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LE TÉLÉPHAGE ANONYME

Un nouveau départ pour le blog de Lurdo, après quasiment 14 ans de critiques cinéma et tv publiées tous les jours... ou presque. Archives sur lestelephagesanonymes.over-blog.com.

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Squid Game, saison 3 (2025)

Publié le 8 Août 2025 par Lurdo dans Action, Thriller, Les bilans de Lurdo, Télévision, Corée, Review, Critiques éclair, Netflix, Drame

On ne peut pas dire que j'avais été particulièrement convaincu par la saison 2 de Squid Game, comme peut en attester ma critique en ces pages : personnages pas toujours convaincants, astuces de scénario éventées, rebondissements prévisibles... heureusement que la mécanique principale du jeu fonctionnait toujours bien et permettait de faire passer la pilule.

On remet donc le couvert, pour une ultime saison... sans grand optimisme.

Squid Game, saison 3 (2025) :

La tentative de révolte de Seong Gi-hun (Lee Jung-jae) et d'une partie des candidats a échoué, et le Squid Game se poursuit : brisé et déprimé, Seong Gi-hun doit désormais continuer la partie, malgré ses réticences et la mort de son ami Jung-bae (Lee Seo-hwan)...

Ouhlà, que j'en ai eu du mal avec cette troisième saison de Squid Game, en réalité les six épisodes de la seconde moitié d'une saison 2 artificiellement coupée en deux par Netflix lors de la production.

J'ai eu du mal, au point d'avoir fortement lutté contre une envie de faire avance rapide sur tout ce qui se déroulait hors du jeu à proprement parler : l'enquête policière, la nord-coréenne qui aide le père de la petite malade à s'échapper, et surtout, les VIP caucasiens qui regardent le spectacle. Des VIP à la post-synchro pitoyable, à l'écriture laborieuse, et qui n'apportent absolument rien à la série/saison.

Et dans le jeu en lui-même, ce n'est pas forcément meilleur : malgré ses six épisodes, la saison s'articule principalement autour de trois jeux - un grand jeu de cache-cache dans un labyrinthe, un jeu de saut à la corde au dessus du vide, et finalement, un jeu d'élimination par étapes, où les survivants doivent convenir d'un éliminé après être parvenus à un consensus.

Des jeux malheureusement présentés systématiquement de manière très prévisible, au point d'affaiblir considérablement la charge émotionnelle des différentes éliminations (ou même le message que le scénariste veut faire passer çà ou là) ; et déjà que la majorité des personnages secondaires ne sont pas forcément très attachants, quand en plus le scénariste succombe à la facilité du "j'ai prévu de tuer ce personnage à la fin de l'épisode, donnons-lui un monologue émouvant ou deux pour qu'il parte en beauté", on en vient à pousser de gros soupirs à chaque rebondissement télégraphié de manière trop balourde.

C'est probablement ça qui m'a le plus frustré dans cette saison : tout est cousu de fil blanc, ça se termine exactement comme on pouvait le deviner lorsqu'un certain nouveau participant (numérico-animatronique) est intégré de force au jeu, les antagonistes continuent d'être des caricatures ambulantes, et ça traine en long, en large et en travers, pour aboutir à des décisions ou des morts évidentes depuis le début.

Pourtant, le programme a globalement été très bien accueilli par la presse, ravie du nihilisme et des thématiques de la série. Le problème avec ça, c'est que ces mêmes thématiques, et ce même nihilisme, étaient déjà là en saison 1, et se suffisaient alors à eux-mêmes.

Tout ce qui a suivi, en fin de compte, n'a été que redondance, une redondance qui, forcément, ne fait pas du tout avancer le schmilblick.

(et puis cerise sur le gâteau, le caméo de Cate Blanchett à la toute fin... potentiellement pour un spin-off américain... je dis non. Tout simplement non.)

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Retrouvez aussi toutes les autres séries passées en revue sur ce blog en cliquant ici et en consultant nos archives .

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Critique éclair #150 - Mickey 17 (2025)

Publié le 19 Mai 2025 par Lurdo dans Comédie, Critiques éclair, Science Fiction, Cinéma, Review, Drame, USA, Corée

## Au programme : des films et des séries, pour un minimum de quatre critiques par semaine... ##

Mickey 17 (2025) :

En 2050, pour échapper à ses dettes, Mickey Barnes (Robert Pattinson) accepte de se faire cloner et de devenir un Remplaçable dans le cadre d'une mission de colonisation de la planète Niflheim, mission menée par le politicien/gourou Kenneth Marshall (Mark Ruffalo) et son épouse (Toni Collette). Utilisé comme cobaye et envoyé dans toutes les missions les plus dangereuses, Mickey trouve ainsi régulièrement la mort, mais ses souvenirs sont alors immédiatement implantés dans le corps d'un clone numéroté. Jusqu'à ce que Mickey 17, réservé et névrosé, soit sauvé d'une mort atroce par un Rampant, une forme de vie originaire de Niflheim, que Marshall veut exterminer. De retour à sa base, Mickey découvre que son clone Mickey 18, agressif et violent, a déjà été activé, et que, désormais hors-la-loi, les deux Mickey doivent composer l'un avec l'autre... et avec le massacre des Rampants qui se prépare.

Mouais. Un film de science-fiction de Bong Joon-ho, réalisateur de The Host, Snowpiercer, Okja et Parasite, qui continue son approche très satirique de la société pour dénoncer plein de choses (lutte des classes, religion, autoritarisme, destruction de la planète), en adaptant un roman, pour un résultat de 137 minutes qui... m'a laissé de marbre.

Cela dit, je ne sais pas vraiment ce qui a été, à mes yeux, la goutte qui a fait déborder le vase : l'interprétation très particulière de Pattinson dans son double rôle (avec narration en voix off aux faux airs de Steve Buscemi), pourtant raccord avec le surjeu total et caricatural de tout le monde ? Son alchimie très moyenne avec Naomi Ackie ? La satire gentiment balourde et pataude de cet univers ? Le rythme mollasson du métrage ? Le côté antipathique et outrancier de tous les personnages ? Les multiples digressions bordéliques ?

Un peu tout ça, et son contraire, je suppose. Une chose est sûre : à part le côté visuel, les effets spéciaux, et les bestioles plutôt réussies, je n'ai pas accroché à ce métrage longuet, à sa narration, à son humour finalement pas très drôle et à son ton déglingué.

Dommage, les intentions semblaient bonnes.

2.75/6 

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Et comme toujours, vous pouvez retrouver la liste complète de tous les films récemment passés en revue sur ce blog en utilisant le menu de haut de page, ou en visitant les milliers de critiques de films archivées ici.....

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SEMAINE SÉRIES - Les bilans de Lurdo - Squid Game, saison 2 (2024)

Publié le 25 Février 2025 par Lurdo dans Action, Critiques éclair, Les bilans de Lurdo, Corée, Review, Netflix, Thriller, Télévision, Drame

Je l'avais déjà mentionné dans le bilan de la saison 1 de Squid Game, cette série sud-coréenne ayant cartonné sur Netflix en 2021, mais j'étais particulièrement dubitatif à l'idée d'une suite, ne voyant pas vraiment dans quelle direction le programme pourrait se tourner de manière intéressante : nouveaux candidats et protagonistes ? Gi-Hun qui tente d'infiltrer l'organisation et de se venger ? Bof.

Et ce qui n'aide pas, c'est que le créateur et showrunner a clairement fait savoir qu'il n'avait initialement pas vraiment prévu de suite à sa saison 1 : il a donc dû concevoir et tourner cette suite pas forcément indispensable et, à l'instar d'un Iron Man 2 précipitamment mis en chantier suite au succès imprévu du premier volet, on pouvait se méfier de la qualité du résultat final...

Squid Game, saison 2 (2024) :

Deux ans après avoir remporté le Squid Game, Gi-Hun (Lee Jung-jae) est plus décidé que jamais à retrouver les organisateurs et à les faire payer. Il réintègre donc le jeu, où il retrouve son ami Jung-bae (Lee Seo-hwan) et tente à nouveau de survivre, tout en cherchant un moyen d'infiltrer l'organisation...

Et donc, sans surprise, cette saison 2 nous rejoue une partition familière, exactement celle que l'on pouvait prévoir/redouter en fin de s1 : une nouvelle fournée de joueurs, à laquelle s'ajoute un Gi-Hun en infiltration, désormais revanchard, sérieux et traumatisé. La série passe ainsi le plus clair des deux premiers épisodes de la saison à faire de la mise en place pas très probante, qui voit Gi-Hun s'associer à Jun-ho, l'ex-flic, assembler autour de lui une équipe pour tenter de retrouver le recruteur, et se confronter à ce dernier lors d'une partie de roulette russe sans grands enjeux.

Forcément : on est en début de saison, le scénariste ne va pas éliminer son personnage principal aussi tôt. Et c'est d'ailleurs là un des problèmes récurrents de la saison : le manque de réels enjeux vis à vis de Gi-Hun. Une fois les premiers épisodes passés, Gi-Hun se retrouve en effet embarqué dans une nouvelle session de jeux, avec pour seul changement, ici, sa connaissance préalable de certaines épreuves.

Un changement de dynamique intéressant, qui ne dure pas si longtemps que ça, puisque très rapidement, des groupes se forment, et Gi-Hun se retrouve notamment associé au numéro 001... à savoir le patron du Squid Game, en mode Undercover Boss (soit le même gimmick qu'en saison 1). Ce choix narratif (Gi-Hun va-t-il s'apercevoir de la supercherie ? Non. Pourquoi le boss décide-t-il de se faire passer pour un joueur ? Mystère. Quand va-t-il trahir Gi-Hun et les autres ? À la fin de la saison) donne, peu ou prou, à leur groupe une sorte de totem d'immunité scénaristique : rien ne leur arrivera tant que la confrontation Gi-Hin/boss n'aura pas eu lieu.

Cela, ajouté à la nouvelle caractérisation de Gi-Hun (austère... et honnêtement pas très malin : ses plans sont assez médiocres, il ne se méfie pas un instant du joueur 001, etc), rend cette partie du show peu captivante, et oblige le scénariste à multiplier les personnages secondaires, pour ramener un peu de suspense dans tout ça. Et là, à nouveau, c'est très mitigé : jeune femme enceinte, cryptobro, rappeur à la con, militaire transexuelle, mère et son fils trentenaire, père célibataire à la fille malade, jeune rebelle, marine qui s'effondre au premier conflit, shamane menaçante, grand patron endetté, etc...

Comme en saison 1, la caractérisation et l'interprétation sont très outrées, parfois insupportables (Thanos le rappeur est imbuvable, la shamane hors sujet), parfois insuffisantes (un certain nombre de personnages secondaires restent transparents), et seule une poignée de joueurs s'en sort honorablement (le duo mère/fils, la transexuelle...), alors même que des personnages plus importants (le compère de Gi-Hun) laissent de marbre jusqu'à leur fin.

Quand au déroulé de la saison, on sent que tout a été délayé : deux épisodes de mise en place, une redite du premier jeu, un deuxième jeu étalé sur deux épisodes, puis un troisième jeu et un début de rébellion qui transforme le dernier épisode de la saison en fusillade à rallonge se terminant en cliffhanger pour la saison 3.

Le tout avec une bonne dose de remplissage, qui présente d'un côté l'enquête de Jun-Ho, qui tente de localiser l'île où se déroulent le Squid Game (mais est trahi de manière ultra-évidente par un nouveau personnage secondaire), et de l'autre les états d'âme d'une nord-coréenne impassible, qui sert de soldat Squid, mais commence à avoir des remords.

Et pourtant, malgré tous ces défauts, je mentirais en disant que la saison a été une perte de temps ou désagréable à regarder. Une fois les deux premiers épisodes de mise en place passés, la mécanique efficace du jeu se met en branle, et le récit reste intéressant (sauf quand on repart sur la mission extérieure de Jun-Ho), ce qui fait que ça se regarde tout de même sans problème, d'autant que ça reste plutôt bien filmé, avec une direction artistique toujours intéressante.

Après... cette saison 2 était-elle bien nécessaire ? Pas sûr.

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