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Retour à Silent Hill (Return to Silent HIll - 2026) :
Artiste-peintre, James (Jeremy Irvine) croise un jour le chemin de Mary (Hannah Emily Anderson), une jolie inconnue dont il tombe éperdument amoureux. Ensemble, ils vivent une romance idyllique dans la petite ville côtière de Silent Hill. Mais rapidement, le sinistre passé de la ville et de Mary bouleverse le couple, menant au décès de cette dernière. Lorsque James revient à Silent Hill, des années plus tard, il vit alors une véritable descente aux enfers...
En 2006, il y avait le premier Silent Hill de Gans et Avery, une adaptation libre et imparfaite du premier jeu, avec un rythme, des dialogues et une interprétation inégaux, une illustration musicale bordélique, mais aussi un vrai travail de réalisation ainsi qu'une direction artistique excellente, qui respectait totalement le poisseux rouillé et l'atmosphère pesante de la franchise (la sirène !).
En 2012, Silent Hill : Revelation 3D, adaptait platement et sans style Silent Hill 3, remplaçait Gans et Avery par M. J. Bassett derrière la caméra et à l'écriture, et tentait, en plus de jouer la carte du gimmick 3D, de s'imposer comme suite directe du premier, avec reprise de certains rôles par les acteurs originaux (mais pas Jodelle), de nouveaux personnages ratés (un Kit Harington insipide, une Carrie Ann Moss inutile, un Malcolm McDowell cabotin), et des kilomètres d'exposition balourde tirant le tout vers le bas.
Et donc, en 2026, Gans - dont la carrière est au point mort après le development hell de tous ses projets depuis La Belle et la bête de 2014 - remet le couvert, pour adapter en solo (avec le coscénariste du remake raté de The Crow, et la scénariste de La Belle et la bête) et très librement Silent Hill 2.
Ce qui implique, ici, une adaptation sans budget (les postiches et costumes sont fréquemment risibles, façon mauvais cosplay), totalement pataude et improbable (le symbolisme et les métaphores du récit original sont surlignés et surexpliqués, les dialogues sont laborieux et raides, et le tout se veut une relecture d'Orphée aux Enfers, comme le jeu original, mais sans avoir un dixième du talent nécessaire pour y parvenir), avec des rajouts wtf (toute l'histoire de la secte, développée plus que de mesure), une interprétation inégale, des passages obligés de Silent Hill qui ne sont plus là que pour faire du fanservice, et peut-être plus gênant, plus aucun sense du style ou de la mise en scène, et plus aucune tension ni atmosphère : Retour à Silent Hill semble être le fruit du travail d'un faiseur anonyme, et le tout ressemble, sans véritable surprise de la part du studio qui a produit le The Crow de 2024, à une simple exploitation des droits de la franchise, dépourvue d'ambition artistique.
Pas franchement meilleur que Revelation, et peut-être même pire.
1.5/6
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