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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

animation

Critique éclair #207 - Tron : Ares (2025)

Publié le 18 Novembre 2025 par Lurdo dans Action, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Disney, Review, USA, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Tron : Ares (2025) :

Quinze ans après la disparition de Sam Flynn, ENCOM et Dillinger Systems s'affrontent toujours pour exploiter les ressources de la Grille. Leur combat actuel : trouver au plus vite le Code de permanence, qui permettrait aux objets et êtres vivant dans la Grille de s'incarner de manière définitive dans le monde réel. Eve (Greta Lee), dirigeante d'ENCOM, a pour but d'utiliser cette technologie pour le bien de l'humanité ; Julian (Evan Peters), à la tête de Dillinger, veut la vendre à l'armée. Pris au milieu de ce conflit, Ares (Jared Leto), chien de garde numérique de Julian Dillinger, mais qui progressivement prend conscience de son individualité, et commence à aspirer à une autre vie...

Mouais. Mettons de côté l'anti-hype qui entoure actuellement Jared Leto, et regardons un peu ce projet de manière objective : j'aime beaucoup le premier Tron, et je fais partie de ceux qui ont apprécié Tron l'héritage, véritable spectacle musical et visuel des plus réjouissants (même si apparemment, il est désormais mal vu de dire du bien de ce film). En parallèle, je n'avais pas détesté (sans pour autant être convaincu) par le Maleficent 2 et le Pirates des Caraïbes 5 de Joachim Ronning, le réalisateur de ce nouveau volet de la saga Tron, un peu arrivé sans que personne ne l'attende plus réellement.

Et franchement, j'ai trouvé ce Tron Ares assez médiocre, pour ne pas dire mauvais. Oui, ça reste spectaculaire, et l'équipe des effets spéciaux s'en est à nouveau donné à cœur joie, que ce soit dans la Grille moderne, dans la grille rétro 80s, ou dans le monde réel.

Mais il n'y a rien qui va autour de ça.

Le casting ? Leto est impassible, Greta Lee est transparente (elle est compétente, mais n'a pas de charisme), Evan Peters joue les méchants de base, Gillian Anderson est sous-exploitée.

La musique ? Je sais que la bande originale de Trent Reznor et Atticus Ross est citée comme l'un des rares points positifs du film par les critiques, mais j'ai trouvé le tout générique et souvent déplacé, avec des rythmes et des sonorités abrasives fonctionnant souvent à contre-courant du film et des images.

Le rythme ? Inégal, avec des scènes d'action assez molles, pas particulièrement dynamiques ni mises en valeur par la musique.

Le scénario ? Pas très intéressant. Tout le charme de Tron, c'est le monde informatique, ses visuels, etc - en laissant la porte ouverte aux entités informatiques pour s'incarner dans notre monde réel, on se retrouve... avec Pixels, en fait : c'est un peu fade. Et comme en plus, là-dessus, on nous rajoute la bonne vieille intrigue de la créature qui échappe à son créateur et s'en émancipe, blablabla, il n'y a pas grande originalité à trouver ici.

Bref, j'ai trouvé le film assez inerte, à une scène ou deux près. C'est mollasson, c'est cousu de fil blanc, ça n'a pas la bande son mémorable des Daft Punk, les personnages sont quelconques... et peut-être plus énervant, ça refuse de donner suite à Tron l'héritage, au delà de quelques clins d'œil mettant en place une suite éventuelle qui ne viendra jamais.

Bof.

2.25/6 

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Marvel Zombies, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Marvel, MCU, Disney, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Oktorrorfest, Halloween, Fantastique, Review, USA, Horreur, Télévision, Action

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Marvel Zombies, saison 1 (2025) :

Sur une planète ravagée par une horde de zombies, Kamala Khan (Ima Vellani), Riri Williams (Dominique Thorne) et Kate Bishop (Hailee Steinfeld) assistent au crash d'un jet du SHIELD, avec à son bord un transmetteur unique. Elles prennent alors la route pour le rapporter à la seule base du SHIELD encore active, avec l'espoir de sauver le monde avant que la maléfique Reine des Morts, Wanda Maximoff (Elizabeth Olsen), ne fasse déferler son armée de zombies sur les derniers survivants humains...

Mini-série Disney+ en quatre épisodes de 25-35 minutes, Marvel Zombies arrive dans la continuité de l'épisode similaire de What If (saison 1), pour nous présenter une adaptation libre des comics du même nom, où l'univers Marvel est envahi de cadavres réanimés.

On retrouve donc l'univers Marvel présenté dans What If, où Peter Parker tentait de rejoindre le Wakanda pour essayer de sauver le monde grâce à la technologie locale... sauf qu'ici, on suit plusieurs points de vue différents. Dans le premier épisode, donc, les Young Avengers de Kamala reçoivent l'aide de Blade Knight (un mélange de Blade et de Moon Knight, à l'effigie de Mahershala Ali) et de la famille de Yelena, pour un premier épisode en mode road trip à l'issue funeste.

Dans le second épisode, on a droit à une relecture de Shang Chi durant l'invasion zombie, un Shang Chi qui évolue en sorte de Mad Max, avant de se réfugier à bord du Raft, le pénitencier flottant du MCU, désormais utilisé par Zemo pour transporter des humains via la mer. Sauf que forcément, les Atlantes sont eux aussi contaminés par le virus zombie, et Namor massacre la moitié du cast en quelques instants.

Le récit emmène alors tout le monde à Kamar Taj, où l'on retrouve Spidey et compagnie : leur mission au Wakanda a échoué (suite à l'arrivée de Thanos), et l'on apprend que tout ce qui intéresse Wanda, c'est de réunir une armée suffisamment puissante pour vaincre Infinity Hulk - une incarnation de Banner qui a intégré l'énergie des Pierres d'Infinité et empêche l'univers de s'auto-détruire.

À partir de là, et après un passage à New Asgard, le tout devient une grosse bagarre générale qui se conclue dans le dernier épisode, de manière là aussi douce amère et globalement tragique.

En soi, ça se regarde, malgré un côté visuel parfois inégal - certains personnages sont très fidèles à leurs modèles, d'autres ne leur ressemblent pas du tout, et ça n'a rien à voir avec le fait qu'ils soient doublés ou non par les acteurs correspondants ; après, comme pour Eyes of Wakanda, ce qui émane le plus de ce projet, c'est une impression d'inachevé, ou plutôt de bancal : Marvel Zombies est clairement un reste de la politique de contenu MCU précédente, lorsque d'innombrables projets étaient mis en chantier pour fournir du contenu à Disney+.

Le résultat, c'est un programme qui a un peu le postérieur entre deux chaises : trop court pour justifier son existence en tant que mini-série, trop long pour être intégré dans une saison de What If...?, Marvel Zombies n'est pas désagréable, et est même parfois très joli, esthétiquement parlant, mais n'est guère plus qu'un pas de côté anecdotique qui n'apporte pas grand chose au MCU, si ce n'est donner de quoi faire aux héros un peu oubliés des phases 4 et 5.

C'est toujours ça de pris, surtout à Halloween,et ça reste divertissant, mais on a parfois l'impression que ça sert çà et là à remplir des causes contractuelles pour les projets qui ont connu un succès moindre.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Haunted Hotel, saison 1 (2025)

Publié le 1 Novembre 2025 par Lurdo dans Animation, Comédie, Critiques éclair, Halloween, Horreur, Oktorrorfest, Fantastique, Jeunesse, Netflix, Review, USA

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...   

Haunted Hotel, saison 1 (2025) :

Les mésaventures quotidiennes et surnaturelles de la famille Freeling, qui tente de gérer un hôtel empli de fantômes : Katherine (Eliza Coupe), qui vient d'hériter de l'établissement ; Nathan (Will Forte), son frère décédé et bon à rien, qui hante l'hôtel et tente d'aider sa famille ; Ben (Skyler Gisondo), le fils adolescent de Katherine, naïf et maladroit ; Esther (Natalie Palamides), sa petite sœur, autoritaire, manipulatrice et sadique ; et Abaddon (Jimmi Simpson), un démon enfermé dans le corps immortel d'un enfant du 18e siècle, et qui peine à s'adapter à vie moderne...

Une série animée made in Netflix créée par un scénariste de Rick et Morty, et qui tente clairement de composer quelque chose à mi-chemin entre la sitcom Ghosts (dans sa version anglaise comme américaine) et de l'animation pour adultes dans la droite lignée des séries de Roiland et Harmon ou de MacFarlane.

On est en effet en terrain ultra-balisé, que ce soit dans la caractérisation des personnages (la mère dépassée, l'oncle fantaisiste, l'ado benet, la petite sœur chaotique et machiavélique, le gamin ultra-intelligent à grosse voix et qui fait des one-liners improbables et sarcastiques - coucou Stewie), dans la structure, ou dans les intrigues et dans l'écriture en général, qui tente de tisser un fond émotionnel sur les liens familiaux, les mensonges, le deuil, le divorce, l'absence du père au sein même de péripéties qui n'auraient pas dépareillé dans Gravity Falls.

Et ponctuellement, ça fonctionne, la série étant assez divertissante, bien doublée, et plutôt compétente visuellement parlant (même si honnêtement, ça reste dans la norme des séries d'animation contemporaines).

Mais la plupart du temps, Haunted Hotel reste très dérivative et prévisible, tant dans ses gags, ses références évidentes aux classiques du genre, que dans ses tentatives de générer de l'émotion. L'écriture est globalement un peu trop superficielle, ne parvenant pas forcément à approfondir ses personnages pour qu'ils se démarquent suffisamment de leurs influences, et il reste un problème de rythme, qui fait que le programme ne parvient jamais vraiment à atteindre la folie de ses modèles, et cahote occasionnellement, selon les épisodes.

Après, c'est une saison 1 de 10 x 25 minutes, ça se cherche un peu, il faudra voir si, si suite il y a, la production se lâche réellement. En l'état, ça reste un peu trop anecdotique à mon goût.

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Une Nuit au Zoo (2025)

Publié le 29 Octobre 2025 par Lurdo dans Comédie, Cinéma, Halloween, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Jeunesse, Critiques éclair, Animation, France, Canada, Belgique, Review

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Une Nuit au Zoo (Night of the Zoopocalypse - 2025) :

Lorsqu'un météore s'écrase dans un zoo du Canada et transforme certains des animaux en zombies gélatineux et agressifs, Gracie (Gabbi Kosmidis), une louve amicale, est contrainte de faire équipe avec Dan (David Harbour), un puma ronchon, Xavier (Pierre Simpson), un lémurien passionné de cinéma, Felix (Paul Sun-Hyung Lee), un singe individualiste, Frida (Heather Loreto), une femelle capybara, et Ash (Scott Thompson), une autruche sarcastique, pour tenter de survivre à cette menace...

Une comédie d'animation familiale supposément (très vaguement) inspirée d'un concept de Clive Barker, mais qui, pour être franc, lorgne plus sur des interactions à la Madagascar (ou à la The Wild), avec des animaux qui doivent apprendre à cohabiter et à collaborer pour parvenir à leurs fins, dans une aventure bourrée de slapstick et de comédie tous publics.

Et très honnêtement, ça se regarde, c'est assez bien doublé, les visuels fluos fonctionnent, et les créatures, très Rob Bottin dans l'esprit, font leur petit effet, poussant presque le film vers quelque chose de ponctuellement assez cauchemardesque (sauf le lapin patient zéro, plus proche d'un Gremlin).

Après, ça reste un film d'animation vaguement sympatoche mais qui ne casse pas trois pattes à un canard boîteux, avec un rythme inégal et des scories d'écriture, ici ou là, qui l'empêchent de vraiment marquer les esprits. Mais pour Halloween, ça divertit.

3.75/6

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Les bilans de Lurdo - Halloween Oktorrorfest 2025 - Creature Commandos, saison 1 (2024)

Publié le 14 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Comédie, Critiques éclair, Fantastique, USA, Review, DC, HBO, Horreur, Télévision

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Sept épisodes de 20-30 minutes pour cette première série animée de l'ère James Gunn, produite pour DC en collaboration avec le studio français Bobbypills, et un résultat très... Gunn, qui s'inscrit totalement dans la continuité de son Suicide Squad et de Peacemaker, avec un ton impertinent et une série destinée aux adultes.

Creature Commandos, saison 1 (2024) :

Amanda Waller (Viola Davis) envoie Rick Flag Sr. (Frank Grillo) en mission au Pokolistan, à la tête d'un commando composé de monstres inhumains en tous genres : GI Robot (Sean Gunn), un automate chasseur de nazis, Dr. Phosphorus (Alan Tudyk), un squelette radioactif, la Fiancée de Frankenstein (Indira Varma), Weasel (Sean Gunn), survivant de la Suicide Squad envoyée au Corto Maltese, et Nina (Zoë Chao), humanoïde amphibie enfermée dans une combinaison. Mais rapidement, cette mission se complique alors que Flag tombe sous le charme de la princesse Ilana Rostovic (Maria Bakalova) et que la sorcière Circe (Anya Chalotra) attaque le pays...

Comme je le mentionnais en introduction, on a droit ici à une série 100 % James Gunn (qui apparaît d'ailleurs dans le générique d'ouverture, en mode Stephen J. Cannell) : ses copains sont au doublage, le ton est volontairement rigolard et provocateur, c'est sexy et souvent décalé, c'est sanglant, c'est sous-tendu par de l'émotion (chaque épisode raconte en flashbacks l'origin story tragique de l'un des membres de l'équipe) et c'est rythmé par toute une playlist de morceaux dynamiques - ici appartenant pour la plupart au style gypsy punk (et assimilés).

Ce qui donne à ce Creature Commandos un style bien particulier, et permet à la série d'échapper un peu à l'étiquette "Suicide Squad-bis avec des monstres" qu'on a envie de lui coller rapidement.

Dans l'ensemble, le programme fonctionne donc assez bien, même si l'intérêt intrinsèque de chaque épisode varie en fonction du personnage central et de ses flashbacks : GI Robot est intéressant, Phosphorus plus classique (mais avec caméo éclair de Batman), la Fiancée a une relation compliquée mais amusante avec Eric Frankenstein (le monstre, assez immature, est doublé par David Harbour), Weasel se voit totalement humanisé et transformé par ses flashbacks assez touchants, et Nina, elle, a droit à une backstory dramatique qui ne fonctionne pas totalement (de manière générale, Nina reste le personnage le moins bien exploité de la saison, et aussi le plus innocent, uniquement là en tant que personnage-fonction visant à humaniser la Fiancée). Flag ? C'est le clown blanc de toute cette affaire, il ne fait pas forcément forte impression (et il disparaît de la fin de saison, alité et blessé).

Pas le temps de s'ennuyer, cela dit, avec ces sept épisodes riches en action et en gore. Visuellement, c'est parfois un peu inégal (certaines séquences, notamment celles des échanges entre Ilana et de ses gardes, semblent un peu approximatives dans leur style et dans leur finalisation), il y a une poignée de moments inutiles (tout le passage dans le bordel ne m'a pas convaincu, par exemple), mais l'enthousiasme général et l'illustration musicale font que cette première saison de Creature Commandos, sans être indispensable (loin de là), se regarde fort bien.

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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Critique éclair #199 - Lilo et Stitch (2025)

Publié le 11 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Animation, Disney, Science Fiction, Review, USA, Jeunesse

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Lilo et Stitch (2025) : 

Échappée des griffes de son créateur, le Dr Jumba (Zach Galifianakis), et traquée par la Fédération galactique, l'Expérience 626 arrive sur Terre et s'écrase à Hawaï, où, rebaptisée Stitch (Chris Sanders), elle devient l'animal de compagnie de la petite Lilo (Maia Kealoha), qui vit seule avec sa grande sœur Nani (Sydney Agudong). Mais les services sociaux surveillent la famille, et Jumba est sur les traces de Stitch, accompagné de Pleakley (Billy Magnussen), représentant de la Fédération...

Un énième remake en prises de vue réelles d'un film d'animation Disney, un de plus, mais cette fois-ci, Disney s'attaque à une génération de films différente - le Lilo et Stitch original date de 2002 -, et ça fonctionne plutôt bien, je dois dire. À ma grande surprise.

Il faut dire que de faire un remake de Lilo et Stitch ne paraissait vraiment pas indispensable, surtout compte tenu de la composante numérique importante du produit fini, qui fait de ce remake un film de semi-animation.

Mais très honnêtement, le casting fonctionne bien : la petite Maia Kealoha (Lilo) est adorable, Sydney Agudong tient bien son rôle de grande sœur (même si l'on a parfois l'impression qu'elle a une couche d'autobronzant pour coller à la couleur de peau de sa sœur et faire plus couleur locale), Zach Galifianakis est presque méconnaissable, et tout le monde est très sympathique. La bestiole l'est tout autant, d'ailleurs, un Stitch velu et très attachant, fidèle à l'original.

Après, j'avoue que j'aurais bien du mal à comparer cette version à la version animée, dont je ne garde que de vagues souvenirs... mais je n'ai pas eu l'impression d'assister à une trahison. Tout au plus mettrai-je un bémol au niveau du montage et du rythme, parfois un peu brusques, comme si la production avait taillé dans la masse pour réduire le film à moins de 110 minutes, compensant avec des montages et une dose supplémentaire de post-synchro. 

Mais c'était sympatoche, dans l'ensemble. Pas indispensable, peut-être un peu moins fou que le dessin animé origina, mais rien de honteux.

4.25/6 

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Critique éclair #198 - Flow (2024)

Publié le 10 Septembre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Animation, Comédie, Critiques éclair, Jeunesse, Fantastique, Review, France, Belgique, Lettonie

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Flow (2024) :

Lorsqu'une crue cataclysmique recouvre la Terre d'eau, un chat solitaire, un capybara, un golden retriever, un lémurien et un oiseau secrétaire trouvent refuge sur un bateau abandonné, et tentent de cohabiter tout en trouvant un lieu où débarquer...

Un adorable film d'animation franco-belgo-letton, sans le moindre dialogue, avec des animaux expressifs et attachants (pour peu qu'on accroche au style très particulier du métrage et que l'on ne soit pas allergique aux chats) et un ton touchant, à mi-chemin entre la fable poétique, le conte contemplatif et le récit écologique aux valeurs de partage, de communauté, de tolérance, etc.

C'est globalement assez mélancolique, avec quelques touches de mysticisme çà et là, laissées ouvertes à l'interprétation de chacun (probablement un peu trop, à vrai dire, vu le nombre de commentaires en ligne qui passent totalement à côté du récit et surinterprètent le moindre élément dans des directions WTF), et c'est plutôt réussi, tout ça.

4.5/6 

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Astérix et Obélix : le combat des chefs (2025)

Publié le 6 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, France, Histoire, Télévision, Jeunesse, Netflix, Review, Fantastique

Alain Chabat qui revient aux commandes d'un projet Astérix 24 ans après Mission Cléopatre, ça se fête, même sous forme animée et sur Netflix : retour sur ces cinq épisodes d'une vingtaine/trentaine de minutes, co-réalisés avec un ancien d'Illumination, et qui adaptent librement le livre Le Combat des chefs, pour un résultat qui aurait probablement eu sa place dans la Quinzaine française de juillet dernier... si seulement j'avais été au courant à temps de l'existence du projet.

Astérix et Obélix : le combat des chefs (2025) :

Lorsqu'Obélix (Gilles Lellouche) assomme Panoramix (Thierry Lhermitte) d'un coup de menhir malencontreux, le druide perd la mémoire... et la formule de la potion magique. Les Romains y voient là une occasion rêvée pour se débarrasser du problème gaulois, en organisant un grand Combat des chefs pour César, opposant Abraracourcix (Grégoire Ludig) et le musculeux Aplubégalix (Grégory Gadebois), chef d'un village gallo-romain sympathisant avec l'envahisseur. L'enjeu : le contrôle du village d'Astérix (Alain Chabat), et de l'avenir de ses habitants...

Une jolie réussite que cette nouvelle adaptation d'Astérix par Chabat et toute sa bande (on retrouve énormément de voix familières au doublage, de Jérôme Commandeur à Jean-Pascal Zadi en passant par Fred Testot, Gérard Darmon, Chantal Lauby et, oui, Alexandre Astier), une adaptation à la fois fidèle à l'esprit de la bande dessinée et à l'humour de Chabat.

Cinq épisodes, donc, qui commencent par réinventer l'origin story d'Obélix et de la potion magique (un premier épisode d'ailleurs très bien doublé par les enfants jouant les rôles d'Astérix et Obélix) et qui place un carton d'avertissement aux sangliers sensibles en plein milieu de l'épisode, un Romain transformé en R2D2 et une vanne sur Omar et Fred : le ton est donné, et le reste de la série sera à l'identique.

À savoir, un mélange de fidélité à l'histoire originale, d'humour méta, de références jamais trop appuyées et de moments absurdes comme Chabat les manie si bien : en vrac, on peut citer l'ouverture d'épisode façon show pour enfants, les bruitages de Burger Quiz, le Général de Gaulle, le 49.3, la version romaine du Small World, le gag sur la romanisation du nom de certains Gaulois, ou encore tout l'affrontement final en mode Avengers Endgame...

Tout au plus pourra-t-on reprocher à cette mini-série une petite baisse de rythme sur la fin, quand se prépare le grand final, mais c'est somme toute une broutille.

Chabat et ses acolytes réussissent une fois de plus à parfaitement retranscrire la bande-dessinée Astérix, son ton si particulier, les disputes de ses deux héros, leur amitié indéfectible, sans jamais sacrifier pour cela l'accessibilité du récit, son humour, ou la qualité du travail fini (le rendu visuel est inventif et impeccable).

Ça fait plaisir (et le petit cartoon à l'ancienne, en post-générique final, fait lui aussi plaisir)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Eyes of Wakanda (2025)

Publié le 4 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, MCU, Marvel, Disney, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Fantastique, USA, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo

Quatre épisodes de 25-30 minutes pour cette anthologie Disney + chapeautée par Ryan Coogler et Todd Harris, et qui se veut un regard sur les activités du Wakanda au travers des époques, en parallèle de l'histoire humaine connue...

Eyes of Wakanda (2025) :

- 1x01 - "Into the Lion's Den" : Noni (Winnie Harlow), une ex Dora Milaje trop rebelle et indépendante pour rester intégrée à cette unité, est envoyée par Akeya (Patricia Belger), l'actuelle commandante des Milaje, pour tenter d'arrête le Lion (Cress Williams), un ancien agent wakandais qui a dérobé des armes et les a utilisées pour se créer un empire et réduire ses ennemis en esclavage...

Un épisode qui prend place en pleine Antiquité, avec l'introduction des War Dogs, ces agents wakandais qui agissent en secret dans le monde extérieur et tentent de récupérer des objets et du vibranium volés au Wakanda. Plutôt dynamique et intéressant, sans être exceptionnel.

- 1x02 - "Legends and Lies" : en plein siège de Troie, Memnon (Larry Herron) tente de concilier son amitié avec Achille (Adam Gold) et sa loyauté envers le Wakanda, qui l'a chargé de récupérer un médaillon en vibranium détenu par Hélène de Troie (Joanna Kalafatis)...

Résultat un peu plus mitigé pour cet épisode, malgré quelques images somptueuses : il faut dire que toute la première partie de l'épisode, qui narre de nouveau le siège de Troie, le Cheval, etc, ne passionne guère pour peu qu'on soit familier avec cette histoire. Le duel entre Memnon et un Achille trahi, par contre, était plus probant, notamment pour la charge émotionnelle du tout.

- 1x03 - "Lost and Found" : dans la Chine des années 1400, après avoir dérobé une statue sacrée de dragon pour en récupérer la langue fabriquée en vibranium, Basha (Jacques Colimon), un War Dog wakandais nonchalant et arrogant, doit faire face à l'Iron Fist (Jona Xiao), qui veut récupérer son bien...

Un épisode plein d'action, avec un duel Iron Fist/Basha, et un côté buddy comedy avec Ebo (Isaac Robinson-Smith), le capitaine incompétent en charge de la sécurité des antiquités récupérées par les War Dogs.

Après, j'ai envie de dire que le côté arrogant et confiant de Basha est un peu agaçant, car symptomatique de la culture wakandaise, et l'écriture est un peu trop moderne (ça parle de cafeteria, ça utilise des tournures de phrase contemporaines) pour totalement convaincre. Mais visuellement, il y a un joli travail de mise en images de l'action.

- 1x04 - "The Last Panther' : en 1896, alors que l'Italie envahit l'Éthiopie, et que le Prince wakandais (Zeke Alton) et son garde du corps (Steve Toussaint), en mission pour retrouver une hache en vibranium, s'interrogent sur une intervention potentielle pour aider le pays, une Panthère noire (Anika Noni Rose) arrive du futur pour tenter de sauver le Wakanda de son isolationniste, qui finira par détruire le pays quand une menace supérieure en nombre et en puissance s'attaquera à lui..

Cette mini-anthologie joue la carte du touéliage pour conclure la saison, un peu comme What If...? en son temps, en compliquant un peu plus ici la manière dont le voyage temporel fonctionne dans le MCU, et en optant pour un ultime montage parallèle alternant 1896 avec un futur lointain, où le Wakanda affronte la Vague d'annihilation Horde.

Pas ultra palpitant, à vrai dire, notamment parce que le combat de la Reine contre les monstres extraterrestres n'a pas vraiment d'enjeux (malgré le caméo du Watcher plus tôt dans l'épisode)... cela dit, la critique implicite du Wakanda en tant que nation isolationniste n'est pas désagréable.

-- Bilan --

Une saison tout à fait regardable, mais qui ne m'a que partiellement convaincu. Il faut dire que la caractérisation globale des Wakandais, leur complexe de supériorité et leur exceptionnalisme sont assez fatigants... notamment parce qu'il n'y a que peu de tension à regarder les aventures de personnages disposant de tous les atouts technologiques modernes, voire futuristes, alors que le reste de l'humanité en est encore à l'Antiquité ou au 15e siècle.

Cela dit, par la même occasion, en montrant que finalement, depuis 2000 ans, le Wakanda n'a pas tant progressé que ça, et disposait déjà de tout son équipement à l'époque, la série souligne à quel point le pays est stagnant, et finalement, il valide son propos final selon lequel le Wakanda ne peut continuer à s'isoler et à se reposer sur ses lauriers, sous peine de s'éteindre.

Ce qui est, peu ou prou, la morale de Civil War et du premier Black Panther. On tourne un peu en rond, donc, et le fait de toutélier toute la saison au personnage de Killmonger (désormais clairement identifié comme un personnage clé et indispensable de l'histoire du Wakanda), renforce encore cette impression de répéter des éléments déjà vus ou entendus.

Heureusement, EOW est visuellement très compétente et techniquement aboutie. C'est toujours ça de pris.

  

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Twilight of the Gods (2024)

Publié le 31 Août 2025 par Lurdo dans Animation, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Fantastique, Religion, Review, USA, Action

Une saison unique de 8 épisodes de 25-30 minutes pour cette mini-série animée Netflix chapeautée par Zack Snyder, Eric Carrasco et Jay Oliva, et qui s'inspire de la mythologie nordique pour raconter une histoire (forcément) épique, sanglante et mythique...

Twilight of the Gods (2024) :

La vengeance de Sigrid (Sylvia Hoeks), demi-humaine et demi-géante, qui jure de venger les siens massacrés par Thor (Pilou Asbæk) le jour de son mariage au Prince humain Leif (Stuart Martin). Avec le soutien distant de Loki (Paterson Joseph), Sigrid va alors constituer un groupe de guerriers qui n'ont plus rien à perdre, pour aller attaquer Asgard afin de tuer Thor...

Mouais. Je suis assez mitigé (positif) sur cette mini-série, au final. D'un côté, toute la mythologie nordique possède un potentiel souvent laissé inexploité qui n'est inintéressant, et cette mini-série retranscrit assez bien le côté distant et froid de ces dieux nordiques manipulateurs et menteurs ; visuellement, le programme est plutôt réussi (malgré une simplicité de trait qui n'est pas sans évoquer, occasionnellement, un Kim Possible ou le style Cartoon Saloon) ; le rythme est assez bien maîtrisé, le bestiaire varié et intéressant, et l'action est dynamique...

Mais de l'autre, il y a plein de petites scories agaçantes, dont une grosse partie est inhérente à la présence de Zack Snyder à la production. Parce que oui, qui dit Snyder, dit bourrinage (la série vide des hectolitres de sang et de boyaux dans une nonchalance assez typique du bonhomme), ralentis épiques, approche se voulant "badass" et "adulte" mais paraissant plus souvent "edgelord" et immature qu'autre chose (la nudité, les scènes de sexe, certains dialogues, le trouple), pseudo-déconstruction des mythes (même si l'inspiration principale est la mythologie nordique, difficile de ne pas voir ici une volonté d'inverser délibérément la représentation des personnages de Thor et de Loki tels que popularisés par Marvel ces dernières années - Thor devient un gros connard belliqueux et misogyne, Loki est un bouc-émissaire qui manipule, certes, mais uniquement pour protéger sa famille)... et inspirations flagrantes. 

Ici, l'architecture de l'Asgard du MCU, et certains choix graphiques. Ailleurs, certains design familiers parmi les créatures et entités surnaturelles. Ou encore toujours le même schéma narratif de la guerrière traumatisée qui se reconstruit une famille de fortune en recrutant des guerriers aux quatre coins du monde pour aller lutter un méchant patriarchal et sadique... comme dans Rebel Moon.

Le tout bizarrement combiné au cahier des charges de la représentativité à la Netflix, avec une Freja noire, une sorcière transgenre, un barde bisexuel, une héroïne forte défendant la cause des femmes maltraitées, un passage "l'homophobie c'est mal", une guerrière bisexuelle amoureuse de l'héroïne, etc.

Tout cela crée un contraste étrange, pas forcément désagréable dans l'ensemble, mais avec des ruptures de ton et de style qui peuvent décontenancer.

Après, la saison se regarde facilement, malgré quelques effets scénaristiques uniquement là pour choquer le spectateur (certaines morts délibérément gore au possible), une vision prémonitoire d'Odin qui m'a fait pouffer de rire (il voit approcher le Ragnarök... et tombe face à face avec Jésus sur sa croix, symbole du remplacement du paganisme et des dieux nordiques par la chrétienté : un symbolisme éculé, pataud et maladroit, typiquement snyderien, en fait), un bourrinage incessant, et une fin clairement en queue de poisson, qui frustre plus qu'elle ne satisfait.

Snyder fait du Snyder, en somme, mais le reste de son équipe est suffisamment compétent pour que le résultat final s'en sorte assez bien.

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