ils auraient voulu de la série (Encore plus de postulats improbables ? Au contraire, plus de What if sérieux et développés ? Des fusions décalées de personnages, comme Thanos-Wolverine ? Ou bien moins de ça, parce que c'est trop enfantin et immature ? Tout le monde semble avoir un avis différent sur la question...) ?

Loin de là. What If...? reste une série animée sympatoche mais anecdotique, dont la saison 1 reste la plus intéressante, et qui a décliné un peu au fil des épisodes, mais rien de dramatique, et on trouve toujours, chaque saison, de quoi se mettre sous la dent.

 

(bilan Marvel/DC mis à jour !)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Star Trek Lower Decks, saison 5 - suite et fin (2024)

Publié le 27 Février 2025 par Lurdo dans Comédie, Animation, Aventure, Critiques éclair, Action, Science Fiction, CBS, Star Trek, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Lower Decks

Ultime saison de Lower Decks, et une reprise en demi-teinte, avec cinq premiers épisodes pas forcément mauvais, mais guère passionnants. Le show semble un peu s'essouffler, avec pour thématique un peu défraîchie le multivers...

Star Trek Lower Decks, saison 5 - suite et fin (2024) :

- 5x06 : Alors que deux espèces hostiles (les sphères et les cubes) sont à bord pour négocier un traité de paix, et que Mariner doit s'occuper d'Olly, une enseigne de navire difficile à gérer (et accessoirement fille de "Zeus"), le fils d'un cube disparaît, ce qui débouche sur une enquête pour meurtre...

Là, je comprends bien que l'intention était de montrer une Mariner plus mature, confrontée à une Olly qui la renvoie directement à l'époque où elle était elle-même incontrôlable, sur fond de parodie de The Outrageous Okona ou de Roméo et Juliette (ce qui revient peu ou prou au même). Et ça fonctionne à peu près, je dois bien l'avouer (Boimler et le médecin, nettement moins, du moins en ce qui me concerne).

Mais ça reste assez quelconque, au final, le genre d'épisode qui aurait pu prendre place plus tôt dans la vie de la série, sans que rien ne change. Mwé.

- 5x07 : Durant une mission d'infiltration visant à retrouver les restes d'un vaisseau fédéral provenant d'un univers parallèle, Mariner, Tendi et T'lyn se retrouvent coincées sur une planète où le temps s'écoule différemment, et elles doivent s'adapter à leur vie sur place, alors même que Tendi sombre peu à peu dans la paranoïa...

C'est dérivatif (mais ça l'assume), ça profite beaucoup d'un caméo à rallonge de Brent Spiner dans le rôle de la tête de Data, mais ça se regarde, même s'il ne faut pas y regarder de trop près au niveau de la temporalité, des clins d'œil à répétition, ou même de la sous-intrigue de Boimler et Rutherford qui lèchent la console de téléportation pour la réparer. Un peu meilleur que le début de saison, mais ça ne casse pas trois pattes à un Targ amputé.

- 5x08 : Le quotidien des officiers supérieurs du Cerritos : le Capitaine assiste poliment à des concerts, Shax lutte contre ses démons intérieurs, Ransom supervise ses subordonnés, T'ana révèle ses penchants masochistes lorsqu'elle réévalue l'échelle de douleur des patients, etc... Jusqu'à ce que les Clickets, une race insectoïde, tentent de prendre d'assaut le navire.

Pas grand chose à dire sur cet épisode, honnêtement, qui se contente de recycler à la fois le schéma Lower Decks, en l'inversant pour s'intéresser aux Upper Deckers, et le fil narratif de base d'innombrables épisodes façon "le vaisseau est envahi par des ennemis, l'équipage se défend."

Pas désagréable, parfois même amusant, mais rien de transcendant.

- 5x09 : Les aventures du double de Boimler né d'un incident de téléportation et qui, aux commandes d'un vaisseau fédéral d'une autre dimension, et à la tête d'un équipage composé de versions alternatives de T'Pol, Curzon Dax, Garak, son mari Holo-Bashir et de nombreux Kim, tente de percer à jour le mystère des fissures interdimensionnelles, en traquant le vaisseau responsable...

Énormément de fanservice facile (Superspy Garak et son mari, en particulier), des personnages qui se plaignent (très facilement) du multivers et de sa sur-utilisation, des guests parfois sous-exploités, mais aussi un tout plein d'action et dynamique, qui prépare une fin de saison pétaradante, comme d'habitude. Et puis la révolte des Kim est amusante.

- 5x10 : Lorsqu'une Klingonne décide de venger ses proches en tuant Ma'ha, le Cerritos se retrouve impliqué, d'autant que le conflit se déroule au beau milieu de l'ultime fissure interdimensionnelle encore en activité, qui transforme tous ceux qui s'en approchent en versions alternatives...

Un final un peu bordélique, qui utilise le gimmick des transformations non-stop pour susciter des réactions de "oh, j'ai reconnu cette référence/ce vaisseau/etc !!!" chez le spectateur, a recours à des Klingons bas de plafond pour provoquer un conflit peu probant, et sous-développe des sous-intrigues pour certains personnages, comme Rutherford... et pourtant, ça fonctionne à peu près, tout ça.

Il faut dire que la conclusion optimiste et appropriée du tout, le message d'unité et de confiance, et tout ce qui entoure cette fin de saison et de série jouent sur la corde sensible, et apportent une fin (définitive ?) assez satisfaisante à tout ce petit monde.

Reste que la saison, dans son ensemble, était assez passable : les scénaristes semblaient fréquemment peu inspirés, le fil conducteur n'était pas très probant, et comme trop souvent, il a fallu attendre les 2 ou 3 derniers épisodes pour que le tout se crystallise enfin, retrouvant par là-même un peu d'énergie et de direction.

Dommage : malgré ses qualités, Lower Decks n'aura jamais totalement su se défaire de ses influences Rick et Mortiennes et de son utilisation systématique des memberberries pour fanboys. Le programme reste cependant le dessus du panier des séries Trek actuelles, avec Strange New Worlds... et ce n'est pas l'éventuelle Starfleet Academy ou le téléfilm Section 31 qui vont y changer quoi que ce soit...

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Star Trek Lower Decks, saison 5 - première partie (2024)

Publié le 24 Février 2025 par Lurdo dans Comédie, Animation, Critiques éclair, Aventure, Action, Science Fiction, CBS, Star Trek, Review, USA, Les bilans de Lurdo, Télévision, Lower Decks

Pour cette saison 5, Lower Decks continue d'adhérer au schéma entériné l'année dernière : une majorité d'épisodes sympathiques-sans-plus et unitaires, liés par un vague fil conducteur débouchant sur un grand final pétaradant. Seule différence : cette saison 5 est l'ultime et dernière fournée d'épisodes de la série, et elle est donc attendue au tournant...

Star Trek Lower Decks, saison 5 - première partie (2024) :

- 5x01 : Alors que Tendi, redevenue pirate, se trouve embarquée dans un conflit entre sa maison et des Orions azurs, le reste de l'équipage du Cerritos rencontre une version alternative de son vaisseau, après avoir traversé l'une des failles interdimensionnelles qui se multiplient récemment.

Une reprise saisonnière en mode multivers, pas désagréable, et qui confronte, séparément, l'équipage et Tendi à des destins qui ne sont pas les leurs... mais ça s'arrête là. Rien de vraiment exceptionnel dans ce premier épisode, en tout cas.

- 5x02 : Pour régler leur conflit avec les Orions azurs, Tendi et sa sœur doivent prendre part à une course de voiliers solaires contre ceux-ci... mais Tendi découvre que sa sœur est enceinte, et devient trop protectrice envers elle ; Mariner et Boimler sont en mission sur une planète sur le point de délaisser le capitalisme ; et T'lyn et Rutherford tentent de collaborer sur des réparations.

Mouais. Pas grand chose à se mettre sous la dent, dans cet épisode, un épisode relativement anecdotique et jamais particulièrement efficace. Bof.

- 5x03 : Alors que Boimler part en mission avec Ransom et Billups dans un centre de vacances paradisiaque pour y retrouver un amiral déserteur, Mariner et compagnie doivent y faire face à une entité composée de nanites qui dévorent tout sur leur passage...

Mouais (bis). Un épisode plus léger sur le fond, avec beaucoup de slapstick (Mariner et co. contre le D20 géant qui détruit tout comme dans Bad Boys 2, Boimler qui se persuade d'être uniquement là en mission pour attirer à lui tous les problèmes, et qui s'en prend plein la tête), un peu de développement pas forcément probant (Mariner et sa copine) et un toutéliage final avec l'histoire des fissures interdimensionnelles. 

Ça se regarde, mais sans plus.

- 5x04 : Mariner est bien décidée à aider Ma'ah, Klingon redevenu simple fermier, à retrouver son poste de capitaine de navire, et pour cela, elle, Boimler et le frère de Ma'ah doivent passer à ses côtés des épreuves brutales ; à bord du Cerritos, deux critiques culinaires appartenant à l'espèce du Dr. Migleemo se montrent particulièrement coriaces...

Assez inégal, tout ça : ce qui tourne autour de Ma'ah sert de sympathique conclusion à l'un des arcs des Lower Decks des autres races de la galaxie, mais tout ce qui tourne autour des critiques culinaires est totalement plat et raté. Peut-être le meilleur épisode de la saison jusqu'à présent, ou du moins le plus efficace... mais ça ne veut pas dire grand chose.

- 5x05 : Pour réparer une panne, le Cerritos doit faire un arrêt à la station 80, la pire station fédérale de toute la galaxie ; et rapidement, alors que Mariner prévient tout le monde que cette station est maudite, les membres de l'équipage du Cerritos commencent à se transformer en zombies balbutiants...

Un épisode en mode maison hantée rétro (la station 80 l'est justement, 80s, avec une arcade, un vendeur de corn-dogs, des gangs de punks en cuir), pas mal de fanservice Trek, une possession, pour un tout sympathique, mais qui ne restera pas forcément en mémoire (d'autant que finalement, la station 80 est plutôt tranquille et que Mariner aurait dû s'y trouver à son aise).

 

(à suivre...)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4