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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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Les bilans de Lurdo - One Piece, saison 2 : En route pour Grand Line (2026)

Publié le 6 Juin 2026 par Lurdo dans Action, Comédie, Critiques éclair, Review, Netflix, Fantastique, Japon, USA, Aventure, Les bilans de Lurdo, Jeunesse

Après une saison 1 qui s'était avérée une bonne surprise (alors que très franchement, tout le monde prévoyait un désastre), One Piece revient sur Netflix, pour huit épisodes d'une heure, avec la même équipe devant et derrière la caméra... et ça fonctionne toujours !

One Piece, saison 2 - En route pour Grand Line (2026) :

Avant de partir explorer les îles de Cactus Island et de Drum dans le cadre de leur voyage vers Grand Line, les membres d'équipage du Going Merry s'arrêtent à Logue Town, où ils croisent le chemin de Baroque Works, un groupe d'assassins numérotés qui traquent...

Cette saison, la série adopte son rythme de croisière, maintenant que l'équipage de Luffy est formé et que leur aventure est commencée : ensemble, ils naviguent sur les océans, découvrent des terres inconnues, traqués à chaque étape par les assassins aux looks et aux pouvoirs improbables de Baroque Works.

Et autant le début de saison m'a demandé un peu de temps pour me réhabituer à l'esthétique très particulière du programme (notamment la réalisation, parfois assez moche en fonction des personnes derrière la caméra), autant la série a su me reprendre dès l'histoire de Laboon la baleine, assez symptomatique de ce qui fait la force de la série : sa sincérité.

Oui, la série One Piece est excentrique, bigarrée, déglinguée, frôlant parfois le cosplay dans ses costumes barrés, mais tout ça vient directement du manga et de l'anime : en l'adaptant en live action, la série a fait le choix de prendre cet univers au sérieux, et de considérer que toutes les bizarreries du monde One Piece sont parfaitement normales, traitées sur un pied d'égalité.

Les acteurs prennent tous le programme au sérieux, les émotions sont sincères, et que l'on parle des téléphones escargots ou de Chopper, le petit renne adorable, tout se marie assez bien, dans le respect des valeurs bienveillantes et optimistes du manga.

Ce qui aide, c'est aussi ce découpage sériel : si le passage a Loguetown ne m'a pas particulièrement marqué, la revisite de Jonas et la baleine (avec le flashback sur Laboon) a commencé à me récupérer ; Cactus Island est une escale plus importante d'un point de vue narratif que réellement intéressante en soi, et ensuite, on part pour Little Garden pour deux épisodes, avec ses géants, ses dinosaures, sa jungle, et David Dastmalchian en assassin déjanté ; et puis on finit la saison sur Drum, pendant trois épisodes qui changent radicalement d'ambiance, dans le froid, la neige, avec un chateau gothique, des garous, etc.

Pas le temps de s'ennuyer, et les scénaristes ont la bonne idée de développer suffisamment les membres de l'équipage, leurs relations, etc, au travers de multiples scénettes et échanges décorrélés de Luffy et/ou de l'intrigue principale.

De quoi permettre aux nouveaux venus (Chopper, qui a droit à un long flashback très attachant, Vivi, qui passe de tueuse au service des Baroque Works à membre d'équipage) de s'intégrer aux personnages existants, sans que ces derniers ne soient nécessairement mis en retrait.

Bref, malgré des débuts un peu inégaux, la seconde saison de One Piece fonctionne bien, et s'améliore même à mesure qu'elle progresse : les acteurs sont toujours très bien choisis, l'écriture parvient à adapter les éléments de l'œuvre originale au format télévisuel live action, et la production continue d'être égale à elle-même, assumant totalement la folie et l'excentricité de l'œuvre originale sans jamais tenter de la rendre plus réaliste ou crédible.

En attendant la saison 3 (et en redoutant malgré tout une décision abrupte de Netflix quant à la suite de la série, vu que le budget doit tout de même être conséquent, et que la plateforme est souvent allergique aux séries qui dépassent les trois saisons)...

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #242 - Rental Family - Dans la vie des autres (2025)

Publié le 12 Mars 2026 par Lurdo dans Cinéma, Comédie, Drame, Japon, Review, Critiques éclair, USA

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de trois critiques par semaine... ## 

Rental Family - Dans la vie des autres (2025) :

Phillip Vanderploeg (Brendan Fraser), acteur américain de publicités vivant à Tokyo, souffre de solitude et de mélancolie, jusqu'à ce qu'il croise le chemin de Shinji (Takehiro Hira), patron d'une agence de location de famille, qui propose des acteurs pour diverses occasions privées : mariages, enterrements, événements sociaux, etc. Le temps d'un contrat, Phillip devient ainsi le père de substitution d'une fillette (Shannon Mahina Gorman), un journaliste faisant un article sur un acteur vieillissant (Akira Emoto), ou encore le faux mari d'une jeune femme (Misato Morita) n'osant pas faire son coming-out. Mais progressivement, le poids de ces mensonges et des responsabilités qui les accompagne commence à peser sur Phillip...

Une comédie dramatique américano-japonaise inspirée d'un phénomène réel au Japon, celui des "familles de remplacement" que l'on loue pour ne plus subir la solitude et l'oppression d'une société nippone stricte, rigide et sous bien des aspects rétrograde.

Depuis que la presse occidentale a appris l'existence de cette incongruité, les projets en traitant se sont multipliés de part et d'autre de l'Atlantique, notamment au cinéma et du côté de Werner Herzog, mais ici, c'est un réalisateur japonais qui prend les commandes, et propose un métrage sincère et touchant, avec un Brendan Fraser paumé qui tente de nouer des liens dans un pays où il se sent seul.

Le résultat est un feel-good movie plutôt réussi, bien qu'assez prévisible dans l'ensemble, et c'est probablement la raison pour laquelle une certaine portion des critiques ont rejeté ce métrage, parlant d'un film sirupeux, pas assez cynique ou mordant, artificiel et peu crédible, etc...

J'ai un peu envie de dire qu'ils sont passés à côté du sujet même du film (comment retrouver des liens sincères dans un monde froid, distant et délibérément artificiel), mais c'est vraiment une histoire de sensibilité personnelle : on adhère ou pas à la proposition, et sans nécessairement crier au chef-d'œuvre ou à la performance d'acteur, j'ai plutôt adhéré.

4/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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Halloween Oktorrorfest 2025 - Orang Ikan : Monster Island (2024)

Publié le 18 Octobre 2025 par Lurdo dans Cinéma, Critiques éclair, Horreur, Fantastique, Oktorrorfest, Halloween, Japon, Singapour, Histoire, Review, Action

Sur le blog du Téléphage Anonyme, de mi-septembre à début novembre, on fête Halloween avec l'Oktorrorfest, un marathon quotidien de cinéma fantastique et d'horreur...    

Monster Island (Orang Ikan - 2024) :

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, un prisonnier allié, Bronson (Callum Woodhouse), enchaîné à un prisonnier japonais accusé de trahison, Saito (Dean Fujioka), se retrouve échoué sur une île mystérieuse du Pacifique lorsque le navire de transport de prisonniers à bord duquel ils se trouvaient sombre. Là, sur l'île, ils sont alors confrontés à une créature amphibie agressive, et ils doivent mettre de côté leur antagonisme pour espérer survivre...

Production ambitieuse d'un réalisateur de Singapour, Monster Island (ou Orang Ikan) n'est malheureusement pas à la hauteur de ces ambitions, ou de ses modèles évidents : Predator, L'étrange créature du lac noir, Enemy Mine, etc.

La faute à un budget très limité, mais aussi à une approche du genre assez basique (un mec en costume caoutchouteux), à un montage cache-misère assez médiocre et à un rythme vraiment pas maîtrisé. 

Résultat, si les intentions sont louables et le contexte historique pas désagréable, le tout est franchement anémique, et tourne très rapidement à vide.

2/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films passés en revue dans le cadre de l'Oktorrorfest dans le menu de haut de page (onglet Pages), ou en cliquant directement sur ce lien...

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Critique éclair #126 - Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (2024)

Publié le 24 Mars 2025 par Lurdo dans Cinéma, Aventure, Animation, Fantastique, Critiques éclair, Japon, USA, Review, Action

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Le Seigneur des Anneaux : La Guerre des Rohirrim (The Lord of the Rings: The War of the Rohirrim - 2024) : 

Deux siècles avant la découverte de l'Anneau unique, Hera, fille du Roi Helm du Rohan, se trouve contrainte de prendre la tête de son peuple lorsque Wulf, un seigneur rival, s'allie aux mercenaires Haradrim de son père, tué par Helm, pour se venger et prendre la tête du Rohan...

Un long-métrage d'animation japonais co-écrit par Philippa Boyens, et adaptant librement les Appendices du Seigneur des Anneaux, pour proposer un récit de princesse guerrière pas particulièrement original, avec une dose de fanservice inévitable (les thèmes musicaux, quelques voix au doublage, les mentions inutiles de Gandalf ou de Saruman à la fin), et des visuels qui divisent.

Il faut dire que c'est un peu le problème de base, quand on conçoit un tel projet, surtout dans un style anime très marqué : il faut réussir à impliquer le spectateur, alors que les personnages n'ont pas de réelle identité visuelle (au delà de "personnage d'anime"), ont une caractérisation assez basique, que l'animation est parfois inégale, et que globalement, le métrage ne fait que répêter peu ou prou ce que l'on a déjà vu dans la trilogie principale (le siège-bis du gouffre de Helm est à ce titre catapulté et décevant).

Ici, je ne peux pas dire que ça ait fonctionné sur moi : c'est longuet pour ce que ça raconte, c'est redondant, ça n'est jamais vraiment aussi intense et dramatique que ça semble vouloir l'être et esthétiquement, ce n'est pas vraiment ma tasse de thé, même si je dois reconnaître le travail abattu du côté production.

Bof. 

2.75/6

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici...

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