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The Witcher : Les sirènes des abysses (The Witcher - Sirens of the Deep - 2025) :
Engagés pour tuer un monstre semant la terreur en bord de mer, Gerald (Doug Cockle) et Jaskier (Joey Batey) se retrouvent embarqués dans une guerre entre le royaume terrestre de Bremervoord et le royaume sous-marin des sirènes. Au cœur de ce conflit, la relation impossible entre Agloval (Camrus Johnson), prince de Bremervoord, et Sh'eenaz (Emily Carey), princesse sirène...
Mouais. Une adaptation très libre d'une nouvelle de Sapkowski, qui pousse encore plus loin la relecture et l'hommage à La Petite Sirène d'Andersen... sauf qu'ici, on est plus dans l'hommage à Disney, puisqu'on se retrouve avec Melusina (Mallory Jensen), la méchante sorcière des océans, qui se transforme en poulpe/kraken et pousse la chansonnette pour convaincre Sh'eenaz de signer un pacte avec elle.
Du hors-sujet complet, qui transforme presque ce film d'animation Witcher en parodie, pas aidé par un doublage assez discutable du personnage d'Essi, pourtant l'un des éléments clés de ce récit. En effet, dans la nouvelle, la relation de Geralt et Essi (Christina Wren), une barde, est au premier plan, une relation impossible là aussi, Geralt étant toujours épris de Yennefer. Ici, les scénaristes ont inversé la tendance, fait passer cette relation au second plan de l'histoire principale, ajouté une énorme dose de baston et de conflits, et ils ont laissé Christina Wren adopter un accent calamiteux, improbable, et à géométrie variable, ce qui rend la relation de la demoiselle avec Gerald assez brinquebalante.
Et ce n'est pas la seule chose qu'ils ont "inversé", puisque la conclusion de l'intrigue, qui voyait la sirène sacrifier sa nature pour son prince, est ici remplacée par une fin heureuse plus politiquement correcte (le prince devient une sirène), qui retire de la tragédie au conte originel. Déjà que toute l'intrigue est vraiment basique et quelconque et que la langue des sirènes est laborieuse au possible...
Heureusement, la bataille finale est assez spectaculaire (malgré quelques soucis de framerate entre les parties animées en 2d et les parties animées en 3d et un Geralt en mode Wuxia qui saute, virevolte et tournoie dans tous les sens), et Doug Cockle (le Geralt des jeux) assure au doublage.
Mais dans l'ensemble, un bon gros bof, bien en dessous du Cauchemar du loup.
2.25/6
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