Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.
Sur le blog du Téléphage Anonyme,de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...
Une Nuit au Zoo (Night of the Zoopocalypse - 2025) :
Lorsqu'un météore s'écrase dans un zoo du Canada et transforme certains des animaux en zombies gélatineux et agressifs, Gracie (Gabbi Kosmidis), une louve amicale, est contrainte de faire équipe avec Dan (David Harbour), un puma ronchon, Xavier (Pierre Simpson), un lémurien passionné de cinéma, Felix (Paul Sun-Hyung Lee), un singe individualiste, Frida (Heather Loreto), une femelle capybara, et Ash (Scott Thompson), une autruche sarcastique, pour tenter de survivre à cette menace...
Une comédie d'animation familiale supposément (très vaguement) inspirée d'un concept de Clive Barker, mais qui, pour être franc, lorgne plus sur des interactions à la Madagascar (ou à la The Wild), avec des animaux qui doivent apprendre à cohabiter et à collaborer pour parvenir à leurs fins, dans une aventure bourrée de slapstick et de comédie tous publics.
Et très honnêtement, ça se regarde, c'est assez bien doublé, les visuels fluos fonctionnent, et les créatures, très Rob Bottin dans l'esprit, font leur petit effet, poussant presque le film vers quelque chose de ponctuellement assez cauchemardesque (sauf le lapin patient zéro, plus proche d'un Gremlin).
Après, ça reste un film d'animation vaguement sympatoche mais qui ne casse pas trois pattes à un canard boîteux, avec un rythme inégal et des scories d'écriture, ici ou là, qui l'empêchent de vraiment marquer les esprits. Mais pour Halloween, ça divertit.
3.75/6
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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...
## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine...##
Flow (2024) :
Lorsqu'une crue cataclysmique recouvre la Terre d'eau, un chat solitaire, un capybara, un golden retriever, un lémurien et un oiseau secrétaire trouvent refuge sur un bateau abandonné, et tentent de cohabiter tout en trouvant un lieu où débarquer...
Un adorable film d'animation franco-belgo-letton, sans le moindre dialogue, avec des animaux expressifs et attachants (pour peu qu'on accroche au style très particulier du métrage et que l'on ne soit pas allergique aux chats) et un ton touchant, à mi-chemin entre la fable poétique, le conte contemplatif et le récit écologique aux valeurs de partage, de communauté, de tolérance, etc.
C'est globalement assez mélancolique, avec quelques touches de mysticisme çà et là, laissées ouvertes à l'interprétation de chacun (probablement un peu trop, à vrai dire, vu le nombre de commentaires en ligne qui passent totalement à côté du récit et surinterprètent le moindre élément dans des directions WTF), et c'est plutôt réussi, tout ça.
4.5/6
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Chasse gardée (2023) :
Pour fuir Paris et son agitation, Simon (Hakim Jemili), Adélaïde (Camille Lou) et leurs deux enfants partent s'installer à la campagne. Là, cependant, malgré l'accueil chaleureux des habitants de leur nouveau village, ils réalisent bien vite que les chasseurs locaux (Didier Bourdon, etc) ont le droit d'utiliser leur terrain et les bois voisins pour chasser, quitte à mettre en danger les nouveaux arrivants. Un conflit sans pitié s'engage alors entre les deux groupes...
Une assez bonne surprise, je dois dire, puisque je m'attendais à quelque chose de très caricatural et de méprisant envers la campagne, et si effectivement, c'est globalement plutôt caricatural, ça reste dans l'ensemble bon enfant, avec même une certaine dose d'absurdité dans les personnages secondaires (l'autre avec son sanglier, par exemple, ou encore le maire adolescent babysitter qui passe son permis), qui s'avèrent assez attachants.
D'ailleurs, c'est ça le point fort, tout le monde est sympathique, il y a des petits détails excentriques çà et là, et si ce n'est pas exceptionnel, dans l'absolu, ça reste une comédie franco-belge plutôt agréable à suivre, avec une bande originale amusante d'Erwann Chandon.
3.75/6
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8 épisodes de 30-40 minutes pour cette adaptation française parodique de Zorro, coproduite par France télévisions et Paramount+, où Jean Dujardin reprend le rôle titre dans une série clairement très inspirée par la série de Disney, mais en mode nettement plus comique et décalé - peut-être même trop, à vrai dire.
Zorro, saison 1 (2024) :
Vingt ans après la fin des aventures de Zorro, Don Diego de la Vega (Jean Dujardin) est désormais notable de Los Angeles, dont il doit prendre la tête de la mairie à la suite de son père (André Dussollier). Mais Diego est écrasé par la présence de celui-ci, et lorsqu'il décède subitement, laissant la ville endettée auprès du malfaisant Don Emmanuel (Éric Elmosnino), Diego décide de remettre le costume de Zorro, et de faire de nouveau rêgner la loi et la justice... sans se douter que cela va totalement bouleverser le couple qu'il forme avec Gabriella (Audrey Dana), un couple embourbé dans la routine.
J'ai envie de dire : oui, forcément, une adaptation française de Zorro, ça ne pouvait se transformer qu'en histoire de couple au point mort rongé par les mensonges, les secrets et les coucheries. C'est tellement... français, en fait, comme approche, que ça laisse occasionnellement dubitatif, d'autant que le programme semble constamment tiraillé entre diverses directions qui se mêlent avec plus ou moins de bonheur.
Ici, de la comédie parodique à la OSS 117, où Diego est un incapable qui se révêle uniquement lorsqu'il porte le masque, à l'égo certain, écrasé par le souvenir de son père, entouré d'incapables (dont Éric Massot), avec un méchant pas très doué non plus (mais qui a parfaitement la tête de l'emploi) et des soldats espagnols encore plus incompétents.
À côté, cette histoire de couple dans la tourmente, avec mensonges, tromperies, jalousies, et toute une sous-intrigue d'adoption très souvent oubliée. Ailleurs, de l'aventure façon cape et épée, avec un Dujardin qui s'amuse bien et des combats efficaces. Soit autant de ruptures de ton improbables, amplifiées par des moments un peu wtf, comme cette tentative de suicide du Sergent Garcia (excellent Grégory Gadebois) après la "mort" de Zorro.
On se retrouve au final avec un programme qui part dans tous les sens : ça commence, pendant quelques épisodes, comme une légère parodie de Zorro, avec un Diego hanté par son père (un gimmick oublié en cours de saison) et qui remet le masque pour affronter Don Emmanuel ; à mi-parcours, on a droit un tournant vaudevillesque, avec un épisode où Garcia accuse Bernardo d'être Zorro, Gabriella veut coucher avec lui, Diego passe son temps à mettre et enlever son costume, les portes de l'hacienda claquent, etc...
Et c'est là le début d'un arc scénaristique qui ne fonctionne pas très bien, et qui s'étend jusqu'à la fin de la saison : parce que Gabriella n'est plus attirée que par Zorro, Diego "part en exil" et Zorro s'installe à l'hacienda. Ce qui amène un épisode où, par besoin d'argent, il tient son propre rôle au casino de Don Emmanuel et attrape la grosse tête...
La série continue alors de partir dans le n'importe quoi, avec la mise en scène de la mort de Zorro, le retour de Diego, Gabriella qui comprend que Diego = Zorro et tente de le faire avouer, puis devient elle-même Zorro pour se venger, la tentative de suicide de Garcia... et enfin, dernière ligne droite, Diego qui devient une véritable caricature de notable exploitant autrui pour préparer la venue du Vice-roi d'Espagne, tandis que Gabriella-Zorro lui met constamment des bâtons dans les roues.
Alors pour être franc, j'étais plutôt intrigué par la direction originale de la série, et par ses premiers épisodes, malgré un côté parodique un peu facile. Dujardin fait (bien) du Dujardin, la direction artistique de la série est efficace, l'action est nerveuse, l'illustration musicale appropriée...
Mais progressivement, les défauts de l'écriture s'amplifient : un mélange de genres et de directions pas toujours judicieux, des sous-intrigues pas indispensables et un peu sous-développées, une fin en queue de poisson, un rythme inégal - dans l'ensemble, ce Zorro n'est pas désagréable et est assez amusant, mais j'en ressors tout de même mitigé. Trop décousu et éparpillé, et un peu plus de mesure aurait probablement été bénéfique au programme.
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