Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

animation

Critique éclair #238 - Zootopie 2 (2025)

Publié le 26 Février 2026 par Lurdo dans Animation, Action, Thriller, Cinéma, Critiques éclair, Disney, Aventure, Comédie, Policier, Jeunesse, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Zootopie 2 (2025) :

Désormais coéquipiers, Nick (Jason Bateman) et Judy (Ginnifer Goodwin) sont en alerte lorsqu'un serpent (Ke Huy Quan), espèce bannie de Zootopie, ressurgit à l'approche de l'anniversaire de la ville, et tente de dérober un livre historique. Mais rapidement, les deux policiers découvrent une conspiration ourdie par la famille Lynxley, dont les membres félins descendent directement du fondateur de la cité...

Je suis bien embêté par ce Zootopie 2 : j'ai revu récemment le premier volet, et mon opinion n'a pas vraiment changé sur celui-ci, c'est une comédie policière sympathique, bien aboutie et réussie techniquement, à défaut d'être ultra-originale ou révolutionnaire.

Alors ça me fait un peu mal au cœur de constater que ce Zootopie 2, qui a explosé tous les records au box-office et a reçu un accueil critique et public dithyrambique... m'a laissé totalement indifférent, voire même m'a un peu ennuyé.

L'équipe créative est pourtant la même, certains doubleurs sont plus qu'efficaces (Warburton et Ke Huy Quan font mouche) et le propos sur les puissants qui écrasent les minorités pour prospérer fait toujours effet, mais je n'ai pas du tout accroché à cette histoire basique de méchants lynx qui ont fait disparaître les serpents de la carte, le tout sur fond de shipping très accru entre les deux personnages principaux (visiblement, les scénaristes/réalisateurs ont décidé de satisfaire les furries qui adorent le premier volet, à en juger par les sous-entendus et la direction globale de la relation Nick/Judy dans cette suite).

L'émotion forcée et les rebondissements m'ont semblé très mécaniques, les personnages alternent courses-poursuites et moments d'analyse psychologique sans que cela ne paraisse réellement naturel, bref, tout m'a semblé très artificiel, en pilotage automatique, au point qu'il m'a fallu plusieurs jours pour en venir à bout.

Étrange, et peut-être que le premier film se suffisait à lui-même.

2.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Les bilans de Lurdo - The Mighty Nein, saison 1 (2025)

Publié le 24 Janvier 2026 par Lurdo dans Action, Aventure, Animation, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Fantastique, Review, USA, Amazon, Drame, Comédie, Télévision

Parce qu'on ne change pas une formule qui gagne, et quand bien même cette formule serait celle de Vox Machina, qui à mes yeux n'a jamais vraiment réussi à s'extirper de son statut d'adaptation de JDR, voici que l'univers de la troupe Critical Role s'étend avec une nouvelle campagne et de nouveaux personnages, chapeautés pour Amazon Prime par Tasha Huo, scénariste sur The Witcher : Blood Origin, Red Sonja, et showrunneuse de l'adaptation animée de Tomb Raider pour Netflix...

The Mighty Nein, saison 1 (2025) :

Alors que le continent de Wildemount est en proie à des tensions croissantes entre les Kryn et l'Empire de Dwendal, des personnalités disparates convergent vers une fête foraine mystérieuse : Beau (Marisha Ray), moine soldat qui mène l'enquête sur les Volstruckers, des sorciers assassins menaçant de plonger le monde dans le chaos ; Caleb (Liam O'Brien), clochard magicien qui tente d'échapper à ces assassins, et se lie d'amitié avec Nott (Sam Riegel), une voleuse gobelin alcoolique ; Fjord (Travis Willingham), marin demi-orc qui obtient des pouvoirs lors d'un naufrage, et accompagne Jester (Laura Bailey), une jeune Tiefling enthousiaste ; et Molly (Taliesin Jaffe), diseur de bonne aventure au passé trouble...

Il serait assez facile de trouver des points communs entre tous les projets de la showrunneuse et cette adaptation de Mighty Nein : une certaine tendance aux personnages torturés et hantés par leur passé, aux femmes fortes au style très queer, une narration parfois un peu bordélique, etc... mais soyons francs : tout cela est en très grande partie hérité de la campagne originale, une campagne de plus de 500-600 heures ici partiellement synthétisée en huit épisodes de 45 minutes.

Et d'ailleurs, un peu comme pour Vox Machina, on n'évite pas les clichés mélodramatiques des JDR, notamment au niveau des personnages (jusqu'à la répétition, d'ailleurs, avec Molly et Fjord qui incarnent tous deux le trope du gentil qui devient incontrôlable et agressif lorsqu'il libère ses pouvoirs cachés obtenus d'une entité maléfique mystérieuse).

Ici, cependant, contrairement à Machina, la série consacre plus de la moitié de sa première saison à constituer le plus gros du groupe des Nein ; c'est probablement pour cela que les trois ou quatre premiers épisodes sont loin de convaincre.

Parfois, c'est dû à des choix artistiques fainéants (l'apparence de Beau, par exemple, très dérivative) ou étranges (la gobline qui se déguise en fillette mais garde ses oreilles de gobelin en évidence, et est doublée par un homme à la voix trafiquée), à des accents approximatifs, ou à des anachronismes dans les dialogues ; ailleurs, c'est parce que les scénaristes ont la main gentiment lourde sur le pathos ; ou encore, parce que le scénario sépare volontairement certains membres du groupe et personnages secondaires (la barbare, le drow qui assiste le méchant) jusqu'à la fin de la saison.

Pendant cette première moitié de saison (de la grosse mise en place), la série est tout à fait regardable, mais un peu bordélique et décousue. Et puis, à partir de la mi-saison, ça se recadre, pour le meilleur (un gros flashback sur Caleb) et pour le pire - enfin, pas vraiment le pire, c'est simplement que le récit retombe dans une adaptation basique de jeu de rôle au format "allez à tel endroit pour rencontrer telle personne, recevez votre mission, équipez-vous chez tel vendeur excentrique, et ramenez l'objet magique gardé dans tel donjon ou chez tel méchant". 

Du DnD très (trop ?) classique, qui permet de placer des pièges (notamment un puzzle à base de constellations que l'on retrouve texto dans Sea of Thieves), Nathan Fillion en commanditaire, et une infiltration d'un bal mondain plein de grosses ficelles maladroites... avant de se conclure en cliffhanger pour la saison 2.

Dans l'ensemble, donc, une première saison structurellement discutable, et au format un peu laborieux (honnêtement, 8 x 45 minutes, ça fonctionne nettement moins bien que 10 ou 12 épisodes de 30 minutes), mais que j'ai probablement préféré à une grosse partie de Vox Machina. 

Ce n'est pas exceptionnel (contrairement à ce que la fanbase de Critical Role s'acharne à affirmer en ligne), et ça retombe toujours dans des clichés inhérents au genre, mais ça se regarde, et ça évite un peu le côté "acteurs de doublage qui veulent montrer l'étendue de leur talent dramatique", ce qui est toujours ça de pris. 

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires

Les bilans de Lurdo - Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 2 (2025)

Publié le 10 Janvier 2026 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Fantastique, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Review

Après une saison 1 assez moyenne, qui se voulait suite directe des jeux post-reboot et proposait une Lara Croft traumatisée et émotive, entourée d'un groupe d'amis proches, dans une aventure au sein de la mythologie asiatique, la série revient, et semble vouloir redresser un peu la barre, pour se rapprocher de la Lara impassible et distante des anciens jeux...

Tomb Raider : la légende de Lara Croft, saison 2 (2025) :

Contactée par l'organisation PITHOS, dirigée par Mila (Tricia Helfer), Lara Croft (Hayley Atwell) reçoit pour mission de récupérer un masque orisha antique. Elle découvre cependant que Mila a pour but de réunir divers masques appartenant aux dieux orishas, afin de s'accaparer leurs pouvoirs, et de sauver le monde d'une destruction inévitable à long terme...

Au programme, toujours 8 épisodes de 20-25 minutes pour Netflix, toujours la même showrunneuse, toujours Hayley Atwell au doublage de Lara, et une plongée dans les mythes et la diaspora africaine... vues par l'Amérique.

Parce qu'il faut bien l'avouer, la série ne convainc pas plus que précédemment, cette saison.

Elle applique en effet une structure à la Avengers (la méchante qui a des intentions "pures" et qui collectionne un à un les gemmes masques de pouvoir, avant d'affronter une armée de superhéros dieux et de guerriers wakandais africains équipés d'armures boostées aux météorites, le tout sur fond de multitudes de portails circulaires magiques qui s'ouvrent et permettent à tout le monde d'arriver sur le champ de bataille au dernier moment) sur la mythologie orisha, et saupoudre le tout d'un propos très afrocentriste, façon "réhabilitons l'Afrique, ce merveilleux pays pillé par les colons occidentaux et ravagé par les Blancs qui, comme Lara Croft, devraient avoir honte des actes de leurs ancêtres".

Sans oublier une bonne dose de queerbaiting, avec Sam, qui accompagne Lara pendant toute l'aventure sans jamais servir à rien si ce n'est à adresser des regards alanguis à celle-ci.

On se retrouve donc avec un récit qui avance par à-coups, avec des ellipses bancales trahissant un scénario largement dégraissé avant production, des leçons de morale maladroites, et, peut-être plus embêtant, une Lara qui passe totalement au second plan, impassible, et qui fait presque de la figuration dans sa propre série, baladée de pays en pays par les événements (d'ailleurs, c'est amusant, mais Lara et Sam traversent la planète en long, en large et en travers pendant des jours et des jours sans jamais changer de vêtements, ça coûte moins cher à animer) et totalement impuissante face aux forces en sa présence.

Tout au plus se bat-elle contre les sbires humains de l'antagoniste, des sbires qui, unanimement, ont des chara designs ridicules, avec des coupes et couleurs de cheveux improbables, des tatouages, des cicatrices, etc, semblant sortis de l'imagination d'un ado de 13 ans (ou plutôt, à en juger par les réactions enthousiastes de certains coins du Web, "de l'imagination d'une ado queer de 13 ans qui a les hormones en ébullition").

Bref. Visuellement, c'est dans la droite continuité de la saison précédente (ça fait parfois illusion, mais c'est inégal), narrativement, c'est faiblard, et dans l'ensemble, si ça se regarde rapidement grâce au format court, ça reste assez oubliable.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires

Critique éclair #210 - Elio (2025)

Publié le 9 Décembre 2025 par Lurdo dans Animation, Aventure, Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Pixar, Disney, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Elio (2025) :

Depuis la mort de ses parents, Elio (Yonas Kibreab) vit avec sa tante Olga (Zoe Saldaña), militaire de carrière dans l'Air Force, qui a abandonné ses rêves de devenir astronaute pour s'occuper de lui. Fasciné par l'espace et la possibilité d'une vie extraterrestre, Elio passe ainsi ses journées en solitaire, tentant de contacter d'autres formes de vie spatiales... jusqu'à ce qu'il y parvienne, et qu'il soit enlevé par des extraterrestres persuadé qu'il est le Président de la Terre.

Dernier Pixar en date, passé totalement inaperçu à sa sortie, Elio se veut pourtant dans la grande tradition des films d'aventures des années 80, à la Amblin, évoquant tour à tour Rencontre du Troisième Type, Explorers, Le Vol du Navigator, et plein d'autres métrages du même genre (y compris Star Trek, l'exposition consacrée à la sonde Voyager étant narrée, ici, par Kate Mulgrew, la Capitaine Janeway de Star Trek Voyager).

Et si tout le film avait été de cet acabit, ça aurait probablement donné quelque chose de globalement très satisfaisant. Mais la genèse du film a été compliquée, avec plusieurs changements de réalisateurs (le réalisateur/scénariste d'origine ayant quitté le projet pour s'occuper de Coco 2, remplacé par la réalisatrice/scénariste d'Alerte rouge et une co-réalisatrice moins expérimentée) et le tout donne un film un peu déséquilibré.

La première demi-heure est ainsi très sympathique, bien menée, etc. Et puis, lorsque Elio arrive dans l'espace, le rythme ralentit, le scénario se simplifie un peu trop, et le film accuse un certain ventre mou qui ne disparaît que dans la dernière ligne droite, lorsque les différents fils narratifs se rejoignent et qu'Elio sympathise avec Glordon (Remy Edgerly).

C'est mignon, c'est plein de bonne volonté, mais dans l'ensemble, le film manque un peu de cohésion, y compris au niveau de la bande originale de Rob Simonsen, pas forcément réputé pour ses scores d'animation, et qui ici rend une copie honorable, mais pas forcément très mémorable.

Bref, un résultat globalement attachant, à défaut d'être exceptionnel et totalement homogène.

3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Solar Opposites, saison 6 (2025)

Publié le 7 Décembre 2025 par Lurdo dans Amazon, Animation, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, Hulu, USA, Télévision, Sitcom, Les bilans de Lurdo, Science Fiction, Solar

Ultime saison pour Solar Opposites, annulée par Hulu, une saison en forme de bilan voulant boucler la boucle de toutes les intrigues et sous-intrigues de la série en 10 épisodes à peine, quitte à proposer quelque chose de précipité et d'un peu brouillon...

Solar Opposites, saison 6 (2025) :

Désormais sans le sou, les Opposites tentent de trouver une nouvelle source d'argent pour financer leur quotidien... et accessoirement conclure leur mission sur Terre ; dans le Mur, Cherie tente d'imposer un nouvel ordre sociétal, et finit par organiser une mission suicide pour récupérer le rayon agrandissant de Yumyulack, laissé sans surveillance... 

Si l'on ressent bien quelque chose dans cette nouvelle fournée d'épisodes, c'est que les scénaristes sont bien décidés à tout boucler avant la fin du show, pour le meilleur et pour le pire. Une fois la menace de l'ancien capitaine des Opposites évacuée manu militari dès la reprise, la saison se retrouve ainsi à avancer de manière assez désordonnée, alternant des sous-intrigues pas très marquantes ou inspirées pour les Opposites, avec l'intrigue du Mur, qui prend toujours plus de place et est toujours trop sérieuse pour son propre bien.

Le tout étant toutélié, en toute fin de saison, avec les Silver Cops, pour une conclusion clairement précipitée et approximative, qui ne satisfera pas forcément grand monde.

Dans l'intervalle, on retourne à Wooden City, on revoit brièvement le Red Goobler, Korvo devient un père digne de ce nom, Terry devient un auteur à succès de romances médiévales-fantastiques, et le Pupa évolue jusqu'à son stade ultime...

Ponctuellement, c'est amusant, mais encore une fois, il subsiste cette impression que le programme s'est un peu laissé dévorer par ses sous-intrigues (le Mur et les Silver Cops), au point de paraître plus inspiré ou motivé par celles-ci que par les mésaventures des Opposites.

Pas forcément problématique, surtout si l'on apprécie ces arcs narratifs, mais plus embêtant si l'on a déjà, à la base, des réserves conséquentes concernant ces éléments.

Et puis on ne va pas le nier : la série a eu du mal à se remettre totalement du kickban de Justin Roiland en 2023, tentant depuis ce moment de retrouver un équilibre, pas tant au niveau vocal qu'au niveau créatif.

Bref, une ultime saison qui m'a laissé mitigé : les fans aimeront, ça reste amusant à suivre, mais j'ai trouvé le tout assez décousu et bordélique, une sorte de gros fourre-tout de dernière minute qui n'a pas forcément su me convaincre sur de multiples plans.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives là.

commentaires
Publicité

Critique éclair #209 - Dragons (2025)

Publié le 2 Décembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Comédie, Jeunesse, Fantastique, Dreamworks, Animation, Aventure, Action, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Dragons (How to Train your Dragon - 2025) :

Dans le lointain village viking de Berk, la tradition veut que ses habitants apprennent à se battre contre les dragons qui s'attaquent fréquemment à la bourgade. Jusqu'à ce que Harold (Mason Thames), le fils pacifiste du chef Stoïk (Gerard Butler), décide de tout changer : lorsqu'il blesse involntairement une Furie nocturne qu'il baptise Krokmou, l'empêchant de voler, il se sent responsable et lui fabrique une prothèse. De quoi rapprocher l'humain et le dragon... 

Alors pour le coup, cette critique va être très brève : cette adaptation en prises de vue réelles est très fidèle au métrage original, au point d'en avoir les qualités et les défauts. 

Oui, quelques détails ont changé, notamment pour des raisons plus politiquement correctes de diversité physique et ethnique. Pas forcément indispensable, mais pas forcément surprenant de nos jourss, et surtout, le film a le bon goût de couvrir ses arrières en explicitant par ses dialogues que Berk est un point névralgique de la chasse aux dragons, d'où la présence de chasseurs de dragons issus des quatre coins du monde.

Reste que ça fait toujours sourire de voir soudain des vikings noirs, néo-zélandais, ou asiatiques.

Après, vu que le film est une version copiée-collée de l'original, ça ne change absolument rien au tout... et c'est peut-être aussi l'un des problèmes de cette adaptation : elle est probablement trop fidèle, souvent au plan près, et son intérêt est donc relativement limité pour qui a vu l'original.

M'enfin bon, ça reste tout de même tout à fait regardable et divertissant, donc...

3.75/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #207 - Tron : Ares (2025)

Publié le 18 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Disney, Review, USA, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Tron : Ares (2025) :

Quinze ans après la disparition de Sam Flynn, ENCOM et Dillinger Systems s'affrontent toujours pour exploiter les ressources de la Grille. Leur combat actuel : trouver au plus vite le Code de permanence, qui permettrait aux objets et êtres vivant dans la Grille de s'incarner de manière définitive dans le monde réel. Eve (Greta Lee), dirigeante d'ENCOM, a pour but d'utiliser cette technologie pour le bien de l'humanité ; Julian (Evan Peters), à la tête de Dillinger, veut la vendre à l'armée. Pris au milieu de ce conflit, Ares (Jared Leto), chien de garde numérique de Julian Dillinger, mais qui progressivement prend conscience de son individualité, et commence à aspirer à une autre vie...

Mouais. Mettons de côté l'anti-hype qui entoure actuellement Jared Leto, et regardons un peu ce projet de manière objective : j'aime beaucoup le premier Tron, et je fais partie de ceux qui ont apprécié Tron l'héritage, véritable spectacle musical et visuel des plus réjouissants (même si apparemment, il est désormais mal vu de dire du bien de ce film). En parallèle, je n'avais pas détesté (sans pour autant être convaincu) par le Maleficent 2 et le Pirates des Caraïbes 5 de Joachim Ronning, le réalisateur de ce nouveau volet de la saga Tron, un peu arrivé sans que personne ne l'attende plus réellement.

Et franchement, j'ai trouvé ce Tron Ares assez médiocre, pour ne pas dire mauvais. Oui, ça reste spectaculaire, et l'équipe des effets spéciaux s'en est à nouveau donné à cœur joie, que ce soit dans la Grille moderne, dans la grille rétro 80s, ou dans le monde réel.

Mais il n'y a rien qui va autour de ça.

Le casting ? Leto est impassible, Greta Lee est transparente (elle est compétente, mais n'a pas de charisme), Evan Peters joue les méchants de base, Gillian Anderson est sous-exploitée.

La musique ? Je sais que la bande originale de Trent Reznor et Atticus Ross est citée comme l'un des rares points positifs du film par les critiques, mais j'ai trouvé le tout générique et souvent déplacé, avec des rythmes et des sonorités abrasives fonctionnant souvent à contre-courant du film et des images.

Le rythme ? Inégal, avec des scènes d'action assez molles, pas particulièrement dynamiques ni mises en valeur par la musique.

Le scénario ? Pas très intéressant. Tout le charme de Tron, c'est le monde informatique, ses visuels, etc - en laissant la porte ouverte aux entités informatiques pour s'incarner dans notre monde réel, on se retrouve... avec Pixels, en fait : c'est un peu fade. Et comme en plus, là-dessus, on nous rajoute la bonne vieille intrigue de la créature qui échappe à son créateur et s'en émancipe, blablabla, il n'y a pas grande originalité à trouver ici.

Bref, j'ai trouvé le film assez inerte, à une scène ou deux près. C'est mollasson, c'est cousu de fil blanc, ça n'a pas la bande son mémorable des Daft Punk, les personnages sont quelconques... et peut-être plus énervant, ça refuse de donner suite à Tron l'héritage, au delà de quelques clins d'œil mettant en place une suite éventuelle qui ne viendra jamais.

Bof.

2.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Marvel Zombies, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Marvel, MCU, Disney, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Review, USA, Horreur, Télévision, Action

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Marvel Zombies, saison 1 (2025) :

Sur une planète ravagée par une horde de zombies, Kamala Khan (Ima Vellani), Riri Williams (Dominique Thorne) et Kate Bishop (Hailee Steinfeld) assistent au crash d'un jet du SHIELD, avec à son bord un transmetteur unique. Elles prennent alors la route pour le rapporter à la seule base du SHIELD encore active, avec l'espoir de sauver le monde avant que la maléfique Reine des Morts, Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), ne fasse déferler son armée de zombies sur les derniers survivants humains...

Mini-série Disney+ en quatre épisodes de 25-35 minutes, Marvel Zombies arrive dans la continuité de l'épisode similaire de What If (saison 1), pour nous présenter une adaptation libre des comics du même nom, où l'univers Marvel est envahi de cadavres réanimés.

On retrouve donc l'univers Marvel présenté dans What If, où Peter Parker tentait de rejoindre le Wakanda pour essayer de sauver le monde grâce à la technologie locale... sauf qu'ici, on suit plusieurs points de vue différents. Dans le premier épisode, donc, les Young Avengers de Kamala reçoivent l'aide de Blade Knight (un mélange de Blade et de Moon Knight, à l'effigie de Mahershala Ali) et de la famille de Yelena, pour un premier épisode en mode road trip à l'issue funeste.

Dans le second épisode, on a droit à une relecture de Shang Chi durant l'invasion zombie, un Shang Chi qui évolue en sorte de Mad Max, avant de se réfugier à bord du Raft, le pénitencier flottant du MCU, désormais utilisé par Zemo pour transporter des humains via la mer. Sauf que forcément, les Atlantes sont eux aussi contaminés par le virus zombie, et Namor massacre la moitié du cast en quelques instants.

Le récit emmène alors tout le monde à Kamar Taj, où l'on retrouve Spidey et compagnie : leur mission au Wakanda a échoué (suite à l'arrivée de Thanos), et l'on apprend que tout ce qui intéresse Wanda, c'est de réunir une armée suffisamment puissante pour vaincre Infinity Hulk - une incarnation de Banner qui a intégré l'énergie des Pierres d'Infinité et empêche l'univers de s'auto-détruire.

À partir de là, et après un passage à New Asgard, le tout devient une grosse bagarre générale qui se conclue dans le dernier épisode, de manière là aussi douce amère et globalement tragique.

En soi, ça se regarde, malgré un côté visuel parfois inégal - certains personnages sont très fidèles à leurs modèles, d'autres ne leur ressemblent pas du tout, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient doublés ou non par les acteurs correspondants ; après, comme pour Eyes of Wakanda, ce qui émane le plus de ce projet, c'est une impression d'inachevé, ou plutôt de bancal : Marvel Zombies est clairement un reste de la politique de contenu MCU précédente, lorsque d'innombrables projets étaient mis en chantier pour fournir du contenu à Disney+.

Le résultat, c'est un programme qui a un peu le postérieur entre deux chaises : trop court pour justifier son existence en tant que mini-série, trop long pour être intégré dans une saison de What If...?, Marvel Zombies n'est pas désagréable, et est même parfois très joli, esthétiquement parlant, mais n'est guère plus qu'un pas de côté anecdotique qui n'apporte pas grand chose au MCU, si ce n'est donner de quoi faire aux héros un peu oubliés des phases 4 et 5.

C'est toujours ça de pris, surtout à Halloween,et ça reste divertissant, mais on a parfois l'impression que ça sert çà et là à remplir des causes contractuelles pour les projets qui ont connu un succès moindre.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires

Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Haunted Hotel, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Haunted Hotel, saison 1 (2025) :

Les mésaventures quotidiennes et surnaturelles de la famille Freeling, qui tente de gérer un hôtel empli de fantômes : Katherine (Eliza Coupe), qui vient d'hériter de l'établissement ; Nathan (Will Forte), son frère décédé et bon à rien, qui hante l'hôtel et tente d'aider sa famille ; Ben (Skyler Gisondo), le fils adolescent de Katherine, naïf et maladroit ; Esther (Natalie Palamides), sa petite sœur, autoritaire, manipulatrice et sadique ; et Abaddon (Jimmi Simpson), un démon enfermé dans le corps immortel d'un enfant du 18e siècle, et qui peine à s'adapter à vie moderne...

Une série animée made in Netflix créée par un scénariste de Rick et Morty, et qui tente clairement de composer quelque chose à mi-chemin entre la sitcom Ghosts (dans sa version anglaise comme américaine) et de l'animation pour adultes dans la droite lignée des séries de Roiland et Harmon ou de MacFarlane.

On est en effet en terrain ultra-balisé, que ce soit dans la caractérisation des personnages (la mère dépassée, l'oncle fantaisiste, l'ado benet, la petite sœur chaotique et machiavélique, le gamin ultra-intelligent à grosse voix et qui fait des one-liners improbables et sarcastiques - coucou Stewie), dans la structure, ou dans les intrigues et dans l'écriture en général, qui tente de tisser un fond émotionnel sur les liens familiaux, les mensonges, le deuil, le divorce, l'absence du père au sein même de péripéties qui n'auraient pas dépareillé dans Gravity Falls.

Et ponctuellement, ça fonctionne, la série étant assez divertissante, bien doublée, et plutôt compétente visuellement parlant (même si honnêtement, ça reste dans la norme des séries d'animation contemporaines).

Mais la plupart du temps, Haunted Hotel reste très dérivative et prévisible, tant dans ses gags, ses références évidentes aux classiques du genre, que dans ses tentatives de générer de l'émotion. L'écriture est globalement un peu trop superficielle, ne parvenant pas forcément à approfondir ses personnages pour qu'ils se démarquent suffisamment de leurs influences, et il reste un problème de rythme, qui fait que le programme ne parvient jamais vraiment à atteindre la folie de ses modèles, et cahote occasionnellement, selon les épisodes.

Après, c'est une saison 1 de 10 x 25 minutes, ça se cherche un peu, il faudra voir si, si suite il y a, la production se lâche réellement. En l'état, ça reste un peu trop anecdotique à mon goût.

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films et séries passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité

Halloween Oktorrorfest 2025 - Une Nuit au Zoo (2025)

Publié le 29 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, Critiques éclair, Animation, France, Canada, Belgique, Review

​Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Une Nuit au Zoo (Night of the Zoopocalypse - 2025) :

Lorsqu'un météore s'écrase dans un zoo du Canada et transforme certains des animaux en zombies gélatineux et agressifs, Gracie (Gabbi Kosmidis), une louve amicale, est contrainte de faire équipe avec Dan (David Harbour), un puma ronchon, Xavier (Pierre Simpson), un lémurien passionné de cinéma, Felix (Paul Sun-Hyung Lee), un singe individualiste, Frida (Heather Loreto), une femelle capybara, et Ash (Scott Thompson), une autruche sarcastique, pour tenter de survivre à cette menace...

Une comédie d'animation familiale supposément (très vaguement) inspirée d'un concept de Clive Barker, mais qui, pour être franc, lorgne plus sur des interactions à la Madagascar (ou à la The Wild), avec des animaux qui doivent apprendre à cohabiter et à collaborer pour parvenir à leurs fins, dans une aventure bourrée de slapstick et de comédie tous publics.

Et très honnêtement, ça se regarde, c'est assez bien doublé, les visuels fluos fonctionnent, et les créatures, très Rob Bottin dans l'esprit, font leur petit effet, poussant presque le film vers quelque chose de ponctuellement assez cauchemardesque (sauf le lapin patient zéro, plus proche d'un Gremlin).

Après, ça reste un film d'animation vaguement sympatoche mais qui ne casse pas trois pattes à un canard boîteux, avec un rythme inégal et des scories d'écriture, ici ou là, qui l'empêchent de vraiment marquer les esprits. Mais pour Halloween, ça divertit.

3.75/6

​--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 > >>