Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

animation

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Astérix et Obélix : le combat des chefs (2025)

Publié le 6 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Comédie, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, France, Histoire, Télévision, Jeunesse, Netflix, Review, Fantastique

Alain Chabat qui revient aux commandes d'un projet Astérix 24 ans après Mission Cléopatre, ça se fête, même sous forme animée et sur Netflix : retour sur ces cinq épisodes d'une vingtaine/trentaine de minutes, co-réalisés avec un ancien d'Illumination, et qui adaptent librement le livre Le Combat des chefs, pour un résultat qui aurait probablement eu sa place dans la Quinzaine française de juillet dernier... si seulement j'avais été au courant à temps de l'existence du projet.

Astérix et Obélix : le combat des chefs (2025) :

Lorsqu'Obélix (Gilles Lellouche) assomme Panoramix (Thierry Lhermitte) d'un coup de menhir malencontreux, le druide perd la mémoire... et la formule de la potion magique. Les Romains y voient là une occasion rêvée pour se débarrasser du problème gaulois, en organisant un grand Combat des chefs pour César, opposant Abraracourcix (Grégoire Ludig) et le musculeux Aplubégalix (Grégory Gadebois), chef d'un village gallo-romain sympathisant avec l'envahisseur. L'enjeu : le contrôle du village d'Astérix (Alain Chabat), et de l'avenir de ses habitants...

Une jolie réussite que cette nouvelle adaptation d'Astérix par Chabat et toute sa bande (on retrouve énormément de voix familières au doublage, de Jérôme Commandeur à Jean-Pascal Zadi en passant par Fred Testot, Gérard Darmon, Chantal Lauby et, oui, Alexandre Astier), une adaptation à la fois fidèle à l'esprit de la bande dessinée et à l'humour de Chabat.

Cinq épisodes, donc, qui commencent par réinventer l'origin story d'Obélix et de la potion magique (un premier épisode d'ailleurs très bien doublé par les enfants jouant les rôles d'Astérix et Obélix) et qui place un carton d'avertissement aux sangliers sensibles en plein milieu de l'épisode, un Romain transformé en R2D2 et une vanne sur Omar et Fred : le ton est donné, et le reste de la série sera à l'identique.

À savoir, un mélange de fidélité à l'histoire originale, d'humour méta, de références jamais trop appuyées et de moments absurdes comme Chabat les manie si bien : en vrac, on peut citer l'ouverture d'épisode façon show pour enfants, les bruitages de Burger Quiz, le Général de Gaulle, le 49.3, la version romaine du Small World, le gag sur la romanisation du nom de certains Gaulois, ou encore tout l'affrontement final en mode Avengers Endgame...

Tout au plus pourra-t-on reprocher à cette mini-série une petite baisse de rythme sur la fin, quand se prépare le grand final, mais c'est somme toute une broutille.

Chabat et ses acolytes réussissent une fois de plus à parfaitement retranscrire la bande-dessinée Astérix, son ton si particulier, les disputes de ses deux héros, leur amitié indéfectible, sans jamais sacrifier pour cela l'accessibilité du récit, son humour, ou la qualité du travail fini (le rendu visuel est inventif et impeccable).

Ça fait plaisir (et le petit cartoon à l'ancienne, en post-générique final, fait lui aussi plaisir)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Eyes of Wakanda (2025)

Publié le 4 Septembre 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, MCU, Marvel, Disney, Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Fantastique, USA, Review, Télévision, Les bilans de Lurdo

Quatre épisodes de 25-30 minutes pour cette anthologie Disney + chapeautée par Ryan Coogler et Todd Harris, et qui se veut un regard sur les activités du Wakanda au travers des époques, en parallèle de l'histoire humaine connue...

Eyes of Wakanda (2025) :

- 1x01 - "Into the Lion's Den" : Noni (Winnie Harlow), une ex Dora Milaje trop rebelle et indépendante pour rester intégrée à cette unité, est envoyée par Akeya (Patricia Belger), l'actuelle commandante des Milaje, pour tenter d'arrête le Lion (Cress Williams), un ancien agent wakandais qui a dérobé des armes et les a utilisées pour se créer un empire et réduire ses ennemis en esclavage...

Un épisode qui prend place en pleine Antiquité, avec l'introduction des War Dogs, ces agents wakandais qui agissent en secret dans le monde extérieur et tentent de récupérer des objets et du vibranium volés au Wakanda. Plutôt dynamique et intéressant, sans être exceptionnel.

- 1x02 - "Legends and Lies" : en plein siège de Troie, Memnon (Larry Herron) tente de concilier son amitié avec Achille (Adam Gold) et sa loyauté envers le Wakanda, qui l'a chargé de récupérer un médaillon en vibranium détenu par Hélène de Troie (Joanna Kalafatis)...

Résultat un peu plus mitigé pour cet épisode, malgré quelques images somptueuses : il faut dire que toute la première partie de l'épisode, qui narre de nouveau le siège de Troie, le Cheval, etc, ne passionne guère pour peu qu'on soit familier avec cette histoire. Le duel entre Memnon et un Achille trahi, par contre, était plus probant, notamment pour la charge émotionnelle du tout.

- 1x03 - "Lost and Found" : dans la Chine des années 1400, après avoir dérobé une statue sacrée de dragon pour en récupérer la langue fabriquée en vibranium, Basha (Jacques Colimon), un War Dog wakandais nonchalant et arrogant, doit faire face à l'Iron Fist (Jona Xiao), qui veut récupérer son bien...

Un épisode plein d'action, avec un duel Iron Fist/Basha, et un côté buddy comedy avec Ebo (Isaac Robinson-Smith), le capitaine incompétent en charge de la sécurité des antiquités récupérées par les War Dogs.

Après, j'ai envie de dire que le côté arrogant et confiant de Basha est un peu agaçant, car symptomatique de la culture wakandaise, et l'écriture est un peu trop moderne (ça parle de cafeteria, ça utilise des tournures de phrase contemporaines) pour totalement convaincre. Mais visuellement, il y a un joli travail de mise en images de l'action.

- 1x04 - "The Last Panther' : en 1896, alors que l'Italie envahit l'Éthiopie, et que le Prince wakandais (Zeke Alton) et son garde du corps (Steve Toussaint), en mission pour retrouver une hache en vibranium, s'interrogent sur une intervention potentielle pour aider le pays, une Panthère noire (Anika Noni Rose) arrive du futur pour tenter de sauver le Wakanda de son isolationniste, qui finira par détruire le pays quand une menace supérieure en nombre et en puissance s'attaquera à lui..

Cette mini-anthologie joue la carte du touéliage pour conclure la saison, un peu comme What If...? en son temps, en compliquant un peu plus ici la manière dont le voyage temporel fonctionne dans le MCU, et en optant pour un ultime montage parallèle alternant 1896 avec un futur lointain, où le Wakanda affronte la Vague d'annihilation Horde.

Pas ultra palpitant, à vrai dire, notamment parce que le combat de la Reine contre les monstres extraterrestres n'a pas vraiment d'enjeux (malgré le caméo du Watcher plus tôt dans l'épisode)... cela dit, la critique implicite du Wakanda en tant que nation isolationniste n'est pas désagréable.

-- Bilan --

Une saison tout à fait regardable, mais qui ne m'a que partiellement convaincu. Il faut dire que la caractérisation globale des Wakandais, leur complexe de supériorité et leur exceptionnalisme sont assez fatigants... notamment parce qu'il n'y a que peu de tension à regarder les aventures de personnages disposant de tous les atouts technologiques modernes, voire futuristes, alors que le reste de l'humanité en est encore à l'Antiquité ou au 15e siècle.

Cela dit, par la même occasion, en montrant que finalement, depuis 2000 ans, le Wakanda n'a pas tant progressé que ça, et disposait déjà de tout son équipement à l'époque, la série souligne à quel point le pays est stagnant, et finalement, il valide son propos final selon lequel le Wakanda ne peut continuer à s'isoler et à se reposer sur ses lauriers, sous peine de s'éteindre.

Ce qui est, peu ou prou, la morale de Civil War et du premier Black Panther. On tourne un peu en rond, donc, et le fait de toutélier toute la saison au personnage de Killmonger (désormais clairement identifié comme un personnage clé et indispensable de l'histoire du Wakanda), renforce encore cette impression de répéter des éléments déjà vus ou entendus.

Heureusement, EOW est visuellement très compétente et techniquement aboutie. C'est toujours ça de pris.

  

 (bilan Marvel/DC mis à jour !)

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Twilight of the Gods (2024)

Publié le 31 Août 2025 par Lurdo dans Animation, Aventure, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Télévision, Netflix, Fantastique, Religion, Review, USA, Action

Une saison unique de 8 épisodes de 25-30 minutes pour cette mini-série animée Netflix chapeautée par Zack Snyder, Eric Carrasco et Jay Oliva, et qui s'inspire de la mythologie nordique pour raconter une histoire (forcément) épique, sanglante et mythique...

Twilight of the Gods (2024) :

La vengeance de Sigrid (Sylvia Hoeks), demi-humaine et demi-géante, qui jure de venger les siens massacrés par Thor (Pilou Asbæk) le jour de son mariage au Prince humain Leif (Stuart Martin). Avec le soutien distant de Loki (Paterson Joseph), Sigrid va alors constituer un groupe de guerriers qui n'ont plus rien à perdre, pour aller attaquer Asgard afin de tuer Thor...

Mouais. Je suis assez mitigé (positif) sur cette mini-série, au final. D'un côté, toute la mythologie nordique possède un potentiel souvent laissé inexploité qui n'est inintéressant, et cette mini-série retranscrit assez bien le côté distant et froid de ces dieux nordiques manipulateurs et menteurs ; visuellement, le programme est plutôt réussi (malgré une simplicité de trait qui n'est pas sans évoquer, occasionnellement, un Kim Possible ou le style Cartoon Saloon) ; le rythme est assez bien maîtrisé, le bestiaire varié et intéressant, et l'action est dynamique...

Mais de l'autre, il y a plein de petites scories agaçantes, dont une grosse partie est inhérente à la présence de Zack Snyder à la production. Parce que oui, qui dit Snyder, dit bourrinage (la série vide des hectolitres de sang et de boyaux dans une nonchalance assez typique du bonhomme), ralentis épiques, approche se voulant "badass" et "adulte" mais paraissant plus souvent "edgelord" et immature qu'autre chose (la nudité, les scènes de sexe, certains dialogues, le trouple), pseudo-déconstruction des mythes (même si l'inspiration principale est la mythologie nordique, difficile de ne pas voir ici une volonté d'inverser délibérément la représentation des personnages de Thor et de Loki tels que popularisés par Marvel ces dernières années - Thor devient un gros connard belliqueux et misogyne, Loki est un bouc-émissaire qui manipule, certes, mais uniquement pour protéger sa famille)... et inspirations flagrantes. 

Ici, l'architecture de l'Asgard du MCU, et certains choix graphiques. Ailleurs, certains design familiers parmi les créatures et entités surnaturelles. Ou encore toujours le même schéma narratif de la guerrière traumatisée qui se reconstruit une famille de fortune en recrutant des guerriers aux quatre coins du monde pour aller lutter un méchant patriarchal et sadique... comme dans Rebel Moon.

Le tout bizarrement combiné au cahier des charges de la représentativité à la Netflix, avec une Freja noire, une sorcière transgenre, un barde bisexuel, une héroïne forte défendant la cause des femmes maltraitées, un passage "l'homophobie c'est mal", une guerrière bisexuelle amoureuse de l'héroïne, etc.

Tout cela crée un contraste étrange, pas forcément désagréable dans l'ensemble, mais avec des ruptures de ton et de style qui peuvent décontenancer.

Après, la saison se regarde facilement, malgré quelques effets scénaristiques uniquement là pour choquer le spectateur (certaines morts délibérément gore au possible), une vision prémonitoire d'Odin qui m'a fait pouffer de rire (il voit approcher le Ragnarök... et tombe face à face avec Jésus sur sa croix, symbole du remplacement du paganisme et des dieux nordiques par la chrétienté : un symbolisme éculé, pataud et maladroit, typiquement snyderien, en fait), un bourrinage incessant, et une fin clairement en queue de poisson, qui frustre plus qu'elle ne satisfait.

Snyder fait du Snyder, en somme, mais le reste de son équipe est suffisamment compétent pour que le résultat final s'en sorte assez bien.

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires

Critique éclair #157 - Predator : Killer of Killers (2025)

Publié le 11 Juin 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Cinéma, Critiques éclair, Histoire, Science Fiction, Thriller, USA, Review, Hulu, Disney

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Predator : Killer of Killers (2025) :

En 841, en Scandinavie, un Predator affonte la guerrière Ursa ; en 1609, au Japon, le combat fratricide de Kenji et Kiyoshi est interrompu par un Predator ; en 1942, Torres, un mécanicien/pilote, assiste à l'attaque d'un vaisseau Predator durant la Bataille de l'Atlantique. Trois destins qui vont finir par converger à l'autre bout de la galaxie...

Une mini-anthologie animée chapeautée par Dan Trachtenberg (réalisateur de Prey et désormais en charge de la franchise Predator), et qui prend la forme de trois segments consacrés chacun à une époque/un humain, avant de les confronter dans une arène sur la planète des Predators, à l'occasion d'un grand final.

Pas désagréable, malgré un style d'animation délibérément saccadé (à la Chat Potté 2/Spider-verse) qui demande un certain temps d'adaptation et ne sera pas du goût de tout le monde : c'est de l'action non-stop, ça bourrine, l'écriture se fait un peu plus faiblarde et clichée durant le troisième segment, mais ça se regarde tranquillement, et ça respecte le mythe, en proposant des Yautjas aux apparences distinctes et mémorables, et en liant le tout aux autres épisodes de la franchise.

Sympa, sans plus.

3.75/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

commentaires

SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Primal, saison 2 (2022)

Publié le 8 Juin 2025 par Lurdo dans Animation, Action, Aventure, Télévision, Les bilans de Lurdo, USA, Review, Romance, Fantastique, Histoire, Primal, Critiques éclair

En 2020, Genndy Tartakovsky (qu'on ne présente plus) lançait l'excellente série Primal, un programme revisitant de manière passionnante et spectaculaire la relation entre un homme de Néanderthal et une femelle T-Rex, au travers d'une dizaine d'aventures improbables, dans un monde anachronique, à mi-chemin entre l'heroic fantasy brutale façon Conan et la poésie meurtrière d'un homme contre la nature.

Un véritable succès, qui a donné lieu à cette suite, en 2022, toujours en 10 x 25 minutes...

Primal, saison 2 (2022) :

Après l'enlèvement de Mira par des esclavagistes vikings, Spear et Fang partent à leur poursuite... mais pour cela, ils doivent embarquer sur un océan toujours plus hostile.

Une seconde saison un peu différente de la première en cela qu'elle est nettement plus scénarisée, et qu'elle raconte une même histoire étalée sur toute la saison : Spear et Fang qui tentent de retrouver Mira et de la libérer.

On perd malheureusement un peu de la force de la saison 1 et de ses épisodes unitaires, et le format sérialisé donne lieu, çà et là, à des longueurs inutiles, voire à un peu de remplissage, mais... ça reste néanmoins très bon et très inventif.

La première partie de la saison retrace ainsi la quête de Fang et Spear qui cherchent les pseudo-vikings ayant capturé Mira : de quoi amener le duo à traverser l'océan sur un radeau de fortune (l'occasion de joliment confronter Spear à l'immensité et à la poésie de la mer), puis à croiser le chemin d'un village picte, où Fang rencontre un compagnon.

Malheureusement, cette rencontre se termine mal, obligeant Fang à choisir entre ce mâle et Spear, et débouche sur le troisième épisode de la saison, un épisode pluvieux, mélancolique, qui voit Spear découvrir des peintures rupestres (et tout ce qu'elles impliquent de vie en communauté, d'histoire, et de transmission)... avant d'être enfin confronté aux vikings.

À partir de là, la série prend un autre tournant, toujours plus brutal, toujours plus sanglant : Spear massacre tout le village vikings afin de libérer Mira et les esclaves, et scelle ainsi son sort, puisque le chef viking, survivant du massacre avec son fils, entreprend alors de traquer Fang, Spear et Mira jusqu'au bout de la Terre, quitte à passer un pacte avec un démon pour y parvenir.

La série se permet alors une parenthèse plus moderne, une rupture de ton et d'environnement qui présente, en 1890, les débats de Darwin et de ses collègues sur la nature de l'homme, avant que toute cette petite bande de scientifiques ne soit confrontée à la brutalité d'un tueur sanguinaire ressemblant à Killer Croc : thématiquement appropriée, mais l'on devine là un galop d'essai pour une future saison 3 plus anthologique.

Et puis, après quelques échauffourées avec le viking, et la découverte de la grossesse de Fang, toute la fin de saison est consacrée à un nouveau peuple, d'inspiration égyptienne : Fang, Spear et Mira sont capturés par la Reine de ce peuple, qui les réduit en esclavage dans son énorme "paquebot" mû par des rameurs issus d'un peuple de géants, et Fang et Spear se trouvent contraints de servir la Reine sur le champ de bataille, alors qu'elle conquiert brutalement peuple après peuple.

Plusieurs épisodes bourrins, avec une continuité approximative dans les blessures, mais aussi un peu trop étirés pour leur propre bien, d'autant que l'issue de tout ça est assez télégraphiée. L'ultime épisode de la saison, et de la série (du moins, dans son incarnation actuelle) arrive alors : Mira retrouve son peuple, Spear peine à s'intégrer, et l'heure du combat final contre le viking arrive enfin, avec une issue tragique.

Il s'en passe donc, des choses, dans cette saison 2 de Primal, et c'est globalement assez qualitatif (techniquement, ça en met toujours plein la vue, et la série n'oublie jamais de se ménager des moments de mélancolie et de poésie au milieu de l'action), mais je dois bien avouer que je lui ai préféré la première année : ici, la sérialisation amène quelques répétitions, et à force de confronter constamment les protagonistes à de nouveaux peuples anachroniques, on en vient à regretter le côté heroic fantasy et man vs nature de la première saison.

Mais on le comprend vite : ce qui intéresse Gendy et son équipe, c'est la brutalité, la violence, et le rapport de l'homme à sa nature primaire. D'où une saison 3 anthologique en chantier, qui devrait être totalement détachée de l'arc Fang/Spear. On les regrettera, mais c'est finalement assez logique, et je suis assez curieux de voir ce que cela pourra bien donner. 

---

Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

commentaires
Publicité

Critique éclair #155 - Woody Woodpecker : Alerte en Colo (2024)

Publié le 30 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Cinéma, Animation, Netflix, Jeunesse, USA, Review

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Woody Woodpecker : Alerte en Colo (Woody Woodpecker Goes to Camp - 2024) :

Renvoyé de sa forêt pour son manque d'esprit d'équipe, Woody Woodpecker trouve refuge au camp de vacances artistique Woo-Hoo, dirigé par Angie (Mary-Louise Parker). Mais juste à côté de ce camp se trouve un camp militaire rival, dirigé par Zane (Josh Lawson), le cousin d'Angie, et les deux camps de vacances doivent s'affronter dans une compétition, avec pour enjeu la survie du camp Woo-Hoo. Et pour ne rien arranger, le malfaisant Buzz le vautour tente de mettre la main sur un trésor de légende, enfoui quelque part sur le terrain partagé par les deux camps...

Suite indirecte du précédent Woody Woodpecker de 2017 (pas franchement une réussite), Alerte en colo est produit pour Netflix par la filiale DTV d'Universal, au catalogue plein de suites fauchées de titres connus, à la qualité très approximative.

Ici, cette qualité très approximative et ce manque de budget se remarquent immédiatement dans la qualité très relative des effets spéciaux, avec un Woody Woodpecker et un Buzz aux textures fluctuantes, des acteurs qui ne regardent que très rarement au bon endroit, des CGI pas totalement finalisés... bref, on est à un niveau DTV, et je mentirais en disant qu'on a fréquemment l'impression, ici, de regarder un film de colonie de vacances tout ce qu'il y a de plus classique (avec compétition entre le camps des nerds artistiques et celui des futurs militaires athlétiques et bourrins) entrecoupé de scénettes d'un sous-Bugs Bunny (Woody reste toujours particulièrement antipathique) que son ennemi juré tente de piéger à l'aide de gadgets Acme (qui ne sont pas Acme, ici, mais c'est tout comme).

Et honnêtement, le côté camp de vacances n'est pas désagréable, ou du moins, pas pire que la moyenne du genre dans les métrages à destination des plus jeunes : le message est positif, les jeunes acteurs sympathiques, Mary-Louise Parker cachetonne, Josh Lawson fait du sous-Joel McHale, mais ça passe.

Par contre, du côté de Woody, ça rame : c'est laborieux, rarement drôle, rarement abouti visuellement, et l'on en vient à espérer que toutes les scènes des personnages numériques soient expédiées le plus vite possible, pour passer à autre chose.

Ce qui fait que dans l'ensemble, c'est mieux que le premier, mais ça reste très faible.

2.25/6

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #154 - Vaiana 2 (2024)

Publié le 28 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Animation, Critiques éclair, Jeunesse, Disney, USA, Review, Musique, Aventure

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Vaiana 2 (Moana 2 - 2024) :

Toujours à la recherche d'autres habitants des îles, Moana (Auliʻi Cravalho) reçoit une vision de ses ancêtres, qui lui révèlent l'existence de Motufetu, une île mythique située au carrefour de tous les courants marins, mais submergée par la colère du dieu Nalo. Avec un équipage de membres de sa tribu, Moana part alors à l'aventure pour tenter de retrouver l'île, mais en chemin, elle tombe sur Maui (Dwayne Johnson), qui lui aussi cherche Nalo pour régler ses comptes avec lui...

Très divertissant, le premier Moana n'en était pas moins frustrant, narrativement un peu faible, bourré de chansons dans son premier tiers, et avec un Lin Manuel Miranda laissé en roue libre (ce qui, forcément, si l'on n'est pas totalement fan de son style, comme moi, n'aide pas vraiment).

Pour cette suite, on ne reprend pas les mêmes, mais on recommence néanmoins... et les défauts restent étrangement similaires : sur un scénario très linéaire et sans fioritures, plein d'éléments étrangement sous-développés (la déesse chauve-souris, les compères de Moana), le film reste bourré d'aventures dynamiques, mais semble étrangement superficiel, un peu comme une suite DTV de la grande époque.

Et ce n'est pas forcément surprenant : Moana 2 était en effet initialement conçu pour être "Moana, la série tv", un programme Disney + en 5 épisodes, qui a été rebricolé en long-métrage moins d'un an avant sa sortie.

Ce qui explique clairement tous les manques du produit fini, y compris au niveau musical : Lin Manuel n'est plus là, le nombre de chansons est nettement plus faible, et malheureusement, l'équipe en charge de ce second volet peine à marquer les esprits, avec des mélodies peu probantes.

Bref, si ce Moana 2 reste sympatoche, et est visuellement toujours très joli, on sent quand même bien ses origines télévisuelles, ainsi que les coupes effectuées pour reformater le tout en mode cinéma, ce qui tire clairement le tout vers le bas.

3.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #151 - The Witcher : Les sirènes des abysses (2025)

Publié le 21 Mai 2025 par Lurdo dans Action, Animation, Aventure, Witcher, Fantastique, Cinéma, Critiques éclair, Review, USA, Netflix, Romance

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

The Witcher : Les sirènes des abysses (The Witcher - Sirens of the Deep - 2025) :

Engagés pour tuer un monstre semant la terreur en bord de mer, Gerald (Doug Cockle) et Jaskier (Joey Batey) se retrouvent embarqués dans une guerre entre le royaume terrestre de Bremervoord et le royaume sous-marin des sirènes. Au cœur de ce conflit, la relation impossible entre Agloval (Camrus Johnson), prince de Bremervoord, et Sh'eenaz (Emily Carey), princesse sirène...

Mouais. Une adaptation très libre d'une nouvelle de Sapkowski, qui pousse encore plus loin la relecture et l'hommage à La Petite Sirène d'Andersen... sauf qu'ici, on est plus dans l'hommage à Disney, puisqu'on se retrouve avec Melusina (Mallory Jensen), la méchante sorcière des océans, qui se transforme en poulpe/kraken et pousse la chansonnette pour convaincre Sh'eenaz de signer un pacte avec elle.

Du hors-sujet complet, qui transforme presque ce film d'animation Witcher en parodie, pas aidé par un doublage assez discutable du personnage d'Essi, pourtant l'un des éléments clés de ce récit. En effet, dans la nouvelle, la relation de Geralt et Essi (Christina Wren), une barde, est au premier plan, une relation impossible là aussi, Geralt étant toujours épris de Yennefer. Ici, les scénaristes ont inversé la tendance, fait passer cette relation au second plan de l'histoire principale, ajouté une énorme dose de baston et de conflits, et ils ont laissé Christina Wren adopter un accent calamiteux, improbable, et à géométrie variable, ce qui rend la relation de la demoiselle avec Gerald assez brinquebalante.

Et ce n'est pas la seule chose qu'ils ont "inversé", puisque la conclusion de l'intrigue, qui voyait la sirène sacrifier sa nature pour son prince, est ici remplacée par une fin heureuse plus politiquement correcte (le prince devient une sirène), qui retire de la tragédie au conte originel. Déjà que toute l'intrigue est vraiment basique et quelconque et que la langue des sirènes est laborieuse au possible...

Heureusement, la bataille finale est assez spectaculaire (malgré quelques soucis de framerate entre les parties animées en 2d et les parties animées en 3d et un Geralt en mode Wuxia qui saute, virevolte et tournoie dans tous les sens), et Doug Cockle (le Geralt des jeux) assure au doublage.

Mais dans l'ensemble, un bon gros bof, bien en dessous du Cauchemar du loup.

2.25/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires

Critique éclair #149 - Blanche-Neige (2025)

Publié le 16 Mai 2025 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Aventure, Critiques éclair, Musique, Fantastique, Disney, Jeunesse, USA, Review, Animation

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Blanche-Neige (Snow White - 2025) :

Réduite au rang de servante par sa belle-mère la Reine (Gal Gadot) depuis la mort de son père le Roi, la jeune Blanche-Neige (Rachel Zegler) rêve de liberté et d'égalité pour son peuple opprimé. Après avoir croisé le chemin d'un voleur (Andrew Burnap), elle va alors s'enfuir dans la forêt, et tomber sur un groupe de sept nains mineurs qui vont l'aider à échapper à la Reine et à son chasseur (Ansu Kabia)...

Un remake en prises de vue réelles (enfin, pas vraiment, au vu de la quantité d'effets numériques) confié à Mark Webb (réalisateur des Spider-Man du MCU) et écrit par une scénariste de films à 250 kilomètres de l'univers Disney (Chloe et Secretary, deux métrages très portés cul, Fur, un biopic imaginaire avec Kidman, The Girl on the Train, un thriller, et Men Women & Children), qui a reçu l'assistance de Greta Gerwig (Barbie), et de deux scénaristes ayant travaillé sur les derniers Indiana Jones, clairement là pour des retouches scénaristiques.

Un film ni fait ni à faire, assez symptomatique de l'orientation actuelle de Disney en matière de remakes, une orientation qui, soyons francs, a aussi beaucoup contribué au retour de bâton anti-woke qui a envahi les médias ces dernières années - pas parce que la diversité, c'est mal, mais parce que systématiquement, Disney l'utilise de manière totalement artificielle et forcée, cochant les cases de son cahier des charges, et se félicitant ensuite d'avoir bien fait.

Ici, c'est peut-être même pire, puisque même en mettant de côté les controverses politiques Palestine/Israël autour du film, le caractère affirmé de Rachel Zegler (qui est tout à fait compétente dans le film, là n'est pas le problème), les aléas de production qui ont fait les gros titres, ainsi que tout le côté politiquement correct asséné à la truelle et à grands renforts d'explications bancales (Blanche-Neige est métisse mais s'appelle ainsi car elle est née durant une tempête de neige ; les villageois sont United Colors of Benetton ; le Chasseur ne remplace plus le cœur de BN par un cœur d'animal, mais par une pomme (parce que faire du mal à un animal ce n'est pas bien) ; BN est désormais une princesse militante, battante, volontaire, héroïque, en faveur de la redistribution des biens, menant une révolution populaire pour détrôner la Reine, et qui ne chante plus "Un jour mon Prince viendra" parce qu'elle est forte et indépendante ; le prince devient Jonathan, Prince des voleurs, qui vit caché dans les bois avec une bande de joyeux compagnons eux aussi très divers, et vole aux riches blablabla), le film est tout simplement raté.

On se retrouve ainsi avec un produit fini qui ressemble à un remake Disney + au budget inférieur à la norme : c'est assez laid (la direction artistique, les coiffures, etc), les effets numériques sont inaboutis (pas seulement les nains : les effets de fumée, la transformation de la Reine, ou même les animaux sauvages, pourtant très mignons, semblent tous souffrir d'un manque de finalisation et d'intégration à leur environnement), les costumes sont unanimement cheaps (mention spéciale à la robe de BN, et à la veste courte cintrée avec capuche de Jonathan - parce que capuche = hood = Robin Hood, tout ça), les nouvelles chansons sont insipides, Gal Gadot n'est pas bonne en Reine (son numéro musical est laborieux au possible) et sa sorcière est... risible.

Bref, les scénaristes ont tellement tenté de moderniser le récit pour faire de Blanche-Neige une Princesse Disney contemporaine™®© qu'ils ont perdu tout ce qui faisait l'intérêt de ce classique, et sans surprise, les scènes qui collent le plus à l'original restent celles qui fonctionnent le mieux (quelques visuels, les chansons de l'original...).

Ce qui reste amusant, cela dit, c'est qu'en tentant de moderniser l'histoire d'amour entre BN et son Prince, ils l'ont rendue encore plus clichée, avec un Jonathan fade au possible, et tous les passages obligés de la relation "ils se détestent, ils passent leur temps à s'envoyer des remarques cassantes, mais en fait ils s'aiment".

Encore une fois... ce n'était ni fait ni à faire.

1.75/6 (dont 0.25 pour le petit hérisson... même si là encore, pour je ne sais quelle raison, la production semble avoir opté pour un hérisson domestique/pygmée africain plutôt qu'un hérisson sauvage commun) 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

commentaires
Publicité

Critique éclair #145 - Sonic 3, le film (2024)

Publié le 7 Mai 2025 par Lurdo dans Animation, Cinéma, Comédie, Critiques éclair, Aventure, Action, Sega, Jeu video, Fantastique, Science Fiction, Review, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Sonic 3, le film (2024) :

Lorsque Shadow (Keanu Reeves), un hérisson surpuissant, s'échappe des laboratoires du Gun, Sonic (Ben Schwartz), Knuckles (Idris Elba) et Tails (Colleen O'Shaughnessey) passent à l'action, et tentent de l'arrêter... mais pour cela, il va falloir demander l'aide de Eggman (Jim Carrey), mystérieusement de retour. 

Bon, je crois que ce sera mon dernier Sonic. Le premier était un film pour enfants médiocre, façon fish out of the water, à la réception publique étrangement indulgente (m'enfin la fanbase de Sonic est assez particulière, donc...) ; le second, un peu meilleur et mieux structuré, restait néanmoins très basique, avec des moments totalement ratés ; et ce troisième film (pourtant qualifié par beaucoup de meilleur film Sonic de la franchise) reste dans cette droite lignée : le budget augmente un peu, le box-office final augmente un peu, la note critique augmente un peu... mais ça reste un film Sonic.

C'est générique, c'est le Jim Carrey show (ici dans un double rôle) de bout en bout, c'est du fanservice à gogo et c'est fréquemment tellement premier degré que cela crée un véritable gouffre entre les tentatives de créer de l'émotion ou des moments badass (avec grosses guitares électriques et effets numériques à gogo) et la façon dont elles apparaissent à l'écran pour quelqu'un qui, comme moi, n'a pas d'attachement particulier à la franchise : ça paraît forcé, enfantin, basique, bref, très laborieux, notamment dans sa dernière ligne droite qui se veut épique mais qui m'a rapidement lassé. Et puis bon, honnêtement, Keanu Reeves est un peu en pilotage automatique au doublage de Shadow.

Mais encore une fois, la fanbase de Sonic adore ces personnages, et le côté edgelord torturé de Shadow (qui m'a tant fait grincer des dents pendant ce film) a toujours été ce qui plaisait le plus aux fans... donc voilà : je vais m'arrêter là pour la franchise Sonic, ce n'est clairement pas fait pour moi.

2.5/6 

--

Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

commentaires
Publicité
<< < 1 2 3 4 5 > >>